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vendredi 12 octobre 2018

Challenge Omaha express : un week-end de tournois dédiés pour tout casser !

D'ordinaire, je ne joue pas le vendredi, ça fait partie de mes journées "off". Mais ce soir, j'ai envie de me faire un petit challenge ludique à base de Omaha, d'autant que je m'étais engagé à mettre en place quelques challenges relatifs aux variantes au cours des mois à venir.

Ce soir, ce sera Omaha à gogo. Et demain aussi. C'est bien simple, je vais jouer toute une flopée de tournois de Omaha, sans mixer les disciplines comme j'ai l'habitude de le faire lorsque je joue en semaine. J'adore cette variante depuis toujours, mais je ne lui ai jamais offert l'exclusivité qu'elle mériterait pourtant, tant au regard des résultats positifs que du plaisir de jeu accru que cela me procure les soirs où je suis en forme.

L'échantillon de tournois est modeste, mais on verra bien ce que cela peut donner au final, que ce soit pour produire une qualité de jeu accrue ou bien encore de résultats bruts, en ayant toutefois bien à l'esprit que le volume de tournois (une trentaine seulement) induira une part substantielle d'aléa. Le fait de coucher par écrit l'existence de ce challenge devrait donc faire de moi au moins pour un soir un compétiteur acharné déterminé à ne pas laisser échapper la moindre blinde qui passe. Il me faudra juste retraiter a posteriori ma séance sur le plan statistique puisque pour des raisons qui m'échappent, mon logiciel Xeester ne prend pas en compte le Omaha sur Pokerstars, ni même sur Betclic.

Quoi qu'il en soit, je pondrai un debriefing de ma soirée 100% Omaha dans les prochaines heures, aussitôt mon mini-challenge achevé, histoire de battre le fer quand il est chaud.



jeudi 27 septembre 2018

Les excités du cash game

Au poker, on est parfois amenés à voir de sacrés coups. Certains joueurs ont carrément le doigt sur la gâchette et n'hésitent pas à dégainer dès que l'occasion leur en est donnée. La preuve en images : il s'agit d'un coup joué en mode Go Fast sur les tables de Winamax. Le joueur adverse balance en toute désinvolture son tapis pour deux fois le montant du pot alors que c'est moi qui ai construit prudemment le pot à toutes les phases de jeu (préflop-flop-turn). Carré de 10 en main. La vie est belle, en principe. La question que je me pose à ce moment-là est toutefois la suivante : mon adversaire (dont le pseudo Shoveqipeu laisse accroire qu'il aime faire souvent tapis) aurait-t-il touché la quinte flush ? La probabilité existe, certes, mais il y a aussi de très fortes chances pour qu'il n'ait qu'une couleur ou qu'un full.


Je dois dire que son pseudonyme m'a aidé à prendre la décision de call en toute sérénité, déjà qu'en temps normal, je me serais mal vu abandonner le coup. Pour parachever ma réflexion puisqu'il s'agit d'un joueur manifestement occasionnel à ces tables, les chances que ce soit un excité du cash game ayant tendance à surévaluer sa main quand la pression monte sont donc assez élevées.

La réponse en images :


C'est la vie en couleurs !


Carrément tranquille. Au suivant...

mercredi 26 septembre 2018

Carrément méchant !

Ce mardi soir, j'ai disputé un coup des plus amusants sur les tables de Winamax. J'étais assis à une table de cash game en mode Speed Poker (dénommé le Go Fast sur le site) et je jouais en toute quiétude mes ultimes mains avant d'aller me coucher.

Le pot fait à peine quelques centimes, je joue sur du velours en mode ultra-tranquille et là... je touche un carré à la river qui améliore encore mon puissant full obtenu à la turn. Un carré d'as, c'est déjà peu fréquent en soi, mais c'est le plus souvent visible comme le nez au milieu de la figure et je me demande alors combien mon adversaire est prêt à me lâcher dans ce coup. Très peu, a priori. Mais il peut aussi penser que je n'ai pas de quoi améliorer le board des 5 cartes qui sont déjà étalées sur la table avec ma main privative.


J'effectue une petite mise, presque ridicule sachant que le board nous octroie d'ores et déjà un full à tous les deux. Mon adversaire - qui s'est choisi le pseudonyme sexy de "LouisSarkozy" - serait en droit de penser que c'est aussi ce à quoi je peux prétendre. Mais vu que c'est moi qui ai déjà misé quelques centimes au flop, il pourrait aussi en conclure que j'ai le dernier as en main... Tout du moins, tel est le raisonnement que tiendrait un joueur affûté.


Aussi incroyable que cela puisse paraitre, mon adversaire me sur-relance. Dans son raisonnement, il considère que je peux éventuellement avoir des fulls supérieurs (après tout, je pourrais avoir en main les neuf, les dix ou encore les valets), mais il semble avoir carrément omis de prendre en compte le dernier as qui traîne. Une grosse bourde qui va se transformer en erreur fatale. 

Car deux petites sur-sur-relance plus tard, et le voici qui me propose de m'offrir son tapis. Ebloui par son carré de 8 obtenu à la turn et submergé par le mini afflux d'adrénaline concomitant, il aura donc bel et bien oublié d'inclure dans son raisonnement l'hypothèse selon laquelle le dernier as du paquet pouvait être en ma possession, me conférant dès lors un carré supérieur au sien.

C'est ainsi que mon adversaire a décidé de venir fêter mon carré d'as en m'arrosant de champagne. C'est son droit, et je le respecte... Santé !!


Ce ne sont au final que quelques euros de remportés (tout juste de quoi boire un café... pour le champagne, on repassera). Mais l'amusement que m'aura procuré ce coup vaut assurément son pesant de cacahuètes. Miser plus pour gagner moins : tel aura été le slogan de campagne de LouisSarkozy !

Immédiatement après avoir complètement déstacké mon adversaire me vient à l'esprit la chanson d'Alain Souchon dont le refrain se résume en ces deux mots définissant parfaitement ce coup complètement dingo :

CARREMENT MECHANT !



lundi 24 septembre 2018

Revenu du diable Vauvert

Au football, il existe une expression consacrée pour désigner un sauvetage miraculeux de la part d'un défenseur ; il s'agit d'une expression que j'affectionne tout particulièrement, cette dernière étant plutôt rare dans la langue française. Ainsi, lorsqu'un attaquant ayant driblé le gardien se retrouve devant un but complètement vide (à tel point qu'il peut prendre son temps pour pousser le ballon au fond des filets) et qu'un défenseur ayant plusieurs mètres de retard déboule in extremis dans le champs de la caméra en tendant une jambe élastique et sauve son équipe d'un but tout cuit, on dit de lui qu'il est revenu du diable Vauvert.

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un coup que je viens de vivre lors de ma session poker du dimanche soir. Car toutes proportions gardées, je peux dire que moi aussi, pour une fois je suis revenu du diable Vauvert. De mémoire de Fredyl, c'est le coup le plus improbable qu'il m'ait été donné de gagner à ce jour à une table.

L'enjeu n'est pas d'importance, puisqu'il s'agit d'un petit tournoi deepstack à 2 euros sur Winamax. Les places payées sont encore loin quand bien même la moitié des joueurs ont déjà été éliminés à ce moment-là, et ma table ronronne sans qu'il y ait de sortant depuis un bon moment. La profondeur commence donc à manquer, puisque nous avons tous entre 20 et 35 blindes à cette table. Un joueur assez actif effectue une relance minimale en milieu de position, suivi par son voisin. Je suis de big blind.
N'ayant qu'une blinde à poser pour rentrer dans le coup, je défends en BB avec Dame de coeur 10 de pique
Et voici qu'arrive un flop que je qualifierai de très prometteur pour moi. A ce moment-là, je suis plutôt enclin à l'optimisme.


Avec ce joli flop, je possède top paire avec tirage couleur hauteur dame. La fin de coup semble lointaine et pourtant - après une rapide évaluation de la situation - mon plan de jeu est déjà arrêté dès cet instant du fait du manque de profondeur des uns et des autres : 

A) je vais checker le coup afin soit de bénéficier de la carte gratuite à la turn en espérant ne voir débarquer aucun as et aucun roi

B) ou bien attendre que l'un des deux autres mise pour lui revenir dessus à tapis (check/re-raise all in)

C) Les seuls cas de figure où j'envisage de ne pas aller jusqu'au bout serait dans l'hypothèse où l'un des deux joueurs soit déjà à tapis au moment où la parole me reviendrait ou bien en cas de turn avec un as dans le cas où tout le monde checkerait.

D) J'ai écarté l'hypothèse de jouer en mode défensif (check/call) car je suis un joueur résolument agressif post flop et non un suiveur. C'est d'ailleurs ma marque de fabrique : quitte à avoir des accidents, autant les provoquer plutôt que de les subir.

Le relanceur initial check tout comme moi, mais le joueur dernier à parler effectuer une mise conséquente supérieure à la moitié du pot, qui atteint dès lors un total alléchant de 12 blindes. Comme prévu dans mon plan de jeu, je fais tapis. Mais ce que je n'ai pas prévu - et qui constitue forcément une mauvaise nouvelle - c'est que mes deux adversaires envoient également leur tapis juste derrière moi ! Et pour cause : ils ont trouvé couleur max pour le premier et brelan de 4 pour le second. A ce moment-là, juste avant que se déclenche l'abattage, le logiciel de calcul de probabilités de Winamax m'affiche un % de chances de gagner la main de l'ordre de zéro (!) tandis que les deux autres se voient respectivement crédités de 70% et 30% de chances de l'emporter. Je me crois alors drawing dead... mais tel n'est pas totalement le cas, car un véritable petit miracle s'est produit, avec l'apparition successive d'une turn et d'une river complètement improbables... La preuve en images.


Cette probabilité de 0% telle qu'initialement affichée par Winamax sur mon écran m'a intrigué car a posteriori j'évalue de tête mes chances comprises plutôt entre 1,5 et 2%, aussi je suis allé revérifier les calculs sur le mini-logiciel dédié de Pokerlistings, et voici ce que cela donne au niveau des probabilités réelles.
2.16%. Telles étaient dans l'absolu mes chances théoriques de remporter le coup dans cette configuration (avec les combinaisons d'apparition des turn et river suivantes : QQ - TT - 66 et T6). A ceci près que des joueurs à la table ayant au préalable couché leur main, certains devaient probablement posséder quelques unes des cartes indispensables à ma survie, de telle sorte que ma probabilité effective de remporter le coup était inférieure à 0,5% et donc arrondie par le logiciel au plus près, c'est à dire 0%.

C'est ainsi que j'ai in fine remporté un coup sur Winamax avec environ 0% de chances de le gagner. Oui mais voilà : environ zéro, ce n'est pas zéro ! Pour une fois que c'est moi qui reviens du diable Vauvert, je ne vais pas faire la fine bouche.

samedi 22 septembre 2018

Cash game : le doigt d'honneur !

Il y a quelques temps, je me suis acheté une petite souris optique sans fil fonctionnant avec bluetooth. Un zeste de modernité qui détonne avec mon ordinateur qui va bientôt fêter ses dix ans. Cette souris a le mérite d'être à la fois silencieuse, facile à manier sur le plan ergonomique, tout en me conférant une liberté de mouvement totale sur mon bureau, sans que je sois tributaire d'un fil entortillé et/ou à moitié bloqué comme cela peut arriver de temps à autre avec une souris filaire.

Le doigt donneur d'ordres !
Au niveau des sensations pures, la prise en main de cette souris sans fil est vraiment agréable : elle me confère une telle sensation de fluidité que j'ai parfois l'impression que ma main devient une extension directe de mon cerveau. Un peu comme lorsque je me retrouve devant un digicode et que les doigts pianotent tout seuls la bonne combinaison sans avoir besoin de piocher dans ma mémoire. Tout serait donc parfait s'il n'y avait pas un hic ; lorsque je joue au poker à une cadence soutenue au point de générer un clic à la seconde, je constate l'apparition d'un désagrément pour le moins insolite : ma phalange du majeur droit finit par se bloquer. Rien de fâcheux en soi, le blocage se dissipant de lui-même aussitôt que je fais l'effort cérébral de focaliser mon attention sur ce minuscule point de détail articulaire.

Super Side Kick. Nostalgie, quand tu nous tiens...
La première fois que j'ai découvert l'existence de ce micro-blocage, c'était en fin d'adolescence, en jouant au mythique jeu d'arcade Super Side Kick dans un café contre un ami. J'ai le souvenir qu'il fallait appuyer à cadence très soutenue sur les boutons de la machine pour produire les combinaisons gagnantes propices au but. Cela m'avait grandement amusé à l'époque. Depuis lors, ce type de blocage ne survient qu'en de rarissimes occasions, et toujours lorsque je suis contraint à une cadence frénétique d'appuis sur un clavier ou bien encore sur les boutons d'une console de jeux vidéos. Ni arthrite précoce, ni inflammation, ni rien... il s'agit probablement d'un tendon facétieux qui fatigue plus vite que les autres.

Toujours est-il qu'hier soir, à l'occasion d'une session de cash game intensive, mon majeur droit - celui qui sert à effectuer le clic droit sur ma souris sans fil - s'est bloqué à deux ou trois reprises. Puisque ce n'est pas du tout douloureux, je pourrais me contenter de penser que c'est un détail amusant. Le hic, c'est que ce détail est de nature à me sortir de ma quiétude puisque pour débloquer ma phalange récalcitrante, je suis obligé de faire un effort mental ou bien un mini-massage au niveau de la zone articulaire, de telle sorte que ma concentration aux tables s'en trouve altérée le temps que je retrouve mes automatismes et que je parvienne à retourner dans ma bulle mentale. J'ai en effet l'impression que la qualité de mon jeu s'est dégradée à partir du moment où ce blocage est survenu, ma fin de session s'étant avérée sensiblement moins fructueuse que le début.

J'ai donc le majeur facétieux. Un détail certes insignifiant en apparence. Mais aux conséquences non négligeables pour ce qui est de mon efficacité aux tables. Car au poker, l'irruption impromptue du moindre élément extérieur de nature à troubler la quiétude aux tables est nuisible à la qualité des décisions prises. Ceci explique en partie pourquoi je joue au poker en ligne la plupart du temps avec ma bonne vieille souris filaire made in Microsoft. La réussite au poker dépend aussi parfois du battement d'ailes d'un papillon, qu'on se le dise.


mercredi 19 septembre 2018

Challenge automne 2018 : 100 tournois de Omaha hi-lo

Septembre est traditionnellement en France le mois de l'ouverture de la chasse. L'été touchant à sa fin, j'ai moi aussi décidé de me mettre en chasse, profitant du fait que la période automnale sera probablement assez calme pour me lancer un petit challenge personnel en Omaha hi-lo (PLO8). Ca mettra un petit peu de piquant dans mon quotidien poker. Après tout, il s'agit de ma variante poker préférée, alors autant la remettre sous le feux des projecteurs de ce modeste blog.

Winamax propose quelques petits tournois de Omaha hi-lo dans sa grille de tournois quotidiens, dont le droit d'entrée oscille entre 0.5 et 10 euros et avec un nombre de participants qui oscille habituellement entre 40 et 80 joueurs. Inutile de s'appesantir sur le fait que ce segment de jeu est intimiste et ne représente qu'une goutte d'eau dans le vaste océan du poker en ligne hexagonal. L'objectif n'est toutefois pas de faire fortune, mais uniquement de se faire plaisir sur le plan intellectuel, le tout dans un cadre compétitif stimulant. 

Il me faudra juste alimenter un petit tableau Excel afin de consciencieusement compiler les résultats obtenus, car il se trouve que pour mon plus grand malheur mon logiciel Xeester ne traite pas les tournois de Omaha hi-lo.

objectif 30% d'itm et 30% de ROI.
Je me propose de disputer via ce challenge un total de 100 tournois de Omaha hi-lo d'ici la fin de l'année, avec pour le double objectif suivant : atteindre les places payées dans au moins 30 tournois, et obtenir un ROI moyen (retour sur investissement) d'au moins 30%. Le tout sans réinscription possible en cas d'élimination précoce. A vrai dire, cette barre symbolique des 30-30 ne me semble pas excessivement difficile à franchir, mais on peut toujours avoir des surprises au final. Espérons qu'elles seront bonnes. Et puisque le chiffre 30 constitue la clef de voûte de mon challenge, je ferai un premier point intermédiaire lorsque j'aurai disputé mes 30 premiers tournois.

Je déclare la chasse automnale ouverte ! J'ai 100 cartouches dans ma besace. Place au gibier...




samedi 8 septembre 2018

J'ai un ticket avec Wam

S'il y a bien une constante chez Winamax, c'est qu'il s'y passe en permanence quelque chose. Les temps morts n'y existent pas. Les promotions et événement se succèdent inlassablement à longueur d'année, de telle sorte que le charme ne soit jamais rompu : les Winamax Series tous les trimestres avec des dotations en ligne XXL, mais également les passerelles live (le Winamax Poker Tour, le WPO Dublin, le Sismix Marrakech, le Winamax Club Trophy), sans oublier la draft du poulain de l'année (Top Shark Academy) ou encore la superbe série vidéo Dans la tête d'un pro. Une offre diversifiée et attractive concoctée par un service marketing irréprochable et des équipes de terrain parfaitement rodées, le tout relayé par une webTV quotidienne (ayant repris depuis un an le flambeau de la regrettée radio hebdomadaire). Ca, c'est pour fidéliser le joueur de base. Et c'est déjà énorme. Pour les plus passionnés de ce jeu capables d'en disserter pendant des heures ad nauseam, il y a en plus le forum Wam-Poker, qui joue à la fois le rôle de cheville ouvrière du fleuron du poker en ligne français qu'est Winamax et de phare qui en illumine l'activité à chaque moment.

Wam-Poker été fondé il y a plus de dix ans maintenant afin d'accompagner l'essor de la marque Winamax sous la férule de Patrick 1er - le Pape du poker français - et fédère les enthousiasmes des zélateurs de Winamax regroupés en petites communautés disparates mais fidèles, avec un esprit convivial et bon enfant. Wam-Poker véhicule de ce fait une image saine du poker, vecteur de lien social, ce qui de prime abord ne va pas de soi tant ce jeu dégage une aura parfois trouble auprès des profanes ainsi que des joueurs occasionnels en proie au doute. Or, l'image d'une entreprise constitue toujours un enjeu important. Dans le cas d'une société dont la mission première consiste à vendre du rêve, c'est même carrément crucial. D'où l'importance de Wam-Poker dans le succès de Winamax qui ne se dément pas d'année en année. Une passion, non seulement ça s'entretient, mais ça se partage ! Transcription moderne de la Cène. C'est pourquoi les joueurs ayant l'esprit communautariste (dont je fais partie) jouent sans même s'en rendre compte un rôle d'apôtres du poker, en prêchant la bonne parole auprès du plus grand nombre : leur proches, leurs amis, leurs collègues, leurs connaissances. Catalyser ainsi le feu de la passion via un forum dédié est non seulement efficace, mais aussi bien plus économique que d'entretenir grassement des joueurs sponsorisés. D'autant que si les joueurs professionnels sponsorisés vendent bel et bien un peu de rêve au cercle des fidèles et regonflent parfois un peu le moral des jeûneurs à la foi chancelante, ils n'en manquent pas moins d'impact dans leur communication auprès des profanes (du fait d'une médiatisation trop chiche de la discipline dans les médias).

Afin de maintenir la dévotion chez ses joueurs communautaires, Wam-Poker propose régulièrement des ligues de poker à moindre coût avec des dotations ajoutées sous forme de tickets de tournoi, de goodies, voire parfois de petits packages pour un tournoi live. C'est ainsi qu'en remportant la finale du championnat mensuel du mois d'août, j'ai décroché un ticket pour jouer le tournoi phare trimestriel de Winamax : le merveilleux Million Event, dont le droit d'entrée est de 125 Euros (contre 150 précédemment). C'est LE tournoi qui fait envie. Car avec un million d'euros minimum de dotation, le vainqueur engrange habituellement près de 200 000 euros dans sa seule escarcelle.

Ce dimanche, je disputerai donc le Million Event dans le temple du poker hexagonal grâce à Wam-Poker sans avoir eu à bourse délier. Ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière, j'en suis persuadé, sachant que je moissonne toujours un de ces beaux tickets de-ci de-là. Accessoirement, je vais également arborer un beau logo distinct W sur les tables de Winamax tout le mois durant...  Privilège nouvellement instauré pour cette rentrée 2018-2019. Privilège symbolique. Mais privilège quand même, qui je le confesse est de nature à flatter mon ego en sus de me conférer un petit surplus de confiance aux tables. Reste maintenant à prier pour que cette coquetterie esthétique parvienne à décontenancer un tant soit peu mes adversaires...


Un petit miracle est à portée de clic. Je veux y croire. Après tout, je suis un fidèle parmi les fidèles. Il fait bon être un joueur communautaire au poker. Ma foi demeure intacte à ce jour et je communie avec dévotion. Merci, Wam. Amen.






jeudi 30 août 2018

Bwin m'offre des tickets, je les convertis aussitôt !

Cela fait bien longtemps que les pouvoirs publics tout comme les opérateurs de jeux en ligne ont compris que le joueur lambda est un individu fragile, sujet à la tentation, voire à l'addiction dans certains cas. Ainsi, lorsqu'il s'avère qu'un joueur est inactif trop longtemps (plus de douze mois), les opérateurs ont l'obligation légale de fermer le compte dudit joueur et de lui restituer les fonds qui lui restent... dans l'hypothèse où il n'ait pas tout dilapidé. Afin d'éviter une évaporation trop importante de leurs joueurs occasionnels, les divers opérateurs du marché hexagonal ont développé une pratique commerciale agressive consistant à relancer ces joueurs défaillants en leur offrant des tickets de jeu gratuits. Sur un marché national qui demeure concurrentiel, préserver un portefeuille de clients poker requiert d'entretenir l'addiction des joueurs en leur offrant des échantillons gratuits de temps à autre. Sans parler de l'organisation ponctuelle de promotions.

Je conserve une nostalgie toute particulière du logiciel OnGame et de la période où j'y jouais assidument, que ce soit avec EuroPoker ou bien avec Bwin. Mais beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis lors, et j'ai progressivement délaissé Bwin a partir du moment où il a migré de OnGame vers le logiciel PartyPoker. Sur le marché français, cela fait en effet plus de trois ans maintenant que Bwin a basculé vers le réseau PartyPoker à la suite de leur fusion. Comme j'ai désormais tendance à ne jouer que sporadiquement sur Bwin et que j'ai été très peu actif sur ses tables ces derniers mois (sachant qu'il est techniquement impossible de jouer simultanément sur Bwin et PMU qui est l'autre colocataire du réseau), l'algorithme de Bwin m'a catégorisé comme joueur très occasionnel. De ce fait, j'ai eu la surprise ces dernières semaines de me voir offrir des tickets gratuits pour des paris sportifs ainsi que des petits tickets de tournois gratuits. Sans rien avoir demandé. Mieux encore : j'ai effectué un retrait de fonds il y a peu. On ne peut pas dire que je sois un bon client pour Bwin. Et pourtant...

Ce qui est amusant, avec les tickets de tournois gratuits poker que Bwin m'a offerts pour son festival de rentrée des KO Series, c'est que le hasard de la variance a fait en sorte que je convertisse les 3 tickets en mini cash, à la faveur de tournois habilement négociés à chaque fois. Avec un tantinet de réussite en plus, j'aurais même pu décrocher la timbale sur l'un de ces tournois. Au final, ce ne sont que quelques dizaines d'euros ainsi grignotés, mais sachant que d'une part je n'avais rien demandé et que d'autre part les petits ruisseaux font les grandes rivières, je ne saurais trop faire la fine bouche devant ces petits cadeaux inattendus. Cela ne redonnera pas à Bwin son lustre d'autant à mes yeux. Mais c'est toujours ça de pris. Free money is good money.

dimanche 12 août 2018

Opérateurs de jeux en ligne, football, mercato du sponsoring et poker : c'est la reprise !

Ce week-end, la Ligue 1 de football revient après sa longue pause estivale et la parenthèse enchantée de la Coupe du Monde qui a vu les bleus triompher dans l'euphorie générale. Une euphorie que les opérateurs de paris sportifs n'ont que modérément partagée, du fait d'un taux de redistribution des mises (93%) sensiblement supérieur à ce qui était prévu en raison notamment de la victoire de la France. Il n'empêche que les paris sportifs progressent inexorablement sur le segment des jeux en ligne, tandis que celui du poker vivote tant bien que mal sans coups d'éclats depuis des années. Ce n'est pas pour autant que les opérateurs de jeux en ligne ont renoncé à faire jouer les synergies entre leur offre de paris sportifs et celle de poker, bien au contraire.

J'ai déjà suffisamment devisé ici sur les multiples partenariats existants entre les opérateurs de jeux en ligne et les clubs de football. Les férus d'adrénaline qui jouent gros au poker et qui misent leur chemise en paris sportifs aiment mouiller le maillot et vibrer dans l'enceinte surchauffée des stades de football. Ceci étant, le football est un univers dont les divers acteurs sont par nature éphémères. Tout comme pour les joueurs de football avec les clubs, l'été est ainsi propice à la renégociation des contrats liant les opérateurs et les clubs : certains sont reconduits d'une année sur l'autre, tandis que d'autres ne le sont pas, ouvrant alors la porte à un véritable mercato des sponsors ! Quant aux clubs les moins huppés, il n'intéressent que modérément les opérateurs, tout au plus pour des opérations ponctuelles.

Unibet, le gros coup du mercato d'été !
En la matière, le gros coup mercato de l'été parmi les opérateurs de jeux en ligne, c'est Unibet qui l'a réalisé, puisque l'opérateur redevient le partenaire officiel du Paris Saint-Germain, au détriment du PMU. Par le passé, au début de la décennie, Unibet avait déjà noué un premier partenariat avec le PSG. A l'époque, le club de la capitale alors détenu par le fonds de pension américain Colony Capital mangeait son pain noir... Ce nouveau partenariat version 2018 a bien plus fière allure, et nul doute que Unibet se frotte les mains de ce contrat de sponsoring, le PSG étant entretemps devenu une icône européenne du football, alors même que Unibet est également très actif en dehors de nos frontières hexagonales (ce qui n'était pas le cas avec le PMU).

Le PMU ne se retrouve pas au tapis pour autant. L'opérateur favori des turfistes se consolera avec le maintien de ses partenariats avec des clubs certes populaires mais moins prestigieux (le RC Strasbourg, le RC Lens et le Stade Rennais), mais aussi et surtout avec le maintien de son statut de partenaire majeur de la Fédération Française de Football contre un joli chèque d'un montant de 8 millions d'euros annuels. Après une Coupe du Monde 2018 dans l'escarcelle des bleus, nul doute que ce partenariat redevenu prestigieux avec la F.F.F. compensera le départ du PSG de son écurie.

Winamax aime les licornes !!
Côté Winamax, là encore il y a du changement : exit l'Olympique de Marseille, le SCO d'Angers et le FC Nantes. Et bienvenue au Lille Olympique Sporting Club ainsi qu'à l'Amiens Sporting Club. Les dogues lillois et les licornes amiénoises compenseront donc partiellement les "départs". Les Girondins de Bordeaux et les aiglons de l'OGC Nice poursuivent quant à eux l'aventure avec Winamax pour une saison supplémentaire. Particulièrement actif sur le marché ces dernières années, Winamax semble donc avoir calmé ses ardeurs sur le segment du sponsoring, mais le mercato d'été n'est toutefois pas encore terminé.

Neymar Jr
Quant à PokerStars, la filiale française se montre réservée en matière de sponsoring football, tout du moins en matière de clubs. Mais le segment football est loin d'être déserté pour autant, car il ne faut pas oublier que la maison mère Amaya, premier opérateur de poker en ligne à l'échelon mondial, a beaucoup investi ces dernières années sur des icônes mondiales du football (Cristiano Ronaldo et Neymar, rien que ça !). Les individualités avant le collectif. Suffisant pour bomber fièrement le torse alors que son activité de paris sportifs en France prend progressivement de l'ampleur. Un petit détail qui veut dire beaucoup : PokerStars se permet même désormais d'introduire des pop-up renvoyant à des paris sportifs avec cotes des matches directement sur ses tables de poker en plein pendant les tournois ! A titre personnel, je trouve ça une fausse-bonne idée, mais dans les bureaux maltais nul doute que l'instigateur d'une telle hérésie a été félicité pour son esprit synergétique.

Et moi, dans tout ça ??? Et le poker ? Toujours à l'affût des bonnes opportunités, je tenterai de profiter des offres ponctuelles poker/football émanant des opérateurs au cours de cette saison 2018-2019. Unibet a déjà décidé de lancer des tournois de poker spécifiques au PSG, avec à gagner des places pour le Parc des Princes avant chaque rencontre de championnat jouée à domicile. Avec un peu de chance, la belle épopée de Fredyl avec le PSG devrait d'une manière ou d'une autre pouvoir se poursuivre. Je suis né chanceux, à ce qu'il paraît... Alors tout reste possible. Je vais tâcher de mouiller le maillot cette année encore. Et advienne que pourra.



mercredi 25 juillet 2018

Dormir plus pour gagner plus !

La chaleur de juillet est propice à la torpeur et à la rêvasserie, c'est une certitude...  Je repense aux six premiers mois de l'année écoulée. Ainsi, en me remémorant mon day 1 disputé de nuit à la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre au mois de mars et alors que la torpeur me guettait en toute fin de nuit vers les 4h30 du matin, j'ai pleinement réalisé à quel point la vie des joueurs de poker n'était guère enviable : entre les parties nocturnes se finissant à pas d'heures et les tournois à l'étranger avec parfois des décalages horaires à amortir en un laps de temps très court, leur rythme biologique est particulièrement malmené par des cadences de jeu erratiques et souvent exténuantes. Or, bien dormir c'est primordial, les experts en la matière ne cessent de le répéter : toutes les études récentes en la matière tendent à prouver que l'espérance de vie des oiseaux de nuit est bien moindre par rapport aux poules.

Depuis le début de ce XXIe siècle marqué du sceau des nouveaux technologies, la durée moyenne de sommeil des français a été considérablement réduite, de l'ordre d'une demi-heure environ par personne. Et le phénomène est encore plus important parmi les jeunes. Il faut dire qu'une journée ne fait que 24 heures (soit 1 440 minutes et pas une de plus), et que l'essor vertigineux de l'internet ainsi que des réseaux sociaux n'est pas totalement étranger à ce phénomène de grignotement du temps moyen passé à dormir. Moi aussi, je suis victime de ce mal étrange du rétrécissement de mon temps de sommeil moyen. Je peux dire sans guère me tromper que c'est surtout le poker - loisir chronophage - qui a en grande partie contribué à raccourcir mon temps de sommeil. Non seulement certaines sessions se terminent parfois tard le soir, mais de surcroit une fois ces sessions terminées, il faut encore un peu de temps pour trouver le sommeil, en évacuant au préalable les divers stimuli emmagasinés  : afflux d'adrénaline lié aux coups importants disputés, consommation de thé ou de café pour garder un taux de vigilance satisfaisant, exposition oculaire prolongée aux écrans lumineux, etc.

objectif 2019 : + de dodo - de poker (dessin de Jean Cocteau)
Les vacances estivales constituent donc pour moi une occasion rêvée de prendre du recul sur ce problème sociétal qu'est l'optimisation de son temps de sommeil, problème qui me touche aussi de plein fouet et qui n'est pas probablement sans dommages collatéraux sur mon bien-être personnel et mon équilibre de vie. L'ancien président Sarkozy - actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires délicates - avait choisi comme slogan de campagne en 2007 "Travailler plus pour gagner plus". Eh bien j'ai choisi pour ma rentrée poker 2018-2019 un slogan sensiblement différent : "Dormir plus pour gagner plus". Humm,  une telle équation semble en apparence insoluble. Et pourtant, on va faire en sorte de la rendre vérifiable et profitable tout à la fois, car je suis convaincu qu'une bonne hygiène de vie constitue un facteur permettant de prolonger dans la durée un degré élevé de concentration aux tables de poker.

C'est décidé. Je vais quoi qu'il en soit miser gros sur mon oreiller dès la rentrée. A défaut de pouvoir vivre mes rêves grâce au poker, cela aura au moins le mérite de me faire davantage rêver pour mieux vivre. Ce n'est pas rien !

En attendant, la trêve estivale est bel et bien là, et j'aurais tort de ne pas en profiter dès à présent. Alors au dodo, Fredyl !! Le poker peut attendre.


mercredi 11 juillet 2018

Extension du domaine de la lutte poker .fr

2014-2018 : à l'ouest rien de nouveau
Ces cinq dernières années, peu de choses avaient changé dans le petit monde du poker en ligne. Quelques opérateurs (BarrièrePoker, TurboPoker, EuroPoker) ont fermé boutique, victimes d'une concurrence féroce. Et un turn over s'est régulièrement opéré au niveau des joueurs sponsorisés, rares étant ceux assez malins, chanceux ou compétents pour conserver leur siège plus de deux années d'affilée. Pour le reste, c'était plutôt calme plat sur le .fr : une sorte de guerre de tranchées où les uns et les autres dépérissaient à petit feu.

Mais les choses ne sont pas éternellement figées. 2017 a marqué un début de frémissement et 2018 constitue une année sous le signe du changement et de l'ouverture, puisque les opérateurs de poker hexagonaux sont enfin sortis de leur petit carcan réglementaire qui les retenait captifs sur le territoire national en les cantonnant de surcroit aux seules variantes populaires que sont le Texas Hold'em et le Omaha Pot Limit. Après l'ouverture des variantes poker initiée par Winamax, le leader mondial PokerStars vient enfin de se décider à mettre un peu de diversité à ses tables en réintroduisant lui aussi les variantes en version payante. Ce n'est certes là qu'un micro-marché, mais en termes de symbolique, cela signifie que l'offre poker s'étoffe enfin un peu dans le Landerneau du jeu en ligne. D'ailleurs, il faut dire que c'est surtout sur le créneau de la territorialité que les lignes bougent le plus et que l'impact en est le plus notable. PokerStars offre désormais la possibilité aux joueurs ibériques de croiser le fer avec nos joueurs français. Idem pour BwinParty-PMU qui permet depuis tout récemment aux joueurs français de batailler avec nos voisins espagnols. Quant à Winamax, il vient tout juste d'annoncer la bonne nouvelle : nos voisins de derrière les Pyrénées vont pouvoir venir nous affronter et il faut dire que cela fait plusieurs mois que le projet était d'actualité, Winamax ayant pris les devant en choisissant de sponsoriser deux joueurs espagnols et un joueur portugais. 

Tout porte désormais à croire que le mouvement prendra de l'ampleur jusqu'à inclure plusieurs autres pays européens dans ce marché commun européen du poker, au fur et à mesure que les agréments seront signés avec les divers régulateurs/législateurs de nos autres voisins européens. Reste à savoir quand, désormais. Mais le mouvement d'européanisation vers un partage des liquidités à grande échelle entre les divers opérateurs en ligne de poker semble à présent inéluctable : tant que ça raque en silence et que le risque de blanchiment d'argent est contenu, les Etats sont contents. Et les joueurs, aussi, probablement. Car pouvoir insulter son voisin de table dans la langue de son choix, ça n'a pas de prix... 

L'auberge espagnole de poker, c'est maintenant !

vendredi 6 juillet 2018

Un second trimestre 2018 aussi terne que le premier..

L'été est là, et la traditionnelle coupure estivale va me faire du bien, car mon bilan de ce second trimestre 2018 est aussi terne que le premier. Encéphalogramme plat, docteur. Dieu qu'il me semble loin le temps béni où j'étais capable de me qualifier pour trois ou quatre tournois live par an. Ca reviendra probablement... mais pas tout de suite.

Mon chapeau péruvien est relégué au placard depuis bien trop longtemps : il a pris un peu de poussière, ce n'est pas bon pour le moral de le voir ainsi devenu aussi utile qu'un extincteur au fond d'une piscine. Je me retrouve donc à peu de choses près en slip de bain. C'est de saison. Mais quand même... ça ne fait pas très sérieux de naviguer continuellement à marée basse depuis plus d'un an maintenant. A un moment donné, il va falloir étoffer un peu ma tenue si je veux être présentable... Mais pour le moment, je barbote. Alors ça va. A condition que cela ne dure pas éternellement.