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jeudi 27 mars 2014

Les petits fours du Parc des Princes (chapitre 2) - saison 2013-2014

Par un prodige dont seul le Dieu du Poker est capable, je suis parvenu cette année encore à me qualifier sur la plateforme internet du PMU pour le PSG Poker Live - édition 2014. L'exploit n'est pas mince quand on sait que les places disponibles pour l'événement étaient d'une quarantaine tout au plus, alors que les tournois gratuits de qualification réunissaient à chaque fois entre deux et trois mille joueurs. Avoir survécu à une telle boucherie deux années d'affilée, ce n'est pas une mince affaire. Et c'est ce mardi 25 mars 2014 que se déroulait cet événement, un tournoi de gala organisé cette année encore dans les loges VIP du stade du Parc des Princes.

Répondant à leurs obligations contractuelles de par le partenariat de parrainage liant le PSG au PMU, quelques joueurs de l'effectif professionnel du Paris Saint Germain sont venus participer à la soirée : le latéral Lucas Digne, les défenseurs centraux brésiliens Alex et Marquinhos, le meneur de jeu Javier Pastore et l'attaquant Jérémie Ménez. De 19h00 à 20h00 ils s'acquittèrent de bonne grâce d'une séance de dédicaces et de photos générant une mini-cohue bien plus importante que lors de l'édition 2013 de l'événement (où étaient présents Kevin Gameiro, Clément Chantôme et Sylvain Armand, trois joueurs d'un calibre moindre, ayant d'ailleurs quitté le club lors de l'intersaison).

Ménez-Marquinhos-Digne-Pastore-Alex (Parc des Princes 26 mars 2014)
 Pendant ce temps-là, les petits fours du Parc des Princes étaient également à disposition, de telle sorte que le dilemme du moment consistait à obtenir photos et autographes dans les meilleures conditions sans pour autant délaisser la collation. Et si cette année les joueurs de l'effectif du Paris Saint Germain étaient d'un meilleur standing que ceux de l'année dernière, c'est malheureusement l'inverse qui s'est produit avec les petits fours... autant ceux de l'année dernière étaient tout simplement délectables (à tel point que mon palais en a conservé un souvenir nostalgique), autant ceux de cette année étaient quelconques (dans la même veine que ceux du Stade Vélodrome de Marseille, que j'ai eu l'occasion de déguster à deux reprises ces derniers mois).

Pour les férus de jeux vidéo, une Xbox avec la dernière édition de Fifa était en permanence à disposition des invités et qualifiés afin de leur permettre de diriger le PSG contre une grosse cylindrée européenne. Comble de l'ironie Pastore, Digne, Marquinhos et Ménez n'étaient pas dans l'équipe type proposée par la console. S'en sont-ils seulement rendu compte ?

Puis, à 20h00 le tournoi de poker a pu démarrer. A la gagne, un package pour Las Vegas d'une valeur de 3.000 Euros et un maillot dédicacé par Zlatan Ibrahimovic. Des clopinettes pour tous les autres. Seule la victoire importait donc.

46 participants sur la ligne de départ. Outre la quarantaine de qualifiés PMU, le plateau était complété par une poignée de journalistes et/ou bloggeurs gravitant dans la sphère du poker, et notamment Christophe Paillet, le sympathique journaliste sportif de RMC à la voix si reconnaissable. Une structure de type hyper turbo : pas le temps de dire ouf que les blindes augmentent à une cadence effrénée. D'ailleurs, au niveau de l'organisation, on nous a (maladroitement) fait comprendre à diverses reprises qu'il ne fallait pas que ça dure de trop... Il y avait en parallèle et en toute discrétion un tournoi privé dans la salle au dessus (probablement une initiation poker pour les joueurs et le staff du PSG, les 5 joueurs présents lors des dédicaces ayant mystérieusement disparu après vingt minutes de notre tournoi).

Face à des augmentations de blindes aussi rapides, avec des joueurs aux niveaux aussi disparates (la science du limp a retrouvé ses lettres de noblesse pour l'occasion), la prime va a l'audace et/ou à la chance bien plus qu'à la compétence pure. Je me suis retrouvé en table finale sans trop savoir comment ni pourquoi. A la table finale, un seul adversaire coriace Iannis Iglesias (petit génie des échecs reconverti dans le monde du poker), avec sa veste classieuse revêtue du logo Poker-Academie, et moi-même avec mon macaron rouge Club Poker. Le niveau des autres adversaires était un cran en dessous (voire plusieurs crans, pour certains...).

Sachant que seule la première place est belle et face au montant astronomique des blindes, mon plan de jeu est simple : adopter et adapter la doctrine Davidi... à savoir se focaliser à 100% sur « la win » et rien d'autre. Finir 2e ou finir 9e, c'est finir à la place du con. Pour atteindre le graal et mériter le maillot de Zlatan ainsi que le voyage à Las Vegas promis au vainqueur, j'opte donc pour une agressivité tous azimut, ce qui est de bon aloi d'autant plus que les autres joueurs se montrent assez passifs, acceptant de se faire manger leurs blindes au mépris de toute logique (oui, j'ai fait tapis au bouton avec 5 et 3 de trèfle et J2 de carreau). Le temps que les autres joueurs s'en rendent compte, il y a déjà des sortants à la table, à court de carburant. Hormis moi, seul notre champion d'échecs adopte une posture agressive et c'est tout logiquement que nous nous retrouvons tous les deux avec un maximum de jetons alors que nous ne sommes plus que cinq joueurs. Mais j'ai un début de lisibilité sur lui... j'ai la conviction qu'il fait tapis lorsqu'il est un poil léger et relance standard quand il est solidement armé. Malheureusement pour lui, dans cette course à l'agressivité à outrance à base de tapis en semi-bluff à laquelle nous nous livrons, il perd deux coups importants contre moi à des moments où seule la chance fait la différence (un 65/35 et un 52/48). Les observateurs à la table se liguent unanimement contre mon style de jeu qualifié de barbare. La doctrine Davidi, ils ne connaissent pas... Plus placide, le manager de PMU, Vincent, rappelle à ces braves gens que c'est ma deuxième table finale consécutive après celle de l'année dernière.

Alors que nous ne sommes plus que trois joueurs, je dispose de 75% des jetons. Le plan de vol pour Vegas est simple... Une tête = un tapis. Rudimentaire mais redoutablement efficace. Le risque de crash au dessus de l'Atlantique est minime. Ca a failli marcher. J'ai un pied et demi dans le cockpit... et deux balles de matches non converties (avec Q10 et J3) : les cartes en ont décidé autrement. Un mauvais tapis et un mauvais call et me voilà vaincu par un authentique limpeur des familles, un fringuant quadragénaire prénommé Laurent. Très sympathique au demeurant, je dois dire.

C'est dommage, pas vrai ?
J'ai quitté le Parc des Princes avec sous le bras le maillot dédicacé de Thiago Silva et deux tickets PMU online d'une valeur cumulée de 250 Euros. Personne n'a rien compris à mon jeu. Mais j'ai compris que finir second, c'est être le premier des cons...

Le loser magnifique...




mardi 11 mars 2014

Perdre

Perdre. Voilà un verbe qui me sied particulièrement mal depuis toujours. Je n'y ai jamais été habitué. Aussi loin que remontent mes souvenirs d'enfant, j'ai toujours été un compétiteur acharné dans tous les jeux auxquels je me suis adonné, faisant attention à un maximum de détails, y compris les plus sophistiqués et les plus subtils, et maintenant ma concentration en toutes circonstances y compris dans les situations critiques, afin de faire pencher la balance du côté de la victoire. Plus coriace que moi tu meurs. 

Mais voilà qu'en l'espace de dix jours à peine, je viens de subir trois amères défaites à la suite... La finale du Wipt à Paris (550 Euros), la finale du Deepstack Barrière de Bordeaux (570 Euros), et la finale online qualificative pour Las Vegas sur Euro Poker (250 Euros). Et mon mois de mars commence avec une perte sèche de 1.370 Euros. Pour un peu, j'en frémirais tellement la perte est abyssale et m'apparaît comme impossible à combler d'ici la fin du mois.

Pire encore, je me suis rendu compte avec effroi que je n'aime pas le live. Etre assis à une table de poker pendant des heures, entouré de gens inintéressants au possible, appâtés par l'argent et/ou l'adrénaline, ce n'est pas mon truc. La différence est vraiment énorme au niveau de l'ambiance avec les petits tournois de gala que j'avais pu disputer dans le cadre du PSG Poker Live et de l'OM poker Live. J'aurai l'occasion prochainement de rédiger un article détaillé sur tout ce que j'ai pu apercevoir et qui m'a déplu. Car j'ai été déçu par cette expérience, indépendamment des résultats qui ont été les miens.

Dimanche 1er mars, j'ai été sorti en fin de day 2 de la finale live du Wipt au Cercle Clichy Montmartre, à Paris. A quelques encablures des places payées. Je termine aux alentours de la 250e place, pour 1.300 inscrits. Pour entrer dans les gains, il fallait être dans les 175 premiers du tournoi. Je n'y suis pas parvenu, je perds en envoyant mon tapis de grosse blinde pré-flop contre un joueur excessivement optimiste, qui jouait beaucoup de coups à la table. J'ai A8 de carreau. Il a A7 dépareillés. Je n'avais que 21% de chances de perdre ce coup. Et pourtant, c'est ce qui s'est produit. Remporter ce coup m'aurait presque conduit jusqu'aux places payées, avec un gain minimum de 1.100 Euros. Le poker est à l'image de la vie : parfois injuste, mais il faut l'accepter pour continuer à aller de l'avant. En guise de lot de consolation, je reçois un sweet shirt Winamax, une casquette Winamax et un T-Shirt Winamax. Encore quelques efforts et je n'aurai plus du tout besoin de prévoir une ligne de budget vêtements...

Je n'ai pas trop eu le temps de gamberger, car samedi 8 mars, je me suis levé aux aurores pour prendre le premier train en direction de Bordeaux. La compétition démarrait à midi, j'ai juste eu le temps d'arriver au Casino en fin de matinée, prêt à défendre mes chances. Mais j'ai été sorti en début de day 2 de la finale live du Barrière Poker Tour de Bordeaux. Je termine 160e, pour 340 inscrits. Victime d'un nouvel accident. J'ai les rois en main, je fais une relance en début de parole, et le joueur big blind, qui avait été énervé par la perte du coup précédent annonce directement "tapis". Il est évident qu'il n'a pas les as, sinon il aurait essayé de gratter mes jetons par étapes... Je décide de payer. Il a en main une paire de dames. Comme je m'y attendais. Comme je l'espérais. Face à mes rois, sa paire de dames n'a que 18% de chances de remporter le coup. C'est néanmoins ce qui va se produire. Une quinte improbable pour mon adversaire et bye bye Bordeaux. Je termine 160e, bien loin des 43 places payées, victime d'un accident de parcours impossible à éviter. En guise de lot de consolation, je ne reçois rien du tout, mais j'ai quand même substantiellement économisé sur le poste "frais" (430 Euros) qui était mis à ma disposition pour couvrir le déplacement, l'hébergement et la sustentation.

Ce soir, mardi 11 mars, c'était la finale mensuelle pour Las Vegas sur Euro Poker, ma plateforme fétiche de poker online. 250 Euros l'entrée (obtenue via un ticket, comme toujours), avec un package d'une valeur de 2.500 Euros pour les deux premiers du tournoi qui réunissant 23 finalistes. Je termine à la 19ème place, victime de quelque chose qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais : le dérèglement de mon jeu. Pourquoi ? Pourquoi ai-je donc mal joué ? Moi qui n'ai que très rarement des reproches à me faire, ce soir j'ai connu un trou d'air, une plongée abrupte vers la médiocrité. J'en viens à me demander si mon inconscient n'aurait pas été négativement impacté par mes deux expériences de tournois live, au point de dérégler mon jeu. L'avenir nous le dira.

Quoi qu'il en soit, c'est la première fois de ma vie en tant que joueur de poker amateur que je traverse une période franchement négative, au point de devoir conjuguer le verbe perdre à la première personne du singulier, en guise de punition. J'ai perdu. Je perds. Je perdrai. Mais je continuerai à vouloir être le meilleur. Toujours.



samedi 1 mars 2014

Bilan février 2014

Je viens de terminer un mois de février 2014 absolument stratosphérique. Mon bénéfice net se monte à 2.107 Euros sur le mois écoulé... qui n'aura pourtant duré que 28 jours ! C'est sensiblement mieux que d'ordinaire, et pourtant je n'ai guère changé de stratégie, puisque je continue à jouer uniquement des tournois à 1 ou 2 Euros (sauf lorsque j'investis un ticket d'une plus haute valeur). J'ai inclus dans le calcul de mes gains mensuels les packages gagnés uniquement à hauteur de leur droit d'inscription, en isolant les frais remboursés par Winamax et Euro Poker pour les packages respectifs Wipt Clichy Montmartre et BPT Deepstack Bordeaux (470 Euros au total). Février 2014 constitue mon dixième mois consécutif de hausse.

Par ailleurs, je conserve provisoirement la tête du classement 2014 Club Poker, avec quelques longueurs d'avance sur la concurrence pour le moment. Bien que ce championnat soit purement honorifique, il a une vraie valeur aux yeux de la communauté poker amateur et il me tient à coeur de défendre mon statut de leader provisoire.

Au total, mon bénéfice net cumulé se monte désormais à 7.048 Euros. A noter toutefois que sur ces 7.048 Euros, un total de 1.120 Euros correspond à mes droits d'inscription pour le Wipt Clichy Montmartre (compétition en cours) et BPT Deepstack Bordeaux (compétition se déroulant du 7 au 9 mars).

Il va sans dire que si jamais je ne parviens pas à entrer dans les places payées lors de ces deux tournois, mon mois de mars va commencer avec un déficit abyssal qu'il me sera difficile de combler car dans les prochains jours, ces 1.120 Euros seront soit partis en fumée, soit convertis en sonnantes et trébuchantes, en fonction de mes résultats dans ces deux tournois live.

Accueil au Cercle Clichy Montmartre (source : Club Poker)
A l'heure où j'écris ces lignes, je suis encore en course pour la finale Winamax Wipt qui se tient au Cercle Clichy Montmartre, en ayant survécu à la première journée de compétition (day 1B) qui se déroulait jeudi 27 février de 20h00 à 5h15 du matin, et dont le taux d'élimination a été élevé : 134 survivants seulement, pour 323 inscrits ! (N.B. : il y a quatre Day 1 en tout, et donc un total cumulé de 1.300 inscrits environ). Je suis positionné dans le ventre mou du classement en ayant vécu une journée exécrable en tous points. Mais j'ai survécu à l'écrémage et j'ai de quoi voir venir, c'est l'essentiel. Ma seconde journée de compétition aura lieu samedi 1er mars à 20h00. Pour atteindre les places payées il faudra survivre jusqu'à la fin de la troisième journée, qui aura lieu dimanche 2 mars. La route est encore longue.

J'aurai l'occasion dans les prochains jours de relater plus en détail mon expérience lors de ce tournoi. Il y a tellement à dire sur ce qui constitue ma première immersion dans le monde du poker live payant, que l'ethnologue qui sommeille en moi ne se privera pas de rédiger un ou deux articles sur ce  véritable écosystème qu'est le Cercle Clichy Montmartre !

jeudi 27 février 2014

Nouvelle qualification pour un tournoi live !

Nouvelle performance notable, ce mercredi 24 février 2014 : j'ai décroché mon package pour le tournoi live du Barrière Poker Tour Bordeaux  lors du tournoi de qualification organisé par Euro Poker. Voilà donc un ticket de 100 Euros converti par la magie des cartes en un package rutilant d'une valeur de 1 000 Euros (570 Euros pour la participation au tournoi live qui aura lieu du 7 au 9 mars et 430 Euros en cash pour les frais de déplacement).
Un package d'une valeur de 1 000 Euros !
Nous étions 70 sur la ligne de départ à 21h00, pour 6 packages garantis, tous de valeur égale. Dame Chance est intervenue une fois pour me sortir d'une situation difficile en milieu de tournoi, mais pour le reste, j'ai joué sur du velours, en passant notamment la dernière heure du tournoi confortablement assis sur une montagne de jetons, totalement inexpugnable. Les 6 premières places étant de valeur égale, je finis 4ème en décidant d'abréger les derniers coups en faisant systématiquement tapis dès lors que nous ne fûmes plus que 6 survivants. Février 2014 restera quoi qu'il arrive un tournant important dans ma carrière de joueur, avec deux qualifications coup sur coup pour un tournoi live. Excusez du peu !!


lundi 24 février 2014

Un moment de grâce...

J'ai vécu un pur moment de grâce en ce dimanche 23 février 2014, tout seul devant mon écran d'ordinateur. Une sensation assez incroyable d'euphorie sous contrôle, une sorte de parthénogénèse cérébrale.

Non content d'avoir gagné plus d'une centaine d'euros un peu plus tôt dans la soirée (performance déjà rare en soi), j'ai également remporté un freeroll de 221 joueurs qui m'a permis de gagner un ticket de 100 Euros sur Euro Poker alors qu'il n'y avait que deux joueurs dotés. Les cinq dernières minutes de ce tournoi se sont jouées dans des conditions rocambolesques, tandis que les douze coups de minuit carillonnaient. Souvent, je compare l'art de bien jouer au poker à une mélodie : lorsqu'on est dans le bon tempo, ça pulse un maximum... Je ne croyais pas si bien dire.

Car au moment précis où je bataillais sur Euro Poker pour remporter ce tournoi avec à la clef un ticket de 100 Euros, je gagnais également 100 Euros sur Winamax... mais cette fois-ci en chantant, et non en jouant. En effet, chaque dimanche soir, la plateforme Winamax propose à ses joueurs connectés une émission de webradio, avec au programme, des infos relatives au poker, des invités qui viennent discuter poker, des petits quizzs dont les vainqueurs sont appelés au téléphone pour participer à des petits jeux à la radio avec des tickets à gagner. Ayant été sélectionné pour participer à l'un des jeux en remportant l'un des quizzs de qualification j'ai eu le privilège de pousser la chansonnette avec un maximum de conviction sur Balavoine, I am et Alizée, à tel point que les auditeurs sur le tchat étaient hilares... si bien que les animateurs, ravis de ma prestation hors normes, ont décidé de me gâter en m'accordant 100 Euros en tickets (alors que le maximum théorique était de 50).

 
Bilan de la soirée : + 242 Euros en jouant au poker en ligne, et + 100 Euros en chantant sur Winamax. J'ai toujours eu l'âme d'un artiste. Un moment de bonheur et de bien-être comme celui-ci, je ne suis pas près de l'oublier. Comme disait feu Jacques Martin : "Bon dimanche, sous vos applaudissements..."

lundi 17 février 2014

1ere qualification pour un tournoi live d'envergure

Je me dis parfois qu'écrire ce blog m'aide à progresser dans mon opération de "conquête du poker". Il y a quelques jours, je rédigeais ici un message badin en indiquant que le Dieu du Poker avait peut-être prévu ma première qualification pour un tournoi live d'importance très prochainement, dans la mesure où Club Poker m'avait envoyé les macarons autocollants rouges qui servent à assurer le suivi des protégés de cette communauté lors des couvertures de tournois live par leur journaliste. Je ne croyais pas si bien dire. Ces beaux macarons ne resteront pas dans mes tiroirs bien longtemps, car voici venu le temps de les arborer avec fierté pour la première fois :

En effet, ce dimanche 16 février 2014, je viens de décrocher sur le site Winamax ma qualification pour la finale du Winamax Poker Tour qui se déroulera du 27 février au 4 mars au Cercle Clichy Montmartre, à Paris. Valeur du lot : 590 Euros.

Le droit d'entrée de ce tournoi qui a réuni 202 joueurs était de 50 Euros et j'avais décidé à cette occasion d'utiliser l'un de mes (nombreux) tickets qui traînent en permanence sur mon compte Winamax, et j'ai donc terminé à la 2e place. Il y avait au total 15 sièges qualificatifs, et j'ai vécu les deux derniers heures du tournoi avec une grande sérénité solidement arrimé tout en haut du classement, sans prendre le moindre risque puisque les 15 premiers décrochaient un lot de valeur égale, à savoir la qualification pour ce tournoi live (valeur 550 Euros + 40 Euros de cotisation pour accéder à l'enceinte du Cercle Clichy Montmartre). Dans un moment pareil, il faut savoir prendre le moins de risque possible, l'objectif était alors de ne pas perdre des jetons, plutôt que d'en gagner ! Mission accomplie, donc.

WIPT 2014, demandez le programme !
J'irai donc disputer un vrai tournoi live digne de ce nom, avec des sonnantes et des trébuchantes à la clef, dans une dizaine de jours. Je jouerai jeudi 27 février à partir de 20h et jusqu'au bout de la nuit pour mon premier jour de compétition. Je me sens fin prêt, tant techniquement que mentalement, à affronter ce nouveau défi. Et je défendrai crânement ma chance, parole de Fredyl.

samedi 8 février 2014

L'adoubement

Il y a un an, jour pour jour, naissait ce blog. Au total, 70 articles publiés. J'ai pour ambition de pouvoir continuer à entretenir ici le flambeau de la passion : ce sera le signe que l'envie est toujours là... et que l'aventure continue. A vrai dire, j'espère même qu'elle ne fait que commencer, car il est très stimulant pour moi de me dire que je franchirai prochainement de nouveaux paliers.

J'ai reçu mon colis contenant la montre de luxe Citizen estampillée du logo PokerStars que j'avais gagnée il y a quelques semaines lors d'un tournoi sponsorisé par Club Poker. Elle est sublimement belle, quand bien même je ne sois pas particulièrement féru d'horlogerie.

Avec le colis qui contenait ma jolie montre Citizen, Club Poker a eu la délicatesse de m'adresser deux macarons autocollants que portent les adeptes de la communauté Club Poker lors des tournois live afin d'être aisément reconnaissables pour le journaliste envoyé sur place afin de retranscrire l'événement. Peut-être est-ce là un signe que m'envoie le Dieu du poker pour me dire que mon premier gros tournois live est pour bientôt ! Je me sens tel un écuyer enfin aboudé par son seigneur après avoir fait ses armes. Lors d'un adoubement au moyen-âge, le seigneur remettait à l'écuyer nouvellement adoubé chevalier ses armes : un heaume, un écu, une épée, et ses éperons. Ainsi donc désormais, je dispose donc de tout l'attirail : le heaume (chapeau péruvien), l'écu (montre de luxe Pokerstars), l'épée (T-Shirt noir estampillé FREDYL)  et les éperons (les macarons Club Poker). Me voici donc fin prêt pour le combat !

Même si ce n'est pas lors d'un vrai tournoi digne de ce nom, j'ai un petit tournoi de gala à disputer très prochainement : je pourrai fièrement arborer mon macaron autocollant du Club Poker lors du PSG Poker Live, événement qui devait se tenir le 7 janvier et qui a été reporté en raisons du décalage d'un match de coupe de France du PSG pour des raisons météorologiques. Certes, ce sera une simple escarmouche mais rien de tel qu'un petit conflit local pour s'aguerrir à moindre frais. En attendant de plus féroces batailles.




mercredi 5 février 2014

Un article assez élogieux sur www.clubpoker.net

Suite à la répétition de mes exploits lors des tournois parrainés par Club Poker (LE site web incontournable des passionnés de poker, qui constitue le véritable point de rencontre entre les professionnels et les amateurs les plus assidus), non seulement je figure en tête du classement général mais j'ai droit à des commentaires élogieux. Car parvenir à scorer 200 points en l'espace d'un mois, c'est quasiment du jamais vu depuis que le Club Poker organise son championnat ! Simply zebezt...


samedi 1 février 2014

Bilan janvier 2014

Janvier 2014 s'est achevé, et j'ai enregistré mon 9ème mois consécutif de hausse. Mon bénéfice cumulé se monte désormais à 4 971 Euros. Soit 310 euros de gains. Malgré cette petite hausse, je conserve un goût assez amer dans la bouche. Car je termine le mois par une impressionnante série de revers, d'une part, et parce que j'ai raté tous les rendez-vous d'importance auxquels j'ai participé, d'autre part. Du coup, j'ai un peu l'impression d'avoir beaucoup pédalé dans le vide... beaucoup de malchance et quelques coups hasardeux ont suffi à chloroformer mes gains et annihiler partiellement mon enthousiasme. La montre de luxe Citizen gagnée sur Pokerstars et le voyage à Marseille payé par Bwin pour aller m'entraîner et passer une journée entière en immersion avec l'effectif professionnel de l'OM me conduisent toutefois à penser que janvier aura quand même été un mois intéressant malgré tout.

En prime, je termine le mois avec un trophée ayant grande valeur symbolique à mes yeux, puisque je remporte le classement général mensuel des tournois communautaires organisés par le site Club Poker. Ca ne fait pas de moi un homme riche pour autant, mais ça me rend heureux. C'est déjà ça. D'ailleurs, ce statut de n°1 entraîne d'étonnantes répercussions : j'ai reçu quelques sollicitations surgies de nulle part (des gens qui me contactent pour me demander si je veux bien aller faire du cash game chez eux, ou encore des gens qui me contactent pour me demander si je veux bien intégrer leur équipe pour un tournoi se déroulant prochainement sur Winamax baptisé le King 5). Du coup, je vais essayer de défendre mon statut dans les semaines et les mois à venir. Je rajoute ce challenge à la liste de mes objectifs pour 2014.



mercredi 29 janvier 2014

OM poker live 25/01/2014 (2ème partie) : le dessous des cartes

J'ai comme l'impression que mon week-end à Marseille constitue la fin d'un chapitre de ma vie, à bien des égards.

J'ai tout d'abord pu déterrer quelques uns de mes souvenirs nostalgiques relatifs à ma période de joueur du jeu vidéo Guild Wars, car il se trouve que mon meilleur complice de cette époque réside à Marseille et que nous avons pu à cette occasion nous voir et évoquer quelques un de nos souvenirs virtuels communs, forgés sur ce jeu vidéo de type coopératif-compétitif. Avoir longuement joué à Guild Wars par le passé m'a permis de débarquer dans le monde du poker en ayant implicitement compris quelques mécanismes fort utiles dans mon approche compétitive du poker. Et avoir partagé l'espace d'une soirée quelques uns de mes vieux souvenirs enfouis sur la planète Guild Wars m'a fait du bien.

Bwin OM Poker Live au Vélodrome
Probablement grâce à ce moment de nostalgie, dans la nuit qui a précédé le tournoi live de Marseille, j'ai fait des rêves enchanteurs. Et au petit matin, je me sentais bien. Réellement. Je savais d'instinct que tout était réuni pour que je passe une excellente journée dans l'enceinte du Stade Vélodrome. Pour ce qui est du bilan ludique et compétitif, je me suis effectivement bien amusé, et mon rang final, 13ème est relativement honorable, bien que décevant eu égard aux conditions dans lesquelles je me suis fait éliminer alors que j'étais pourtant en tête pendant toute une partie du tournoi.

Ma 13ème place du classement final ainsi que mes bonus récoltés pendant la compétition font que je suis rentré avec quelques lots dans ma besace :
ballon Bwin
- une séance d'entraînement avec les joueurs de l'Olympique de Marseille (bonus pour avoir éliminé jmpeyron)
- un ballon de football Bwin de couleur noire (bonus pour avoir été à même de répondre à un quizz sur le poker)
- un lot inconnu pour avoir correctement pronostiqué la victoire de Monaco vs Marseille du 26/01/2014 sur le score de 2 buts à 0
- un ticket d'une valeur de 30 Euros à utiliser sur le site internet de Bwin (récompense de la 13e place du tournoi)
- un maillot de l'OM (lot commun à tous les participants)
- un T-Shirt noir Bwin (lot commun à tous les participants)
- un paquet de cartes à jouer de luxe (lot commun à tous les participants)
- une casquette Bwin (lot commun à tous les participants)
Côté dépenses, j'ai pu assurer un voyage aller-retour Paris-Marseille à très bas coûts. Au regard des 100 euros dépensés en frais de transport et hôtel, ce n'est pas si mal : le bilan matériel est donc largement positif.

Une silhouette plus que familière...
Pour ce qui est de l'organisation de l'événement à proprement parler, Bwin a fait son maximum. L'OM a fait son minimum. Des joueurs du club étaient censé venir participer à l'événement. Aucun ne vint. Les fans du club durent se contenter d'être pris en photo avec avec les hôtesses de Bwin et une réplique de la Coupe d'Europe. Deux anciens joueurs de l'équipe ayant évolué dans l'effectif professionnel dans les années 70 et 80 étaient bien présents parmi la masse des joueurs, mais c'était bien maigre, comme vitrine humaine. Si j'avais été fan de l'OM, je pense que cela m'aurait un tantinet déçu. Au rayon animations, deux tables de baby-foot et quelques écrans X-Box pour jouer au jeu vidéo Fifa14 (pris par l'adrénaline du tournoi de poker je n'y ai pas consacré une seule seconde). Pour ce qui est de l'alimentation, nous eûmes droit à un déjeuner assez standard, et à un dîner plutôt haut de gamme, avec petits fours à foison, histoire d'aider à mieux diriger la déception de ne pas avoir remporté ce tournoi. Et puis pour ce qui est du côté social de l'événement, avoir croisé quelques connaissances du monde du poker en ligne n'a pas été désagréable. Enfin, parmi l'équipe de croupiers, il se trouve que j'ai découvert avec stupéfaction la copie conforme de mon ancienne petite-amie russe, Anna, avec laquelle j'ai vécu la période la plus intense de ma vie : même silhouette de rêve, même chevelure de miel, même peau laiteuse, mêmes yeux mutins, mêmes mimiques du visage, même sourire complice à l'écoute de mes blagues... Dame nature prend parfois malin plaisir à reproduire à l'identique ou presque certains individus, parfois à des milliers de kilomètres de distance et/ou à des années d'écart !

En définitive c'est surtout le bilan immatériel, qui à mes yeux aura eu de l'importance. J'ai la sensation d'avoir exorcisé d'invisibles démons à l'occasion de ce week-end marseillais :
     - Avoir pu évoquer et partager la nostalgie de Guild Wars m'a permis d'évacuer les derniers relents de frustration qui étaient enfouis en moi par la faute de ce satané jeu vidéo.
     - Avoir eu le privilège de croiser le clone de mon ancienne petite-amie russe avec laquelle j'avais vécu l'empire des sens une année durant m'a réconcilié avec son fantôme, notre relation s'étant terminée à l'époque sur une étrange sensation d'inachevé.
     - Avoir éliminé jmpeyron du tournoi, celui-là même qui a stoppé mon parcours pendant le xpokertour constitue un amusant pied de nez au destin, d'autant que la récompense proposée, une séance d'entraînement et une journée d'immersion avec l'effectif professionnel de l'OM, est exactement la même que celle qui m'était promise pendant l'OM poker league, le championnat poker disputé sur 19 journées dont la victoire finale m'a échappé à la toute dernière journée sur plusieurs coups du sort improbables les uns à la suite des autres...
     - Avoir pu briller de mille feux pendant ce tournoi et avoir terminé à la treizième place m'aura confirmé à quel point je suis capable d'être quelqu'un dans le petit monde du poker, dès lors que je parvienne à maîtriser dans les mois et les années à venir la juste mesure de chacun des coups que je suis amené à jouer. Et puis surtout... 13, c'est le chiffre porte-bonheur. Ou alors le chiffre maudit, c'est selon.

Au final, je me sens réconcilié avec mon destin. Souvent par le passé, j'ai voulu le fuir. Désormais, j'ai le sentiment d'être davantage en symbiose avec lui. Chose invraisemblable, tout cet afflux d'émotions le temps d'un week-end a fait que pour la première fois depuis des lustres, dans le train qui me ramenait vers Paris, des larmes ont inexplicablement coulé sur mes joues. Jaillies des tréfonds de mon âme. Des larmes de joie. Et c'est bien là la plus belle de toutes mes victoires.

Ce mardi 28 janvier 2014, c'était la finale mensuelle pour aller à Las Vegas, un événément organisé par Europoker (25 participants, 250 Euros l'inscription) et j'ai terminé à la 13ème place ! Ironie du sort, là encore ? Peut-être bien. Le Dieu du poker est présentement en train de me forger une armure sur mesure. Et lorsqu'elle sortira de la forge, quelque chose me dit qu'elle m'ira comme un gant. Par le truchement du poker, le destin me fait des clins d'oeil à répétition. Et j'adore ça. A en pleurer de joie.


lundi 27 janvier 2014

OM poker live 25/01/2014 (1ère partie) : cartes sur table

Je ne sais par où commencer tellement ces derniers jours ont été riches en événements. Qualifié sur internet pour disputer au stade Vélodrome le Bwin OM Poker Live, Je suis venu à Marseille sans pression aucune. Uniquement dans le but de passer un bon moment, cultiver mes liens amicaux avec l'équipe dirigeante de Bwin et aussi afin d'y croiser également quelques une de mes connaissances récentes dans le monde du poker en ligne. Par ailleurs, les prix proposés étant modestes, s'agissant d'un tournoi de gala, il n'y avait aucune raison de se prendre au sérieux. Ceci dit, en compétiteur ultime que je suis, j'étais résolu à aller le plus loin possible dans le tournoi.

Il y avait 120 joueurs qualifiés. 95 seulement se sont présentés sur la ligne de départ au moment du début du tournoi, à 10 heures précises. 5 retardataires arrivés quelques minutes en retard ont néanmoins été acceptés, si bien que nous étions un chiffre rond : 100 participants au total. Pas un de plus. Pas un de moins.

Une dégaine unique !
En tant que parisien, j'ai vite été désigné comme l'homme à abattre de la table, sachant que plus de 80% des joueurs présents étaient des joueurs du sud-est de la France. Outre mon accent parisien, mon accoutrement improbable avec mon chapeau de cow-boy lama-boy péruvien, mon T-shirt estampillé FREDYL en lettres carmines, j'avais décidé de défier les marseillais sur leur propre terrain en activant l'option "moulin à paroles" et en avouant effrontément ma passion pour le PSG dès lors qu'il était question de football à la table. Les croupiers et les participants "neutres" se sont délectés de mes joutes oratoires avec les locaux forts en gouaille. Je n'ai pas cédé un pouce de terrain face à tous ces beaux parleurs. J'en ai charmé certains. Irrité d'autres. Toujours est-il que mon objectif a été atteint à tous points de vue : m'amuser, ne laisser personne indifférent, et surtout : désarçonner les chevaliers provençaux bouffis d'orgueil et avides de faire mordre la poussière au parisien que je suis, en leur faisant prendre des risques disproportionnés. A tel point que j'ai vite fait figure d'épouvantail là où de prime abord on m'avait pris pour un bouffon ou un clown. Je ne sous-estime jamais un adversaire. Mais je constate que cette erreur est assez fréquente chez les joueurs. C'est pourquoi j'essaye toujours de faire en sorte d'être sous-estimé le plus longtemps possible.

J'ai perdu le compte du nombre d'adversaires que j'ai boutés hors de la lice, grâce à mes manoeuvres savantes, mais aussi en poussant mes adversaires à la faute, en titillant leur ego. Probablement 8 ou 9 adversaires au total. A la vérité, mon plan de bataille a fonctionné au-delà de mes espérances. C'est d'ailleurs moi qui ai éliminé jmpeyron, le redoutable ambassadeur de Bwin (fraîchement adoubé à la suite du xpokertour, c'est lui qui m'avait sorti en duel final pendant la qualification il y a trois mois de celà), et Dame Chance m'a ainsi fait un petit clin d'oeil au passage, en m'accordant là une mini-revanche symbolique. Tout se passait donc à merveille pour moi. A tel point qu'à l'amorce de la dernière ligne droite de ce tournoi, j'étais chip leader depuis un bon moment déjà. Je pense que je le suis demeuré pendant près de deux heures. Jusqu'à ce que je m'empale tout seul sur le seul adversaire que je devais éviter, alors que nous n'étions plus qu'une quinzaine de jouteurs encore en lice. Un excès de confiance de ma part, en tentant d'arracher un coup contre un adversaire disposant d'une quantité de jetons presque aussi importante que la mienne, au mauvais moment et en n'écoutant pas la douce voix de Prudence et en ne respectant pas la mémoire de Chronos, le rejeton du Dieu du poker qui impose pourtant de procéder avec la juste mesure dans chaque coup... et voilà que ma montagne de jetons alpestre se retrouve réduite à un simple tertre des Flandres. Je me retrouve chancelant, mais toujours debout. Sauf que peu après, alors que la table finale se profilait, ce même adversaire me porte le coup de grâce sur un coup où j'ai été contraint de m'exposer plus que de raison du fait que je devais reconquérir les jetons perdus. Et avec la quantité indécente de jetons qu'il m'a confisqués, il a entamé la table finale avec une nette avance sur ses adversaires : au final, c'est lui qui a été au bout du tournoi et remporte le package d'une valeur de 2.500 Euros pour une prochaine épreuve du WPT (World Poker Tour). Bizarre sensation que la mienne à ce moment-là.

Je suis inexcusable. Ce tournoi aurait pu tomber dans mon escarcelle. Plus de 8 heures durant, j'ai fait tout ce qu'il fallait pour rendre cet exploit possible. Mais je me suis vu trop beau, trop tôt, en visant la gagne de façon prématurée. C'est une bonne leçon pour moi, et on apprend toujours de ses erreurs dès lors que l'on ait la modestie de les identifier comme telles. Je termine donc 13ème de ce tournoi. Hilares, mes compères marseillais avec lesquels j'ai amorcé une certain complicité au cours du tournoi, me font remarquer que 13, c'est un chiffre magique en sus d'être celui du département des Bouches du Rhône, et que c'est un résultat non seulement honorable, mais également très riche en symbole. Je verrai bien dans les prochaines semaines si ce chiffre est vraiment magique...

jeudi 16 janvier 2014

Un break d'avance

Le tournoi Club Poker sponsorisé par Unibet
Encore une victoire lors d'un tournoi parrainé par le Club Poker, ce mercredi 15 janvier 2014. Cette fois-ci sur la plate-forme Unibet, qui jusqu'à présent ne m'a que trop rarement réussi. Terminer premier de ce tournoi communautaire qui ne réunissait que 65 joueurs m'a permis d'empocher 77 Euros, pour une inscription plafonnée à 1 Euro seulement, s'agissant d'un tournoi partiellement subventionné. Sur le plan purement pécunier, le gain est modeste. Mais sur le plan symbolique c'est une victoire valorisante, les joueurs de la communauté Club Poker disputant ces tournois étant pour la plupart des joueurs solides et expérimentés, voire même excellents pour certains d'entre eux.


Victoire du tournoi "Grand Chelem" Unibet ce 16/01/2014
En l'espace de 4 jours, cela fait le 3e tournoi parrainé par le Club Poker qui tombe dans mon escarcelle (sachant que Club Poker en organise une douzaine par semaine sur les différentes plate-formes de poker en ligne et que j'en joue environ la moitié). Voilà qui est excellent pour le moral, car cela révèle un niveau de régularité que je n'avais pas atteint jusqu'à présent. Chance ou talent ? Probablement un peu des deux à la fois... Pourvu que ce ne soit pas juste un feu de paille et que je parvienne à maintenir un réel degré de constance dans la performance.  Je commence à croire que j'ai un talent certain pour ce jeu. Jusqu'ici, je croyais juste avoir un certain talent. Mais à force de pratiquer, encore et encore, les petites scories que j'avais à mes débuts disparaissent petit à petit de mon jeu, ce qui fait que je commence à avoir parfois l'impression de jouer sur du velours. Un peu comme ce soir lors de ce tournoi sur Unibet.

Par ailleurs, il y a un petit détail qui me fait très plaisir : je constate que lorsque je me retrouve en duel pour la victoire finale, ou lorsque je joue un tournoi en mode tête-à-tête, mon taux de victoire est désormais très nettement au dessus de la moyenne. C'était loin d'être aussi flagrant il y a quelques mois, puisque j'avais l'impression qu'il était à peine supérieur à 50%. Lorsque l'on sait à quel point la différence de gains est importante entre une première et une deuxième place lors d'un tournoi, je me dis qu'il vaut mieux être aguerri à ce genre d'exercice bien particulier afin de ne pas rater l'opportunité de concrétiser les belles (mais rares) opportunités d'aller jusqu'au bout d'un tournoi.

Avec cet excellent taux de réussite dans les tournois communautaires depuis quelques semaines, mon moral est en hausse. Certes, ce n'est pas encore le Pérou, tout ça, mais je commence à percevoir quelques sons de flûte au loin. Et en attendant de prendre part à la fiesta, je commence à taper du pied en cadence, histoire d'être dès à présent dans le bon rythme.
...

mercredi 15 janvier 2014

De l'art de travailler ses faiblesses...

J'ai pour ambition d'être parmi les tous meilleurs au poker. Etant particulièrement motivé pour apprendre et me perfectionner, j'ai la chance d'avoir compris deux choses essentielles qui m'ont permis ces derniers mois de progresser bien plus vite que la moyenne des joueurs : je travaille mes faiblesses avec humilité, tout en m'efforçant par ailleurs d'adopter une position aussi mesurée que possible dans le déploiement de mon jeu.

Tournoi Over The Top sur PokerStars
La pratique régulière et assidue constitue un facteur déterminant dans la réussite. Il m'a fallu quelques mois pour que je me découvre une vraie faiblesse dans mon niveau de jeu général : les duels en tête-à-tête. Pour une raison indéterminée, je ne m'y sentais pas à l'aise, et j'avais du mal à enfoncer le clou et à remporter les parties lorsque j'étais en duel final avec un adversaire unique. J'ai donc décidé de travailler quelque peu cette lacune, afin de dissiper mes appréhensions. C'est ainsi que depuis quelques semaines, je m'efforce de prendre part à un ou deux tournois hebdomadaires de duels, et notamment le tournoi Over The Top organisé par PokerStars en partenariat avec le site internet Club Poker. Uniquement dans le but de gommer cette faiblesse dans mon jeu, afin de ne pas m'abonner aux deuxièmes places des tournois auxquels je participe.

Il y a quelques semaines à peine, j'ai par ailleurs connu un déclic dans mon jeu, puisque j'ai appris à connaître et à utiliser à mon avantage la force de Chronos, le froid et implacable rejeton du Dieu du Poker. Je m'efforce d'appliquer avec métronomie le principe action/réaction, en dosant suavement mes prises de risques. Et force est de constater que depuis lors, ma maîtrise du poker s'en trouve renforcée. Cette corde supplémentaire à mon arc est extrêmement utile pour les duels, car l'influence de Chronos est particulièrement importante dans de tels cas de figure.

A présent, l'expérience aidant, je n'ai plus d'appréhension particulière lors d'un duel et je gradue mes attaques et mes ripostes avec mesure et justesse. Et ce travail de fond commence à porter ses premiers fruits ! Dans le milieu du sport, on a coutume de dire qu'une finale ne se joue pas, elle se gagne. J'essaye de faire mienne cette maxime et de l'appliquer à ma pratique du poker.

Un joli cadeau en prime !
En finissant premier, ce mardi 14 janvier, du tournoi Over The Top organisé sur PokerStars (réunissant 124 joueurs opposés deux par deux en successions de duels, comme lors d'un tournoi de Tennis), j'ai non seulement enrichi ma cagnotte d'une bonne centaine d'euros supplémentaires, mais j'ai également la  joie de décrocher un très beau lot en nature : une montre de luxe Citizen flanquée des armoiries PokerStars (un pique rouge), dont la valeur estimée est supérieure à 200 Euros. Pour moi qui ne porte plus de montre depuis belle lurette, la récompense est quelque peu incongrue.

Mais qu'à cela ne tienne : on ne va pas faire le difficile. Si tant est que je ne la porte pas, cette montre de luxe figurera en bonne position dans ma salle des trophées poker, qui contient à présent quelques objets récoltés par ci par là : Mallette de jetons Poker PMU , Sweat-Shirts Bwin (x2), sac de sport Bwin, jeux de cartes Bwin, sac à dos Winamax, tapis de souris Winamax, abonnement d'un an au magazine So Foot. Et je ne compte pas les places de football.

Merci Dame Chance !




lundi 6 janvier 2014

La tentation de l'ACF

Lorsque j'ai commencé à m'intéresser distraitement au poker, il y a quelques années, en regardant sur la chaîne de télévision RTL9 les WSOP (World Series Of Poker), il y avait aux commentaires deux hommes aux caractères opposés que j'apprécie grandement, quoique chacun pour des raisons différentes. Daniel Riolo, le brillant journaliste sportif de RMC dans le rôle du candide, et Bruno Fitoussi, le grand monsieur du poker français, plein de classe et de bienveillance, réussissant le tour de force de se montrer à la fois pédagogue et pointu dans ses analyses et ses commentaires. Même si le déclic est venu quelques années plus tard, c'est ce duo-là qui m'a éveillé au poker moderne, le Texas no limit hold'em.


Bruno Fitoussi
Le hasard a fait que j'ai eu l'opportunité de rencontrer par deux fois le journaliste Daniel Riolo en cette fin d'année 2013, à l'occasion de mes deux participations au bwin xpoker tour dont il assurait la présentation. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de le lui dire, mais mon éveil au poker, il est venu par son entremise. Et il en est de même avec Bruno Fitoussi. Cet homme a subtilement influencé mon destin, puisqu'étant indirectement à l'origine de l'éclosion de ma passion pour le poker. Un jour, l'occasion me sera peut-être donnée de lui dire tout le bien que je pense de lui et comment ses battements d'ailes de papillon ont contribué à l'émergence d'un raz(z)-de-marée poker dans ma tête. Dans ses commentaires sur la chaîne de télévision RTL9, je me souviens combien Bruno Fitoussi évoquait deux "temples" du poker avec une tendresse et un émerveillement bien à part. Ces deux temples du poker étaient l'Aviation Club de France (ACF), le cercle de jeu huppé des Champs-Elysées, et la très onéreuse Bobby's Room du Bellagio à Las Vegas.


l'Aviation Club de France
L'ACF est le repaire de Bruno Fitoussi. C'est un cercle de jeux parisien qui "mise" sur la classe et l'élégance, et on est d'ailleurs en droit de s'attendre à ces valeurs-là, eu égard à sa localisation géographique, au 104 avenue des Champs-Elysées. Dans ce cercle de jeux huppé ou il a écumé pendant des années, Bruno Fitoussi a développé au fur et à mesure des années le poker de façon exponentielle. Ce lieu est tellement lié à Bruno Fitoussi que ce dernier est même devenu l'ambassadeur de la marque, qui s'est également développée sur internet et dispose de sa propre plateforme poker en ligne. Mais à ce jour, je ne suis pas encore inscrit sur la plateforme en question dans la mesure où c'est rigoureusement la même que celle du PMU, qu'elle souffre de bon nombre de lacunes techniques comparé à la concurrence et que par ailleurs je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de promotions intéressantes en son sein. Mais il y a des passerelles pour des tournois live sur les Champs-Elysées.


la Bobby's Room du Bellagio
La Bobby's Room du casino Bellagio, est un endroit beaucoup plus inaccessible. Tant géographiquement (puisque localisée à Las Vegas) que financièrement, puisqu'il s'agit d'une salle réservée aux énormes mises, et donc au gratin du poker mondial ainsi qu'aux personnalités du show-bizz et aux riches hommes d'affaires. L'endroit où des fortunes peuvent se faire et se défaire en un soir. Si je dois y pénétrer un jour, ce ne sera pas avant longtemps. Autant être lucide : je n'y mettrai sans doute jamais les pieds, ne serait-ce parce que je n'aime pas mettre tous mes oeufs dans le même panier. Enfin bon, si le Dieu du poker m'ouvre un jour les portes de son panthéon, la chose deviendrait alors envisageable.


Quoi qu'il en soit, à présent que je me suis prouvé avoir un modeste talent pour le poker, il est peut-être temps pour moi de passer par la case ACF. C'est peut-être là un bon filon à exploiter, quand bien même il faille s'acquitter d'une cotisation annuelle de 100 Euros pour y accéder et même si une commission conséquente est prélevée sur l'organisation des parties (il faut bien payer les frais généraux et les croupiers), l'endroit recèle des disparités importantes pour ce qui est des joueurs qui fréquentent cet endroit... il y a probablement matière à y faire quelques belles parties au milieu des hommes d'affaires, des avocats et autres médecins, des ouvriers, des cadres, des artistes, des vieilles peaux entretenues, des étudiants jouant leur va-tout et des joueurs professionnels à l'affût. Même si tout le monde joue ensemble, il n'y a à mon sens que deux catégories de joueurs : ceux qui sont là pour passer le temps, et ceux qui sont là pour le rentabiliser vraiment.


Toutes les excuses sont bonnes pour s'inscrire sur une nouvelle plateforme. Mon excuse du moment s'inscrit dans la méthodique application de mon plan de bataille poker décidé pour 2014, qui consiste à m'essayer au live. Dans un premier temps, je vais donc m'inscrire sur la plateforme internet de l'ACF, dans le but d'y décrocher des tickets permettant de jouer en live sur les Champs-Elysées. Et fortuitement, j'aurai peut-être l'occasion d'y faire de belles parties, voire d'y rencontrer Bruno Fitoussi. Tout cela aurait du sens, après tout...

mercredi 1 janvier 2014

Bilan décembre 2013

Voilà une fin d'année qui finit en fanfare ! Décembre aura été un mois riche en émotions. Riche tout court, également, dans le mesure où grâce à un bénéfice net mensuel de 2 563 Euros, ma cagnotte fait un fabuleux bond en avant.

Tout ceci est bien entendu directement impacté pour le tournoi mensuel d'Europoker pour Las Vegas qui a vu mon ticket d'inscription d'une valeur de 250 Euros se muer en un gain en cash de 2 200 Euros à la suite de mon classement final à la troisième position (soit un gain net pour ce seul tournoi de l'ordre de 1 950 Euros). Au total, mon bénéfice net cumulé se monte à 4 661 Euros.

Au registre des performances extra-pécuniaires de décembre, il y a également eu pas mal de choses. Tout d'abord, je termine à une (décevante) seconde place dans le classement final de l'OM poker league organisée par Bwin alors que j'ai caracolé en tête du classement pendant trois des quatre mois de la compétition. Mais je me suis qualifié in extremis pour le PSG poker live organisé en partenariat avec le PMU, la compétition ayant lieu au stade du Parc des Princes dès ce 7 janvier 2014. Enfin, j'ai également obtenu mon sésame pour deux autres compétitions qui auront lieu en fin du mois de janvier et dont j'aurai l'occasion de reparler plus en détail dans les jours à venir.

Au delà du bilan mensuel, ce jour de l'an se prête à une réflexion sur ce qui aura été ma première année de pratique du poker. Sachant que je suis parti de rien il y a pile un an de cela, je considère que l'année 2013, ma première année de poker, aura été une année d'apprentissage extrêmement excitante ponctuée de petits événements imprévus. J'ai pu constater que mon niveau de jeu s'était étoffé petit à petit au cours de l'année écoulée, à tel point que je ne peux désormais plus affirmer que je suis un débutant au talent prometteur. A présent, je considère avoir atteint le titre d'amateur éclairé. Mon niveau technique sur internet est plus que solide, et je peux d'ores et déjà redessiner les contours de mon plan de bataille pour l'année 2014, en m'inscrivant à des tournois permettant de me qualifier pour des compétitions de poker en live, mais tout en continuant à jouer les tournois à petites mises par ailleurs. Il faudra quelques mois pour voir si cette stratégie peut porter ses fruits.

4 661 Euros nets de gagnés en une année de pratique. Je considère que c'est un bon début. Cela représente environ la moitié du chemin pour aller à Las Vegas disputer le main event des WSOP (LE championnat du monde), dont le coût d'inscription est de 10 000 Dollars. C'est beaucoup. C'est énorme. Mais pour peu que l'année 2014 soit pour moi du même acabit que 2013, j'ai bon espoir de pouvoir aller disputer le championnat du monde dans dix-huit mois, en juillet 2015. Tel est le tableau de marche que je me suis fixé en ce 1er janvier 2014. Plus j'y pense, et plus je me dis que ce challenge est inconsidéré, car ne répondant à aucune forme de logique. Mais il me fait vibrer et m'aide à avancer. Au final, c'est bien ça le plus important. J'ai de belles images plein la tête. Je sais que j'irai à Las Vegas à la force du poignet. Et c'est tragiquement beau.


mardi 31 décembre 2013

Les petits fours du Parc des Princes... En route vers le chapitre 2

Il est 1h50 du matin. Je viens d'arracher sur le site de poker du PMU la toute dernière place qualificative pour le tournoi PSG poker live 2014 qui se tiendra lieu dès le 7 janvier au stade du Parc des Princes, en finissant premier d'un tournoi à accès restreint organisé en partenariat avec le site ruedesjoueurs.com et qui réunissait 380 joueurs ce lundi 30 décembre. C'est ce qu'on appelle revenir du diable vauvert. Faisant fi des probabilités, je réussis à me qualifier in extremis, et ce pour la deuxième année consécutive ! Ce sera donc pour moi l'occasion de vérifier que la qualité des petits fours est toujours au rendez-vous dans les loges VIP du Parc des Princes.
Une sacrée performance pour quelqu'un qui aime le PSG !
Pour rappel, lors de cette édition 2013 qui s'était tenue courant mars, j'avais fini à la 5ème place (pour 48 participants). Et c'est donc reparti pour un tour ! Rebelote avec la dégustation des petits fours du stade du Parc des Princes. Rebelote les instants de convivialité et les dédicaces avec les joueurs du PSG. Rebelote avec le tournoi de poker au Parc des Princes.



Rendez-vous est pris pour le 7 janvier 2014
Ce soir, Dame Chance m'a soutenu plus que d'accoutumée, en me portant littéralement à bout de bras lors de cet ultime tournoi qualificatif. Plus que jamais, c'est grâce à son intercession que le Dieu du poker m'a accordé la victoire lors de cet ultime tournoi de qualification. C'est aussi ça, ce qui fait le charme du poker : des revers de fortune incroyables, au gré des tournois. Voilà qui clôture en trombe ma première année de pratique du poker. Pourvu que 2014 soit aussi riche en événements que 2013 !