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vendredi 16 février 2018

Et ça continue, encore et encore...

Les soirées poker derrière mon écran d'ordinateur commencent toutes de la même manière, ou presque. On s'inscrit à droite à gauche (notamment à toutes les promotions), et on prie pour qu'un miracle se produise en fin de session. Je disais dans mon précédent billet récapitulatif qu'en cinq ans, le flux quincaillerie et autres goodies que m'apporte le poker était continu ; voilà que ce mois de février 2018 m'apporte une nouvelle friandise succulente. Je m'en pourlèche déjà les babines.

Mbappé, mon chouchou...
Car en parvenant à me hisser jusqu'au tête à tête final du tournoi spécial OM organisé par Winamax ce jeudi, j'ai remporté deux places pour la prochaine affiche de Ligue 1 de football au Parc des Princes qui opposera la semaine prochaine le PSG à l'Olympique de Marseille. Les pseudo connaisseurs qui gravitent dans le milieu du football appellent cette rencontre Le Classico. La concurrence était dure, avec plusieurs centaines de joueurs inscrits à ce tournoi... et seulement trois veinards primés au final. Jusqu'à présent, j'avais remporté des places pour le Parc des Princes via PMU Poker (souvent) et PokerStars (une fois). C'est la première fois que je gagne des places pour le Parc des Princes via Winamax. Nul doute qu'elles seront également bien situées et que je pourrai voir briller Neymar Jr et Kylian Mbappé, les deux génies du ballon rond.

Sur le marché de la revente, le prix des billets flambe déjà, et ce lot que je viens de remporter vaut plusieurs centaines d'euros. Un match PSG vs OM constitue toujours un événement en soi, et il se trouve que cette année, ce match aura un peu plus de cachet que d'ordinaire, puisque Marseille carbure actuellement au super et est second du classement, non loin derrière le leader parisien. Au match aller, les marseillais avaient livré une prestation de qualité, et le PSG avait arraché le match nul in extremis. Les parisiens auront à coeur de briller davantage et de montrer aux marseillais qu'ils leur demeurent nettement supérieurs. Le diffuseur Canal+ a fait pour ce match une bande-annonce bien léchée : c'est pour ce genre de match que les gens s'abonnent... car on y vibre toujours plus intensément. Pour le fan du PSG que je suis, aller assister gratuitement à ce match constitue une belle offrande que me fait Dame Chance !

Merci Winamax !









mardi 13 février 2018

5 ans !

Février 2013 - Février 2018. Ce blog existe depuis cinq ans à raison d'un article par semaine environ ! Cinq ans déjà ; cinq ans seulement. Lorsque j'ai créé ce blog en février 2013, ma passion pour ce jeu n'était que balbutiante et ma technique empirique, mais je sentais confusément qu'il se passerait des choses à la condition d'y croire, d'être appliqué et discipliné dans mon jeu, tout en sachant faire preuve de patience et d'humilité.

En cinq ans de poker, je peux dire sans mentir que j'ai vécu énormément de moments rares. Et puis j'ai beaucoup vibré. Derrière mon écran d'ordinateur. Et ailleurs. Aux quatre coins de la France, mais pas seulement. J'ai traversé l'Atlantique. Gratuitement. Par deux fois (à Las Vegas et à Rio de Janeiro). J'ai disputé une épreuve live des WSOP et deux épreuves WPTNational. J'ai ouvert un rayon quincaillerie désormais bien étoffé, avec des lots diversifiés. J'ai gagné un tournoi poker live de gala et remporté mon premier trophée. J'ai gagné quelques sous. En ligne. En cash. J'ai également malheureusement connu le premier procès de ma vie dans le cadre de la faillite frauduleuse d'EuroPoker. J'ai vibré dans différents stades de foot (le Parc des Princes, le Stade de France, le Stade Vélodrome, le Matmut Atlantique de Bordeaux, le chaudron vert Geoffroy-Guichard de St-Etienne, et - suprême récompense - le mythique Maracana de Rio pendant la Coupe du Monde de football). Je suis passé en mondovision une demi seconde devant deux milliards de téléspectateurs entre la 93e et la 94e minute du match France-Equateur. J'ai dévoré des petits fours succulents ; en grande quantité. J'ai croisé des stars du ballon rond. Je me suis fait apostropher par un Président de la République ; j'ai pris une photo avec lui. J'ai été invité aux émissions de radio poker phares de l'hexagone (Club Poker Radio et Multiplex Poker de Winamax). J'ai chanté à la radio. J'ai participé par deux fois à une émission de TV consacrée au poker (Bwin XpokerTour sur RMC Découverte). J'ai sauté en parachute. J'ai rencontré quelques personnalités attachantes et intelligentes. D'autres beaucoup moins. J'ai croisé des tricheurs. Mais j'ai aussi croisé des jolies filles. J'ai connu l'espoir. La solitude. L'extase. Le doute. L'amertume. La joie. J'ai vécu ça grâce au poker !

Quand on additionne tous ces moments et toutes ces tranches de vie, ça fait beaucoup. J'ai vécu avec passion ces instants - les plus anodins comme les plus jouissifs - au cours des cinq années écoulées. Alors je n'ai pas encore gagné la guerre, loin s'en faut, et je ne suis pas encore devenu une légende du poker. Je me suis pris quelques roustes. Mais j'ai su saisir de belles opportunités et ai pu me créer ma propre chance, ce qui m'a ainsi permis de livrer avec brio bon nombre de batailles. Ce blog est le témoin qu'en cinq ans, il s'en est passé des choses ! Je ne suis pas certains que certains joueurs professionnels aient eu un parcours aussi riche que le mien durant ces cinq années en termes d'adrénaline et d'émotions.

Suis-je plus proche du début que de la fin ? Difficile à dire. Pourvu que les cinq années qui viennent soient aussi fournies et intenses en émotions que celles que je viens de vivre. C'est loin d'être gagné d'avance. Car au poker, RIEN n'est gagné d'avance. Mais après tout, les plus belles pages ne sont peut-être pas encore écrites, qui sait ?

mercredi 7 février 2018

Vicissitudes du poker chapitre 2 : la détresse du zéro pointé

Etre éliminé d'un tournoi important est toujours quelque chose de pénible à vivre. C'est même parfois douloureux lorsqu'on s'est projeté ou que l'on s'est mentalement investi davantage sur un tournoi en particulier au regard de ses enjeux. Mais cette douleur n'est rien comparée à la frustration éprouvée lors de tournois où le sentiment d'impuissance est total, du début à la fin. Dans des moments pareils, les coups s'enchainent comme dans un cauchemar, avec un stack qui fond comme neige au soleil jusqu'à évaporation complète, et le sentiment de détresse est alors absolu puisqu'on a même pas eu l'opportunité de défendre sa chance. On essaye de se demander pourquoi sans qu'aucune réponse satisfaisante ne vienne amoindrir ce sentiment de détresse absolue. J'en avais d'ailleurs déjà touché quelques mots ici à l'occasion de l'étape bordelaise du Wipt Winamax organisé il y a deux ans dans l'enceinte du nouveau stade des Girondins de Bordeaux (Matmut Atlantique) : il y a des fois où rien ne va dans un tournoi. C'est simple : on ne gagne aucun coup, et notre tournoi se termine avant même d'avoir réellement commencé. J'ai baptisé cette situation la "galfionade", en hommage à Jean Galfione, le perchiste français sacré champion olympique à Atlanta en 1996, mais également capable de faire des zéro pointés lors de championnats du monde de 1999.

Mettre en place un jeu stable, discipliné et solide, c'est long à acquérir... mais cela peut se dégrader très rapidement dès lors qu'on n'y prenne pas garde car se prendre un zéro pointé lors du tournoi le plus important du soir est vraiment quelque chose de difficile à encaisser. Or, il est tout bonnement impossible de se venger de la fatalité. Ces dernières semaines, les affres de la variance ont fait que j'ai été victime de plusieurs galfionades à la suite lors de mes quelques tournois importants joués en ligne. Le scenario catastrophe est à peu près toujours identique. On reçoit d'abord très peu de jeu, et lorsqu'on a une excellente main bonne main de départ, le flop vient doucher notre enthousiasme ; dans les très rares fois où l'on est bien jusqu'à la turn, une river assassine vient nous fait mal ; le calvaire se termine enfin par un banal coin-flip ou un bad beat (au choix) contre le moins bon joueur de la table. Pareille déveine complète n'est pas chose courante, mais de par la variance inhérente à ce jeu, il est des fois où l'on se retrouve abonné à la malchance de bout en bout, et mentalement, c'est alors une épreuve éprouvante à supporter car même si on doit évacuer toute forme d'affect lorsqu'on décide de s'inscrire à un tournoi, il est des fois où un tournoi compte plus que d'autres.

Quoi qu'il en soit, il y a tout de même un ou deux enseignements à retenir des zéros pointés lors des sessions de poker. J'y ai compris tout d'abord à quel point poker et justice sont deux concepts totalement antinomiques à court et même à moyen-terme, puisque dans des situations pareilles, il n'y a rigoureusement RIEN que l'on puisse faire, si ce n'est éviter de tilter pour que le sentiment de détresse qui nous envahit ne compromette la suite de notre session de jeu. Ce type de situation constitue également un baromètre de son mental du moment, car il faut pouvoir se relever sans broncher en dépit d'un sentiment de détresse et/ou d'incompréhension éprouvé après avoir servi de punching ball à la variance du début à la fin d'un tournoi. En ce moment, j'ai un peu plus de mal à encaisser de tels coups durs, preuve en est que mon mental n'est pas au plus haut. Mais rien d'alarmant toutefois.

Il faut savoir encaisser les coups sans les accuser. Une véritable gageure à court terme. Un défi à moyen terme. Un credo sur le long terme. Car à moins d'avoir une chance insolente, la réussite au poker est une oeuvre de longue haleine. Cette constatation faite, je relativise les baffes que je me prends parfois en tournoi... même si la joue doit rester rouge un petit bout de temps. Le risque du zéro pointé fait partie du jeu. Qu'on se le dise.


mercredi 31 janvier 2018

Un bien timide décloisonnement du poker français en ligne...

Depuis quelques jours, les joueurs français qui jouent en ligne depuis la plateforme PokerStars peuvent croiser le fer avec les joueurs espagnols. Loin d'être anecdotique, il s'agit-là du début du décloisonnement franco-français forcé dans lequel le législateur français quelque peu paranoïaque quant à la circulation des flux financiers avait enfermé les joueurs français. Sur les forums spécialisés, beaucoup de joueurs passionnés trouvent matière à redire, tant sur le fond (le marché espagnol servant de cheval de Troie à des joueurs professionnels venus des pays de l'est) que sur la forme (les horaires des tournois devant tenir compte des différences de mode de vie propres à chaque pays, nos voisins espagnols étant réputés pour être des couche-tard). Très prochainement, d'autres pays - Italie et Portugal en tête - devraient rejoindre cet élan nouveau de partage de liquidités, au gré des autorisations administratives des pays concernés, puisque les législateurs semblent s'être accordés pour permettre aux joueurs en ligne de disputer des tournois plus richement dotés, ce qui leur permettra également d'avoir accès aux tables de cash game ou de sit-and-go sans avoir à patienter trop longtemps.

Des divers opérateurs ayant licence sur le territoire national, PokerStars est le seul à s'être lancé pour le moment ; il faut dire que l'opérateur est le numéro un mondial du poker en ligne, et sa présence un peu partout sur le globe facilite un lancement rapide dès lors que les divers feux verts administratifs aient été obtenus. Mais Winamax semble également dans les starting blocks, puisqu'il a récemment proposé un contrat de sponsoring à un cador espagnol actuellement au sommet de la hiérarchie poker live (Adrian Mateos) ainsi qu'à une terreur italienne mondialement connue (Mustapha Kanit), acquérant ipso facto un début de notoriété dans les pays concernés. Winamax recrute également dans son staff depuis quelques mois des salariés parlant italien, espagnol ou bien encore portugais, preuve qu'il entend attaquer ces nouveaux territoires le couteau entre les dents. Il faut dire que la marque est franco-française et que c'est elle qui a le plus à perdre ou à gagner d'un changement majeur de réglementation tel que celui-là. La qualité de leur management et leur logiciel irréprochable devraient toutefois pouvoir faire pencher la balance en leur faveur en dépit d'un statut d'outsider.

Quant aux autres opérateurs de poker en ligne en France (Betclic, Unibet, Bwin-Party, PMU), rien n'a été annoncé officiellement pour le moment : peut-être sont-ils en train de finaliser des partenariats en attendant que la situation réglementaire se décante dans les divers pays concernés ? Un status quo partiel n'est pas non plus à exclure... en l'état actuel des choses, difficile de dessiner avec précision à moyen terme les contours du poker en ligne hexagonal. Quoi qu'il en soi, les débuts de ce mouvement d'européanisation, quoi que timides, laissent augurer d'un changement inexorable du fait de la mutualisation des liquidités, nonobstant les complications liées à la fiscalité et à l'assiette de prélèvement étatique de chaque pays. 

2018 restera quoi qu'il en soit une date importante pour le poker français en ligne, car ce timide décloisonnement des joueurs européens préfigure un mouvement de plus vaste ampleur. Mais bien malin celui qui peut dès à présent dire quel sera le grand gagnant de cette redistribution des cartes en cours. Affaire à suivre.

samedi 20 janvier 2018

2018 sur la pointe des pieds...

L'année 2018 a démarré de la même manière que 2017, c'est-à-dire plutôt mal. Difficile de se montrer très loquace et bavard lorsque les sessions négatives s'enchaînent en dépit d'un EV positif. Je me dis qu'à un moment donné la tendance négative finira par s'inverser d'elle même, mais en attendant, sans pour autant que mon moral soit touché, il m'est difficile de m'enthousiasmer pour le poker au point de raconter des choses passionnantes. J'ai des tas d'articles potentiels en friche, mais ils restent pour le moment blottis dans un recoin de mon cerveau, attendant le stimulus approprié pour se libérer en étant convertis en mots.

Je débute donc 2018 sur la pointe des pieds. Presque en catimini, car non seulement la chance me fuit mais mon volume de jeu s'est quelque peu réduit au passage. Malgré tout, je garde espoir que cette année puisse me faire goûter aux fastes d'une réussite vertigineuse. Le poker étant une discipline tout sauf linéaire, on ne sait jamais de quoi demain sera fait : une fois qu'on se retrouve assis à une table de poker et qu'on a des jetons, disette et opulence se croisent et s'entremêlent de façon souvent très chaotique. J'espère donc pouvoir accélérer la cadence prochainement, et ainsi reprendre un rythme haletant fait d'émotions fortes, de joies et de succès... histoire de pouvoir prendre mon pied cartes en main, si j'ose dire. J'ai encore tant de choses à vivre... les chapeaux de roues peuvent bien attendre un peu. Mais pas trop, tant qu'à faire.

dimanche 31 décembre 2017

La quête de l'EV

Connaitre son EV pour mesurer l'efficacité de ses actions au poker
Ces derniers temps, il m'est arrivé plus d'une fois de finir une session poker sans jeter ne serait-ce qu'un oeil sur mes bénéfices ou pertes du soir, tellement les seules données qui m'importent réellement se situent désormais du côté de l'EV (abréviation du terme Expected Value en anglais ou bien encore Espérance de Valorisation). En effet, le calcul de l'EV permet de mesurer de façon abstraite les conséquences bénéfiques ou néfastes des actions d'un joueur de poker, tant sur le plan pratique (ce qu'il est effectivement advenu dans les parties jouées) que sur le plan théorique (ce qu'il serait advenu en moyenne sur le long terme).

Depuis quelques mois déjà, j'ai ainsi pris pour habitude de dresser sur mon twitter le bilan de mes soirées poker en termes d'EV (avec d'une part l'EV théorique et d'autre part l'EV réel). Une soirée standard de poker compte en moyenne un peu plus de 2.000 mains jouées en tournoi. L'échantillon est trop faible pour que les statistiques soient représentatives d'un réel degré de forme, mais cela permet au moins de se rendre compte de la grande amplitude de situations que l'on peut rencontrer au cours d'une seule et même session. Toujours est-il que cette notion d'EV permet non seulement de dresser un portrait abstrait du taux d'efficacité réel d'un joueur, mais également de mesurer sa chance (ou malchance) effective, le tout de façon tout à fait décorrélée des gains et pertes. Sur le plan technique, le fait d'être détaché de l'impact financier de mes tournois est censé être un facteur favorable puisque cela permet un jeu un peu plus décomplexé, dépourvu de la pression que peut représenter l'appréhension d'une réalité comptable et financière.

Dans cette quête de l'EV, mon logiciel de suivi statistique de mes actions au poker, Xeester, s'avère un outil des plus précieux pour calculer de façon froide et mathématique mon équité : mon logiciel est ainsi à la fois le baromètre et le thermomètre de mes performances.

C'est ainsi que je peux me rendre compte à quel point mon année 2017 n'aura pas été bonne, en comparaison des années précédentes : non seulement mon EV théorique est en baisse significative puisque passant pour la première fois en dessous de la barre des 10 BB/100 (nombre de blindes gagnées rapporté à un ratio de 100 mains jouées) mais de surcroit, j'ai souffert sur l'année d'un déficit conséquent en termes de chance, mon EV réel (+7.1 BB/100) étant inférieur de 0.8 point à mon EV théorique (+7.9 BB/100).

Tout ce charabia pour dire que j'ai été poissard sur 2017 en sus d'être moins efficace que par le passé. Ceci explique en grande partie la médiocrité de mon année en termes de gains financiers. On essayera de faire mieux en 2018 avec un jeu un tantinet plus patient et en priant pour que la malchance ne soit pas autant de la partie qu'elle l'a été en 2017. Ce ne devrait pas être bien difficile... et puis je suis un éternel optimiste. 2018 me voilà !

lundi 25 décembre 2017

Le père noel est (parfois) une ordure au poker

Au poker, le Père Noël ne vient pas toujours avec sa hotte pleine de jouets par milliers. Preuve en est, mon année 2017 a été chiche en cadeaux, alors que j'ai pourtant été suffisamment sage et appliqué pour espérer quelques présents. Peut-être la cheminée était-elle obstruée, rendant la livraison tout bonnement impossible car les cartes ne m'ont pas fait de cadeaux. J'ai été systématiquement éliminé prématurément de tous les gros tournois en ligne auxquels j'aurai participé. La formule offensive prônée en début d'année (avec une prise de risques accrue par rapport au passé) m'aura d'entrée de jeu amoché, et si j'ai remonté la pente dans la seconde partie de l'année, c'est au prix d'une réduction drastique de la voilure et d'une discipline rigoureuse de gagne-petit. En conséquence de quoi les bénéfices de l'année sont aussi maigres qu'un mannequin taille 34 défilant sur les podiums. 

Des cadeaux qui font plaisir... ou pas
Outre des gains en ligne faméliques, je n'ai obtenu qu'un seul petit package grâce à un tournoi par équipes disputé sur Winamax en partenariat avec Club Poker. Et les mini-tournois de gala que j'ai pu disputer se sont soldés par des éliminations précoces, ce à quoi je n'étais pas réellement accoutumé jusqu'ici. Quant à mon procès en cours dans l'affaire EuroPoker, le dénouement final ne surviendra que courant 2018. Autant dire que 2017 ne m'aura apporté rien de grandiose si ce n'est un peu de quincaillerie qui m'aura procuré une satisfaction générale à peine supérieure au légendaire gilet-serpillère du film Le Père Noël est une ordure.

Car le Père Noël est parfois une ordure envers les amateurs de cartes, la réussite n'étant pas immédiatement corrélée avec le talent du joueur cartes en mains. Mais il faut continuer à scruter par la fenêtre, voire par le trou de serrure, des fois qu'un ou deux cadeaux soient tombés de la hotte dans un endroit obscur, on ne sait jamais. Et puis parfois, les cadeaux arrivent en retard. Alors autant garder la foi et laisser pendouiller les chaussettes encore un peu. On ne sait jamais.


vendredi 8 décembre 2017

Hip Poker Tour Vincennes 2017 : Embourbé à l'hippodrome !

Après une élimination en tournoi live, même de faible importance, trouver les mots justes dans la foulée n'est pas toujours chose aisée, car il faut savoir digérer la défaite et la déception que cela occasionne. Cela fait près de quinze jours que s'est tenu le Hip Poker Tour de Vincennes, et j'ai traîné des pieds pour pondre ce petit compte-rendu. Et pourtant, ce n'était pas bien difficile, tellement il y a peu à dire.

C'est bien ici !
L'année dernière, ma performance à l'hippodrome de Vincennes pour le petit tournoi live organisé par le PMU avait tourné au désastre avec une élimination ultra-précoce. Je ne pensais pas que je revivrais la même expérience cette année, tellement ce type de situation est improbable au regard de mon jeu traditionnellement solide. Après avoir quelque peu pataugé dans la boue du bois de Vincennes, je pénétrai dans l'enceinte de l'hippodrome certes avec des chaussures maculées de boue, mais aussi et surtout avec l'ambition de briller dans la grisaille de novembre, un rapide aperçu des 200 joueurs anonymes m'entourant me conduisant à penser qu'il n'y avait que peu de terreurs du poker parmi les présents venus en découdre le temps d'un week-end.

Il manque 2 tables ? On rattrape le coup !
Il manquait deux tables au démarrage du tournoi et du fait que je sois arrivé parmi les derniers, nous fûmes de ce fait une petite vingtaine de joueurs à démarrer le tournoi avec un peu de retard. Les équipes du PMU surent faire preuve de débrouillardise pour rajouter les deux tables manquantes juste derrière la grande baie vitrée : la vue était splendide !! Mais je n'étais pas venu pour profiter du paysage ni pour contracter la fièvre du turf. J'ai focalisé 100% de mon attention sur les cartes, les jetons et les adversaires qui me faisaient face. 

Démarrage poussif et éjection rapide.
Las ! J'ai une fois encore été éjecté du tournoi de façon prématurée, peu avant la première pause. Peu de choses à dire, si ce n'est que je n'ai pour ainsi dire pas joué beaucoup. Rien à se mettre sous la dent pendant la première heure.  Je n'ai disputé que des petits coups qui ont eu pour effet de quelque peu grignoter mon stack de jetons ; suffisamment pour que je sois amené à prendre un petit risque... qui me fut aussitôt fatal, la chance n'étant pas venue me tirer du bourbier dans lequel je m'étais enfoncé. Grosse déception, une fois encore. Dans de telles conditions, plutôt que de ruminer ma peine et d'attendre les sit and go de rattrapage ou le buffet du soir promis par le PMU aux qualifiés ayant fait le déplacement, je choisis de rebrousser dare-dare mon chemin vers la capitale et de délaisser ce maudit hippodrome. 

Pour la seconde année d'affilée, mon passage au Hip Poker Tour de Vincennes aura été bref mais intense. Surtout bref, d'ailleurs. On fera mieux la prochaine fois. Ce ne sera pas bien difficile.


vendredi 17 novembre 2017

Inscription au Wipt Paris de mars 2018

J'ai reçu aujourd'hui un petit mail de Winamax me rappelant que j'avais un package valable pour le prochain tournoi Live organisé par l'opérateur : la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre de Paris la première semaine de mars. J'ai déjà écrit ici par le passé à quel point j'avais du mal à me sentir à mon avantage au Cercle Clichy Montmartre : impossible de décrire en détail et de façon rationnelle le sentiment d'inconfort qui m'envahit à l'évocation de ce lieu dédié au jeu en plein coeur de la capitale. Pourtant, l'établissement à su maintenir une réputation irréprochable alors que les autres cercles de jeux de la capitale ont fermé un par un ces dernières années. Alors on va tâcher de faire bonne figure au mois de mars. Et puis d'ailleurs, Winamax veut que ses qualifiés soient beaux lors de ce tournoi phare, aussi je recevrai en prime dans les prochaines semaines un sweat-shirt et un t-shirt de la nouvelle collection 2018.

Wipt 2018 : La légende de Fredyl ou celle d'un gugus ?
Mais ce n'est rien au regard de ce qui attend le vainqueur : le grand gagnant de ce tournoi repartira avec une épée bâtarde assez imposante digne d'Excalibur, et si d'aventure je venais à gagner le tournoi, adoubé par le Dieu du Poker, ou même à finir sur le podium, je m'engage dès à présent à réinvestir une part des gains en vue d'aller disputer le Main Event des WSOP à Las Vegas dans la foulée cet été. Après tout, c'est le challenge de départ de ce blog, n'est-ce-pas ?

On a le droit de rêver. Toutefois, le défi du Wipt s'avère des plus ardus à relever car le gratin du poker français sera de la partie, et s'agissant d'un tournoi bénéficiant d'une large affluence, il y aura pas moins de 4 jours 1 de départ (jeudi en journée, jeudi soir, vendredi en journée et vendredi soir). On va procéder par étapes : l'inscription d'abord ; puis le franchissement du jour 2 le samedi ; puis le jour 3 le dimanche ; les demi-finales le lundi ; la table finale le mardi. Un véritable parcours du combattant. Après réflexion, j'ai décidé de m'inscrire au jour B du jeudi soir, quitte à devoir jouer jusqu'au bout de la nuit : c'est un créneau qui m'a plutôt été favorable par le passé. Long est le chemin, mais j'ai la foi. Et je suis inscrit, c'est officiel ! Je me contenterai de cette seule certitude pour le moment.

D'ici mars, il peut s'en passer, des choses. En tous cas, il s'en passera à coup sûr suffisamment pour que je ponde encore divers articles relatant mes péripéties et réflexions sur le poker. J'ai encore tellement de choses à dire. Tellement d'émotions à vivre et à partager. Tellement d'instants privilégiés à raconter...


dimanche 12 novembre 2017

Direction l'hippodrome de Vincennes avec le PMU

Un petit tournoi de live de gala à Paris, ça ne se refuse pas. Aussi, lorsque le PMU a annoncé il y a quelques semaines que cette année encore les qualifications pour le Hip'Poker Tour de Vincennes se disputeraient gratuitement sur sa plate-forme en ligne au cours des deux premières semaines de novembre, j'ai coché cet événement sur ma liste des promotions à portée de clic. Et j'ai décroché ma qualification ce jeudi, au bout du 4e tournoi satellite qualificatif.

J'imagine que comme l'année dernière, il devrait y avoir entre 200 et 300 joueurs qui feront le déplacement afin de disputer ce tournoi dans l'enceinte de l'hippodrome de Vincennes, le PMU jouant à cette occasion la carte du trans-supports afin de permettre à ses habituels joueurs de poker de mieux connaitre la magie des courses hippiques le temps d'un week-end, et vice-versa.

L'année dernière, ça n'avait pas trainé pour moi, puisque j'avais été éliminé au bout d'une heure de jeu à peine. Pour la première fois de ma vie, j'avais vécu les affres d'une éjection prématurée d'un tournoi, et force est de reconnaitre que ce n'est pas quelque chose d'agréable à vivre. Mais soyons philosophes : tant qu'à faire, autant subir pareille mésaventure à l'occasion d'un tournoi de gala chichement doté plutôt que dans le cadre d'un tournoi avec des sommes conséquentes à la gagne.

Ce vendredi 24 novembre, je repartirai à l'assaut de ce Hip'Poker Tour de Vincennes. Et cette fois-ci, c'est une quasi-certitude, le scenario du tournoi me sera plus favorable, la foudre ne tombant que rarement deux fois au même endroit.