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mardi 17 avril 2018

Le mauvais "fold" de Neymar Jr

Il y a un mois et demi, j'ai gagné sur Winamax deux places pour aller assister au match opposant le Paris Saint-Germain à l'Olympique de Marseille au Parc des Princes. Une belle affiche. Le PSG s'est imposé sans forcer en ce dimanche 25 février, dans la froideur d'un hiver contrebalancé par la chaleur du public heureux de voir son rival aussi impuissant sur le terrain... sauf que ce fut toutefois une victoire à la Pyrrhus, puisque le club de la capitale perdit à cette occasion sur blessure pour de nombreuses semaines son cador brésilien acheté à prix d'or, j'ai nommé Neymar Jr. Tandis que le public se réjouissait d'avoir corrigé son rival marseillais, je sentais déjà poindre le courant d'air glacial qui s'annonçait. Car au delà de l'indisponibilité prolongée du joueur tandis que se profilait le money time en Champions League, cette malencontreuse blessure a la cheville a eu pour effet collatéral de plonger au plus mauvais moment tout un club dans le désarroi.

Plutôt touriste que forçat, Neymar Jr en a quant a lui profité pour rentrer se faire opérer de sa cheville fragile au Brésil, bénéficiant au passage de la douceur du climat, de sa famille et de ses proches. Saudade, saudade. Et comme de bien entendu, le PSG en proie au doute s'est fait éjecter comme un malpropre des joutes européennes. En championnat, le club avait suffisamment d'avance en termes de points pour ne pas avoir à trembler. En ce dimanche 15 avril 2018, le PSG disputait donc contre Monaco un match de la 33e journée pouvant lui permettre de décrocher le titre en cas de victoire... ce qui fût bel et bien le cas, Paris s'imposant sur un score sans appel de 7 buts à 1, avec un jeu bien léché et particulièrement séduisant. Paris champion de France, donc, à défaut de pouvoir être champion d'Europe. Oui, mais voilà : Neymar Jr, encore convalescent puisque devant marcher encore quelques jour avec une attèle, était absent des tribunes tandis que ses coéquipiers décrochaient le titre de champion de France sur la pelouse face à Monaco (champion en titre puisque sacré lors de la saison 2016-2017). Il a préféré continuer à se la couler douce depuis chez lui au Brésil, alors même qu'un rapide aller-retour Paris/Rio n'est pas la mer à boire  (moins de 8 heures de trajet). Le signe envoyé à ses coéquipiers et dirigeants s'agissant de son implication dans le club est clairement négatif. Mais le pire restait encore à venir...

"Neymar" rime avec...
Non content de sécher la soirée du titre, la diva brésilienne a cru bon de s'afficher sur les réseaux sociaux en train de regarder d'un oeil distrait le match de son équipe pendant une session de poker en ligne sur PokerStars. Pour avoir pris l'habitude de regarder en fil rouge des matches de football pendant mes sessions poker du soir, je sais d'expérience à quel point on rate la plus grande partie de l'action sur la pelouse dans de tels moments. Cette photo emblématique est en soi une bonne nouvelle pour le poker - après tout, Neymar Jr est réellement passionné par ce jeu de cartes et constitue un ambassadeur de choix pour la discipline - mais pour ce qui est de l'image que ce dernier véhicule auprès de ses coéquipiers, elle est tout simplement désastreuse.

Je suis à la fois passionné de football et de poker. Et authentique fan du PSG de surcroît. Mais le cocktail improbable concocté ce dimanche par la diva brésilienne du PSG m'a laissé un goût particulièrement amer dans la bouche. Une équipe de football, c'est un tout : pour obtenir des résultats extraordinaires, il faut du talent, du mental et du liant. "Neymar" a maintes fois prouvé qu'il avait du talent à revendre. Mais pour ce qui est du mental et du liant, il demeure à mon grand dam un incorrigible "Junior"...


lundi 9 avril 2018

La routine du risque zéro

Lorsqu'on est un passionné de compétition et de jeu comme je peux l'être, d'invisibles passerelles permettent de surmonter des obstacles a priori infranchissables sans un effort qui serait surhumain en temps normal. Grâce à une vigilance régulière, un suivi des sites communautaires, forums spécialisés, réseaux sociaux, etc, je parviens régulièrement à vibrer au poker à moindre frais. Et ça fait d'ailleurs un bout de temps que ça dure !

Que ce soit pour des opérations promotionnelles ponctuelles ou des tournois communautaires réguliers, il existe pour les passionnés tels que moi des tournois de poker avec des dotations additionnelles intéressantes qui rendent le simple fait de participer attractif sur le papier. C'est ce que j'appelle les tournois EV+ : le fait de prendre un siège et de participer à l'événement (championnat, tournoi, promotion dédiée) me fait gagner de l'argent sur le long terme, la dotation globale dépassant largement le coût total des inscriptions. 

Malgré un rabotage de la concurrence et la diminution des budgets promotionnels des plateformes de poker en ligne hexagonales, il demeure toujours possible en 2018 de s'adonner au poker en ligne sans prendre de risques sur le plan financier à condition que l'on soit prêt à se nourrir le plus souvent des miettes du gâteau... ce créneau "de niche" est occupé par un noyau dur de passionnés dont je fais partie. On aurait tôt fait d'être taxé d'opportuniste en agissant régulièrement et délibérément de la sorte, mais ce n'est pas à proprement parler se comporter en opportuniste que de rentrer dans cette logique du poker à risque zéro. Du point de vue de l'écosystème poker, je détaillerai dans un article ultérieur en quoi ce comportement relève davantage du symbiote que du parasite.

En jetant un rapide coup d'oeil au planning des sessions de poker que je compte disputer cette semaine, je me rends compte à quel point la pondération des tournois EV+ pèse dans ma balance. De la sorte, malgré une variance négative ces derniers mois, je parviens à continuer à vibrer régulièrement sans prendre de risques. Tout au plus les vibrations s'avèrent moins intenses. Mais pour le reste, participer régulièrement à ces opérations promotionnelles fait que je n'ai pas à m'inquiéter réellement pour mon budget poker : il n'y a jamais de chute douloureuse. Je peux ainsi continuer à rêver en essayant de donner quelques coups de griffe en toute impunité : "Gratte, gratte, tu finiras bien par déchirer quelque chose..." Tel est mon credo. 

J'étais quelque peu sorti de cette routine du risque zéro, mais en attendant d'avoir retrouvé les fondamentaux de mon jeu, je saurai m'en contenter pendant quelques temps ! Il est 20h30, mon premier tournoi EV+ du soir commence. Ce ne sera pas le seul...

jeudi 5 avril 2018

Un 1er trimestre famélique

Janvier au ralenti. Février sans entrain. Mars sans envie. Le premier trimestre de cette année 2018 est déjà derrière nous, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas été reluisant en ce qui concerne mes activités poker. Non seulement mon volume de jeu a baissé, non seulement j'ai délaissé les variantes, mais de surcroit mes statistiques en hold'em demeurent fragiles par rapport aux fastes d'autant, et les résultats sont également mauvais sur le plan des finances : je suis pour le moment dans le rouge pour ce qui est de mes performances en ligne ; j'ai par ailleurs grillé une cartouche pour rien en live, avec mon échec début mars au Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre.

Dans de telles conditions, difficile de trouver la parade - et la parole - adéquate pour endiguer le reflux du moment. Peut-être bien que ma motivation et ma concentration se sont étiolées avec le temps sans que je m'en aperçoive. Peut-être n'est-ce là qu'une simple facétie de la variance. Peut-être enfin que le niveau général a monté, de telle sorte que mon niveau de jeu n'est plus suffisamment élevé pour s'en démarquer par le haut. Bref, le temps n'est pas au beau fixe, c'est la famine ! Je me sens tel un ours qui au sortir de sa période d'hibernation peinerait à retrouver des forces. Ce n'est vraiment pas beau à voir. Mais le printemps est enfin là, alors qui sait, peut-être que ma panse se remplira de nouveau prochainement. Le cycle de la vie passe par des phases délicates, parfois !




dimanche 4 mars 2018

On a joué A 10...

Au football, lorsqu'un joueur est expulsé du terrain, on dit alors de son équipe qu'elle doit finir le match à dix. C'est souvent synonyme de grosses difficultés sur le terrain, disputer un match à dix contre onze n'ayant rien d'une sinécure. Toutes proportions gardées, j'ai un peu l'impression d'avoir disputé un match "A 10" durant ma seconde journée de compétition de cette édition 2018 du Wipt. As-Dix ! J'ai déjà suffisamment rouspété ici contre cette main par le passé... et pourtant, la malédiction semble perdurer vaille que vaille, puisque c'est avec cette main-là que je me suis de nouveau retrouvé dans le décor d'un tournoi important.

Samedi 3 mars 2018 - 20h00. Jour 2B de la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre : blotti dans le coeur du peloton, je parviens au cours de la première heure à grapiller quelques jetons avec les trop rares bonnes mains que je reçois. Puis c'est le black out. Le désert de cartes aboslu. Je crois bien que même à Vegas 2015 je n'avais pas connu pareille disette de cartes. En près de trois heures de jeu effectif, les mains décentes reçues se comptent sur les doigts d'une seule main : As-Dix ; 55 ; 33 et KQ. Rien d'autre. Pas l'ombre d'une premium à l'horizon. Dans une telle situation de famine aggravée, difficile de garder son poids de forme bien longtemps. Mon stack a lentement fondu à partir de la seconde heure de jeu, tant et si bien qu'il a atteint le niveau critique du push or fold peu après l'entame de la troisième heure.

A la faveur d'une cassure de table pour rééquilibrage, j'ai cru que le désert de cartes que je traversais toucherait à sa fin par la même occasion. Et ce fut presque le cas, puisque dès la seconde main reçue, alors que je me retrouvais de grosse blinde, j'héritais d'une superbe main, en l'occurrence As-Roi. Enfin, une premium ! Sauf qu'après que le joueur premier de parole eut jeté sa main et alors que le second s'apprêtait à miser, un troisième joueur fit remarquer au croupier qu'une carte orpheline (face cachée) se retrouvait on ne sait comment sur le velours de la table, à quelques cm du deck tenu dans sa main gauche, contraignant logiquement le croupier à décréter une fausse donne. Un joueur fait la moue en montrant une petite paire de 3 qu'il s'apprêtait à jouer. Un second rouspète contre la malchance qui le prive de la possibilité de jouer As-Dame. Je souris en pensant à la confrontation favorable qui m'attendait et qui m'aurait permis de disputer un coup en position de force avec As-Roi. Dommage. Redistribution des cartes. Cette fois-ci, j'hérite de ma main maudite, à savoir As-Dix (à carreaux). Tout le monde passe jusqu'au joueur de petite blinde à côté de moi, qui s'emmêle les pinceaux dans sa relance insuffisante, que le croupier requalifie en simple call. Je pousse sans hésiter ma douzaine de blindes restantes, et là c'est le drame : mon adversaire a les as en main ! Lorsque la cinquième carte du board apparait, je suis éjecté du tournoi, en ayant passé une soirée frustrante au possible. Pas de miracle, donc : les 550 euros représentant mon droit d'entrée à ce tournoi, gagnés via le Club Poker, se seront donc évaporés plus rapidement que les eaux de la mer Morte et sont partis gonfler la dotation d'un tournoi remporté au final par l'expérimenté Jérémy Routier. A lui les 100.000 euros promis au vainqueur. A moi les sempiternels regrets.

On a joué A 10, on a perdu. Comme d'habitude. Je ne suis toujours pas fétichiste des mains, mais quand même ! As-Dix, quelle main de poissard...

samedi 3 mars 2018

Jour 2 du Wipt : dans le ventre mou du classement

Ma première journée de compétition du Wipt au Cercle Clichy Montmartre a été quelque peu laborieuse. Mais j'ai survécu. Sur 318 inscrits, nous étions encore 143 survivants lorsque la compétition fut stoppée vers 4h45 du matin.

Amoindri par quelques pépins physiques mineurs, je ne me suis pas précipité pour venir : alors que la compétition débutait à 20h00 pile, je ne suis arrivé qu'un quarantaine de minutes plus tard au Cercle Clichy Montmartre, tandis que s'achevait le premier niveau de compétition, celui où les blindes sont les plus basses... Il y avait déjà huit joueurs autour de ma table lorsque je vins m'assoir. En revanche, lorsque la session se termina, nous n'étions plus que quatre parmi les joueurs de départ car quelques éliminés furent remplacés en cours de route, comme d'accoutumée. Pouvoir demeurer assis à la même table tout du long de la soirée constitue un petit avantage, dans la mesure où l'on a le temps de profiler ses adversaires, et c'est justement l'un des domaines où je pense exceller et tirer un petit avantage par rapport au joueur lambda.

Des jetons à faire fructifier !
En cette première journée de compétition, privé de mon chapeau péruvien (troqué contre un petit bonnet pour mieux lutter contre le froid et les courants d'air sachant que ma table était située non loin de l'entrée de l'établissement), j'ai fait profil bas et joué un jeu solide tout du long, sans fantaisie ni fioritures, en me tenait à l'écart des coups exotiques. Steven, le couvreur officiel du Club Poker ne m'a même pas reconnu alors qu'il est resté de longues minutes à observer ma table. Dans ces conditions, difficile d'espérer figurer tout en haut du classement général. Mais difficile aussi de me prendre des jetons. J'en ai glané un peu. Mais pas assez à mon goût.

Au total, sur l'ensemble des quatre "Jour 1" de compétition, 1 263 jours se sont présentés sur la ligne de départ. Nous sommes encore 599 en lice pour disputer le "Jour 2". J'ai donc terminé la première journée dans le ventre mou du classement. Disons que j'ai différé ma grande offensive, en attendant un meilleur niveau de forme lors de la seconde journée qui se dispute ce samedi. D'ailleurs, je me sens effectivement nettement mieux aujourd'hui. Alors je compte passer à l'attaque. Il va à présent s'agir de m'extraire de la masse au cours de la seconde journée, sinon c'est l'élimination qui se profilera à l'horizon, sachant que la bulle qui détermine les places payées ne surviendra qu'en tout début de troisième journée, lorsque les quatre "poules" de départ des jours 1A-1B-1C-1D n'en formeront plus qu'une. Le chemin est encore long jusqu'à la fin de ce tournoi. Alors patience, rigueur, application et audace devront être des qualités combinées de la meilleure des manières pour continuer à aller de l'avant dans cette compétition marathon.


jeudi 1 mars 2018

Jour 1 de la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre

Dans deux heures, je serai au Cercle Clichy Montmartre afin de disputer la finale du Wipt grâce à ma qualification obtenue via le Club Poker à la fin de l'été. 550 euros de droit d'entrée. 1 600 inscrits. Et la bagatelle de 100 000 euros promis au vainqueur. 

Cela fait maintenant plus d'un an que je n'ai pas disputé de tournoi live d'envergure. Le Wipt, c'est un véritable marathon, on a le temps de déployer son jeu sereinement, tout comme on a le temps de ronger son frein - voire de s'endormir - en cas d'absence prolongée de jeu.

Depuis une semaine, j'ai allégé mon volume ainsi que mon temps de jeu en ligne, histoire de venir à cette finale avec quelques réserves en matière d'influx nerveux. Oui mais voilà, je me sens fébrile, à l'instant où je rédige ces lignes. Je dois couver un quelconque virus, car outre un petit mal de gorge, un mal de crâne lancinant s'est installé en fin de matinée, et ne s'est toujours pas totalement estompé. 

Alors en cette première journée de compétition, ce jeudi soir, je vais y aller piano. Pas de sombrero péruvien, pas de T-Shirt fredyl fièrement arboré, pas d'humeur badine. On va y aller en mode économie d'énergie, tout en sobriété. Juste équipé du Sphinx de base. Et on avisera en cas de qualification pour la seconde journée de compétition qui aura lieu samedi, le cas échéant. Un marathon, c'est long...

mercredi 28 février 2018

Souvenirs de PSG-OM du dimanche 25/02/2018

Grâce à ma performance lors du tournoi spécial PSG-OM organisé par Winamax il y a quelques jours, j'ai pu aller assister gratuitement au match du championnat qui a vu le PSG s'imposer ce dimanche 25 février par le score sans appel de 3-0. 

Un petit contretemps au guichet "invitations" pour le retrait de mes deux places que l'hôtesse ne parvenait pas à retrouver a fait que je ne suis parvenu dans l'enceinte du stade qu'à 20h40 alors que les équipes finissaient l'échauffement et rentraient au vestiaire avant de revenir de nouveau une vingtaine de minutes plus tard pour y disputer ce match à fort enjeu émotionnel. Malgré un air glacial venu tout droit de Sibérie, l'ambiance était bouillante dans le stade. Car un PSG-OM est toujours un match à part, quel que soit le différentiel de niveau et/ou de classement entre les deux équipes.

Ambiance des grands soirs au Parc des Princes

Sangoku brille... mais il va bientôt brûler !
Les places n'étaient pas trop mal situées, ce qui m'a permis d'admirer le tifo DragonBall-Z concocté par les ultras parisiens de la tribune Auteuil. Ces derniers ont d'ailleurs accidentellement brûlé le Sangoku géant quelques minutes plus tard, après le premier but parisien, suite à un lancer de fumigène malencontreux. Cet incident augurait de nuages noirs à l'horizon, mais sur le moment personne n'a prêté attention à ce présage funeste. Car en ouvrant le score dès la dixième minute, Mbappé a électrisé le stade. Et c'est allé crescendo, quand bien même ce soit un match jalonné de fautes - parfois vilaines - des deux côtés. C'est presque un miracle que la pluie de cartons jaunes distribués n'ait débouché sur aucune expulsion, mais il y a quand même eu de la casse, certains joueurs ayant senti les coups passer à leur corps défendant. Tout allait bien pour Paris et pour le public... du moins jusqu'à la blessure de Neymar à la 78e minute. Enorme coup dur en vue du match crucial de Ligue des Champions dans quelques jours contre le Real Madrid. Mais ainsi va la vie d'un club de football engagé dans une compétition relevée : il faut savoir faire fi de l'aléa lorsqu'on ambitionne d'atteindre le top, un peu comme au poker lorsqu'on se fait cruellement déchiqueter sa paire d'as sur un tapis préflop. On verra donc très prochainement si Paris a de la ressource mentale.
Merci Winamax !

En attendant, celui qui a de la ressource et de la veine, c'est bien moi : le poker me fait toujours autant vibrer, grâce à sa capacité à me propulser virtuellement n'importe où, n'importe quand. Cette fois-ci, c'était au Parc des Princes. En attendant la prochaine fois. Là-bas. Ou ailleurs. Car il y aura forcément une prochaine fois. La rivalité entre Paris est Marseille n'est pas prête de s'éteindre. Le feu de ma passion pour le poker non plus. Car comme le dit si bien l'ex marseillais Patrice Evra (licencié en cours de saison) : I Love This Game.


jeudi 22 février 2018

Allègement de mon volume de jeu en variantes

Attention au risque de surchauffe
J'adore les variantes poker. Vraiment. Et depuis un an maintenant, les tournois de Omaha et de Omaha Hi-Lo représentent à eux seuls environ 50% de mes tournois joués. Oui, mais voilà, concomitamment à cet espace grandissant dans mon volume de jeu, je constate avec un soupçon d'inquiétude que cette place que je consacre aux variantes poker me force à un exercice mental beaucoup plus soutenu que si je jouais uniquement en hold'em comme à mes débuts. Outre le fait que les calculs de cotes soient plus élaborés à effectuer et que cela implique une tension latente plus soutenue pendant les sessions de jeu, le fait de devoir jongler entre 3 ou 4 variantes avec une prise de décision obligatoirement rapide est loin d'être à chaque fois une partie de plaisir. Sans compter qu'en Omaha, les retournements de situation sont incessants, presque chaque carte qui tombe ayant un impact immédiat sur le rapport de forces. On a beau aimer les montagnes russes, on n'est jamais à l'abri d'un haut-le-coeur.

Je me sens moins frais mentalement depuis quelques mois, c'est un fait. Et je commence à redouter qu'il y ait un lien entre mon manque de fraicheur du moment et le fait de devoir effectuer ce numéro d'équilibriste chaque soir de jeu entre plusieurs variantes. Alors, hasard ou coïncidence ? Difficile d'y voir clair. Toutefois, sachant que je dispute dans une semaine la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre, je me dois d'être affûté. C'est pourquoi je prends la décision de stopper pendant quelques temps les variantes et à revenir aux fondamentaux et au Hold'em. Moins de plaisir immédiat pour plus de bien-être à moyen terme. Est-ce un bon calcul ? Je ne sais pas. Mais ma décision est prise. Le cas échéant, je réévaluerai tout ça au printemps.

Qui a dit que la conquête du poker était un exercice facile et linéaire avec un cap unique à tenir ? Personne. Alors barre à tribord, moussaillons ! Nous irons jusqu'à San Francisco. Quitte à devoir rallier Las Vegas à pied par la suite.


vendredi 16 février 2018

Et ça continue, encore et encore...

Les soirées poker derrière mon écran d'ordinateur commencent toutes de la même manière, ou presque. On s'inscrit à droite à gauche (notamment à toutes les promotions), et on prie pour qu'un miracle se produise en fin de session. Je disais dans mon précédent billet récapitulatif qu'en cinq ans, le flux quincaillerie et autres goodies que m'apporte le poker était continu ; voilà que ce mois de février 2018 m'apporte une nouvelle friandise succulente. Je m'en pourlèche déjà les babines.

Mbappé, mon chouchou...
Car en parvenant à me hisser jusqu'au tête à tête final du tournoi spécial OM organisé par Winamax ce jeudi, j'ai remporté deux places pour la prochaine affiche de Ligue 1 de football au Parc des Princes qui opposera la semaine prochaine le PSG à l'Olympique de Marseille. Les pseudo connaisseurs qui gravitent dans le milieu du football appellent cette rencontre Le Classico. La concurrence était dure, avec plusieurs centaines de joueurs inscrits à ce tournoi... et seulement trois veinards primés au final. Jusqu'à présent, j'avais remporté des places pour le Parc des Princes via PMU Poker (souvent) et PokerStars (une fois). C'est la première fois que je gagne des places pour le Parc des Princes via Winamax. Nul doute qu'elles seront également bien situées et que je pourrai voir briller Neymar Jr et Kylian Mbappé, les deux génies du ballon rond.

Sur le marché de la revente, le prix des billets flambe déjà, et ce lot que je viens de remporter vaut plusieurs centaines d'euros. Un match PSG vs OM constitue toujours un événement en soi, et il se trouve que cette année, ce match aura un peu plus de cachet que d'ordinaire, puisque Marseille carbure actuellement au super et est second du classement, non loin derrière le leader parisien. Au match aller, les marseillais avaient livré une prestation de qualité, et le PSG avait arraché le match nul in extremis. Les parisiens auront à coeur de briller davantage et de montrer aux marseillais qu'ils leur demeurent nettement supérieurs. Le diffuseur Canal+ a fait pour ce match une bande-annonce bien léchée : c'est pour ce genre de match que les gens s'abonnent... car on y vibre toujours plus intensément. Pour le fan du PSG que je suis, aller assister gratuitement à ce match constitue une belle offrande que me fait Dame Chance !

Merci Winamax !









mardi 13 février 2018

5 ans !

Février 2013 - Février 2018. Ce blog existe depuis cinq ans à raison d'un article par semaine environ ! Cinq ans déjà ; cinq ans seulement. Lorsque j'ai créé ce blog en février 2013, ma passion pour ce jeu n'était que balbutiante et ma technique empirique, mais je sentais confusément qu'il se passerait des choses à la condition d'y croire, d'être appliqué et discipliné dans mon jeu, tout en sachant faire preuve de patience et d'humilité.

En cinq ans de poker, je peux dire sans mentir que j'ai vécu énormément de moments rares. Et puis j'ai beaucoup vibré. Derrière mon écran d'ordinateur. Et ailleurs. Aux quatre coins de la France, mais pas seulement. J'ai traversé l'Atlantique. Gratuitement. Par deux fois (à Las Vegas et à Rio de Janeiro). J'ai disputé une épreuve live des WSOP et deux épreuves WPTNational. J'ai ouvert un rayon quincaillerie désormais bien étoffé, avec des lots diversifiés. J'ai gagné un tournoi poker live de gala et remporté mon premier trophée. J'ai gagné quelques sous. En ligne. En cash. J'ai également malheureusement connu le premier procès de ma vie dans le cadre de la faillite frauduleuse d'EuroPoker. J'ai vibré dans différents stades de foot (le Parc des Princes, le Stade de France, le Stade Vélodrome, le Matmut Atlantique de Bordeaux, le chaudron vert Geoffroy-Guichard de St-Etienne, et - suprême récompense - le mythique Maracana de Rio pendant la Coupe du Monde de football). Je suis passé en mondovision une demi seconde devant deux milliards de téléspectateurs entre la 93e et la 94e minute du match France-Equateur. J'ai dévoré des petits fours succulents ; en grande quantité. J'ai croisé des stars du ballon rond. Je me suis fait apostropher par un Président de la République ; j'ai pris une photo avec lui. J'ai été invité aux émissions de radio poker phares de l'hexagone (Club Poker Radio et Multiplex Poker de Winamax). J'ai chanté à la radio. J'ai participé par deux fois à une émission de TV consacrée au poker (Bwin XpokerTour sur RMC Découverte). J'ai sauté en parachute. J'ai rencontré quelques personnalités attachantes et intelligentes. D'autres beaucoup moins. J'ai croisé des tricheurs. Mais j'ai aussi croisé des jolies filles. J'ai connu l'espoir. La solitude. L'extase. Le doute. L'amertume. La joie. J'ai vécu ça grâce au poker !

Quand on additionne tous ces moments et toutes ces tranches de vie, ça fait beaucoup. J'ai vécu avec passion ces instants - les plus anodins comme les plus jouissifs - au cours des cinq années écoulées. Alors je n'ai pas encore gagné la guerre, loin s'en faut, et je ne suis pas encore devenu une légende du poker. Je me suis pris quelques roustes. Mais j'ai su saisir de belles opportunités et ai pu me créer ma propre chance, ce qui m'a ainsi permis de livrer avec brio bon nombre de batailles. Ce blog est le témoin qu'en cinq ans, il s'en est passé des choses ! Je ne suis pas certains que certains joueurs professionnels aient eu un parcours aussi riche que le mien durant ces cinq années en termes d'adrénaline et d'émotions.

Suis-je plus proche du début que de la fin ? Difficile à dire. Pourvu que les cinq années qui viennent soient aussi fournies et intenses en émotions que celles que je viens de vivre. C'est loin d'être gagné d'avance. Car au poker, RIEN n'est gagné d'avance. Mais après tout, les plus belles pages ne sont peut-être pas encore écrites, qui sait ?