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mardi 30 juin 2026

Coupe du monde de football : orgie de matches, abstinence de poker !

Depuis quinze jours, mon temps libre est principalement consacré à la Coupe du monde de football organisée cette année sur le continent nord-américain (Canada-USA-Mexique).

Plus d'équipes que par le passé et plus de matches... Nous en sommes au stade des 1/16e de finale et le plaisir va crescendo maintenant que les phases de poules sont passées. Et le poker dans tout ça ? Si ce n'est pas vraiment le néant, ça y ressemble quand même un peu. L'orgie de matches derrière mon téléviseur signifie une abstinence poker pour ainsi dire totale... Et ensuite la pause estivale approche, c'est dire !

Je n'étais pas convaincu par cette nouvelle formule à la base, mais il faut reconnaître que les organisateurs ont réussi leur pari : en multipliant les affiches et les créneaux de diffusion, ils sont parvenus à occuper une part importante de mes soirées. Même les rencontres entre certaines nations que je n'aurais probablement pas regardées en temps normal ont fini par attirer mon attention. Une Coupe du monde,  événement qui a lieu une fois tous les quatre ans seulement, possède cette capacité assez unique à transformer un simple match de football en événement à part entière. 

Ceci étant, je suis loin d'être le seul à avoir considérablement réduit mon temps de jeu derrière mon écran d'ordinateur. Il y a quinze jours de cela se déroulait la finale d'un tournoi communautaire richement doté en même temps que le match de l'équipe de France : ainsi, lorsque je me suis connecté en mode nomade sur mon téléphone portable, quatre joueurs sur six étaient absents à table, c'est dire. Le football de haut niveau concurrence le loisir poker !

Ce phénomène n'a rien de surprenant. Les grands événements sportifs ont toujours eu un impact direct sur la fréquentation des tables de poker en ligne. Les opérateurs revoient régulièrement leurs garanties à la baisse lorsque l'actualité sportive monopolise l'attention du public. Pendant quelques semaines, les cartes cèdent donc naturellement la place au ballon rond.

Il y a un temps pour chaque chose. Le temps que je consacre au poker est certes présentement minuscule. Mais une fois cette coupe du monde de football terminée, peu après mon habituelle pause estivale, ça repartira de l'avant. Avec joie et enthousiasme. Comme à chaque fois.

Après tout, cette parenthèse n'est pas une mauvaise chose, loin de là. S'éloigner temporairement des tables permet aussi de revenir avec un regard neuf, davantage d'envie et parfois même une motivation renouvelée. Le poker est un jeu exigeant qui se nourrit autant de passion que de fraîcheur mentale. Disons que je vis actuellement ma "pause fraicheur".

Le poker étant un éternel recommencement, il va sans dire que les tables du poker n'en ont pas fini avec Fredyl.


 

dimanche 31 mai 2026

Patrick Bruel : l'icône ternie

Dans un monde moderne qui fait la part belle depuis un siècle à l'hyperspécialisation, il est devenu extrêmement difficile de briller simultanément dans deux disciplines sans rapport évident entre elles. C'est ainsi que j'accorde beaucoup de crédit aux très rares personnes qui y parviennent encore... car même d'authentiques dieux vivants échouent souvent dans leur tentative de conquête d'un royaume autre que le leur : sur le plan sportif, on pense immédiatement au basketteur Michael Jordan avec son incursion dans le baseball ou encore à l'athlète Usain Bolt avec le football à Dortmund, qui jamais n'auront réussi à s'imposer dans leur seconde discipline. Au delà du sport, et pour ce qui est de la France, à part Boris Vian (ingénieur, mais aussi romancier et jazzman accompli) et plus récemment Jean-Christophe Rufin (médecin humanitaire, ambassadeur et écrivain à la plume acérée), il y a au final très peu d'exemples de telles réussites dans des disciplines radicalement différentes. On aurait pu rajouter Patrick Bruel, idole musicale de toute une génération, mais aussi acteur et champion de poker... oui mais ça, c'était avant !

Disons le tout net : les récents déboires judiciaires en cascade de Patrick Bruel ont considérablement terni son image au cours des derniers mois.  La présomption d'innocence s'applique certes, mais l'accumulation des plaintes et des témoignages relayés par la presse a profondément abimé son image publique, qui s'en retrouve d'ores et déjà considérablement écornée, avant même la moindre décision de justice. Quoi qu'il advienne, les dégâts en termes d'image en cette année 2026 sont déjà immenses. Déprogrammation de ses chansons de multiples radios, annulation de sa tournée estivale, déprogrammation de ses futurs concerts, éviction de la troupe des enfoirés.

Avant 2026, Patrick Bruel aura occupé non stop pendant plus de trente ans une place de choix dans l'imaginaire collectif français, au point de devenir une authentique icône. Pour ma part, cela fait plus d'une décennie que je l'avais déchu de son statut d'icône, quoique pour des raisons bien plus futiles liées au poker.

Chanteur à succès, acteur populaire et joueur de poker dont la réputation repose sur la seule obtention d'un bracelet WSOP en 1998, Patrick Bruel a longtemps été présenté comme l'incarnation du talent pluridisciplinaire. A défaut d'avoir pour lui une franche admiration, j'avais ainsi pour le bonhomme beaucoup de respect. Mais le côté "champion de poker" de son personnage a été terni à mes yeux depuis 2014. Les profanes ne le savent pas, mais pour qui s'intéresse spécifiquement à son parcours dans le poker, son prestige de joueur est largement galvaudé. 

Le bracelet WSOP de Patrick Bruel a été remporté en 1998. Le gain de ce bracelet a été perçu en France comme lui octroyant un statut de champion du monde du poker ; moi-même y ai cru comme tant d'autres, jusqu'à ce que je m'intéresse réellement à la discipline. Le tournoi en question (LimitHE à 5.000 USD l'entrée) était un tournoi mineur n'ayant réuni que 112 participants, bien en deçà des standards habituels des WSOP où les participants se comptent parfois en milliers de joueurs. Ayons également à l'esprit que chaque été ce sont plus de 100 bracelets qui sont distribués lors des WSOP de Las Vegas. Trente ans plus tard, ce bracelet demeure son unique fait d'armes en dépit d'une présence continue sur le circuit depuis trois décennies. De fil en aiguille, ses commentaires sur Canal+ et son statut d'ambassadeur de Winamax auront fait de Patrick Bruel le visage du poker en France, davantage par son aura médiatique que par ses performances aux tables.

Quoi qu'il en soit, ce statut d'ambassadeur de luxe du poker dont aura joui Patrick Bruel n'en fait pas pour autant un expert technique reconnu par ses pairs. C'est dans ce contexte que les interventions de Patrick Bruel dans les contenus filmés tels que "Dans la tête d'un pro" ont suscité des réactions mitigées voire goguenardes parmi les joueurs passionnés. Il faut dire qu'une nouvelle génération de joueurs exigeants a eu le temps d'émerger depuis deux décennies. Une nouvelle élite parfaitement au fait des probabilités, des cotes mathématiques et des dynamiques de table, qui n'aura pas hésité à égratigner un Patrick Bruel étalant naïvement ses propres incohérences et approximations, sans oublier un petit côté superstitieux assez superflu. Dès lors, l'icône intouchable est ainsi vite devenue relique factice. L'entendre employer en voix off le terme "blocking call" pour désigner a posteriori l'un de ses coups disputés devant les caméras aura constitué sur le moment une hérésie technique en sus d'être un néologisme sorti de nulle part. C'est donc dès l'automne 2014 qu'il aura définitivement terni son statut d'icône à mes yeux. Pour le grand public, c'est le printemps 2026... et pour des faits supposés autrement plus graves.

 

Patriiick !

 




 

jeudi 30 avril 2026

Triptyque d'avril (3/3) : éviter les maudites micro-coupures qui minent le mental !

Depuis quelques semaines, ma connexion internet me joue quelques tours. Oh, ce ne sont-là que d'infimes coupures dont la durée effective ne dépasse pas la seconde. Mais cela a un effet délétère sur mon confort de jeu lorsque je joue au poker, parce que sur certaines plateformes cela génère un début de chaos visuel et sonore. Et qu'à force, cela me crispe. Surtout lorsque ces micro-coupures surviennent à répétition en l'espace de quelques minutes à peine. C'est un phénomène occasionnel et irrégulier.

Concrètement, lorsque je subis une micro-coupure d'internet, toutes les plateformes ne réagissent pas de la même manière. Si Winamax se comporte plutôt admirablement avec une bonne stabilité générale, tandis que la gêne occasionnée sur PMU demeure assez supportable avec une sur-incrustation partielle par dessus les seules fenêtres PMU, il s'avère qu'avec PokerStars, c'est une toute autre paire de manches ; le logiciel de PokerStars tente en effet systématiquement une sorte de redémarrage partiel qui génère un pop-up du menu principal par-dessus toutes mes autres tables en cours, toutes plateformes confondues. Un retour à la normale prend au final quinze à vingt secondes. Tout ceci donne la même impression que celle d'un cockpit d'avion en perte de contrôle : en un mot, cela crée une situation particulièrement anxiogène. C'est vraiment pénible de redresser la barre, surtout lorsqu'on a plus d'une dizaine de tables actives en simultané. Sans compter le fait que mon sang est susceptible de se mettre à bouillir à l'idée que cela puisse saborder un coup important en cours. 

Outre le risque de voir mes mains automatiquement couchées faute d'avoir réagi dans le temps imparti (malgré le rab automatique de temps accordé par les plateformes dans de tels cas de figure), le processus de normalisation de la situation lorsqu'une micro-coupure survient prend dans tous les cas un certain temps, sachant qu'il faut également inclure la phase de ré-assimilation des différentes dynamiques de table en cours ainsi que la phase - plus aléatoire - de retour à un état mental zen.

Heureusement, face à ce type de désagrément, une solution simple existe désormais, et c'est tant mieux ! Il s'agit juste de configurer mon téléphone portable de telle sorte à ce qu'il devienne temporairement un point d'accès personnel pour mon ordinateur via mes données mobiles, ce qui génère ainsi un signal Wi-Fi de secours auquel je n'ai plus qu'à me connecter pour le reste de la soirée. Afin de dissiper tout risque de récidive, j'ai pris le parti de recourir à cette astuce dès que je constate la survenance d'une première micro-coupure en début de soirée : cela a pour mérite de m'éviter de m'énerver inutilement par la suite ! Jouer bien au poker en ligne nécessite d'être serein dans sa tête : une connexion stable constitue donc un préalable indispensable à toute recherche de performance optimale...

Ce genre de problème peut sembler anecdotique, mais il suffit de quelques secondes mal placées pour transformer une session potentiellement gagnante en une frustration bien réelle et contre-productive. Anticiper plutôt que subir, voilà sans doute la vraie leçon de ce type d'expérience. Comme souvent au poker, ce sont les ajustements les plus simples qui font la différence sur le long terme.

 

 
 

Triptyque d'avril (2/3) : Un triplé en Pot Limit Omaha en une seule soirée sur trois sites différents !

En ce mois d'avril, peu de choses sont à signaler s'agissant de mes activités poker, si ce n'est que j'ai quand même réussi il y a quelques soirs de cela à remporter trois tournois de Pot Limit Omaha en une seule soirée, alors-même que j'ai désormais acté la réduction du nombre de tournois de Omaha que je dispute lors de mes sessions nocturnes (huit à dix par soirée, désormais, au lieu d'une quinzaine comme cela était le cas précédemment).

3 tournois de Pot Limit Omaha remportés au cours de la même soirée, qui plus est sur trois plateformes différentes : Unibet, PMU, et Winamax, c'est vraiment un chouette moment à vivre. Je pourrais même y ajouter un tout petit tournoi de PLO8 que j'ai remporté en début de soirée ce même soir sur PokerStars. Financièrement parlant, il n'y a là pas de quoi fouetter un chat. Il n'en demeure pas moins que du point de vue du plaisir personnel ma satisfaction fut grande ; et elle a contribué à renforcer si besoin était ma confiance en moi !

La variance, lorsqu'elle penche ainsi du bon côté, ça a vraiment du bon. Bien évidemment, ce n'est là qu'une simple anomalie statistique qui se retrouve noyée dès le lendemain par la marée montante et descendante des tournois divers que je suis amené à disputer dans le cadre de ma routine de jeu.

Ce genre de soirée rappelle à quel point le poker constitue un jeu d’équilibre fragile entre discipline et lâcher-prise. On peut passer des semaines à douter, à ajuster, à chercher des explications, puis voir en quelques heures tout s’aligner presque naturellement. Ce n’est évidemment en aucun cas une validation définitive de mes choix récents, mais plutôt un signal encourageant. Une manière de me rappeler que réduire le volume ne signifie pas forcément réduire la performance. À défaut de certitudes, j’y vois au moins une forme de cohérence éphémère que m'accorde Dame Chance. Et dans ce jeu cruel et injuste qu'est le poker, c’est déjà pas si mal...

jeudi 23 avril 2026

Triptyque d'avril (1/3) : changements d'habitudes ! Moins de Omaha et plus de Texas Holdem.

Nous sommes en avril, les arbres sont en fleurs, les oiseaux chantent dès les premières lueurs, les manteaux sont désormais relégués au placard. Quant aux tournois de poker en ligne, force est de constater le côté immuable de leur programmation et de leur fréquence : la machine tourne non stop 24 heures sur 24, chaque jour de l'année sans la moindre exception. Le temps qui passe n'a quasiment pas d'emprise sur la grille de tournois des opérateurs de poker en ligne. Certes, les dotations garanties sont quelque peu allégées les soirs de grands événements sportifs à la télévision ainsi que pendant la période estivale (sous l'effet de la concurrence combinée de la pétanque, du farniente et des cigales...). Mais globalement rien ne change ou presque.

Dans ces conditions, lorsqu'on est joueur assidu et que l'on a installé une routine de jeu qui nous convient, se décider à opérer des changements concrets dans ses petites habitudes ludiques ne constitue pas un geste aussi anodin qu'il n'y paraît. Souvent, il faut qu'un événement survienne pour que l'on se décide à modifier sa routine de jeu : simple lassitude, exploration d'un nouveau centre d'intérêt (intra ou extra poker), ou bien encore prise de conscience d'un facteur ignoré jusque-là.

Cela faisait un certain temps que je m'interrogeais sur la mystérieuse raison pour laquelle je suis légèrement perdant en Omaha sur les tournois de Winamax, tandis que je suis régulièrement gagnant sur les autres plateformes. L'excuse de la tendance passagère ne tient plus debout car c'est un phénomène qui s'observe sur un laps de temps bien trop long pour que ce ne soit-là qu'une simple coïncidence. L'explication se trouve probablement ailleurs que dans la variance. Soit le niveau moyen sur Winamax est plus élevé qu'ailleurs, ce qui ne me semble pas être le cas selon mes observations. Soit le format des tournois (de type semi-turbo avec la part belle faite aux KO et désormais les Space KO à primes aléatoires) parasite ou pénalise mon jeu, ce qui est peu probable mais possible. Soit le parfois très très faible nombre de participants à ces tournois en comparaison avec un tournoi de Texas holdem classique permet une certaine forme de collusion entre les ultra-regs dépourvus de scrupules... une petite voix intérieure me dit depuis bien longtemps qu'il s'agit de l'explication la plus rationnelle sachant que le Omaha constitue un tout petit écosystème propice à la consanguinité. Je ne veux pas sombrer dans une théorie complotiste ou négativiste, aussi tout ceci en reste au stade de simples conjectures. Quelle que soit la vraie raison au final, le constat est là : mon ROI en Omaha sur Winamax s'en retrouve durablement plombé et il était temps que j'aie la lucidité de dire stop.

Dans ces conditions, je me suis enfin résolu à réduire drastiquement ma participation aux tournois de Omaha qui se jouent en trop petits comités (moins de 40 participants) afin d'éviter les risques de collusionneurs. Il en va de même pour les tournois au format space KO. Ma résolution vaut pour Winamax mais pas seulement. Cette nouvelle ligne de conduite me permettra au passage de dissiper mes doutes, et je m'autorise juste quelques écarts, tels que les formats de Omaha deepstack à petits enjeux financiers. Mais pas au-delà pour le moment. Tout comme la nature, mon écran d'ordinateur a horreur du vide et les fenêtres de Omaha habituelles manquantes dans mes sessions vont donc être naturellement compensées par un peu plus de Texas Holdem. Un changement d'habitudes certes désagréable, mais nécessaire selon moi. Problème résolu !

mardi 31 mars 2026

Fusion entre ParionsSport et Unibet : la fausse bonne nouvelle !

Après une campagne de publicité savamment orchestrée ces dernières semaines, la fusion entre Unibet et ParionsSport est désormais effective et aura des implications spécifiques tant sur le segment du poker en ligne que sur celui, bien différent, des paris sportifs.

Pour les joueurs possédant deux comptes, il aura suffi de se connecter à l'un de leurs deux comptes après la date effective de la fusion de ce 24 mars 2026 pour que le transfert des actifs se fasse automatiquement, générant ainsi un compte cumulé. Dans mon cas, en me connectant en premier sur Unibet plutôt que sur ParionsSport, les quelques centaines d'euros que j'avais glanés chez ParionsSport sont donc venus abonder les centaines d'euros dont je disposais déjà sur Unibet. Symboliquement, je dépasse en cumulé le millier d'euros et c'est plaisant à voir. Par ailleurs, mon ancien pseudonyme ParionsSport est désormais obsolète, la seule réelle bonne nouvelle étant que je conserve mon pseudo historique fredyl qui était celui que j'utilise depuis toujours chez Unibet. Mais c'est à peu près tout s'agissant des bonnes nouvelles.

Unibet possède déjà une plateforme de poker bien établie, connue pour son écosystème fermé (sans trackers autorisés) et son positionnement résolument récréatif. Un choix délibéré remontant à quelques années déjà, Unibet ayant à l'époque choisi de faire cavalier seul sans s'adosser à d'autres opérateurs. Promesse avait été faite à l'époque que le logiciel propriétaire Unibet serait substantiellement amélioré avec le temps, mais force est de constater que tel n'aura pas été le cas jusqu'ici. Promesse non tenue.

À l’inverse, ParionsSport a historiquement connu un parcours assez chaotique sur le poker via sa maison mère la Française des Jeux si l'on tient compte du naufrage de Barrière Poker en 2014 dans lequel la FDJ était partie prenante. Il est cocasse de constater que l'ancien logiciel Barrière Poker était d'ailleurs bien meilleur que celui du réseau iPoker (tout comme celui d'Unibet, d'ailleurs).

Quoi qu'il en soit, la fusion est effective. Sur le plan marketing, des synergies fortes sont attendues non seulement entre les deux marques mais aussi entre le poker et les paris sportifs. On saura vite si la mayonnaise a pris ou pas, en gardant à l'esprit que le marché hexagonal des paris sportifs pèse davantage que celui du poker en ligne. 

Le poker a beau être un segment considéré comme secondaire, l’un des enjeux de cette fusion porte sur le partage de liquidité entre joueurs, sachant qu'en France le poker en ligne est encadré par des accords internationaux permettant de mutualiser les tables à la condition que ce soit entre pays régulés. Même si ParionsSport perd le pool iPoker qui permettait un partage de liquidités avec PMU, Partypoker et Bwin, sa fusion avec Unibet sera probablement contrebalancée de ce point de vue-là. La question des logiciels poker était donc malgré tout d'importance. Il a été au final décidé de la conservation du client poker de Unibet, plutôt que de rejoindre à nouveau le réseau antédéluvien iPoker ou bien encore de procéder au développement d’une nouvelle plateforme unifiée, ce qui aurait représenté un chantier technique complexe et couteux. Autre particularité de cette fusion privilégiant le logiciel poker d'Unibet : une approche produit qui va à rebours du marché hexagonal. Unibet a misé sur une expérience de jeu simplifiée, avec des formats rapides et accessibles aux joueurs occasionnels. Cette philosophie assumée influence donc considérablement la nouvelle offre poker commune, en la rendant moins technique que celle de concurrents traditionnels. Pour moi, il s'agit d'une mauvaise nouvelle car les logiciels de statistiques tels que Xeester ne sont pas compatibles avec la plateforme Unibet.

En revanche, les joueurs de poker réguliers tels que moi sont en droit de s’interroger sur l’évolution de l’écosystème dans la mesure où le modèle récréatif assumé d’Unibet a été conservé à peu près tel quel. Dans tous les cas de figure, cette fusion fait qu'il y a désormais une plateforme de poker en moins sur le marché ! Moins de concurrence. Moins d'opportunités. Cette fusion est à n'en pas douter une fausse bonne nouvelle. Tant pis. Il faudra faire avec.

mercredi 18 mars 2026

Jackpot en février sur Winamax : la double quinte flush qui rapporte gros !

Winamax est la plateforme de poker en ligne hexagonale qui récompense le plus les joueurs dits "communautaires", ces passionnés qui vibrent pour le poker, sans pour autant s'y investir financièrement au delà d'un certain seuil. Je fais indubitablement partie de cette catégorie hétéroclite de joueurs aux talents inégaux mais sincèrement fascinés par ce jeu. C'est ainsi que Winamax propose depuis quelques années déjà des tournois communautaires (adossés à Wam, Club Poker ou Poker Académie) récompensant les veinards obtenant une quinte flush royale, la dotation primée évoluant à mesure que la disette se prolonge.

Grâce à ce type de tournoi, j'ai ainsi pu remporter une cagnotte bonus de ce type en février. Double coup de chance pour moi : non seulement la cagnotte avait un peu grimpé au cours des semaines précédentes jusqu'à atteindre la coquette somme de 520 euros, mais de surcroît ma main avait ceci de particulier qu'il s'agissait d'une double quinte flush !!! 

 ;Qh ;Th Dame-Dix de coeur : telle est ma main de départ. Je suis de petite blinde. Le joueur au bouton effectue une relance standard à 2,3 blindes. J'ai assez de profondeur pour voir venir et décide par conséquent de suivre tranquillement. Et voilà que j'ai eu le bonheur de voir apparaître le flop suivant qui m'octroie immédiatement la quinte flush royale, me conférant tout de go la main la plus forte qui soit au poker :

 ;Ah ;Kh ;Jh 

 ;9h 

Mon visage s'illumine aussitôt puisqu'à cet instant, je sais alors que la cagnotte est déjà à moi. Le pire qu'il pourrait m'arriver à ce stade, ce serait de devoir la partager si jamais quelqu'un d'autre venait à toucher une autre quinte flush royale au cours de ce même tournoi (hypothèse hautement improbable), sachant que le seul critère pour toucher ladite cagnotte est d'obtenir une quinte flush royale, sans même devoir aller jusqu'à l'abattage. Pour couronner le tout, la turn me régale d'une virtuelle seconde quinte flush avec le 9 de coeur. Tout ceci est désormais purement anecdotique mais ô combien plaisant à admirer. D’un point de vue statistique, la scène relève presque de l’ornement mythologique. Davantage terre-à-terre dans son vocabulaire, l'ami Veunstyle, couvreur patenté des tournois de poker depuis plus d'une décennie emploie quant à lui un vocable plus imagé : le "gâchis de chatte" ! On en viendrait presque à regretter cette chance additionnelle inutile qui viendra peut-être à manquer en des instants autrement plus cruciaux (et forcément plus tragiques) qu'en ce merveilleux instant de grâce.

L'histoire est donc déjà belle en soi. Mais afin qu'elle n'en soit que plus belle à raconter (en dépit d'être monochrome à regarder), la river m'accordera un ultime privilège, en nous gratifiant d'un nouveau coeur ! 

 ;5h 

Je remporte au final le coup sans aller jusqu'à l'abattage en décidant de faire tapis contre mon adversaire qui jusqu'ici avait conservé l'initiative non seulement préflop, mais également au flop et à la turn. Mon petit stratagème n'aura pas fonctionné puisqu'il décide de coucher sa main, mais dans de telles circonstances, je ne résiste pas au plaisir de montrer la mienne. Il est rarissime que je montre mes mains d'ordinaire, mais en l'espèce il m'est impossible de ne pas partager aux yeux de tous une telle démonstration de veine.

De façon assez dérisoire je serai peu de temps après éjecté du tournoi sur un coup de malchance avant d'avoir atteint les places payées. Mais l'essentiel est ailleurs : Dame Chance m'aura régalé au delà du raisonnable. De quoi atténuer quelque peu mon étrange déveine passagère sur Winamax qui est actuellement la seule plateforme où je ne parviens pas à être régulièrement gagnant. Un mystère sur lequel je suis en train de me pencher en ce moment et qui devra être résolu en procédant à quelques ajustements dans la routine de mes choix de tournois.

Quoi qu'il en soit, j'ai pleinement savouré cette main de légende : une double quinte flush royale à coeurs par les as ! Il n'est pas dit que je sois en mesure d'en revoir une de sitôt...

vendredi 13 février 2026

Nous sommes un vendredi 13. Et alors ?

Nous sommes le vendredi 13 février 2026 et tout va bien pour moi. Que ce soit dans ma pratique du poker comme dans ma vie de tous les jours, je suis heureux de pouvoir dire que je me considère comme étant totalement hermétique par rapport à toutes les formes de superstition, alors même que j'ai pourtant grandi dans un milieu familial assez parasité par ce type de peurs et croyances irrationnelles.

S'agissant de la superstition liée au vendredi 13, chaque année, le même cirque recommence, que ce soit dans les médias ou dans nos entourages respectifs : les conversations finissent quasi invariablement par se porter sur les phénomènes liés à la chance et à la malchance de cette journée si spéciale pour certains. Difficile d'avancer des chiffres fiables, mais on considère qu'environ 20 à 25% des gens altèrent leur comportement à un moment ou à un autre de la journée par rapport à leur routine habituelle lorsqu'ils cochent la case du vendredi 13 sur leur almanach.

Il faut ainsi rappeler que des gens évitent de voyager ce jour-là, par peur d'un accident : les prix des billets d'avion sont généralement un peu plus bas un vendredi 13. Tout ça parce qu’une partie non négligeable de la population préfère éviter de voyager ce jour-là. Cette crainte est diffuse, totalement irrationnelle, et bien entendu statistiquement infondée… mais demeure économiquement mesurable. Les compagnies aériennes ajustent leurs prix car le marché, lui, ne croit pas aux superstitions. Il s’adapte à ceux qui y croient.

Inversement, lorsqu'un vendredi 13 arrive, d’autres se ruent soudainement sur un ticket de loterie (jeux à gratter, Loto, Euromillions, etc.), et les loteries nationales enregistrent ainsi systématiquement une hausse des volumes de jeu : c'est comme si l’univers avait soudainement décidé de leur offrir un bonus cosmique venant compenser l'épidémie de malchance constatée par ailleurs. Résultat ? Les opérateurs de loterie n'hésitent pas à communiquer sur le phénomène et encaissent davantage que d'accoutumée. 

Ce type de superstition repose sur deux mécanismes psychologiques simples : tout d'abord vouloir absolument trouver un sens au hasard (le cerveau humain détestant le vide causal, il préfère s'auto-leurrer en ébauchant une fausse explication plutôt que de demeurer dans une zone dépourvue d'explication), mais également avoir l'illusion de contrôler la situation un peu plus que les autres (porter un vêtement fétiche, éviter une date, jouer un numéro magique). 

A ce jour, il n'existe à ma connaissance aucune statistique fiable sur l'impact du vendredi 13 sur les tables de poker en ligne ou au casino pour ce qui est du volume de jeu. Ceci étant, en transposant au microcosme du poker le comportement irrationnel dont font preuve certains individus les vendredi 13, il y a de quoi lever au moins un sourcil. Au poker, entretenir pareille illusion constitue bien entendu un comportement toxique. Celui qui croit est toujours désavantagé par rapport à celui qui se contente de calculer froidement. Car le jeu n’a pas de mémoire. Les cartes ne savent pas quel jour nous sommes. Le Dieu du poker ne reconnaît en outre aucun totem. De la même manière que je ne crois pas aux effets d'un quelconque vendredi 13, je ne crois pas non plus aux tables “maudites” et autres séries de malchance ciblée. Et tout ceci m'aide au final à rester froid dans mes prises de décision, là où d'autres ont tendance à vite risquer la surchauffe.

Dans un environnement où beaucoup de joueurs sont influencés par leurs émotions, chaque micro-dérive psychologique de la part des joueurs superstitieux introduit un bruit de fond parasite dans leur système décisionnel qui les éloigne de la prise de décision optimale.

Décider d'aller jouer au poker spécifiquement parce que nous sommes un vendredi 13 constitue en soi une erreur, sachant qu'il s'agit d'un jour pareil à tous les autres, non impacté par la variance ou les probabilités. La seule chose qui va potentiellement changer, c'est à la rigueur le rapport du joueur superstitieux à sa discipline : son comportement aura tendance à être un tantinet moins rationnel que d'ordinaire. Un petit grain de sable dans une mécanique que tout joueur ambitieux se doit d'écarter de ses propres engrenages mentaux.

Aujourd'hui, vendredi 13 février 2026, je n'ai pas du tout joué au poker en ligne. Non pas par peur. Mais parce que je joue peu le vendredi. Voilà tout.

 

mercredi 7 janvier 2026

Bilan 2025 : une année positive, mais sans grand relief

Qu'il me semble loin désormais le temps béni où gagner au poker me semblait facile. Parfois, j'aimerais retrouver cette sensation de candeur et d'innocence de mes débuts qui m'apportait un sentiment de quasi invulnérabilité il y a dix ans de celà.

L'année 2025 s'est achevée pour moi dans la tourmente et le doute alors que les trois premiers trimestres me laissaient augurer un bénéfice tranquille acquis grâce à une routine de jeu parfaitement maitrisée. Octobre et décembre auront terni un bilan financier qui autrement aurait été plutôt bon. Comptablement, je demeure certes bénéficiaire sur l'année, mais il n'y a pas de quoi se réjouir pour autant car les montants engrangés sont modestes et que par ailleurs l'adrénaline n'aura pas coulé à flots dans mes veines au cours de l'année écoulée. Mes deux modestes incursions en live de l'automne (Hip Poker Tour PMU Vincennes et Wipt Paris) se seront avérées être toutes deux amères au final, quoique pour des raisons différentes. 2025 aura donc été une année plutôt quelconque et sans grand relief, même si on a connu pire.

La part de Pot Limit Omaha dans mon volume de jeu est probablement beaucoup trop importante par rapport au No Limit Holdem et il y a possiblement un petit rééquilibrage à opérer de ce point de vue-là, d'autant que le Omaha est plus exigeant du point de vue de la concertation et de la fatigue mentale. Pour performer, il faut veiller à rester frais autant que faire se peut. C'est pourquoi j'envisage à très brève échéance d'opérer quelques retouches pour ce qui est de mon panachage de tournois routiniers.

Pour le reste, sachant que le poker n'est absolument pas une activité linéaire et que les aléas y sont permanents, j'aborde l'année 2026 avec modestie. Mais toujours avec une passion intacte,  la foi en mes capacités ainsi qu'en mon destin et l'envie de briller au firmament : modestie et ambition ne sont pas incompatibles.

2026, nous voilà !