Translate

dimanche 12 août 2018

Opérateurs de jeux en ligne, football, mercato du sponsoring et poker : c'est la reprise !

Ce week-end, la Ligue 1 de football revient après sa longue pause estivale et la parenthèse enchantée de la Coupe du Monde qui a vu les bleus triompher dans l'euphorie générale. Une euphorie que les opérateurs de paris sportifs n'ont que modérément partagée, du fait d'un taux de redistribution des mises (93%) sensiblement supérieur à ce qui était prévu en raison notamment de la victoire de la France. Il n'empêche que les paris sportifs progressent inexorablement sur le segment des jeux en ligne, tandis que celui du poker vivote tant bien que mal sans coups d'éclats depuis des années. Ce n'est pas pour autant que les opérateurs de jeux en ligne ont renoncé à faire jouer les synergies entre leur offre de paris sportifs et celle de poker, bien au contraire.

J'ai déjà suffisamment devisé ici sur les multiples partenariats existants entre les opérateurs de jeux en ligne et les clubs de football. Les férus d'adrénaline qui jouent gros au poker et qui misent leur chemise en paris sportifs aiment mouiller le maillot et vibrer dans l'enceinte surchauffée des stades de football. Ceci étant, le football est un univers dont les divers acteurs sont par nature éphémères. Tout comme pour les joueurs de football avec les clubs, l'été est ainsi propice à la renégociation des contrats liant les opérateurs et les clubs : certains sont reconduits d'une année sur l'autre, tandis que d'autres ne le sont pas, ouvrant alors la porte à un véritable mercato des sponsors ! Quant aux clubs les moins huppés, il n'intéressent que modérément les opérateurs, tout au plus pour des opérations ponctuelles.

Unibet, le gros coup du mercato d'été !
En la matière, le gros coup mercato de l'été parmi les opérateurs de jeux en ligne, c'est Unibet qui l'a réalisé, puisque l'opérateur redevient le partenaire officiel du Paris Saint-Germain, au détriment du PMU. Par le passé, au début de la décennie, Unibet avait déjà noué un premier partenariat avec le PSG. A l'époque, le club de la capitale alors détenu par le fonds de pension américain Colony Capital mangeait son pain noir... Ce nouveau partenariat version 2018 a bien plus fière allure, et nul doute que Unibet se frotte les mains de ce contrat de sponsoring, le PSG étant entretemps devenu une icône européenne du football, alors même que Unibet est également très actif en dehors de nos frontières hexagonales (ce qui n'était pas le cas avec le PMU).

Le PMU ne se retrouve pas au tapis pour autant. L'opérateur favori des turfistes se consolera avec le maintien de ses partenariats avec des clubs certes populaires mais moins prestigieux (le RC Strasbourg, le RC Lens et le Stade Rennais), mais aussi et surtout avec le maintien de son statut de partenaire majeur de la Fédération Française de Football contre un joli chèque d'un montant de 8 millions d'euros annuels. Après une Coupe du Monde 2018 dans l'escarcelle des bleus, nul doute que ce partenariat redevenu prestigieux avec la F.F.F. compensera le départ du PSG de son écurie.

Winamax aime les licornes !!
Côté Winamax, là encore il y a du changement : exit l'Olympique de Marseille, le SCO d'Angers et le FC Nantes. Et bienvenue au Lille Olympique Sporting Club ainsi qu'à l'Amiens Sporting Club. Les dogues lillois et les licornes amiénoises compenseront donc partiellement les "départs". Les Girondins de Bordeaux et les aiglons de l'OGC Nice poursuivent quant à eux l'aventure avec Winamax pour une saison supplémentaire. Particulièrement actif sur le marché ces dernières années, Winamax semble donc avoir calmé ses ardeurs sur le segment du sponsoring, mais le mercato d'été n'est toutefois pas encore terminé.

Neymar Jr
Quant à PokerStars, la filiale française se montre réservée en matière de sponsoring football, tout du moins en matière de clubs. Mais le segment football est loin d'être déserté pour autant, car il ne faut pas oublier que la maison mère Amaya, premier opérateur de poker en ligne à l'échelon mondial, a beaucoup investi ces dernières années sur des icônes mondiales du football (Cristiano Ronaldo et Neymar, rien que ça !). Les individualités avant le collectif. Suffisant pour bomber fièrement le torse alors que son activité de paris sportifs en France prend progressivement de l'ampleur.

Et moi, dans tout ça ??? Et le poker ? Toujours à l'affût des bonnes opportunités, je tenterai de profiter des offres ponctuelles poker/football émanant des opérateurs au cours de cette saison 2018-2019. Unibet a déjà décidé de lancer des tournois de poker spécifiques au PSG, avec à gagner des places pour le Parc des Princes avant chaque rencontre de championnat jouée à domicile. Avec un peu de chance, la belle épopée de Fredyl avec le PSG devrait d'une manière ou d'une autre pouvoir se poursuivre. Je suis né chanceux, à ce qu'il paraît... Alors tout reste possible. Je vais tâcher de mouiller le maillot cette année encore. Et advienne que pourra.



mercredi 25 juillet 2018

Dormir plus pour gagner plus !

La chaleur de juillet est propice à la torpeur et à la rêvasserie, c'est une certitude...  Je repense aux six premiers mois de l'année écoulée. Ainsi, en me remémorant mon day 1 disputé de nuit à la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre au mois de mars et alors que la torpeur me guettait en toute fin de nuit vers les 4h30 du matin, j'ai pleinement réalisé à quel point la vie des joueurs de poker n'était guère enviable : entre les parties nocturnes se finissant à pas d'heures et les tournois à l'étranger avec parfois des décalages horaires à amortir en un laps de temps très court, leur rythme biologique est particulièrement malmené par des cadences de jeu erratiques et souvent exténuantes. Or, bien dormir c'est primordial, les experts en la matière ne cessent de le répéter : toutes les études récentes en la matière tendent à prouver que l'espérance de vie des oiseaux de nuit est bien moindre par rapport aux poules.

Depuis le début de ce XXIe siècle marqué du sceau des nouveaux technologies, la durée moyenne de sommeil des français a été considérablement réduite, de l'ordre d'une demi-heure environ par personne. Et le phénomène est encore plus important parmi les jeunes. Il faut dire qu'une journée ne fait que 24 heures (soit 1 440 minutes et pas une de plus), et que l'essor vertigineux de l'internet ainsi que des réseaux sociaux n'est pas totalement étranger à ce phénomène de grignotement du temps moyen passé à dormir. Moi aussi, je suis victime de ce mal étrange du rétrécissement de mon temps de sommeil moyen. Je peux dire sans guère me tromper que c'est surtout le poker - loisir chronophage - qui a en grande partie contribué à raccourcir mon temps de sommeil. Non seulement certaines sessions se terminent parfois tard le soir, mais de surcroit une fois ces sessions terminées, il faut encore un peu de temps pour trouver le sommeil, en évacuant au préalable les divers stimuli emmagasinés  : afflux d'adrénaline lié aux coups importants disputés, consommation de thé ou de café pour garder un taux de vigilance satisfaisant, exposition oculaire prolongée aux écrans lumineux, etc.

objectif 2019 : + de dodo - de poker (dessin de Jean Cocteau)
Les vacances estivales constituent donc pour moi une occasion rêvée de prendre du recul sur ce problème sociétal qu'est l'optimisation de son temps de sommeil, problème qui me touche aussi de plein fouet et qui n'est pas probablement sans dommages collatéraux sur mon bien-être personnel et mon équilibre de vie. L'ancien président Sarkozy - actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires délicates - avait choisi comme slogan de campagne en 2007 "Travailler plus pour gagner plus". Eh bien j'ai choisi pour ma rentrée poker 2018-2019 un slogan sensiblement différent : "Dormir plus pour gagner plus". Humm,  une telle équation semble en apparence insoluble. Et pourtant, on va faire en sorte de la rendre vérifiable et profitable tout à la fois, car je suis convaincu qu'une bonne hygiène de vie constitue un facteur permettant de prolonger dans la durée un degré élevé de concentration aux tables de poker.

C'est décidé. Je vais quoi qu'il en soit miser gros sur mon oreiller dès la rentrée. A défaut de pouvoir vivre mes rêves grâce au poker, cela aura au moins le mérite de me faire davantage rêver pour mieux vivre. Ce n'est pas rien !

En attendant, la trêve estivale est bel et bien là, et j'aurais tort de ne pas en profiter dès à présent. Alors au dodo, Fredyl !! Le poker peut attendre.


mercredi 11 juillet 2018

Extension du domaine de la lutte poker .fr

2014-2018 : à l'ouest rien de nouveau
Ces cinq dernières années, peu de choses avaient changé dans le petit monde du poker en ligne. Quelques opérateurs (BarrièrePoker, TurboPoker, EuroPoker) ont fermé boutique, victimes d'une concurrence féroce. Et un turn over s'est régulièrement opéré au niveau des joueurs sponsorisés, rares étant ceux assez malins, chanceux ou compétents pour conserver leur siège plus de deux années d'affilée. Pour le reste, c'était plutôt calme plat sur le .fr : une sorte de guerre de tranchées où les uns et les autres dépérissaient à petit feu.

Mais les choses ne sont pas éternellement figées. 2017 a marqué un début de frémissement et 2018 constitue une année sous le signe du changement et de l'ouverture, puisque les opérateurs de poker hexagonaux sont enfin sortis de leur petit carcan réglementaire qui les retenait captifs sur le territoire national en les cantonnant de surcroit aux seules variantes populaires que sont le Texas Hold'em et le Omaha Pot Limit. Après l'ouverture des variantes poker initiée par Winamax, le leader mondial PokerStars vient enfin de se décider à mettre un peu de diversité à ses tables en réintroduisant lui aussi les variantes en version payante. Ce n'est certes là qu'un micro-marché, mais en termes de symbolique, cela signifie que l'offre poker s'étoffe enfin un peu dans le Landerneau du jeu en ligne. D'ailleurs, il faut dire que c'est surtout sur le créneau de la territorialité que les lignes bougent le plus et que l'impact en est le plus notable. PokerStars offre désormais la possibilité aux joueurs ibériques de croiser le fer avec nos joueurs français. Idem pour BwinParty-PMU qui permet depuis tout récemment aux joueurs français de batailler avec nos voisins espagnols. Quant à Winamax, il vient tout juste d'annoncer la bonne nouvelle : nos voisins de derrière les Pyrénées vont pouvoir venir nous affronter et il faut dire que cela fait plusieurs mois que le projet était d'actualité, Winamax ayant pris les devant en choisissant de sponsoriser deux joueurs espagnols et un joueur portugais. 

Tout porte désormais à croire que le mouvement prendra de l'ampleur jusqu'à inclure plusieurs autres pays européens dans ce marché commun européen du poker, au fur et à mesure que les agréments seront signés avec les divers régulateurs/législateurs de nos autres voisins européens. Reste à savoir quand, désormais. Mais le mouvement d'européanisation vers un partage des liquidités à grande échelle entre les divers opérateurs en ligne de poker semble à présent inéluctable : tant que ça raque en silence et que le risque de blanchiment d'argent est contenu, les Etats sont contents. Et les joueurs, aussi, probablement. Car pouvoir insulter son voisin de table dans la langue de son choix, ça n'a pas de prix... 

L'auberge espagnole de poker, c'est maintenant !

vendredi 6 juillet 2018

Un second trimestre 2018 aussi terne que le premier..

L'été est là, et la traditionnelle coupure estivale va me faire du bien, car mon bilan de ce second trimestre 2018 est aussi terne que le premier. Encéphalogramme plat, docteur. Dieu qu'il me semble loin le temps béni où j'étais capable de me qualifier pour trois ou quatre tournois live par an. Ca reviendra probablement... mais pas tout de suite.

Mon chapeau péruvien est relégué au placard depuis bien trop longtemps : il a pris un peu de poussière, ce n'est pas bon pour le moral de le voir ainsi devenu aussi utile qu'un extincteur au fond d'une piscine. Je me retrouve donc à peu de choses près en slip de bain. C'est de saison. Mais quand même... ça ne fait pas très sérieux de naviguer continuellement à marée basse depuis plus d'un an maintenant. A un moment donné, il va falloir étoffer un peu ma tenue si je veux être présentable... Mais pour le moment, je barbote. Alors ça va. A condition que cela ne dure pas éternellement.

jeudi 28 juin 2018

Savoir résister à la torture...

Ce soir, je viens de me farcir une soirée poker particulièrement atroce en termes de variance. Une de plus. Je les enchaîne bien plus souvent que je ne le devrais, depuis quelques mois, ces soirées de poissard : des coups de malchance, des ordalies décisives (50/50) perdues à des moments clef, des mauvaises rencontres improbables... bien plus qu'une impression, je constate froidement que la poisse me colle à la peau,  mon logiciel Xeester étant le témoin muet de ma déveine du moment en affichant un différentiel statistique accru en termes de résultats théoriques et de résultats effectifs. Plus que jamais, la variance éprouve ma patience au point de prendre des allures de torture mentale.

Prisonnier de la variance
Mais en prenant un peu de recul, je me dis que c'est une phase dont je peux tirer du positif, à terme. Non pas sur le plan financier, mais sur le terrain du mental. Car si la qualité de mon jeu ne s'est pas a priori pas dégradée substantiellement, les déconvenues finissent tout de même par faire quelque peu vaciller ma confiance du moment et amoindrir ma capacité à maintenir mon A-Game dans la durée. Rester concentré vaille que vaille - que ce soit à court pour finir la session du soir ou bien à moyen terme pour garder mon jeu en place les soirs suivants - constitue un exercice de style au même titre que le prisonnier essayant de résister à la torture. Car il suffit d'une seule opportunité parfaitement saisie le jour venu pour parvenir à s'extraire de sa geôle humide, sombre et froide. Et ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Du moins en principe. Alors je me tiens prêt pour le jour J. Et je m'évade dans ma tête... en attendant de me libérer de la poisse, avec une victoire retentissante. Cette torture mentale prendra fin un jour. Il suffit de ne pas craquer mentalement et de rester solide vaille que vaille, en résistant notamment à la faiblesse de l'apitoiement. Courage !

J'y crois encore. J'y crois toujours. C'est mon destin. Gagner. Un jour prochain. Un jour lointain. Un jour certain. Gagner pour redécouvrir les joies simples de la liberté.

mardi 26 juin 2018

Poker, Football et Coupes du Monde (2014-2018)

Avec la coupe du monde de football qui se dispute tous les quatre ans, la FIFA est assise sur une gigantesque mine d'or, avec des enjeux financiers colossaux à même de faire pousser en un laps de temps très bref une ville champignon et tout l'éco-système qui va avec, bon nombre d'entreprises se bousculant pour pouvoir bénéficier des retombées directes ou indirectes d'un tel événement planétaire. Une coupe du monde de football constitue ainsi pour l'ensemble des opérateurs de poker hexagonaux - désormais tous solidement diversifiés dans le créneau des paris sportifs - une formidable occasion de séduire de nouveaux adeptes, que l'on appellera gentiment ici les "occasionnels de l'adrénaline". L'ensemble des opérateurs organisent ainsi pléthore de promotions tous azimuts allant du pari sportif gratuit offert au tournoi de poker dédié. Sans parler des nombreuses offres de bienvenue. C'est bien simple, le monde des médias est littéralement envahi de publicités diverses et variées en lien avec cette satanée coupe du monde de football qui tous les quatre ans fait littéralement chavirer les coeurs de la planète, et les opérateurs de paris sportifs ont vraiment misé le paquet, cette année !!

Les expressos de PokerStars à la sauce Coupe du Monde
Au milieu de la pléthore de publicités pour les paris sportifs qui fleurissent, celle de PokerStars à la mi-temps des matches pour son format poker express Spin & Goal constitue le parfait exemple de tentative de symbiose entre l'amour du football et la passion du jeu au moyen d'un concept simple mais redoutable : l'appât d'un gigantesque gain obtenu en un temps record et avec un minimum de mains de poker jouées, avec quelques paris sportifs gratuits en guise de cerise sur le gâteau pour des joueurs affamés particulièrement avides de sensations fortes, d'autant que la bière coule à flots et que le climat est propice à l'euphorie (et à la prise de risque qui va avec). Difficile de savoir combien de nouveaux addicts les opérateurs parviendront à enrôler durant ce mois d'effervescence, toujours est-il que dans le lot, un certain nombre d'entre eux s'essayeront avec plus ou moins de succès aux joies du poker. Car pour que le segment poker se maintienne à flots, de nouveaux galériens joueurs frais doivent sans cesse remplacer ceux qui fatigués, blasés, plumés ou excédés, abandonnent le navire du poker en ligne. En ce sens, une coupe du monde de football constitue indirectement un véritable vivier pour le petit monde du poker hexagonal.

Devant l'entrée du Maracana - Rio de Janeiro 25/06/2014
Alors que l'équipe de France de football est déjà qualifiée pour les 1/8 de finale à quelques heures de son 3e match de poules, tout ce battage médiatique constitue l'occasion pour moi de me rappeler que grâce à ma retentissante victoire sur le tournoi PMU Poker dédié, il y a quatre ans jour pour jour, j'étais à Rio de Janeiro pour assister au match de Coupe du Monde de football opposant l'équipe de France à celle de l'Equateur. Une semaine de vacances dans un cadre idyllique et des souvenirs plein la tête, quand bien même le match fut en soi anecdotique, puisque s'agissant d'une 3e rencontre de poule disputée par les bleus sans réellement trembler où le sélectionneur Didier Deschamps fit jouer quelques coiffeurs remplaçants afin de reposer certains de ses cadres en prévision des matches couperet à élimination directe. Toujours est-il que cette incroyable victoire dans un tournoi de poker m'a tout de même permis de passer en mondovision à la 93e minute du match ! La planète entière a ainsi pu entrapercevoir l'espace d'une seconde mon mythique T-Shirt FREDYL estampillé pour l'occasion du macaron rouge Club Poker. Un milliard de paires d'yeux qui vous regardent, ce n'est pas quelque chose que je pense être en mesure de revivre un jour.

La pelouse du Maracana a quelques pas de moi tandis que les bleus pénètrent sur la pelouse pour l'échauffement

Quoi qu'il en soit, la Coupe du Monde de Football constitue à n'en pas douter un événement majeur pour les plates-formes de poker en ligne (ainsi qu'une part conséquente de leur enveloppe allouée au marketing) et en cette année 2018, faute d'avoir pu remporter un lot aussi sublime que la dernière fois, j'ai tout de même glané quelques paris sportifs gratuits à utiliser sans modération le temps d'un tout petit match, contrairement aux paris sportifs en argent réel auquel je me refuse à toucher en temps normal. Dans un monde moderne occidental ou la tentation du "tout tout de suite" a tôt fait de devenir un mantra au parfum d'encens entêtant, le fait de pouvoir garder le contrôle face à des risques d'addiction constitue un écueil contre lequel je suis vacciné. Et c'est tant mieux, d'autant que bon nombre de joueurs de poker ne peuvent pas en dire autant...

Je veux bien vibrer. Mais sans trembler.

Allez les bleus !!!








lundi 25 juin 2018

Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen !

J'avais évoqué ici il y a quelques jours le fait que je m'étais lancé dans une opération déstockage complet de tickets. Le droit d'entrée du Main Event qui s'étale entre le dimanche et le mardi sur Winamax est de 150 Euros, ce n'est pas rien ; et le vainqueur final du tournoi repart systématiquement avec un gain à 5 chiffres. C'est LE tournoi phare hebdomadaire de la grille de Winamax, qui réunit de ce fait les cadors de la plateforme ainsi que quelques joueurs récréatifs à la bourse pleine attirés par la dotation alléchante et/ou l'afflux d'adrénaline de l'enjeu. Autant dire que pour quelqu'un comme moi qui ne le joue que lorsqu'il parvient à glaner des tickets d'un tel montant, disputer ce tournoi constitue en soi un événement rare. Et forcément vécu avec plus d'intensité que d'ordinaire.

Il est minuit. Je fulmine un peu, même si j'ai déjà en grande partie relativisé la mésaventure que je viens de vivre. Car il y a quelques minutes je viens de me faire sortir du Main Event de Winamax en grand partie à cause de Davidi Kitai, le charismatique et talentueux joueur belge sponsorisé par la plateforme de poker en ligne qui déjà fût mon premier bourreau en live, il y a 5 ans déjà. Je maugrée contre ce mauvais coup du sort d'autant plus que ce dimanche WinamaxTV célébrait justement les 10 ans de l'obtention du bracelet WSOP de sa star Davidi Kitai à Las Vegas (remporté le 22 juin 2008). Il intervient en toute détente dans l'émission en duplex depuis Skype, en précisant être en direct à Bruxelles... Je croyais pourtant qu'il était formellement interdit de jouer sur Winamax depuis le territoire belge, mais il faut croire que certains disposent de passe-droits, ou de VPN... ou bien encore aiment traverser des frontières tard le soir, ordinateur portable sous le bras (rayer la mention inutile).

Ubiquité ? magie ? bougeotte ?


Je l'avais débuté de la plus belle des manières, ce satané tournoi Main Event, de telle sorte que j'avais déjà doublé mon tapis de départ lorsque l'accident de variance est survenu (tapis pré-flop avec As-Roi suité en main, payé par son As-Dame avec ses 20 blindes). Ce rude coup me laisse agonisant avec une dizaine de blindes, vite évaporées quelques instants plus tard en bataille de blindes contre un joueur anonyme aussi optimiste que chanceux. De toutes les manières, je n'étais plus ce soir à un bad beat près, ayant de nouveau vécu une soirée cauchemardesque en résultats financiers alors même que mes espérances théoriques auraient du être largement récompensées selon les données de mon logiciel Xeester. Ce n'est ni la première ni la dernière fois que je connaitrai pareille déveine, mais ça fait toujours un peu drôle d'avoir bien joué au cours de la soirée et de se prendre une volée de gifles en guise d'unique dotation. Alors forcément, quand c'est la main de dieu Davidi qui m'inflige le principal camouflet du soir en position de hors-jeu, la trace violacée des doigts sur ma joue est toujours un peu plus vivace que d'ordinaire.

A l'instant où je conclus cet article, le day 1 du Main Event s'achève et ledit Davidi vient de se faire sortir du tournoi. Mes jetons injustement confisqués par la variance n'auront pas fait long feu entre ses mains. Le poker est cruauté. Le poker est injustice. Le poker est mystère. Le poker est aussi beau car mystérieusement injuste. Je fais en sorte de ne jamais l'oublier. Même pas mal !! La preuve : je continue à apprécier le joueur malgré tout. La variance a décidé de tester ma patience et mon endurance. J'en prends acte et ne blâme personne, car je sais depuis fort longtemps déjà que la main du bourreau est toujours guidée en haut lieu par une volonté supérieure. Ceux qui ont lu l'excellentissime saga historique de Michel Folco initiée avec le roman Dieu et nous seuls pouvons ne pourront que comprendre et approuver.


Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen ! Mais il n'y a pas mort d'homme. Ce n'est que du poker...


samedi 23 juin 2018

La routine ou la routourne ?

L'arrivée imminente de la trêve estivale constitue l'occasion idéale de prendre un peu de recul sur mes sessions de jeu et de réorienter mon plan de bataille pour les mois à venir. Mes sessions de jeu ont tendance à être répétitives : toujours les mêmes tournois les mêmes soirs aux mêmes horaires. Et le tendance actuelle n'est pas des plus stimulantes puisque le plaisir de jeu s'émousse concomitamment avec l'érosion de mes gains. Il est donc temps de songer à pimenter un peu tout ça... Je ressens plus que jamais l'envie de sortir de ma routine de jeu de façon tout à fait ludique et compétitive à la fois, sans pour autant me mettre dans une situation de risque financier. C'est pourquoi j'envisage d'introduire dans mes sessions de jeu nocturnes toute une série de petits défis poker tous azimuts, histoire de mettre un ou deux ingrédients nouveaux dans ma recette habituelle et de (re)découvrir certaines saveurs. Ca ne pourra pas me faire de mal, bien au contraire...

Vas-y Francky c'est bon...
A partir du mois d'août et jusqu'à la fin de l'année, je mettrai en place un challenge mensuel (marathon, challenge Omaha, défi cash game, mission variantes, etc.) qui me sortira de ma zone de confort afin de faciliter la transition entre la routine statique et la routourne mobile. Les variantes arrivent sous peu sur PokerStars, ça devrait permettre de démultiplier les plaisirs et les challenges à thème. Et puis comme dirait le célèbre poète Franck Ribéry au phrasé inspiré (injustement privé de Coupe du Monde de Football) : j'espère que la routourne va vite tourner. Rompre avec ses habitudes confortables devrait en théorie m'apporter plus d'émotions positives et de sensations nouvelles que de déceptions. Je n'ai de toutes les manières pas grand chose à perdre : pour que le plaisir de jeu demeure dans la durée, rien de tel que de lui offrir quelques petites nouveautés croustillantes.

Tel est donc le plan. Se fixer des objectifs originaux et se donner les moyens de les atteindre. De quoi contrebalancer les effets d'une routine aux effets secondaires parfois trop soporifiques, d'autant que j'aime le jeu lorsque l'équation est instable et que de nouvelles données s'y rajoutent. Car s'il est vrai le poker est un jeu relativement simple à appréhender, il peut se décliner et se vivre de milliers de manières différentes. En sortant davantage des sentiers battus, peut-être trouverai-je le raccourci qui me fait cruellement défaut dans ma conquête du poker...

Varier la palette des plaisirs et bientôt contempler le rarissime Arc en Ciel de Feu ?


jeudi 21 juin 2018

Subir la variance sans broncher

Aie !!! (Mc Gregor vs Mayweather)
Il est minuit. Ma session du mercredi vient de s'achever sur une bulle particulièrement malchanceuse. Tout un symbole, s'agissant d'une soirée cauchemardesque que je viens de vivre en termes de résultats. Ce soir, je me suis mangé le mur de la variance dans toute sa splendeur : des statistiques théoriques stratosphériques, et des abattages systématiquement défavorables, avec au final un écart d'EV gigantesque malgré un échantillonnage de mains disputées plus que conséquent. Une telle soirée arrive forcément de temps en temps, et il faut savoir encaisser les coups stoïquement en faisant le dos rond sans dégrader son jeu ; ni sur le court terme, ni sur le moyen terme. C'est aussi à ça qu'on reconnait les bons joueurs... Plier sans rompre mentalement pour mieux rebondir par la suite. Ce n'est pas toujours facile, mais il faut savoir relativiser le poids de ces petites injustices du moment car demain est un autre jour et la variance finit toujours par équilibrer les choses sur le long terme.

La soirée particulièrement malchanceuse que je viens de vivre n'est malheureusement pas un cas isolé. Ces derniers mois, mon logiciel Xeester m'indique ainsi paradoxalement que mon niveau de jeu s'améliore quelque peu tandis que mes résultats se dégradent ! Le sentiment d'impuissance est absolu. Je fais grise mine, mais j'encaisse sans broncher. Jusqu'ici, je tiens toujours debout, et c'est ce qui compte.

La pause estivale qui se profile à l'horizon devrait me permettre d'évacuer dans de bonnes conditions la déception du moment. Au diable les bad beats. La roue va finir par tourner, j'en ai la conviction. 

Et puis c'est mathématique : Fredyl + Variance = Succès. 

Alors pour le moment, le programme est le suivant : patience, pommade et pansements.

mercredi 13 juin 2018

Destockage massif de tickets

A force de disputer des tournois communautaires et de participer à des promotions poker diverses et variées, je finis par remporter de-ci de-là des tickets sans bourse délier. Des tickets d'entrée pour des tournois dont la valeur oscille entre le riquiqui et le significatif (1€, 2€, 5€, 10€, 20€, 50€, 100€ ou encore 150 €) que j'ai coutume de jouer tardivement, avec plusieurs semaines ou plusieurs mois de décalage par rapport à leur date d'obtention ; c'est bien simple, je les joue le plus souvent lorsque leur date de péremption approche. Ce n'est pas que je les joue la peur au ventre ou bien soumis à une quelconque forme de pression, mais le fait est que je ne me sens jamais mentalement au top au point de me dire que c'est le bon jour. Et à force d'attendre l'instant idéal où je se me sentirai au zénith de ma forme, il m'est déjà arrivé par le passé de laisser malencontreusement expirer quelques uns de ces tickets (d'une valeur nominale plutôt faible, fort heureusement...) ainsi que des paris sportifs gratuits. Une vraie hérésie, quand on y pense.

Il y a quelques jours, j'ai été presque surpris de constater à quel point j'avais récemment accumulé des tickets de tournoi, mon stock total toutes plateformes confondues se montant à près de mille euros ! Ce n'est pas rien. J'ai donc décidé de mettre un terme à cette mauvaise habitude consistant à conserver ces tickets pendant trop de temps : tout doit disparaitre dans les jours à venir ! Destockage massif !!! 
petit ticket deviendra grand... ou pas

A bien y réfléchir, tout ceci est loin d'être un détail anecdotique : le fait que je joue mes tickets de tournoi "à reculons" constitue un indicateur malheureusement assez parlant quant à mon moral du moment... qui est loin d'être celui d'un joueur en pleine confiance. Avoir pris la décision d'écouler l'intégralité de mon stock d'ici la fin de la semaine contribuera peut-être à rompre la monotonie qui s'est emparée de mes sessions de jeu depuis trop longtemps déjà. Décider dans sa tête d'aller de l'avant lorsqu'on est embourbé dans l'inaction constitue déjà faire un premier pas dans la bonne direction. On ne sait jamais, des fois que je parvienne à claquer une performance significative avec ces satanés tickets, ça pourrait me redonner un semblant d'allant et de dynamisme dans ma conquête du poker qui s'enlise.

Si d'aventure l'opération destockage massif de tickets ne fonctionne pas de façon satisfaisante, je me consolerai en me disant que la Coupe du monde de football, le Tour de France cycliste ainsi que les vacances estivales ne sont plus bien loin. De quoi reléguer le poker tout en bas de ma liste des priorités ludiques du moment.


mercredi 30 mai 2018

Pots de chagrin

Statue de Cicéron
Je l'ai déjà écrit ici il y a peu : mon volume de jeu est en baisse sensible depuis quelques mois, conséquence logique d'une diminution de ma motivation constatée tout du long de l'année 2017 et du premier trimestre de cette année 2018 : ma traversée du désert en termes de résultats a laissé des traces. Forcément, ça impacte également mon inspiration pour ce blog, d'autant que je vis moins de choses palpitantes que par le passé.

Mais ce n'est pas tout, je constate que mon style de jeu qui était stabilisé depuis 2 ou 3 ans est de nouveau en train d'évoluer, ces dernières semaines : mon facteur d'agressivité a sensiblement diminué et j'ai ainsi remisé au placard ma tenue de barbare berseker n'hésitant pas à prendre de gros risques, ce qui fait que je redécouvre actuellement les vertus insoupçonnées du sénateur romain en toge. En d'autres termes, je prends de nouveau un réel plaisir à disputer des petits pots tranquilles, sans prise de risques excessive... comme à mes débuts il y a de cela 5 ans.

C'est comme une bulle spéculative qui aurait éclaté. Mon volume de jeu s'est donc réduit comme peau de chagrin, mais ce n'est pas pour autant que c'est la faillite. Disputer des "pots de chagrin", ça a aussi du bon, à commencer par réduire la part de variance dans mes résultats. Le poker est tout sauf linéaire. Rome ne s'est pas faite en un jour. En attendant de retrouver l'adrénaline des grands bluffs et des grandes batailles sanglantes, je me drape dans ma toge... Mon heure (re)viendra : les piqûres de moustique et les petits coups de poignard sournois des "pots de chagrin" bien assénés valent tout autant que les tornades et les décapitations à la hache. Lorsqu'on se prend les pieds dans le tapis, ça éclabousse de la même manière.




mardi 22 mai 2018

Les pastilles douces-amères

Profiler correctement ses adversaires au poker afin d'adopter à leur encontre la stratégie la plus exploitante possible constitue une étape importante sur le chemin du jeu optimisé et du A-game. A cet effet, les plateformes de poker en ligne permettent à leurs utilisateurs de catégoriser un style de jeu adverse à l'aide de Post-it visuels prenant la forme de notes de jeu mais aussi et surtout de codes couleurs que l'on appelle aussi les "pastilles", quand bien même la colorisation effective du pseudo du joueur adverse que l'on vient de profiler revête en pratique des formes géométriques variées. A titre personnel, le profilage et la prise de notes de mes adversaires est un exercice auquel je m'adonne avec tout à la fois le sérieux d'un écolier zélé et le sourire narquois du cancre espiègle. Productivité et plaisir, en somme.

Prendre des notes sur le style de jeu de ses adversaires, c'est bien. Encore faut-il que lesdites notes soient pertinentes et propices à une efficience de son jeu accrue face à l'adversaire que l'on vient de profiler. Pour ce faire, il ne faut surtout pas oublier de continuer à calibrer sa riposte face au déséquilibre de jeu constaté chez l'adversaire, sans tomber dans le piège de l'affect ni dans celui de la polarisation, sinon ce petit jeu du profilage risque de s'avérer bien peu rentable à l'avenir, voire très couteux dès lors que l'ego s'immisce dans le processus menant à la prise de décision finale. Aussi, il convient de garder à l'esprit que ce petit jeu consistant à sortir délibérément des sentiers battus pour mieux pousser l'adversaire dans le ravin constitue un exercice risqué à ne pas prendre à la légère, sous peine de précipiter sa propre chute.

Aujourd'hui, lors d'un tournoi communautaire, je me suis fait insulter à diverses reprises par un joueur au tempérament sanguin dont le style de jeu par ailleurs médiocre semble ne connaitre aucune subtilité. Les joueurs les moins doués sont aussi souvent les moins polis à une table, c'est un fait. Dois-je estampiller son pseudo de la couleur bleue des joueurs sanguins que je me complais à titiller pour les pousser à la faute, ou bien alors de celle rose fuschia des mauvais joueurs capables des calls les plus improbables avec des mains complètement dominées ? Petit dilemme vite résolu, la prise de notes en parallèle étant là pour édulcorer l'aspect monochrome de sa pastille.

Toujours est-il qu'ayant titillé sur le tchat ce joueur suite à une décision catastrophique qu'il venait de prendre, j'ai donc reçu en retour de sa part une giclée de fiel malodorante.... et en guise de conclusion, pour mieux justifier le bien-fondé de ses insultes, il m'écrit la phrase magique suivante : "de toute façon ça fait longtemps que je t'ai pastillé comme fish". CQFD. Force est de reconnaitre que mon style de jeu atypique "exploitant" faisant la part belle aux dynamiques de tables, aux profils adverses et aux momentum de tournoi plutôt qu'aux seules cartes en mains déplait fortement à pas mal de joueurs ; car c'est en effet le type de remarque que j'entends assez fréquemment... le plus souvent de la part de joueurs "cumulards" dans leur manque de subtilité ludique ET verbale. Mais au poker, on est toujours le fish d'un autre. Intérieurement, je rigole de savoir que des joueurs se croyant malins m'ont incorrectement étiqueté, car je sais que sur le long terme, leurs tactiques contre moi seront truffées d'erreurs... il ne me reste alors plus qu'à garder l'oeil ouvert afin de ne pas tomber dans le piège de la paille et de la poutre. Puis, viendra le temps de la moisson, inévitablement. Car le poker est aussi un jeu de patience.