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mardi 4 décembre 2018

Hip'Poker Tour de Vincennes 2018 : un bon moment de passé !

Ah, le Hip'Poker Tour de Vincennes !! Cette fois-ci je n'ai pas été victime d'élimination précoce, contrairement aux piteuses éditions de 2016 et 2017. Mieux encore, j'ai pu discuter en marge du tournoi avec deux ou trois connaissances, et ces moments de convivialité ont donné un peu de relief à ma journée du vendredi 23 novembre.

Un astucieux système de ballons afin de repérer facilement les n° de table
Contrairement aux années précédentes (avec un tournoi limité à 200 participants environ), cette année le PMU avait vu les choses en grand : près de 400 participants réunis dans le hall du rez-de-chaussée pour en découdre au poker sous l'oeil bienveillant d'un bataillon de croupiers, avec en sus du tournoi principal des petits sit-and-go de consolation proposés aux malheureux joueurs éliminés prématurément, un peu sur le même modèle de ce que proposait Winamax avec son WiPT (désormais en suspens suite à des déboires judiciaires pourtant fantaisistes sur le fond). 

En soi, l'événement fut plutôt chouette, et j'en ai plutôt bien profité. Détail plutôt insolite, je me suis assez vite retrouvé à une table à dominante féminine... ce qui ne m'était jamais arrivé par le passé en live. Les 3 adversaires que j'ai éliminés au cours de ce tournoi festif à destination de joueurs amateurs étaient d'ailleurs des filles ! Je garde un bon souvenir du tournoi en lui-même, quand bien même je n'atteigne pas les places payées. Seule véritable ombre au tableau, la température ambiante... puisque faute de chauffage, nous avons joué par des températures avoisinant les 9 ou 10 degrés celsius. Par précaution, n'ai pas quitté mon bonnet ni même mon écharpe tout du long du tournoi. Certains ont même joué avec des gants !

Le poteau de la ligne d'arrivée des chevaux juste sous nos yeux !
Mon élimination du tournoi ne survenant qu'aux alentours de la 120e place (en fin d'après-midi), je suis resté un peu afin de pouvoir bénéficier cette fois-ci du cocktail dinatoire offert par le PMU sous la verrière du 3e étage avec - outre les petits fours de qualité - des paris hippiques gratuits offerts aux convives afin de pouvoir vibrer en regardant galoper ou trotter les favoris, les outsiders et les tocards. Le coin de salle réservé à l'événement se trouvant dans l'axe du poteau de la ligne d'arrivée, difficile d'assister à cette nocturne de Vincennes dans de meilleures conditions. D'autant que le champagne a coulé à flots, accompagnant ainsi idéalement les petits-fours. Cerise sur le gâteau, alors que je suis complètement immunisé contre le virus des paris, j'ai moi-même un peu vibré malgré tout pendant les courses, puisqu'à deux reprises j'ai misé grâce aux paris gratuits sur des chevaux à grosse cote qui ont terminé seconds. La petite culbute financière n'était vraiment pas loin, mais ainsi va la vie. Gain final : zéro euro.

En résumé, ce Hip'Poker Tour de Vincennes constitue un chouette événement dans le calendrier du poker live amateur désormais orphelin du WiPT et si tant est qu'il soit reconduit l'année prochaine, je tenterai de me qualifier une nouvelle fois, avec l'espoir de faire mieux afin de passer un tout aussi bon moment, et si possible de ne pas repartir les mains vides.

Merci PMU !




mardi 20 novembre 2018

J'ai la berlue : grossière 3rr3ur de lecture de main

La première fois de ma vie que j'ai joué au Texas Hold'em, un Sit and Go en live dans un cadre familial et convivial il y a une dizaine d'années de celà, il m'est arrivé quelque chose que je m'étais intérieurement promis de combattre : une affreuse erreur de lecture de ma main dans un pot important. Erreur grossière sanctionnée par une piteuse élimination !

Lorsque j'avais découvert le Texas Hold'em à l'occasion de ce Sit and Go, déjà pourtant auréolé à l'époque dans mon cercle familial d'un statut de redoutable stratège calculateur, j'avais commis l'irréparable en croyant à tort avoir touché une quinte à la turn alors que dans les faits la carte touchée n'était qu'un élargissement inutile de quinte ventrale. Ce qui m'avait conduit à pousser mon tapis river avec une piteuse hauteur roi en lieu et place de cette quinte imaginaire et à connaitre l'humiliation de devoir déchanter à l'abattage. Cet épisode fâcheux avait suscité railleries à répétitions de la part de ma soeur, et avec le recul j'en viens à présent à me demander si cet incident n'a pas été un élément inconscient catalyseur dans le déclenchement de ma conquête du poker amorcé bien des années plus, en toute fin d'année 2012.

Dans ma famille, j'ai grandi dans un environnement constamment fait d'oppositions et de rivalités. Rivalités avec mon père. Rivalités avec ma soeur. Rivalités avec mes cousins. Rivalités avec mes camarades de classe n'appréciant que modérément ma morgue à leur encontre alors que mes résultats scolaires étaient toujours supérieurs aux autres. Alors certes, le fait de se construire sur des oppositions, rivalités et adversités vous forge assurément un caractère et vous inculque un instinct de compétition exacerbé utile pour bien des choses dans une vie d'adulte. Mais toute médaille à un revers, et savoir farouchement jouer des coudes et manier l'ironie avec la glotte aussi affûtée que celle d'un avaleur de sabres ne constituent assurément ni un cadre d'éducation des plus harmonieux ni un facteur d'épanouissement personnel.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, à ma grande honte, l'impensable s'est produit : une erreur grossière de lecture de ma main lors d'un tournoi de poker en ligne ! Persuadé d'avoir Roi-Huit en main, je mise à la turn et surtout à la river un part conséquente de mon tapis dans un pot 9-10-K-K-8 avec trois coeurs, croyant à tort avoir touché un full à la river. Dans les faits, je n'avais que Roi-Sept en main, et mon payeur s'est réjouit de me dé-stacker aux deux tiers avec sa quinte trouvée dès le flop (puisqu'il avait QJ) qui domine ainsi largement mon maigre brelan. Une vraie livraison de jetons. Quelques minutes plus tard, je suis éjecté du tournoi en perdant un banal 50/50, dans la logique des choses. Car insulter le jeu de la sorte est presque toujours puni par la variance, c'est là une constante que l'on retrouve d'ailleurs dans de nombreuses disciplines compétitives et sportives.

Petite contrariété, grosse déconcentration ?
Comment ai-je pu commettre pareille bourde au point d'être intimement persuadé de posséder une main que je n'avais pas ? Roi-Huit ce n'est définitivement pas la même chose que Roi-Sept ! A ce stade, je ne possède pas d'explication rationnelle sur ce phénomène de berlue visuelle dont j'ai été victime : d'une part, ayant normalement dormi et ayant par ailleurs bu un café et un cappuccino dans les heures ayant précédé le tournoi il m'est impossible d'invoquer la fatigue ou la torpeur ; d'autre part, la table dudit tournoi - puisque le plus important de ma session - était agrandie au point d'occuper près de la moitié de mon écran d'ordinateur, soit bien plus que d'ordinaire, de telle sorte que ce n'était pas un problème de visibilité non plus ! Toutefois, il n'y a probablement pas de hasard à ce couac majeur, et je me dois d'avouer que j'avais l'esprit préoccupé par tout autre chose en disputant ce tournoi, un banal problème administratif de colis postal de grande valeur non livré qui m'empoisonne l'existence depuis quelques jours m'ayant contraint à envoyer quelques mails de réclamation et à passer des coups de fils désagréables, peu propices à un état mental apaisé. J'ai déjà par le passé expliqué combien jouer au poker en ayant l'esprit contrarié pouvait s'avérer contre-productif car dégradant insidieusement la qualité du jeu que l'on fournit. Je n'avais tout simplement pas envisagé le fait que la dégradation en question puisse s'avérer aussi grossière !

Avoir eu la berlue sur ce coup aujourd'hui m'aura coûté cher financièrement (une vingtaine d'euros). Mais à la réflexion, cette auto-mutilation financière est assurément moins douloureuse en comparaison avec l'humiliation familiale subie lors de ma toute première partie de Texas Hold'em, qui m'est restée en travers de la gorge des années durant. Ma conquête du poker ne serait-elle au final qu'une banale quête de rédemption érigée sur les cendres de ma fierté défaillante ? Je ne le pense pas. Mais je ne saurais le garantir à 100%. Alors je vais fermer les yeux, tâcher d'oublier cette fâcheuse déconvenue et repartir du bon pied.

Après tout, se tromper fait partie de la nature humaine... J'invoque mon droit à l'erreur et je tourne la page. Et tant pis pour la rature.




 

lundi 19 novembre 2018

Vincennes au petit trot : Hip'Poker Tour me revoilà !

Pour la troisième année consécutive, je suis parvenu à me qualifier sur PMU Poker pour l'étape de Vincennes du Hip'Poker Tour, qui n'est autre qu'une tentative d'hybridation des hobbies des joueurs de poker, afin de les faire également lorgner vers les courses hippiques qui composent le coeur de métier du PMU, tandis que le poker n'occupe rappelons-le qu'un segment très marginal. 

Jouer au poker dans un hippodrome, on pourrait penser que le cadre est insolite, mais pas tant que ça au regard de mon expérience des plus diversifiées en la matière. Pour rappel, je l'ai déjà fait dans des stades de football (Parc des Princes, Stade de France, Stade Vélodrome, Matmut Atlantique de Bordeaux), mais aussi grâce au Bwin XpokerTour au sommet d'un entrepôt désaffecté ou bien encore - palme de l'originalité - dans les entrailles d'un avion bimoteur en plein ciel.

3e participation d'affilée !
J'ai reçu ma convocation pour le Hip'Poker Tour hier, et l'événement se déroulera ce vendredi 23 et samedi 24 novembre à l'hippodrome de Vincennes, dans un cadre feutré. Tout comme les années précédentes, il y aura environ 200 à 250 qualifiés qui viendront tâter du jeton deux jours durant (pour les plus chanceux) non sans avoir au préalable bravé le froid et la grisaille parisienne. Participer est déjà une victoire en soi, d'autant que l'événement débute en semaine et non en week-end. Tout comme les années précédentes la vue sur le champ de course - ainsi que sur Paris au loin - sera époustouflante grâce à la somptueuse baie vitrée donnant sur le coin cafeteria. Tout comme les années précédentes, je viendrai avec l'ambition de briller. Mes deux précédentes participations s'étant soldées par deux éliminations cuisantes (les plus précoces que j'aie connues en live à ce jour), il me sera d'ores et déjà impossible de faire pire que par le passé, quand bien même certains superstitieux auraient tôt fait de se dire jamais deux sans trois. Pour le reste, le jeu des pronostics ne me réussit presque jamais, aussi je vais jouer mon jeu et ensuite advienne que pourra.

La perspective de pouvoir retrouver le bruit et l'odeur des jetons dans le cadre d'un tel tournoi de gala m'émoustille toujours autant : sans pression financière écrasante, l'ambiance sera assurément bonne autour des vaillants croupiers recrutés spécialement par PMU Poker pour l'occasion. J'ai prévu de dépoussiérer mon mythique sombrero péruvien, avec l'espoir qu'il retrouve un peu de son lustre d'autant... je ne l'ai que trop délaissé dernièrement, et il est plus que temps d'user de son aura pour réinstaurer une dynamique positive aux tables de poker.  Quant à mon éventuelle réussite aux tables de poker du PMU, elle dépendra surtout du bon vouloir du Dieu du Poker. Puisse-t'il ne pas m'avoir oublié. Ma patience est certes immense, mais je commence quelque peu à me morfondre en cette période de disette prolongée.

Mon plan de bataille pour le week-end est des plus simple : arriver au petit trot, ménager ma monture tout du long et ne galoper qu'à l'approche du poteau final en espérant qu'elle ne regimbe à aucun moment. Prudence, jaugeage, audace. Tel est mon tiercé dans l'ordre pour cette édition 2018. En espérant qu'il s'agisse-là du tiercé gagnant...

samedi 17 novembre 2018

La culbute chez Bwin : petit centime deviendra grand

Je ne joue désormais plus que de façon sporadique sur Bwin. Il faut dire que les promotions de cette plate-forme ayant fusionné avec PartyPoker il y a quelques temps déjà sont devenues des plus chiches. Et puis le réseau utilisé n'est plus le logiciel fonctionnel quoique vintage de OnGame, mais celui semi-préhistorique de PartyPoker. Ah, qu'il est loin le temps où Bwin disposait d'une enveloppé marketing fournie pour ses activités poker sur le territoire français ! Désormais, Bwin n'est quasiment plus qu'une modeste sous-marque phagocytée par PartyPoker. Mais elle a le mérite de continuer à exister vaille que vaille. Et sa grille de tournois est loin d'être ridicule. Aussi, de temps à autre, je passe y faire un tour. Et ce samedi 17 novembre 2018 restera à coup sûr comme une journée spéciale dans mon parcours de joueur chez BwinPoker, tant ce qui s'y est produit relève de l'insolite.

D'habitude, je ne joue pas au poker le samedi. Mais aujourd'hui, disposant d'un peu de temps libre en fin de matinée et n'ayant pas trop envie de sortir dehors avec le froid qui semble vouloir s'installer dans l'hexagone, je décide de rester bien au chaud en m'inscrivant à quelques mini-tournois de type satellite au format turbo express ; tournois dont la particularité est de ne couter que 1 centime d'euro et d'être joués au format ultra short stack avec néanmoins à la clef deux petits tickets à 5,50 euros à gagner pour les deux premiers. Pas besoin d'être un Mozart du poker pour remporter l'un des deux tickets à pourvoir, la chance est encore plus prépondérante que d'ordinaire dans le résultat final. Toujours est-il que je parviens à glaner un ticket de la sorte.

Une fois mon ticket de 5,50 euros en poche, je décide dès la fin de mon déjeuner de le réinvestir sur un autre tournoi satellite au format semi-turbo, avec cette fois-ci des tickets à 22 euros promis aux ultimes survivants de ce tournoi intermédiaire. Or, en dépit du fait que le tournoi ait un droit d'entrée de 5,50 euros, un certain nombre des participants ont obtenu tout comme moi leur entrée via le tournoi à 1 centime et continuent à jouer de façon chaotique, comme s'il s'agissait d'un tournoi gratuit. De telle sorte que le niveau global demeure faiblard : je parviens à tirer mes marrons du feu sans trop de peine là encore. Chouette, je gagne ainsi un ticket à 22 euros sans avoir transpiré ! Mais ce n'est pas la fin du périple.

Avec les tickets à 22 euros, on peut tenter de gagner des tickets à 109 euros, qualificatifs pour les tournois phares de la grille BwinParty qui démarrent ordinairement en début de soirée. L'après-midi n'étant pas encore avancé, je décide donc de battre le fer tant qu'il est chaud, en réinvestissant mon ticket à 22 euros sitôt celui-ci en poche... Et là, le nombre total de participants (seize) fait que la dotation est de 109 euros pour les deux premiers sous forme de tickets, tandis que le 3e du tournoi se voit récompensé de 102 euros en cash. Avec un zeste de chance, je parviens à me hisser dans le dernier trio de survivants, mais je trébuche au moment de conclure, de telle sorte que je finis sur la troisième marche du podium. Certes privé du ticket à 109 euros originellement convoité, mais plus riche de 102 euros en sonnantes et trébuchantes, ce qui revient presque au même.

J'avais une demi-heure à tuer et ne voulais investir que quelques centimes afin de me distraire un peu. Au bout du compte, je me suis retrouvé trois heures plus tard enrichi d'une bonne centaine d'euros sortis du chapeau magique de la variance.

C'est aussi ça, le poker : des culbutes improbables au moment où on s'y attend le moins. La prochaine fois, je tâcherai de faire encore mieux... Difficile, certes, mais pas impossible. Merci à Bwin pour ce chouette moment !


mardi 13 novembre 2018

Challenge automnal Omaha Hi-Lo : 1er bilan intermédiaire

Il y a un peu plus d'un mois, je me suis lancé un petit challenge personnel consistant à parvenir à obtenir un ROI de 30% sur une batterie de 100 tournois de Omaha hi-lo. Alors que j'ai disputé le tiers de ce challenge, voici le moment de faire un point intermédiaire, et le moins que l'on puisse dire c'est que tout ne se passe pas comme prévu, loin de là.

Au tiers de mon challenge, j'affiche un atroce ROI, négatif à hauteur de 22.01% ! Il faut dire que je n'ai même pas pu faire mieux qu'une modeste 4e place, et lorsqu'on ne parvient pas à atteindre le haut du classement final d'un tournoi, les gains obtenus ressemblent vite à des clopinettes au goût bien amer. Ai-je mal joué ? Je n'ai en pourtant pas l'impression. Sans doute un vilain coup de la variance, mais à ce stade difficile de démêler la part de hasard dans ce premier bilan au tiers de mon parcours. Rien n'est perdu pour autant donc, mais il va falloir donner un sévère coup de collier dans la seconde partie de mon défi personnel.

Quoi qu'il en soit, l'échec n'est pas une option et il est hors de question que je bazarde ce challenge, quand bien même les enjeux financiers soient dérisoires (puisque s'agissant de tournois dont le droit d'entrée varie entre 0.5 et 10 euros). C'est avant tout une question d'honneur et de fierté ! Car si d'aventure je ne parviens pas à redresser la barre et que j'échoue misérablement, je vais avoir l'air de quoi, moi, en tant que pseudo spécialiste autoproclamé des variantes ? Ce n'est pourtant pas difficile, comme challenge sur le papier... alors je vais m'appliquer. Verdict final vers la Noël.


vendredi 2 novembre 2018

Le Dieu du Poker et le chaos

Depuis mes premiers pas dans le monde du poker, j'ai moult fois fait référence sur ce blog au désormais fameux Dieu du Poker, un esprit supérieur immanent dictant sa loi autoritaire et arbitraire sur le destin des joueurs de poker au travers des mains qu'ils reçoivent, ainsi que des flops, des turns et des rivers se succédant inlassablement.  Sur un plan purement comptables, les sessions gagnantes et les sessions perdantes se croisent et s'enchevêtrent dans des proportions extraordinairement variées, sans qu'aucune vérité ne puisse émerger sur le moment quant au mérite effectif du joueur au regard de ses prises de décision. On lui fournit un raisonnement en prenant des décisions que l'on considère fondées sur le plan mathématique ou intuitif, mais c'est toujours le Dieu du Poker qui décide pour nous du résultat final. Car le poker est injustice, et il convient de l'avoir à l'esprit en toutes circonstances.

A court terme, il n'y a pas de corrélation forte entre la qualité intrinsèque du jeu produit et le résultat effectif engrangé par le joueur. On peut tout à fait être perdant en jouant bien, tout comme on peut se retrouver grand gagnant en ayant pris des tas de mauvaises décisions les unes à la suite des autres. C'est même ce qui fait tout le sel de ce jeu, le rendant par la même accessible à tout un chacun : Forrest Gump peut y battre à plate couture Rain Man le temps de quelques parties. Car on ne le répétera jamais assez : ce n'est que sur le long terme que les choses finissent par s'équilibrer et que les résultats effectifs d'un joueur tendent vers ce qu'ils auraient dû être, redonnant ainsi un peu de lustre aux probabilités pourtant foulées aux pieds au quotidien. C'est notamment l'une des raisons me conduisant à penser qu'il est inopportun lorsqu'on est un bon joueur de trop douter lorsqu'on traverse une période moins faste que par le passé (quand bien même une remise en cause saine et constructive sur son jeu ne soit jamais superflue).

Le Dieu du Poker est Chaos
Le Dieu du Poker est en somme un despote tyrannique aveugle, lové dans un algorithme mathématique (online) ou bien encore recroquevillé quelque part sous la manche du croupier (en live), et il n'y a en somme rien que l'on puisse faire pour passer outre ses décisions totalement aléatoires. A ce jour, aucun être humain ne peut prédire les tirages à l'avance : le Dieu du Poker nous est virtuellement inaccessible, puisque évoluant dans une toute autre dimension que la nôtre. Sachant tout ceci, je lui ai pourtant maintes fois manifesté mon allégeance en reconnaissant la légitimité de son immense pouvoir et de sa loi d'airain en dépit de son caractère chaotique. Alors me serais-je fourvoyé en faisant du poker mon loisir favori et ma passion ultime ? Car en y réfléchissant bien ou peut en déduire que le Dieu du Poker n'est qu'un des innombrables avatar du Chaos. Il est tout sauf juste et bon. La notion de chaos va souvent de pair avec le principe de destruction et l'on peut dire qu'à bien des égards, le poker peut être destructeur. Il existe assurément de multiples autres facette divines à vénérer, autrement plus inspiratrices, respectables, épanouissantes et constructives pour l'homme et sa quête du bonheur. Et pourtant, en dépit de sa dimension chaotique, je demeure à ce jour vaille que vaille un disciple de ce Dieu du Poker aux relents parfois si pestilentiels. Parce que je sais  que pour toute sulfureuse que soit sa réputation, le Chaos est un vecteur de création in fine. Et parce que je suis quelqu'un de patient en sus d'être déterminé. Contrairement au plus grand nombre. 

Tout a un sens. Y compris le chaos des bad beats. Alors si même une succession d'aléas finit par avoir un sens au bout du compte, je suis convaincu que la lumière apaisante finira par jaillir au bout de mon long cheminement parmi les courants éthérés chaotiques et ténébreux du poker. Il ne peut en être autrement...




vendredi 26 octobre 2018

Challenge Omaha express : un résultat désastreux !

Cela fait plusieurs jours déjà que je ressasse mon week-end passé dédié au Omaha, et la seule pensée de devoir en dresser ici un bilan honnête et transparent aura été une source de souffrance, à tel point que j'en ai retardé la rédaction. Car je me suis pris à cette occasion un véritable gadin, tant sur le plan financier que statistique. Ce qui devait être un mini-challenge festif et guilleret s'est transformé en bourbier inextricable. J'ambitionnais de tout casser à cette occasion, mais c'est bien moi qui en suis sorti brisé de partout.

Au départ, l'idée de ne me consacrer qu'au Omaha à 100% me paraissait séduisante sur le papier : accaparer pour une fois tous mes neurones disponibles sur une seule variante - que je maitrise sur le bout des doigts - ne pouvait être qu'une bonne idée. Las ! Mon manque de réussite a vite refroidi mes ardeurs, au point que mes derniers tournois ont été disputés dans des conditions mentales teintées d'amertume et de lassitude, la faute à une variance traitresse et à des circonstances de tournois presque systématiquement défavorables. Pire encore, je n'ai pas eu le courage de m'inscrire aux derniers tournois disponibles tellement je me suis pris de coups durs.

Le désastre aurait pourtant pu être contenu, et ce en dépit d'un EV global rendu négatif par des circonstances de jeu défavorables. Car j'ai fait pas mal de bulles et de pré-bulles, essentiellement dans les tournois aux droits d'entrée les plus élevés, d'ailleurs ; avec un soupçon de réussite, le bilan financier global aurait pu être positif malgré tout. Il n'en fut rien au final. Certes l'échantillon de tournois joués était mince et ce mini-challenge Omaha revêtait de facto un caractère particulièrement aléatoire quant au résultat final, mais ce fut pour moi une plongée abyssale et l'oxygène m'aura fait défaut tout du long, les tournois malheureux s'enchainant les uns à la suite des autres.

Je termine donc mon mini-challenge sur les rotules, avec un EV fortement négatif de l'ordre de -9 (!) et un ROI de -64%. Rongé par l'amertume et tout piteux de devoir avoir à coucher par écrit pareil bilan sur ce blog. Ainsi va la vie, au poker. Que l'on joue bien ou que l'on joue mal, il y a des hauts et il y a aussi des bas. Quoi qu'il en soit, le prochain mini-challenge auquel je me consacrerai prochainement ne pourra pas être pire que celui-ci dédié au Omaha. C'est bien là la seule bonne nouvelle.




vendredi 12 octobre 2018

Challenge Omaha express : un week-end de tournois dédiés pour tout casser

D'ordinaire, je ne joue pas le vendredi, ça fait partie de mes journées "off". Mais ce soir, j'ai envie de me faire un petit challenge ludique à base de Omaha, d'autant que je m'étais engagé à mettre en place quelques challenges relatifs aux variantes au cours des mois à venir.

Ce soir, ce sera Omaha à gogo. Et demain aussi. C'est bien simple, je vais jouer toute une flopée de tournois de Omaha, sans mixer les disciplines comme j'ai l'habitude de le faire lorsque je joue en semaine. J'adore cette variante depuis toujours, mais je ne lui ai jamais offert l'exclusivité qu'elle mériterait pourtant, tant au regard des résultats positifs que du plaisir de jeu accru que cela me procure les soirs où je suis en forme.

L'échantillon de tournois est modeste, mais on verra bien ce que cela peut donner au final, que ce soit pour produire une qualité de jeu accrue ou bien encore de résultats bruts, en ayant toutefois bien à l'esprit que le volume de tournois (une trentaine seulement) induira une part substantielle d'aléa. Le fait de coucher par écrit l'existence de ce challenge devrait donc faire de moi au moins pour un soir un compétiteur acharné déterminé à ne pas laisser échapper la moindre blinde qui passe. Il me faudra juste retraiter a posteriori ma séance sur le plan statistique puisque pour des raisons qui m'échappent, mon logiciel Xeester ne prend pas en compte le Omaha sur Pokerstars, ni même sur Betclic.

Quoi qu'il en soit, je pondrai un debriefing de ma soirée 100% Omaha dans les prochaines heures, aussitôt mon mini-challenge achevé, histoire de battre le fer quand il est chaud.



jeudi 27 septembre 2018

Les excités du cash game

Au poker, on est parfois amenés à voir de sacrés coups. Certains joueurs ont carrément le doigt sur la gâchette et n'hésitent pas à dégainer dès que l'occasion leur en est donnée. La preuve en images : il s'agit d'un coup joué en mode Go Fast sur les tables de Winamax. Le joueur adverse balance en toute désinvolture son tapis pour deux fois le montant du pot alors que c'est moi qui ai construit prudemment le pot à toutes les phases de jeu (préflop-flop-turn). Carré de 10 en main. La vie est belle, en principe. La question que je me pose à ce moment-là est toutefois la suivante : mon adversaire (dont le pseudo Shoveqipeu laisse accroire qu'il aime faire souvent tapis) aurait-t-il touché la quinte flush ? La probabilité existe, certes, mais il y a aussi de très fortes chances pour qu'il n'ait qu'une couleur ou qu'un full.


Je dois dire que son pseudonyme m'a aidé à prendre la décision de call en toute sérénité, déjà qu'en temps normal, je me serais mal vu abandonner le coup. Pour parachever ma réflexion puisqu'il s'agit d'un joueur manifestement occasionnel à ces tables, les chances que ce soit un excité du cash game ayant tendance à surévaluer sa main quand la pression monte sont donc assez élevées.

La réponse en images :


C'est la vie en couleurs !


Carrément tranquille. Au suivant...

mercredi 26 septembre 2018

Carrément méchant !

Ce mardi soir, j'ai disputé un coup des plus amusants sur les tables de Winamax. J'étais assis à une table de cash game en mode Speed Poker (dénommé le Go Fast sur le site) et je jouais en toute quiétude mes ultimes mains avant d'aller me coucher.

Le pot fait à peine quelques centimes, je joue sur du velours en mode ultra-tranquille et là... je touche un carré à la river qui améliore encore mon puissant full obtenu à la turn. Un carré d'as, c'est déjà peu fréquent en soi, mais c'est le plus souvent visible comme le nez au milieu de la figure et je me demande alors combien mon adversaire est prêt à me lâcher dans ce coup. Très peu, a priori. Mais il peut aussi penser que je n'ai pas de quoi améliorer le board des 5 cartes qui sont déjà étalées sur la table avec ma main privative.


J'effectue une petite mise, presque ridicule sachant que le board nous octroie d'ores et déjà un full à tous les deux. Mon adversaire - qui s'est choisi le pseudonyme sexy de "LouisSarkozy" - serait en droit de penser que c'est aussi ce à quoi je peux prétendre. Mais vu que c'est moi qui ai déjà misé quelques centimes au flop, il pourrait aussi en conclure que j'ai le dernier as en main... Tout du moins, tel est le raisonnement que tiendrait un joueur affûté.


Aussi incroyable que cela puisse paraitre, mon adversaire me sur-relance. Dans son raisonnement, il considère que je peux éventuellement avoir des fulls supérieurs (après tout, je pourrais avoir en main les neuf, les dix ou encore les valets), mais il semble avoir carrément omis de prendre en compte le dernier as qui traîne. Une grosse bourde qui va se transformer en erreur fatale. 

Car deux petites sur-sur-relance plus tard, et le voici qui me propose de m'offrir son tapis. Ebloui par son carré de 8 obtenu à la turn et submergé par le mini afflux d'adrénaline concomitant, il aura donc bel et bien oublié d'inclure dans son raisonnement l'hypothèse selon laquelle le dernier as du paquet pouvait être en ma possession, me conférant dès lors un carré supérieur au sien.

C'est ainsi que mon adversaire a décidé de venir fêter mon carré d'as en m'arrosant de champagne. C'est son droit, et je le respecte... Santé !!


Ce ne sont au final que quelques euros de remportés (tout juste de quoi boire un café... pour le champagne, on repassera). Mais l'amusement que m'aura procuré ce coup vaut assurément son pesant de cacahuètes. Miser plus pour gagner moins : tel aura été le slogan de campagne de LouisSarkozy !

Immédiatement après avoir complètement déstacké mon adversaire me vient à l'esprit la chanson d'Alain Souchon dont le refrain se résume en ces deux mots définissant parfaitement ce coup complètement dingo :

CARREMENT MECHANT !



lundi 24 septembre 2018

Revenu du diable Vauvert

Au football, il existe une expression consacrée pour désigner un sauvetage miraculeux de la part d'un défenseur ; il s'agit d'une expression que j'affectionne tout particulièrement, cette dernière étant plutôt rare dans la langue française. Ainsi, lorsqu'un attaquant ayant driblé le gardien se retrouve devant un but complètement vide (à tel point qu'il peut prendre son temps pour pousser le ballon au fond des filets) et qu'un défenseur ayant plusieurs mètres de retard déboule in extremis dans le champs de la caméra en tendant une jambe élastique et sauve son équipe d'un but tout cuit, on dit de lui qu'il est revenu du diable Vauvert.

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un coup que je viens de vivre lors de ma session poker du dimanche soir. Car toutes proportions gardées, je peux dire que moi aussi, pour une fois je suis revenu du diable Vauvert. De mémoire de Fredyl, c'est le coup le plus improbable qu'il m'ait été donné de gagner à ce jour à une table.

L'enjeu n'est pas d'importance, puisqu'il s'agit d'un petit tournoi deepstack à 2 euros sur Winamax. Les places payées sont encore loin quand bien même la moitié des joueurs ont déjà été éliminés à ce moment-là, et ma table ronronne sans qu'il y ait de sortant depuis un bon moment. La profondeur commence donc à manquer, puisque nous avons tous entre 20 et 35 blindes à cette table. Un joueur assez actif effectue une relance minimale en milieu de position, suivi par son voisin. Je suis de big blind.
N'ayant qu'une blinde à poser pour rentrer dans le coup, je défends en BB avec Dame de coeur 10 de pique
Et voici qu'arrive un flop que je qualifierai de très prometteur pour moi. A ce moment-là, je suis plutôt enclin à l'optimisme.


Avec ce joli flop, je possède top paire avec tirage couleur hauteur dame. La fin de coup semble lointaine et pourtant - après une rapide évaluation de la situation - mon plan de jeu est déjà arrêté dès cet instant du fait du manque de profondeur des uns et des autres : 

A) je vais checker le coup afin soit de bénéficier de la carte gratuite à la turn en espérant ne voir débarquer aucun as et aucun roi

B) ou bien attendre que l'un des deux autres mise pour lui revenir dessus à tapis (check/re-raise all in)

C) Les seuls cas de figure où j'envisage de ne pas aller jusqu'au bout serait dans l'hypothèse où l'un des deux joueurs soit déjà à tapis au moment où la parole me reviendrait ou bien en cas de turn avec un as dans le cas où tout le monde checkerait.

D) J'ai écarté l'hypothèse de jouer en mode défensif (check/call) car je suis un joueur résolument agressif post flop et non un suiveur. C'est d'ailleurs ma marque de fabrique : quitte à avoir des accidents, autant les provoquer plutôt que de les subir.

Le relanceur initial check tout comme moi, mais le joueur dernier à parler effectuer une mise conséquente supérieure à la moitié du pot, qui atteint dès lors un total alléchant de 12 blindes. Comme prévu dans mon plan de jeu, je fais tapis. Mais ce que je n'ai pas prévu - et qui constitue forcément une mauvaise nouvelle - c'est que mes deux adversaires envoient également leur tapis juste derrière moi ! Et pour cause : ils ont trouvé couleur max pour le premier et brelan de 4 pour le second. A ce moment-là, juste avant que se déclenche l'abattage, le logiciel de calcul de probabilités de Winamax m'affiche un % de chances de gagner la main de l'ordre de zéro (!) tandis que les deux autres se voient respectivement crédités de 70% et 30% de chances de l'emporter. Je me crois alors drawing dead... mais tel n'est pas totalement le cas, car un véritable petit miracle s'est produit, avec l'apparition successive d'une turn et d'une river complètement improbables... La preuve en images.


Cette probabilité de 0% telle qu'initialement affichée par Winamax sur mon écran m'a intrigué car a posteriori j'évalue de tête mes chances comprises plutôt entre 1,5 et 2%, aussi je suis allé revérifier les calculs sur le mini-logiciel dédié de Pokerlistings, et voici ce que cela donne au niveau des probabilités réelles.
2.16%. Telles étaient dans l'absolu mes chances théoriques de remporter le coup dans cette configuration (avec les combinaisons d'apparition des turn et river suivantes : QQ - TT - 66 et T6). A ceci près que des joueurs à la table ayant au préalable couché leur main, certains devaient probablement posséder quelques unes des cartes indispensables à ma survie, de telle sorte que ma probabilité effective de remporter le coup était inférieure à 0,5% et donc arrondie par le logiciel au plus près, c'est à dire 0%.

C'est ainsi que j'ai in fine remporté un coup sur Winamax avec environ 0% de chances de le gagner. Oui mais voilà : environ zéro, ce n'est pas zéro ! Pour une fois que c'est moi qui reviens du diable Vauvert, je ne vais pas faire la fine bouche.

samedi 22 septembre 2018

Cash game : le doigt d'honneur !

Il y a quelques temps, je me suis acheté une petite souris optique sans fil fonctionnant avec bluetooth. Un zeste de modernité qui détonne avec mon ordinateur qui va bientôt fêter ses dix ans. Cette souris a le mérite d'être à la fois silencieuse, facile à manier sur le plan ergonomique, tout en me conférant une liberté de mouvement totale sur mon bureau, sans que je sois tributaire d'un fil entortillé et/ou à moitié bloqué comme cela peut arriver de temps à autre avec une souris filaire.

Le doigt donneur d'ordres !
Au niveau des sensations pures, la prise en main de cette souris sans fil est vraiment agréable : elle me confère une telle sensation de fluidité que j'ai parfois l'impression que ma main devient une extension directe de mon cerveau. Un peu comme lorsque je me retrouve devant un digicode et que les doigts pianotent tout seuls la bonne combinaison sans avoir besoin de piocher dans ma mémoire. Tout serait donc parfait s'il n'y avait pas un hic ; lorsque je joue au poker à une cadence soutenue au point de générer un clic à la seconde, je constate l'apparition d'un désagrément pour le moins insolite : ma phalange du majeur droit finit par se bloquer. Rien de fâcheux en soi, le blocage se dissipant de lui-même aussitôt que je fais l'effort cérébral de focaliser mon attention sur ce minuscule point de détail articulaire.

Super Side Kick. Nostalgie, quand tu nous tiens...
La première fois que j'ai découvert l'existence de ce micro-blocage, c'était en fin d'adolescence, en jouant au mythique jeu d'arcade Super Side Kick dans un café contre un ami. J'ai le souvenir qu'il fallait appuyer à cadence très soutenue sur les boutons de la machine pour produire les combinaisons gagnantes propices au but. Cela m'avait grandement amusé à l'époque. Depuis lors, ce type de blocage ne survient qu'en de rarissimes occasions, et toujours lorsque je suis contraint à une cadence frénétique d'appuis sur un clavier ou bien encore sur les boutons d'une console de jeux vidéos. Ni arthrite précoce, ni inflammation, ni rien... il s'agit probablement d'un tendon facétieux qui fatigue plus vite que les autres.

Toujours est-il qu'hier soir, à l'occasion d'une session de cash game intensive, mon majeur droit - celui qui sert à effectuer le clic droit sur ma souris sans fil - s'est bloqué à deux ou trois reprises. Puisque ce n'est pas du tout douloureux, je pourrais me contenter de penser que c'est un détail amusant. Le hic, c'est que ce détail est de nature à me sortir de ma quiétude puisque pour débloquer ma phalange récalcitrante, je suis obligé de faire un effort mental ou bien un mini-massage au niveau de la zone articulaire, de telle sorte que ma concentration aux tables s'en trouve altérée le temps que je retrouve mes automatismes et que je parvienne à retourner dans ma bulle mentale. J'ai en effet l'impression que la qualité de mon jeu s'est dégradée à partir du moment où ce blocage est survenu, ma fin de session s'étant avérée sensiblement moins fructueuse que le début.

J'ai donc le majeur facétieux. Un détail certes insignifiant en apparence. Mais aux conséquences non négligeables pour ce qui est de mon efficacité aux tables. Car au poker, l'irruption impromptue du moindre élément extérieur de nature à troubler la quiétude aux tables est nuisible à la qualité des décisions prises. Ceci explique en partie pourquoi je joue au poker en ligne la plupart du temps avec ma bonne vieille souris filaire made in Microsoft. La réussite au poker dépend aussi parfois du battement d'ailes d'un papillon, qu'on se le dise.