Translate

mercredi 13 juin 2018

Destockage massif de tickets

A force de disputer des tournois communautaires et de participer à des promotions poker diverses et variées, je finis par remporter de-ci de-là des tickets sans bourse délier. Des tickets d'entrée pour des tournois dont la valeur oscille entre le riquiqui et le significatif (1€, 2€, 5€, 10€, 20€, 50€, 100€ ou encore 150 €) que j'ai coutume de jouer tardivement, avec plusieurs semaines ou plusieurs mois de décalage par rapport à leur date d'obtention ; c'est bien simple, je les joue le plus souvent lorsque leur date de péremption approche. Ce n'est pas que je les joue la peur au ventre ou bien soumis à une quelconque forme de pression, mais le fait est que je ne me sens jamais mentalement au top au point de me dire que c'est le bon jour. Et à force d'attendre l'instant idéal où je se me sentirai au zénith de ma forme, il m'est déjà arrivé par le passé de laisser malencontreusement expirer quelques uns de ces tickets (d'une valeur nominale plutôt faible, fort heureusement...) ainsi que des paris sportifs gratuits. Une vraie hérésie, quand on y pense.

Il y a quelques jours, j'ai été presque surpris de constater à quel point j'avais récemment accumulé des tickets de tournoi, mon stock total toutes plateformes confondues se montant à près de mille euros ! Ce n'est pas rien. J'ai donc décidé de mettre un terme à cette mauvaise habitude consistant à conserver ces tickets pendant trop de temps : tout doit disparaitre dans les jours à venir ! Destockage massif !!! 
petit ticket deviendra grand... ou pas

A bien y réfléchir, tout ceci est loin d'être un détail anecdotique : le fait que je joue mes tickets de tournoi "à reculons" constitue un indicateur malheureusement assez parlant quant à mon moral du moment... qui est loin d'être celui d'un joueur en pleine confiance. Avoir pris la décision d'écouler l'intégralité de mon stock d'ici la fin de la semaine contribuera peut-être à rompre la monotonie qui s'est emparée de mes sessions de jeu depuis trop longtemps déjà. Décider dans sa tête d'aller de l'avant lorsqu'on est embourbé dans l'inaction constitue déjà faire un premier pas dans la bonne direction. On ne sait jamais, des fois que je parvienne à claquer une performance significative avec ces satanés tickets, ça pourrait me redonner un semblant d'allant et de dynamisme dans ma conquête du poker qui s'enlise.

Si d'aventure l'opération destockage massif de tickets ne fonctionne pas de façon satisfaisante, je me consolerai en me disant que la Coupe du monde de football, le Tour de France cycliste ainsi que les vacances estivales ne sont plus bien loin. De quoi reléguer le poker tout en bas de ma liste des priorités ludiques du moment.


mercredi 30 mai 2018

Pots de chagrin

Statue de Cicéron
Je l'ai déjà écrit ici il y a peu : mon volume de jeu est en baisse sensible depuis quelques mois, conséquence logique d'une diminution de ma motivation constatée tout du long de l'année 2017 et du premier trimestre de cette année 2018 : ma traversée du désert en termes de résultats a laissé des traces. Forcément, ça impacte également mon inspiration pour ce blog, d'autant que je vis moins de choses palpitantes que par le passé.

Mais ce n'est pas tout, je constate que mon style de jeu qui était stabilisé depuis 2 ou 3 ans est de nouveau en train d'évoluer, ces dernières semaines : mon facteur d'agressivité a sensiblement diminué et j'ai ainsi remisé au placard ma tenue de barbare berseker n'hésitant pas à prendre de gros risques, ce qui fait que je redécouvre actuellement les vertus insoupçonnées du sénateur romain en toge. En d'autres termes, je prends de nouveau un réel plaisir à disputer des petits pots tranquilles, sans prise de risques excessive... comme à mes débuts il y a de cela 5 ans.

C'est comme une bulle spéculative qui aurait éclaté. Mon volume de jeu s'est donc réduit comme peau de chagrin, mais ce n'est pas pour autant que c'est la faillite. Disputer des "pots de chagrin", ça a aussi du bon, à commencer par réduire la part de variance dans mes résultats. Le poker est tout sauf linéaire. Rome ne s'est pas faite en un jour. En attendant de retrouver l'adrénaline des grands bluffs et des grandes batailles sanglantes, je me drape dans ma toge... Mon heure (re)viendra : les piqûres de moustique et les petits coups de poignard sournois des "pots de chagrin" bien assénés valent tout autant que les tornades et les décapitations à la hache. Lorsqu'on se prend les pieds dans le tapis, ça éclabousse de la même manière.




mardi 22 mai 2018

Les pastilles douces-amères

Profiler correctement ses adversaires au poker afin d'adopter à leur encontre la stratégie la plus exploitante possible constitue une étape importante sur le chemin du jeu optimisé et du A-game. A cet effet, les plateformes de poker en ligne permettent à leurs utilisateurs de catégoriser un style de jeu adverse à l'aide de Post-it visuels prenant la forme de notes de jeu mais aussi et surtout de codes couleurs que l'on appelle aussi les "pastilles", quand bien même la colorisation effective du pseudo du joueur adverse que l'on vient de profiler revête en pratique des formes géométriques variées. A titre personnel, le profilage et la prise de notes de mes adversaires est un exercice auquel je m'adonne avec tout à la fois le sérieux d'un écolier zélé et le sourire narquois du cancre espiègle. Productivité et plaisir, en somme.

Prendre des notes sur le style de jeu de ses adversaires, c'est bien. Encore faut-il que lesdites notes soient pertinentes et propices à une efficience de son jeu accrue face à l'adversaire que l'on vient de profiler. Pour ce faire, il ne faut surtout pas oublier de continuer à calibrer sa riposte face au déséquilibre de jeu constaté chez l'adversaire, sans tomber dans le piège de l'affect ni dans celui de la polarisation, sinon ce petit jeu du profilage risque de s'avérer bien peu rentable à l'avenir, voire très couteux dès lors que l'ego s'immisce dans le processus menant à la prise de décision finale. Aussi, il convient de garder à l'esprit que ce petit jeu consistant à sortir délibérément des sentiers battus pour mieux pousser l'adversaire dans le ravin constitue un exercice risqué à ne pas prendre à la légère, sous peine de précipiter sa propre chute.

Aujourd'hui, lors d'un tournoi communautaire, je me suis fait insulter à diverses reprises par un joueur au tempérament sanguin dont le style de jeu par ailleurs médiocre semble ne connaitre aucune subtilité. Les joueurs les moins doués sont aussi souvent les moins polis à une table, c'est un fait. Dois-je estampiller son pseudo de la couleur bleue des joueurs sanguins que je me complais à titiller pour les pousser à la faute, ou bien alors de celle rose fuschia des mauvais joueurs capables des calls les plus improbables avec des mains complètement dominées ? Petit dilemme vite résolu, la prise de notes en parallèle étant là pour édulcorer l'aspect monochrome de sa pastille.

Toujours est-il qu'ayant titillé sur le tchat ce joueur suite à une décision catastrophique qu'il venait de prendre, j'ai donc reçu en retour de sa part une giclée de fiel malodorante.... et en guise de conclusion, pour mieux justifier le bien-fondé de ses insultes, il m'écrit la phrase magique suivante : "de toute façon ça fait longtemps que je t'ai pastillé comme fish". CQFD. Force est de reconnaitre que mon style de jeu atypique "exploitant" faisant la part belle aux dynamiques de tables, aux profils adverses et aux momentum de tournoi plutôt qu'aux seules cartes en mains déplait fortement à pas mal de joueurs ; car c'est en effet le type de remarque que j'entends assez fréquemment... le plus souvent de la part de joueurs "cumulards" dans leur manque de subtilité ludique ET verbale. Mais au poker, on est toujours le fish d'un autre. Intérieurement, je rigole de savoir que des joueurs se croyant malins m'ont incorrectement étiqueté, car je sais que sur le long terme, leurs tactiques contre moi seront truffées d'erreurs... il ne me reste alors plus qu'à garder l'oeil ouvert afin de ne pas tomber dans le piège de la paille et de la poutre. Puis, viendra le temps de la moisson, inévitablement. Car le poker est aussi un jeu de patience.



samedi 28 avril 2018

Il voit des mains partout !

Ces derniers temps, il ne se passe pas grand chose de positif dans mon univers poker personnel : mon volume de jeu est en baisse, mon EV statistique est en baisse, mes gains sont faméliques. Mais s'agissant d'une passion dévorante, ce jeu accapare mon esprit bien plus qu'on aurait tendance à le croire. Y compris dans des moments creux et on ne peut plus anodins. Etant quelqu'un dont le cerveau fonctionne très efficacement lorsqu'il s'agit de raisonner par analogie, j'ai fréquemment recours à des métaphores et comparaisons pour jauger et/ou expliciter une situation donnée. Mettre en équivalence dans ma vie de tous les jours des situations liées au poker est ainsi devenue une habitude routinière. C'est bien simple : je vois des mains de poker partout !

Car le poker n'est pas qu'affaire de mathématiques, de bluff ou de chance. C'est aussi un perpétuel rapport de forces, propice à l'élaboration de stratégies allant bien au delà de deux simples cartes en main. Que je regarde les actualités internationales, une interview politique ou bien encore un match de foot à la télévision, je me délecte à faire des comparaisons entre la situation que je visualise et un joueur de poker embarqué dans un coup avec telle ou telle main, à tel ou tel moment d'un tournoi.

Parfois, lorsque je regarde des séries américaines ou des films hollywoodiens en VO, il m'arrive d'esquisser un sourire lorsque j'entends les protagonistes user d'expressions purement américaines contenant des références plus ou moins directes au vocable du poker. Il y en a bien plus souvent qu'on ne pourrait le penser. A commencer par la célèbre "it's not my call". Et il y en a bien d'autres pour qui sait tendre l'oreille dans la langue de Shakespeare. Car le poker est solidement ancré dans la culture américaine... bien davantage que dans la nôtre.

Sucre et poker : il voit des mains partout !
J'ai déjà touché quelques mots dans un billet précédent sur les vertus des boissons sucrées de type thé/café/capuccino sur le cerveau lorsqu'il s'agit de devoir maintenir un degré de concentration jusque tard dans la nuit à l'occasion d'une session de poker qui s'éternise. Le sucre constitue à bien des égards un puissant produit dopant. Il n'en demeure pas moins que de plus en plus d'études scientifiques tendent à prouver que l'excès de sucres malmène le cerveau au point d'augmenter le risque de développer des maladies neurodégénératives. Depuis quelques années, j'ai eu la bonne idée de diminuer progressivement ma consommation de sucre, au point de ne plus en inclure dans mon thé ou mon café qu'un demi-morceau (contre un ou deux précédemment). C'est ainsi que je me suis mis récemment à consommer des petits morceaux de taille inférieure aux morceaux classiques. Ceux-ci ont la particularité d'être en forme de Piques, Coeurs, Carreaux et Trèfles. Et je ne peux m'empêcher de sourire là-encore lorsque je décide de me prendre un thé sucré à ma pause de 22h lors de mes sessions de poker en ligne nocturnes.

Je vis également parfois des petites situations cocasses en rapport avec ma passion pour ce jeu. Il y a ainsi dans la ruelle perpendiculaire à la mienne un vendeur de téléphones portables de type "tchatcheur" qui pointe souvent le bout de son nez devant sa minuscule échoppe et qui de ce fait m'apostrophe occasionnellement lorsque je déambule avec mon beau sweat-shirt noir Winamax au lettres carmines. Je lui souris souvent en retour ; je lui adresse même parfois un laconique salut, mais sans jamais m'arrêter. Car j'ai beau être profondément imprégné par ce jeu au point de voir des mains de poker partout, ce n'est pas pour autant que j'aime parler des mains de poker avec les gens qui s'adonnent à ce jeu. Comprenne qui pourra !





mardi 17 avril 2018

Le mauvais "fold" de Neymar Jr

Il y a un mois et demi, j'ai gagné sur Winamax deux places pour aller assister au match opposant le Paris Saint-Germain à l'Olympique de Marseille au Parc des Princes. Une belle affiche. Le PSG s'est imposé sans forcer en ce dimanche 25 février, dans la froideur d'un hiver contrebalancé par la chaleur du public heureux de voir son rival aussi impuissant sur le terrain... sauf que ce fut toutefois une victoire à la Pyrrhus, puisque le club de la capitale perdit à cette occasion sur blessure pour de nombreuses semaines son cador brésilien acheté à prix d'or, j'ai nommé Neymar Jr. Tandis que le public se réjouissait d'avoir corrigé son rival marseillais, je sentais déjà poindre le courant d'air glacial qui s'annonçait. Car au delà de l'indisponibilité prolongée du joueur tandis que se profilait le money time en Champions League, cette malencontreuse blessure a la cheville a eu pour effet collatéral de plonger au plus mauvais moment tout un club dans le désarroi.

Plutôt touriste que forçat, Neymar Jr en a quant a lui profité pour rentrer se faire opérer de sa cheville fragile au Brésil, bénéficiant au passage de la douceur du climat, de sa famille et de ses proches. Saudade, saudade. Et comme de bien entendu, le PSG en proie au doute s'est fait éjecter comme un malpropre des joutes européennes. En championnat, le club avait suffisamment d'avance en termes de points pour ne pas avoir à trembler. En ce dimanche 15 avril 2018, le PSG disputait donc contre Monaco un match de la 33e journée pouvant lui permettre de décrocher le titre en cas de victoire... ce qui fût bel et bien le cas, Paris s'imposant sur un score sans appel de 7 buts à 1, avec un jeu bien léché et particulièrement séduisant. Paris champion de France, donc, à défaut de pouvoir être champion d'Europe. Oui, mais voilà : Neymar Jr, encore convalescent puisque devant marcher encore quelques jour avec une attèle, était absent des tribunes tandis que ses coéquipiers décrochaient le titre de champion de France sur la pelouse face à Monaco (champion en titre puisque sacré lors de la saison 2016-2017). Il a préféré continuer à se la couler douce depuis chez lui au Brésil, alors même qu'un rapide aller-retour Paris/Rio n'est pas la mer à boire  (moins de 8 heures de trajet). Le signe envoyé à ses coéquipiers et dirigeants s'agissant de son implication dans le club est clairement négatif. Mais le pire restait encore à venir...

"Neymar" rime avec...
Non content de sécher la soirée du titre, la diva brésilienne a cru bon de s'afficher sur les réseaux sociaux en train de regarder d'un oeil distrait le match de son équipe pendant une session de poker en ligne sur PokerStars. Pour avoir pris l'habitude de regarder en fil rouge des matches de football pendant mes sessions poker du soir, je sais d'expérience à quel point on rate la plus grande partie de l'action sur la pelouse dans de tels moments. Cette photo emblématique est en soi une bonne nouvelle pour le poker - après tout, Neymar Jr est réellement passionné par ce jeu de cartes et constitue un ambassadeur de choix pour la discipline - mais pour ce qui est de l'image que ce dernier véhicule auprès de ses coéquipiers, elle est tout simplement désastreuse.

Je suis à la fois passionné de football et de poker. Et authentique fan du PSG de surcroît. Mais le cocktail improbable concocté ce dimanche par la diva brésilienne du PSG m'a laissé un goût particulièrement amer dans la bouche. Une équipe de football, c'est un tout : pour obtenir des résultats extraordinaires, il faut du talent, du mental et du liant. "Neymar" a maintes fois prouvé qu'il avait du talent à revendre. Mais pour ce qui est du mental et du liant, il demeure à mon grand dam un incorrigible "Junior"...


lundi 9 avril 2018

La routine du risque zéro

Lorsqu'on est un passionné de compétition et de jeu comme je peux l'être, d'invisibles passerelles permettent de surmonter des obstacles a priori infranchissables sans un effort qui serait surhumain en temps normal. Grâce à une vigilance régulière, un suivi des sites communautaires, forums spécialisés, réseaux sociaux, etc, je parviens régulièrement à vibrer au poker à moindre frais. Et ça fait d'ailleurs un bout de temps que ça dure !

Que ce soit pour des opérations promotionnelles ponctuelles ou des tournois communautaires réguliers, il existe pour les passionnés tels que moi des tournois de poker avec des dotations additionnelles intéressantes qui rendent le simple fait de participer attractif sur le papier. C'est ce que j'appelle les tournois EV+ : le fait de prendre un siège et de participer à l'événement (championnat, tournoi, promotion dédiée) me fait gagner de l'argent sur le long terme, la dotation globale dépassant largement le coût total des inscriptions. 

Malgré un rabotage de la concurrence et la diminution des budgets promotionnels des plateformes de poker en ligne hexagonales, il demeure toujours possible en 2018 de s'adonner au poker en ligne sans prendre de risques sur le plan financier à condition que l'on soit prêt à se nourrir le plus souvent des miettes du gâteau... ce créneau "de niche" est occupé par un noyau dur de passionnés dont je fais partie. On aurait tôt fait d'être taxé d'opportuniste en agissant régulièrement et délibérément de la sorte, mais ce n'est pas à proprement parler se comporter en opportuniste que de rentrer dans cette logique du poker à risque zéro. Du point de vue de l'écosystème poker, je détaillerai dans un article ultérieur en quoi ce comportement relève davantage du symbiote que du parasite.

En jetant un rapide coup d'oeil au planning des sessions de poker que je compte disputer cette semaine, je me rends compte à quel point la pondération des tournois EV+ pèse dans ma balance. De la sorte, malgré une variance négative ces derniers mois, je parviens à continuer à vibrer régulièrement sans prendre de risques. Tout au plus les vibrations s'avèrent moins intenses. Mais pour le reste, participer régulièrement à ces opérations promotionnelles fait que je n'ai pas à m'inquiéter réellement pour mon budget poker : il n'y a jamais de chute douloureuse. Je peux ainsi continuer à rêver en essayant de donner quelques coups de griffe en toute impunité : "Gratte, gratte, tu finiras bien par déchirer quelque chose..." Tel est mon credo. 

J'étais quelque peu sorti de cette routine du risque zéro, mais en attendant d'avoir retrouvé les fondamentaux de mon jeu, je saurai m'en contenter pendant quelques temps ! Il est 20h30, mon premier tournoi EV+ du soir commence. Ce ne sera pas le seul...

jeudi 5 avril 2018

Un 1er trimestre famélique

Janvier au ralenti. Février sans entrain. Mars sans envie. Le premier trimestre de cette année 2018 est déjà derrière nous, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas été reluisant en ce qui concerne mes activités poker. Non seulement mon volume de jeu a baissé, non seulement j'ai délaissé les variantes, mais de surcroit mes statistiques en hold'em demeurent fragiles par rapport aux fastes d'autant, et les résultats sont également mauvais sur le plan des finances : je suis pour le moment dans le rouge pour ce qui est de mes performances en ligne ; j'ai par ailleurs grillé une cartouche pour rien en live, avec mon échec début mars au Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre.

Dans de telles conditions, difficile de trouver la parade - et la parole - adéquate pour endiguer le reflux du moment. Peut-être bien que ma motivation et ma concentration se sont étiolées avec le temps sans que je m'en aperçoive. Peut-être n'est-ce là qu'une simple facétie de la variance. Peut-être enfin que le niveau général a monté, de telle sorte que mon niveau de jeu n'est plus suffisamment élevé pour s'en démarquer par le haut. Bref, le temps n'est pas au beau fixe, c'est la famine ! Je me sens tel un ours qui au sortir de sa période d'hibernation peinerait à retrouver des forces. Ce n'est vraiment pas beau à voir. Mais le printemps est enfin là, alors qui sait, peut-être que ma panse se remplira de nouveau prochainement. Le cycle de la vie passe par des phases délicates, parfois !




dimanche 4 mars 2018

On a joué A 10...

Au football, lorsqu'un joueur est expulsé du terrain, on dit alors de son équipe qu'elle doit finir le match à dix. C'est souvent synonyme de grosses difficultés sur le terrain, disputer un match à dix contre onze n'ayant rien d'une sinécure. Toutes proportions gardées, j'ai un peu l'impression d'avoir disputé un match "A 10" durant ma seconde journée de compétition de cette édition 2018 du Wipt. As-Dix ! J'ai déjà suffisamment rouspété ici contre cette main par le passé... et pourtant, la malédiction semble perdurer vaille que vaille, puisque c'est avec cette main-là que je me suis de nouveau retrouvé dans le décor d'un tournoi important.

Samedi 3 mars 2018 - 20h00. Jour 2B de la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre : blotti dans le coeur du peloton, je parviens au cours de la première heure à grapiller quelques jetons avec les trop rares bonnes mains que je reçois. Puis c'est le black out. Le désert de cartes aboslu. Je crois bien que même à Vegas 2015 je n'avais pas connu pareille disette de cartes. En près de trois heures de jeu effectif, les mains décentes reçues se comptent sur les doigts d'une seule main : As-Dix ; 55 ; 33 et KQ. Rien d'autre. Pas l'ombre d'une premium à l'horizon. Dans une telle situation de famine aggravée, difficile de garder son poids de forme bien longtemps. Mon stack a lentement fondu à partir de la seconde heure de jeu, tant et si bien qu'il a atteint le niveau critique du push or fold peu après l'entame de la troisième heure.

A la faveur d'une cassure de table pour rééquilibrage, j'ai cru que le désert de cartes que je traversais toucherait à sa fin par la même occasion. Et ce fut presque le cas, puisque dès la seconde main reçue, alors que je me retrouvais de grosse blinde, j'héritais d'une superbe main, en l'occurrence As-Roi. Enfin, une premium ! Sauf qu'après que le joueur premier de parole eut jeté sa main et alors que le second s'apprêtait à miser, un troisième joueur fit remarquer au croupier qu'une carte orpheline (face cachée) se retrouvait on ne sait comment sur le velours de la table, à quelques cm du deck tenu dans sa main gauche, contraignant logiquement le croupier à décréter une fausse donne. Un joueur fait la moue en montrant une petite paire de 3 qu'il s'apprêtait à jouer. Un second rouspète contre la malchance qui le prive de la possibilité de jouer As-Dame. Je souris en pensant à la confrontation favorable qui m'attendait et qui m'aurait permis de disputer un coup en position de force avec As-Roi. Dommage. Redistribution des cartes. Cette fois-ci, j'hérite de ma main maudite, à savoir As-Dix (à carreaux). Tout le monde passe jusqu'au joueur de petite blinde à côté de moi, qui s'emmêle les pinceaux dans sa relance insuffisante, que le croupier requalifie en simple call. Je pousse sans hésiter ma douzaine de blindes restantes, et là c'est le drame : mon adversaire a les as en main ! Lorsque la cinquième carte du board apparait, je suis éjecté du tournoi, en ayant passé une soirée frustrante au possible. Pas de miracle, donc : les 550 euros représentant mon droit d'entrée à ce tournoi, gagnés via le Club Poker, se seront donc évaporés plus rapidement que les eaux de la mer Morte et sont partis gonfler la dotation d'un tournoi remporté au final par l'expérimenté Jérémy Routier. A lui les 100.000 euros promis au vainqueur. A moi les sempiternels regrets.

On a joué A 10, on a perdu. Comme d'habitude. Je ne suis toujours pas fétichiste des mains, mais quand même ! As-Dix, quelle main de poissard...

samedi 3 mars 2018

Jour 2 du Wipt : dans le ventre mou du classement

Ma première journée de compétition du Wipt au Cercle Clichy Montmartre a été quelque peu laborieuse. Mais j'ai survécu. Sur 318 inscrits, nous étions encore 143 survivants lorsque la compétition fut stoppée vers 4h45 du matin.

Amoindri par quelques pépins physiques mineurs, je ne me suis pas précipité pour venir : alors que la compétition débutait à 20h00 pile, je ne suis arrivé qu'un quarantaine de minutes plus tard au Cercle Clichy Montmartre, tandis que s'achevait le premier niveau de compétition, celui où les blindes sont les plus basses... Il y avait déjà huit joueurs autour de ma table lorsque je vins m'assoir. En revanche, lorsque la session se termina, nous n'étions plus que quatre parmi les joueurs de départ car quelques éliminés furent remplacés en cours de route, comme d'accoutumée. Pouvoir demeurer assis à la même table tout du long de la soirée constitue un petit avantage, dans la mesure où l'on a le temps de profiler ses adversaires, et c'est justement l'un des domaines où je pense exceller et tirer un petit avantage par rapport au joueur lambda.

Des jetons à faire fructifier !
En cette première journée de compétition, privé de mon chapeau péruvien (troqué contre un petit bonnet pour mieux lutter contre le froid et les courants d'air sachant que ma table était située non loin de l'entrée de l'établissement), j'ai fait profil bas et joué un jeu solide tout du long, sans fantaisie ni fioritures, en me tenait à l'écart des coups exotiques. Steven, le couvreur officiel du Club Poker ne m'a même pas reconnu alors qu'il est resté de longues minutes à observer ma table. Dans ces conditions, difficile d'espérer figurer tout en haut du classement général. Mais difficile aussi de me prendre des jetons. J'en ai glané un peu. Mais pas assez à mon goût.

Au total, sur l'ensemble des quatre "Jour 1" de compétition, 1 263 jours se sont présentés sur la ligne de départ. Nous sommes encore 599 en lice pour disputer le "Jour 2". J'ai donc terminé la première journée dans le ventre mou du classement. Disons que j'ai différé ma grande offensive, en attendant un meilleur niveau de forme lors de la seconde journée qui se dispute ce samedi. D'ailleurs, je me sens effectivement nettement mieux aujourd'hui. Alors je compte passer à l'attaque. Il va à présent s'agir de m'extraire de la masse au cours de la seconde journée, sinon c'est l'élimination qui se profilera à l'horizon, sachant que la bulle qui détermine les places payées ne surviendra qu'en tout début de troisième journée, lorsque les quatre "poules" de départ des jours 1A-1B-1C-1D n'en formeront plus qu'une. Le chemin est encore long jusqu'à la fin de ce tournoi. Alors patience, rigueur, application et audace devront être des qualités combinées de la meilleure des manières pour continuer à aller de l'avant dans cette compétition marathon.


jeudi 1 mars 2018

Jour 1 de la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre

Dans deux heures, je serai au Cercle Clichy Montmartre afin de disputer la finale du Wipt grâce à ma qualification obtenue via le Club Poker à la fin de l'été. 550 euros de droit d'entrée. 1 600 inscrits. Et la bagatelle de 100 000 euros promis au vainqueur. 

Cela fait maintenant plus d'un an que je n'ai pas disputé de tournoi live d'envergure. Le Wipt, c'est un véritable marathon, on a le temps de déployer son jeu sereinement, tout comme on a le temps de ronger son frein - voire de s'endormir - en cas d'absence prolongée de jeu.

Depuis une semaine, j'ai allégé mon volume ainsi que mon temps de jeu en ligne, histoire de venir à cette finale avec quelques réserves en matière d'influx nerveux. Oui mais voilà, je me sens fébrile, à l'instant où je rédige ces lignes. Je dois couver un quelconque virus, car outre un petit mal de gorge, un mal de crâne lancinant s'est installé en fin de matinée, et ne s'est toujours pas totalement estompé. 

Alors en cette première journée de compétition, ce jeudi soir, je vais y aller piano. Pas de sombrero péruvien, pas de T-Shirt fredyl fièrement arboré, pas d'humeur badine. On va y aller en mode économie d'énergie, tout en sobriété. Juste équipé du Sphinx de base. Et on avisera en cas de qualification pour la seconde journée de compétition qui aura lieu samedi, le cas échéant. Un marathon, c'est long...