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dimanche 1 décembre 2019

Rêveries automnales (2/2) : Vegas sans les cartes !

En l'espace de 72 heures à peine, dans la froideur et l'humidité automnale des nuits franciliennes, j'ai rêvé deux fois d'affilée de Las Vegas. Si dans mon premier songe, déjà narré ici-même tout récemment, je me qualifiais par internet deux fois d'affilée pour m'y rendre afin d'aller y disputer deux épreuves des championnats du monde de poker, dans le second songe, je foulais bel et bien le tarmac brûlant du Nevada dès le début de mon rêve, mais me retrouvais empêtré dans un bien déplaisant imbroglio hôtelier, le rêve prenant par bien des aspects une forme cauchemardesque. Un rêve déplaisant, donc. Sans cartes en main. Mais soumis aux aléas d'un voyage mouvementé.

En effet, dans cette seconde rêverie automnale, je débarquais à l'aéroport de Las Vegas un peu les mains dans les poches, sans avoir pris le soin de vérifier le standing de mon hôtel, tant et si bien qu'une fois parvenu devant l'entrée de cet établissement inconnu, les choses se passaient mal. Tout d'abord le réceptionniste ne parvenait pas à retrouver la localisation de ma chambre et me demandait de patienter dans le hall le temps qu'il se renseigne sur le mystère de cette chambre disparue : il me donnait bien une clef de chambre, en me demandant d'essayer de trouver ladite chambre par moi-même... mais pas moyen de la localiser dans le labyrinthe du gigantesque hôtel-casino. Du coup, après avoir déambulé en vain pendant des heures dans les différents halls et couloirs, je retournais à la réception demander de l'aide et l'on m'indiquait alors un cagibi réservé aux siestes du personnel de l'hôtel, faute de mieux.

Par la suite, une fois installé et reposé, je me rendais compte que l'heure limite pour m'enregistrer au tournoi de poker auquel je venais participer était dépassé. Plus de late reg possible ! La rage au ventre, je me vengeais alors sur les diverses machines à sous et autres jeux vidéo d'arcade à disposition dans l'établissement, afin de passer le temps en attendant mon vol retour pour Paris, prévu pour le surlendemain.

Rêver de Vegas... toute une histoire !
Certes, mes rêve ne se réalisent absolument jamais (pratique lorsque je fais un cauchemar crédible, puisque je sais par avance que je n'ai en principe rien à craindre...). Mais tout de même !! Mon inconscient veut probablement me dire quelque chose par ce biais onirique... Reste à savoir quoi. Je demeure dubitatif quant aux interprétations possibles. Mais c'est aussi le charme des rêves. Le plus souvent, le mystère et le brouillard demeurent impénétrables. On ne trouve pas toujours la clef des songes (ni la chambre). Quoi qu'il en soit, en attendant, ma vie continue. Avec ou sans rêves. Avec ou sans Vegas. Avec ou sans cartes.

samedi 23 novembre 2019

Rêveries automnales (1/2) : Revoir Vegas, encore et encore.

En cette période automnale où il ne se passe pas grand chose au niveau de mon activité poker, force est de constater que mon cerveau demeure toutefois en ébullition s'agissant de ce jeu de cartes. Pour la simple et bonne raison que j'ai fait récemment des rêves se rapportant à mon passe-temps favori.

Dans mon premier songe, encore très prégnant au réveil, je me qualifiais en ligne pour un tournoi annexe des championnats du monde se déroulant à Vegas. J'exultais alors à l'idée de retourner aux Etats-Unis y croiser le fer avec la fine fleur mondiale du jeu. Et dans le feu de l'action, j'enchaînais le lendemain sur une seconde qualification pour un autre des tournois du championnat du monde, au prix d'un bad beat final infligé à mon ultime adversaire. Je me retrouvais alors avec deux packages obtenus coup sur coup en l'espace de 24h, de telle sorte qu'autour de moi les gens commençaient à trouver suspecte cette chance insolente obtenue en si peu de temps.

Superbe rêve s'il en est ! Probablement un signe de mon inconscient m'indiquant que mon parcours poker est loin d'être fini et qu'il me reste de belles aventures à vivre s'agissant de ce jeu. Et puis Vegas est un aimant puissant qui attire et fascine tous ceux qui ont une fibre ludique digne de ce nom.

L'hôtel Mirage à Las Vegas.
Le hic de cette belle histoire, c'est qu'avec le temps, j'ai pu m'apercevoir qu'une constante demeure : mes rêves ne se réalisent absolument jamais lorsqu'il s'agit de les convertir dans la réalité ! Mes envies parfois. Souvent, même. Mais mes rêves jamais... y compris lorsqu'ils sont parfaitement crédibles. Aussi, tout ceci ne restera qu'un doux songe. Un mirage pour mon inconscient. Mais ça ne veut pas dire que je ne retournerai pas à Vegas un jour prochain. Je vais attendre que les planètes s'alignent, sait-on jamais...

samedi 16 novembre 2019

Vincennes 2019 : toujours la même rengaine.

Au début, tout va bien...
Cela fait maintenant quatre fois que je participe au Hip'Poker Tour se disputant dans l'enceinte de l'hippodrome de Vincennes le temps d'un week-end. Cela fait quatre fois que je n'arrive pas à atteindre le jour 2 de l'édition. Tout commence à chaque fois en fin de matinée, dans la grisaille de novembre. Et tout se termine toujours trop vite dans l'après-midi, dans l'anonymat et l'indifférence du peloton. Cette année, quelques timides rayons de soleil ont réussi à poindre au début du tournoi, réchauffant quelque peu l'ambiance frisquette du grand hall de l'hippodrome envahi pour l'occasion par les tables de poker. D'année en année, l'événement organisé par le PMU suscite un engouement croissant. Presque 500 joueurs pour cette édition-ci. Avec un croupier pour chaque table. Ca commence à en faire, du monde. Et en deux jours, tout doit disparaitre... un seul gagnant au final. Alors les blindes augmentent vite... et rester serein avec son stack nécessite de le faire grandir en permanence pour ne pas se laisser déborder par la structure.


















Marée basse.

Pour ce qui est de ma performance brute au cours de cette édition 2019, j'ai ferraillé plus longtemps que les fois précédentes, certes. Mon élimination aux alentours de la 140e place pour 485 participants m'a permis de rester en lice bien au delà de la moyenne. Sauf qu'au poker de tournoi, on ne joue pas pour être au dessus de la moyenne. On doit jouer pour la gagne, en principe, lorsqu'on est un joueur ambitieux. Ou bien pour atteindre la table finale, à défaut. Dans le pire des cas, atteindre les places payées constitue une consolante... mais pour ce faire encore faut-il faire partie des 12% de survivants qui ne repartiront pas les mains vides. Vu que je visais la gagne, j'ai pris quelques risques calculés... et j'ai perdu LA rencontre (50/50) qu'il ne faut pas perdre dans ces moments-là : AK vs JJ preflop pour un énorme pot de plus de 40 blindes.

Bien sûr, en fin de journée, il y eut le traditionnel cocktail dinatoire situé sous la belle verrière du 3e étage et réservé aux qualifiés PMU Poker. L'endroit est idéalement choisi pour profiter des joies des courses hippiques disputées en nocturne et insuffler le virus du turf aux amateurs de cartes. A la vérité, avec un verre à la main droite et un petit four dans la main gauche, on ne peut que passer un bon moment dans de telles conditions, pour peu que l'on ait quelques connaissances à qui parler de tout et de rien (mais surtout de rien, c'est à dire de poker). Mais tout ceci ne me suffit pas. Ne me suffit plus. Cela fait longtemps maintenant que je rentre bredouille des tournois live que je dispute. Et ça commence à devenir pesant. Ceci étant, on tâchera de revenir l'an prochain pour y faire parler la poudre. Car je n'abandonne jamais. Et l'événement demeure sympa. Alors rendez-vous en 2020.

mercredi 6 novembre 2019

Qualification pour le Hip'Poker Tour de Vincennes - édition 2019

Cette année encore, je suis parvenu à me qualifier sur le site du PMU pour l'étape parisienne de l'édition 2019 du Hip'Poker Tour qui se déroulera ce week-end (vendredi 8 et samedi 9 novembre) à l'hippodrome de Vincennes. Inutile de rappeler que les éditions précédentes disputées dans la grisaille automnales ne m'ont guère souri et qu'il me sera facile de faire mieux que par le passé. L'étape nordiste disputée à Marc-En-Baroeul il y a quelques mois de cela ne m'avait guère réussi non plus. C'est bien simple : que ce soit en tournoi de gala ou avec sonnantes et trébuchantes, mes derniers faits d'armes commencent à dater, désormais. Ma bouche de canasson éructe de l'écume tandis que le fugace parfum de la victoire n'est plus qu'un souvenir lointain... alors je me rends à cette édition du Hip'Poker Tour avec un maximum de décontraction.

On saluera juste au passage le dynamisme des équipes du PMU qui d'année en année élargissent le quota de qualifiés internet conviés gratuitement à l'événement : il faut dire que depuis la disparition (provisoire ?) du Winamax Poker Tour, les étapes du Hip'Poker Tour constituent une très belle occasion de jouer en live avec des passionnées de toute la France sans pression financière aucune. Avec de belles tables, de beaux jetons et de vrais croupiers. Nul doute que je croiserai à cette occasion une ou deux têtes qui me sont familières.  Espérons qu'il fera moins froid que l'an dernier dans le hall de l'hippodrome... Ayant été échaudé (!) lors de la précédente édition, je viendrai correctement équipé cette année !

2019 approche de sa fin, et j'aborde ainsi  l'événement sans aucune attente particulière, les occasions de tâter du jeton en live s'étant faites rares dernièrement. Aussi, au vu de ces circonstances particulières, plutôt que de jouer solide et défensif comme d'accoutumée, je vais essayer de déployer un jeu un brin plus audacieux et sauvage, histoire de varier les plaisirs. Et advienne que pourra.




mardi 29 octobre 2019

Mon WPO 2019 (3/3) : Bienvenue à Kattegat

Suite à ma piteuse élimination du WPO survenue le vendredi soir lors du Day 1, j'avais décidé de consacrer ma journée du samedi à de la randonnée. Objectif : le parc national des montagnes de Wicklow, à portée de fusil de Dublin, et encore plus idéalement situé par rapport à mon point de chute, tout ça grâce à la magie de AirBnB.

verdure matinale
Me voici de beau matin escaladant une première colline verdoyante au possible, avec un paysage calme et enchanteur, digne de Bilbo le Hobbit. Ayant emprunté un chemin d'accès secondaire, je croise très peu de monde lors de mes deux premières heures de randonnée... il faut dire que la saison touristique est passée et que la météo capricieuse promettait de nombreuses averses. La première partie de la matinée s'est excellemment passée, j'ai même pu esquisser les joies de la vie sauvage en me nourrissant de mûres et baies à mesure que je m'avançais dans ce parc au relief certes accidenté, mais très peu abrupt.

Le temps se gâte
Là où le bât a commencé à blesser, c'est lorsque je me suis rendu compte à quel point certains irlandais avaient la fâcheuse tendance à laisser quelques détritus de-ci de-là le long de la route. Moi qui rêvais de solitude et de nature sauvage afin de me ressourcer mentalement et de changer d'univers après la fureur des jetons de poker de la veille, j'ai eu tôt fait de maugréer contre les incivilités perpétrées par tous ces inconscients (randonneurs mal élevées ou bien encore particuliers prenant le décor ambiant pour une décharge sauvage). En revanche, grâce à mon merveilleux imperméable gris les premières averses survenues en fin de matinée n'ont pas trop sapé mon enthousiasme. Du moins au début.

La rencontre de deux brigades de citoyens volontaires pour procéder au nettoyage du secteur (vêtus de gilets jaunes et équipés de pinces pour ramasser les ordures) va toutefois complètement chambouler ma journée. Alors que la pluie s'intensifie, je les salue une première fois, puis me prends même au jeu en ramassant quelques canettes et autres déchets de même acabit, sachant qu'ils sont véhiculés et qu'ils avancent de quelques centaines de mètres entre chaque collecte. Tant et si bien que je les recroise une seconde, puis une troisième fois... et que le dialogue se crée entre nous. L'heure du déjeuner approchant, ils me proposent de les accompagner dans un refuge où une collation gratuite les attend. Je me retrouve ainsi convié à un déjeuner en compagnie de vaillants irlandais, une douzaine d'anonymes fourmis décidées à combattre les incivilités de leurs concitoyens ainsi que des touristes peu consciencieux. L'aventure humaine est belle, et l'on discute de tout et de rien, en toute humilité, tandis que la pluie au dehors redouble d'intensité. A la fin du repas, l'un d'eux me propose spontanément de commuer ma randonnée laborieuse sous la pluie en un petit tour du parc bien à l'abri de son véhicule... Je ne mets pas longtemps à accepter l'invitation.

C'est donc en voiture que j'effectue la seconde partie de mon excursion dans ce merveilleux parc. Mon hôte-milicien nettoyeur effectue même un susbtentiel détour pour me montrer deux ou trois parties pittoresques dudit parc avant de rebrousser chemin vers Dublin. Il m'abreuve même d'anecdotes du cru. Quel luxe.

Bienvenue à Kattegat (sans les effets spéciaux)
Voici un lac extrêmement célèbre pour qui connaît la série-culte "Vikings". Il sert de lieu de tournage à cette série historique diffusée sur Canal+ depuis quelques années, dont je n'ai pas loupé un seul épisode. Lorsque mon hôte m'en parle, je reconnais aussitôt l'endroit... C'est bien de Kattegat qu'il s'agit, le petit port (lieu fictif scandinave) d'où partent les premières invasions des drakkars vikings sous le commandement de Ragnar Lodbrock. A la vérité, il s'agit non pas d'un bras de mer, mais bien d'un modeste lac, le Lac Guiness (qui vient tout juste d'être cédé pour plusieurs millions de dollars avec les terres environnantes à un nouveau propriétaire par les héritiers de la famille Guiness, brasseurs de bière patentés). Le paysage est magnifique. Les images de la série TV me reviennent en mémoire par grappes et reconnaissant parfaitement l'endroit, je me sens viking l'espace des quelques minutes pendant lesquelles je contemple l'endroit.

Le retour sur Dublin en fin d'après-midi n'est alors plus qu'une formalité : mon conducteur maintien une cadence assez lente pour que je puisse profiter des reliquats de paysage et notre discussion à bâtons rompus se poursuit dans la sérénité, le respect et la curiosité réciproques. Les plus belles rencontres sont celles qu'on anticipe le moins. En ce samedi dans les montagnes de Wicklow, je me suis senti chanceux. Car la chance, la vraie, ce n'est pas que des abattages de cartes. C'est aussi le fait de pouvoir vivre des aventures en dehors des sentiers battus. 

En venant en Irlande, je voulais voir des flops, mais j'ai vu des montagnes. Je voulais voir des rivers mais j'ai vu un lac. Pour mon plus grand bonheur.

Merci Club Poker !

dimanche 13 octobre 2019

Mon WPO 2019 (2/3) : Un tournoi sans réel relief

J'étais venu à Dublin pour le poker, alors parlons-en, du poker, et de ce WPO Dublin. Tout d'abord, le lieu : le CityWest est un hôtel haut de gamme situé à une dizaine de kilomètres de Dublin, et à mon arrivée sur les lieux, le vendredi, quelques minutes avant midi pour y disputer le day 1B du tournoi phare, il y a de quoi être impressionné par le cadre : l'établissement est adossé à un parcours de golf et l'on voit directement l'un des greens depuis l'arrière-cour de la salle de convention gigantesque accueillant le tournoi de poker. Tandis que je procédais aux inscriptions administratives, Winamax organisait un mini-spectacle de présentation de son escouade de joueurs sponsorisés, maillots de basket sur les épaules, histoire de faire un peu le show.

Au début, on y croit toujours...
En investissant les lieux alors que 95% des joueurs sont déjà assis, je me rends compte combien la salle de tournoi est immense. Pour un peu, on se croirait presque au Rio de Las Vegas. Des tables à perte de vue. Et des francophones omniprésents, tant et si bien que les anglophones et irlandais se retrouvent noyés dans la masse. Un droit d'entrée de 500 euros et des dizaines de milliers d'euros promis aux joueurs atteignant la table finale le dimanche. Le tournoi se déroulant en format 6-max, avec un nombre maximal de joueurs par table limité à six joueurs, il y avait par conséquent cinq adversaires à ma table, dont deux que j'ai rapidement identifiés comme étant redoutables, mais aussi un joueur quelque peu fantasque, une serrure et une serpillère. Le quota de joueurs français qualifiés pour l'événement étant démentiel, je me retrouve avec une table où nous sommes tous francophones ; il y a bien un joueur qui parle le français avec un accent étrange me laissant à penser qu'il était peut-être irlandais, il veillera toutefois à s'exprimer dans un français aussi impeccable que possible tout du long.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, on demeure les six mêmes joueurs pendant de nombreuses heures, sans le moindre éliminé. Les choses ne vont commencer à se décanter qu'en toute fin d'après midi. Conséquence : le tapis moyen des joueurs de la table va considérablement diminuer en termes de nombre de blindes moyennes possédées par chacun. 

Le bar au moment de mon élimination
Inexorablement, l'un des joueurs aguerris grignote petit à petit les tapis adverses (au point d'en bouter deux hors du tournoi peu avant la pause diner). Du travail d'orfèvre de sa part, en tant que spectateur je ne peux que reconnaitre la qualité de sa prestation et le nombre impressionnant de ses mini-bluffs qui se ponctuent favorablement. Ma stratégie globale à la table consiste à joueur plutôt solide, tandis que face à lui je décide de joueur le contre, tant et si bien qu'il me laisse à peu près tranquille, et finit par concentrer ses efforts sur les autres joueurs présents. Tout ceci ne m'arrange guère, car mon tapis n'évolue pas, je ronronne pendant des heures autour du stack de départ, guettant une opportunité de prendre mon envol...mais aucun coup décisif ne me permet de décoller.

C'est peu après la pause dîner que je vais rendre les armes, alors qu'il me restait à peine plus de vingt blindes, sur le premier coup décisif de mon tournoi, un coup que je qualifierai d'inévitable. Au flop, je suis poussé à tapis avec tirage couleur max + tirage quinte ventrale vs deux paires floppées par un joueur irlandais ayant défendu sa blind dans un pot à trois joueurs. Difficile de se désengager alors que j'ai fait un continuation-bet au flop et qu'il y a déjà treize ou quatorze blindes posées sur la table... Alors la turn et la river ne m'ayant ni offert un carreau ni un 3, j'ai été contraint de dire "bye bye le WPO". Eliminé par le seul joueur irlandais croisé de toute la journée arrivé à la table quelques dizaines de minutes plus tôt. C'est tristounet, comme fin, mais c'est comme ça. Un vendredi de poker sans relief et puis s'en va.

dimanche 6 octobre 2019

Mon WPO 2019 (1/3) : A dublin on resta sur notre faim

Embarquement à Beauvais
Malgré quelques péripéties préliminaires - à savoir l'annulation par le conducteur de mon covoiturage vers l'aéroport de Beauvais quelques minutes à peine avant l'heure très matinale du rendez-vous - je suis arrivé à Dublin sans trop d'encombres le jeudi matin dans un avion RyanAir rempli de joueurs de poker. D'ailleurs, dans l'avion, tant mon voisin de gauche que ma voisine de droite étaient également venus pour disputer le tournoi. Mon entrée en lice dans le tournoi WPO ne devait survenir que vendredi, j'avais donc un peu de temps pour flâner. 

L'un des effets que je trouve absolument "bluffants" du poker, c'est que parfois à la faveur d'un tournoi bien négocié sur Internet, je me retrouve propulsé à des centaines, voire des milliers de kilomètres de chez moi. J'ai donc déambulé un peu au hasard dans Dublin, charmante petite ville dont l'architecture des bâtiments anciens est si particulière, avec une météo capricieuse. Pas le temps de m'attarder dans les pubs ni de faire le touriste de base, ce fut juste un bref papillonnage et il n'était d'ailleurs pas optimal d'y laisser de l'influx nerveux à la veille du tournoi. Ce fut donc au mieux une sorte de repérage !

Un jour, je reviendrai en Irlande pour du tourisme un peu plus poussé, car ce pays m'a réservé quelques belles surprises... mais pas forcément à Dublin.







samedi 21 septembre 2019

Direction Dublin pour le WPO

Cela fait quelques mois que mon package glané sur Winamax en partenariat avec le Club Poker était en standby, puisque je m'étais résolu à faire l'impasse au printemps sur le Sismix disputé à Lloret del Mar, en Espagne. Fort heureusement, tout n'était pas perdu pour autant et le package (500 € de droits d'entrée + 300 € en cash destinés à couvrir les frais) était reportable sur l'événement live suivant. Le moment est donc venu de tirer ma prochaine cartouche de gros calibre. En espérant faire mouche.

Il y a un peu plus d'un mois, je me suis donc inscrit au WPO - le Winamax Poker Open - qui se disputera à Dublin du 25 au 29 septembre. Et dans la foulée, afin de conserver la maitrise de mon budget, j'ai acheté mes billets d'avion et réservé un Airbnb à prix économique situé non loin de l'hôtel City West où se disputera le tournoi. Je viens tout juste d'acheter mon petit guide Michelin se rapportant à Dublin : ça devrait faire l'affaire pour ne pas me sentir perdu. Avec un peu de chance, je croiserai quelques têtes connues qui m'aideront à m'y sentir un peu moins esseulé, quand bien même la solitude ne me pèse pas et que je maîtrise plutôt bien la langue anglaise. Il faut dire que traditionnellement, la majorité des joueurs présents à ce tournoi sont français, et cette édition 2019 ne fera pas exception à la règle. Car c'est bien simple : à Dublin, Winamax a inventé le tournoi low cost (tout du moins pour qui sait compter) et multiplié sur sa plate-forme les qualifications online pour ce tournoi ! 

Les joueurs se rendant à ce tournoi y vont bien souvent avec l'esprit festif.  A Dublin, la bière coule à flots, et nombre de joueurs se retrouvent avec un gosier empli de Guiness et un cerveau parfois parasité par l'afflux d'alcool, les activités festives proposées et/ou le manque de sommeil. C'est d'ailleurs censé être le tournoi de poker le plus festif de l'année, et bon nombre de joueurs de clubs composent le cheptel présent sur place, en sus des quelques irlandais perdus dans la masse de français. Mais très peu pour moi ! Je me rends à ce tournoi en entendant faire preuve d'un maximum de sobriété. Si je veux faire la fête ou le touriste bêta, il y a d'autres cadres bien plus appropriés. Alors on privilégiera ici l'efficacité tant qu'il me restera des jetons. Ensuite, une fois éliminé, on verra. Pourvu que ce soit le plus tard possible.

Dans l'avion qui m'emmènera de Paris à Dublin, je ne serais pas étonné qu'une part significative des passagers à bord se mette à parler soudainement la langue bâtarde du poker. Si le démon de la procrastination n'a pas raison de moi, j'aurai d'ailleurs l'occasion de disserter prochainement sur les ravages du franglish au poker. 

Mais place au jeu. Dublin, here i come !

lundi 9 septembre 2019

En pilotage manuel

Depuis la reprise, je n'utilise plus mon logiciel Xeester qui me permet habituellement de consulter en temps réel le profil et le style de jeu de mes adversaires. Mon ordinateur a connu quelques loupés dans la conservation et la gestion de l'historique de données s'agissant des fichiers sauvegardés de mes coups et parties disputés depuis sept ans, et tout remettre à flots m'a semblé jusqu'ici fastidieux dès lors que j'ai essuyé deux ou trois échecs à la suite (des heures et des heures à faire mouliner l'ordinateur afin que les données soient correctement mâchées par Xeester).

Toujours est-il que nonobstant la perte d'infos relatives au profilage des joueurs adverses, rejouer un peu plus à l'instinct m'a redonné un soupçon de plaisir en plus. Tel un pilote d'avion désactivant le pilotage automatique pour revenir au mode manuel, j'ai redécouvert des sensations grisantes depuis longtemps en sommeil. Tout n'est pas merveilleux, bien au contraire. Mais je me demande dans quelle mesure l'usage quotidien d'un tracker tel que Xeester n'a pas au final biaisé ma façon de jouer au cours des saisons écoulées. Une telle solution de facilité génère parfois des effets pervers, à commencer par une forme de paresse intellectuelle. C'est pourquoi dans l'immédiat je ne vais pas me précipiter pour résoudre mon problème informatique. Jouer en toute liberté en reconstruisant ses propres cheminements mentaux constitue une réelle source d'amusement, pourvu que ce soit le cas sans pression financière.

Tant pis pour le manque de professionnalisme apparent ! Je reviendrai au poker avec tracker plus tard, lorsque cette période fleur bleue qui m'assaille actuellement sera passée. Pour l'heure, je m'en retourne cueillir des marguerites... ou des clopinettes, c'est selon.

mercredi 21 août 2019

Une reprise au petit trot

Voilà septembre revenu, avec son lot de questionnements, d'espoirs, d'attentes, d'expectatives. Une nouvelle saison poker se profile de la même manière que se profile une nouvelle saison de football : on remet les compteurs à zéro et on espère obtenir une belle moisson de trophées. Pour ce qui est de ma saison poker 2019-2020, je n'ai à ce stade pas d'expectatives particulières si ce n'est de prendre du plaisir et tenter de briller lorsque l'occasion se présentera. 

Mon volume de jeu a diminué par rapport à la grande époque, mais le plaisir reste de mise. Car outre les variantes qui constituent mon pêché mignon, il me reste tous ces tournois communautaires avec dotations ajoutées à disputer dont le degré de risque est proche de zéro et qui parfois réservent des dotations bonus significatives.

La reprise se fait donc au petit trot pour moi : sauf revirement spectaculaire, la saison 2019-2020 ne sera pas celle de la saturation mentale, c'est certain. Mais cela ne signifie pas pour autant que l'arrivée dans la dernière ligne droite à la fin du printemps ne se fera pas au galop ! J'ai pour le moment le Winamax Poker Open à aller disputer à Dublin en fin de mois, et je ne suis pas à l'abri d'une bonne surprise. Mais c'est le seul événement de coché sur mes tablettes (on va faire abstraction de mon challenge Razz à terminer). 

Plaisir et fibre compétitive. Voilà le programme de ma saison. Pour le reste, je vais ici paraphraser la langue de bois des footballeurs professionnels en conférence de presse : "On prend les matches les uns après les autres. L'essentiel c'est les trois points". Traduction : Soyons ambitieux. Mais en silence.

samedi 20 juillet 2019

Le frémissement du gain à quatre chiffres

Il y a un an, lorsque je me suis lancé mon défi consacré aux tournois de Omaha Hi-Lo, c'était avant tout pour le fun : petits tournois, petits enjeux, petits gains. Ceci étant, cette pratique assidue du PLO8 de tournoi m'aura également permis de perfectionner encore davantage mon niveau en tournoi dans cette variante peu prisée du grand public. Car si l'on excepte quelques dizaines de joueurs assidu, le niveau moyen dans cette discipline est relativement bas, ce qui constitue une raison évidente pour ne pas louper les quelques tournois de PLO8 bien dotés qui font leur apparition de temps à autre lors de festivals tels que les Winamax Series.

Et à la veille de la pause estivale, quoi de mieux que de performer sur l'un des trop rares tournois du Omaha Hi-Lo pourvu d'une dotation un peu moins chiche ? Parvenir en une seule soirée à franchir le cap symbolique du millier d'euros de gains constitue un événement très rare, et j'aurais tort de faire la fine bouche devant une seconde place. Symboliquement, comptempler son compte poker subitement boosté par une somme à quatre chiffre en une seule soirée constitue un vecteur émotionnel certain. C'est aussi l'une des raisons pour laquelle je continue à aimer autant ce jeu.

Le joueur de tournoi ne connait pas le même parcours émotionnel que le joueur de cash game. En tournoi, indépendamment du niveau de jeu, les gains financiers fluctuent dans des proportions déraisonnables. Tandis qu'en cash game, la variance est considérablement lissée, de telle sorte que la dose d'adrénaline n'est pas du tout la même lorsqu'il s'agit d'appréhender un gain. Alors je vais remercier le législateur qui a régularisé le PLO8. Car obtenir un gain significatif avec sa variance préférée, c'est encore plus chouette !

jeudi 27 juin 2019

Back to basics

Ces derniers temps, j'ai constaté que mon jeu s'était quelque peu délité. Il faut dire qu'à force de davantage jouer l'homme (exploitant) plutôt que de jouer la situation (GTO) j'ai probablement progressivement déséquilibré mon jeu sans m'en rendre compte. Pour ce faire, j'ai pris la décision de me passer provisoirement de tracker. Exit pour quelques temps mon logiciel Xeester et ses statistiques précises sur le profil des adversaires rencontrés, je vais me recentrer vers un poker un peu plus académique. J'ai également pour ambition de regagner un peu plus de patience lorsque mon tapis commence à fondre car j'ai comme l'impression d'avoir perdu en sagesse et en discipline.

Le poker est un jeu de Pénélope
Me rendre compte de mes insuffisances du moment constitue une chance à saisir. La coupure estivale arrive à grands pas et je vais laisser maturer tout ça dans un petit recoin de ma tête afin de faire en sorte que le rééquilibrage qui en résultera entre audace, opportunisme, patience et agressivité puisse de nouveau me permettre de retrouver mon meilleur niveau à la rentrée. Back to basics. Retour aux fondamentaux, avec un style de jeu plus neutre et plus suave. On verra bien ce que ça donne à la rentrée. Le poker a ceci de fascinant que tel la toile de Pénélope ce jeu est un éternel recommencement, le savoir d'hier pouvant devenir le défaut d'aujourd'hui nécessitant un réajustement sans que jamais l'ouvrage ne puisse être réellement fini. Alors dans ces conditions, il ne nous rester plus qu'à y retourner demain, afin de tisser les nouveaux fils de notre destin de joueur.

jeudi 20 juin 2019

Voilà l'été !

Ca y est, l'été est là. Il commence par le plus long jour de l'année. Une saison de poker s'achève et ma trêve estivale est pour très bientôt. Le mot trêve est d'ailleurs ici plus judicieuse que coupure car à la vérité désormais le wi-fi est partout - j'en parlais l'année dernière à pareille époque - et il devient de plus en plus difficile de se déconnecter. Dans de telles conditions, le poker nomade, celui que l'on joue sur tablette ou smartphone plutôt que sur ordinateur constitue une tentation supplémentaire à laquelle il faut savoir résister si l'on veut éviter le burn out un jour. Je vais donc essayer de respecter le plan de jeu en jouant le moins possible, voire pas du tout au poker en ligne. Tout au plus la mallette de poker PMU gagnée il y a quelques années au Parc des Princes sera de sortie pour un ou deux sit and go disputés en sirotant un cocktail.

Le bilan de la saison écoulée est maigrelet. Oh certes, un petit package et quelques euros sont toujours glanés de ci de là, mais ça suffit tout juste à entretenir la flamme. Car ces derniers temps j'ai eu tendance à moins jouer le soir derrière mon écran d'ordinateur. Sans pour autant parler d'un phénomène de lassitude, je crois que je me suis éloigné de mon meilleur poker et que mon inconscient me demande de lâcher davantage prise ces temps-ci.

Voilà l'été. Et c'est tant mieux. Après quelques vacances passées bien loin de mon ordinateur, il y aura une nouvelle rentrée courant août. Comme chaque année. Pleine de nouveaux espoirs et avec des ambitions intactes sur le long terme, sans parler d'une rentrée de septembre qui inclura un passage par l'Irlande et son WPO Dublin organisé par Winamax. Et il y aura des articles de blog, rédigés au gré de mes humeurs, de mes succès et de mes insomnies. La source n'est pas prête de se tarir : même quand mon actualité poker est calme, mon esprit continue à vagabonder dans l'univers du poker indépendamment de mes résultats, et ce quelle que soit la saison de l'année.

mercredi 12 juin 2019

Fan de Balkany !

Cela fait un petit bout de temps que je songe à rédiger une série d'articles ayant comme centre d'intérêt des personnes ayant un rôle à la fois prépondérant et discret dans le milieu du poker. La procrastination étant une adversaire coriace à vaincre, cet exercice était sans cesse remis à plus tard. Et puis l'actualité judiciaire de ces derniers jours a constitué le facteur X m'ayant décidé à enfin inaugurer cette série d'articles consacrée aux héros de l'ombre.

En ce moment se tient en effet le retentissant procès du tonitruant Patrick Balkany (ainsi que de son emblématique épouse et acolyte, Isabelle). Poursuivi pour fraude fiscale, blanchiment et corruption, le maire de Levallois-Perret encourait jusqu'à dix ans de prison. Mais le parquet n'a au final requis qu'une peine d'emprisonnement de sept ans, tandis que le jugement ne sera rendu qu'en septembre de cette année au plus tôt et que le passage par la case prison semble désormais assez peu probable pour Patrick Balkany. Mais quel peut bien être le rapport entre ce personnage haut en couleur et le poker ?

Certes, Patrick Balkany, tel un joueur de poker balla a souvent eu le comportement caractéristique du flambeur, avec des liasses de gros billets de banque que l'on croirait tout droit sorties du chapeau magique d'un prestidigitateur. Certes, il y a bien un joueur que je croise souvent aux tables de tournois communautaires ayant choisi le pseudonyme facétieux de FanDeBalkany avec de surcroit une photo du maire de Levallois fumant le gros cigare en guise d'avatar personnalisé, mais le lien avec le poker est là aussi des plus ténus.

"Ensemble nous sommes invincibles, unis par la même passion"
A la vérité, certaines personnes pensent que Patrick Balkany - alias l'homme qui murmurait à l'oreille de Nicolas - a joué en coulisses un rôle extrêmement actif et lucratif dans la légalisation du poker en ligne sur le marché français. Le monde moderne regorge de héros très discrets, de ceux qui ne figureront pas dans les manuels d'histoire alors qu'ils auront infatigablement oeuvré dans l'ombre et autant fait bouger les lignes que ceux qui ont accaparé les lumières des projecteurs.

Merci pour tout, papa. Je t'aime.
D'aucuns diront que ce n'est qu'un pur hasard si Alexandre Balkany, le fils cadet de Patrick, a été propulsé directeur général de PokerStars France suite à la loi de 2010 légalisant le poker dans l'hexagone. Après tout, il est tout à fait possible d'être un fils de et se retrouver au bon endroit au bon moment, et pourquoi pas de passer tout à fait par hasard un entretien d'embauche dans les bureaux situés sur l'ile de Man de l'opérateur de poker en ligne leader du marché mondial. Mais quand même. La coïncidence est troublante.

Un HLM a Neuilly, ça permet d'économiser pour les costumes
Alors de ce fait, il y aura toujours des mauvaises langues pour contester le fait que Patrick Balkany n'était tout au plus qu'un honnête lobbyiste ayant l'âme ludique et rien de plus. La loi légalisant le poker en ligne existe et cet homme n'a fait que permettre aux citoyens de se divertir à moindre frais, depuis chez eux, derrière leur écran d'ordinateur. Quant au fait qu'Alexandre Balkany ait été évincé de la direction de PokerStars peu après la défaite électorale du président sortant Nicolas Sarkozy en 2012, c'est probablement dû au fait que les carrières soient de plus en plus éphémères chez les cadres. Car il était sûrement très compétent, au final. Sauf qu'entretemps, et contrairement à la plupart des pays où le jeu de poker en ligne est légal, en France, c'est Winamax qui a déjoué tous les pronostics en devenant l'opérateur de poker prédominant du marché. C'est ce qui s'appelle tomber sur un os.




dimanche 26 mai 2019

Mai : le boulevard des impasses

Le mois de mai aurait pu être placé sous le signe des tournois live, puisque j'avais en poche un package valable pour le Sismix de Winamax se déroulant cette année sur la Costa Brava, à Lloret del Mar, ainsi qu'une qualification pour l'étape du Hip'Poker Tour organisée par le PMU se déroulant à Vichy dans l'Allier.

les impasses de mai !
Les deux événements sont sans commune mesure l'un avec l'autre, puisque dans un cas on a affaire à un tournoi payant se déroulant le temps d'un week-end complet dans un casino digne de ce nom (20 heures de bus aller et 20 autres heures de bus retour), tandis que dans l'autre il s'agit d'un tournoi de gala dans un hippodrome au format turbo sur un seul jour (4 heures de route aller et 4 heures de route retour). Quoi qu'il en soit, ce n'est pas que l'envie de tâter du jeton ne soit pas présente chez moi, mais j'ai été amené dans un cas comme dans l'autre à faire l'impasse pour des raisons d'emploi du temps peu compatible avec les deux événements. Le temps libre est souvent une denrée rare et choisir, c'est renoncer. C'est d'autant plus dommage que j'avais quelques connaissances s'étant rendu sur place et que cela aurait pu générer des moments de convivialité d'autant plus appréciables.

Ce n'est donc pas pour cette fois-ci que je vais lustrer le cuir de mon chapeau péruvien qui commence à sérieusement prendre la poussière, au sommet de son étagère. Mais qu'à cela ne tienne, il y aura d'autres occasions de jouer en live : le package obtenu via le Club Poker sur Winamax pour le Sismix est défalcable sur le prochain live organisé par Winamax à Dublin en septembre (le WPO). Ca tombe bien, je n'ai jamais été en Irlande...