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vendredi 26 octobre 2018

Challenge Omaha express : un résultat désastreux !

Cela fait plusieurs jours déjà que je ressasse mon week-end passé dédié au Omaha, et la seule pensée de devoir en dresser ici un bilan honnête et transparent aura été une source de souffrance, à tel point que j'en ai retardé la rédaction. Car je me suis pris à cette occasion un véritable gadin, tant sur le plan financier que statistique. Ce qui devait être un mini-challenge festif et guilleret s'est transformé en bourbier inextricable. J'ambitionnais de tout casser à cette occasion, mais c'est bien moi qui en suis sorti brisé de partout.

Au départ, l'idée de ne me consacrer qu'au Omaha à 100% me paraissait séduisante sur le papier : accaparer pour une fois tous mes neurones disponibles sur une seule variante - que je maitrise sur le bout des doigts - ne pouvait être qu'une bonne idée. Las ! Mon manque de réussite a vite refroidi mes ardeurs, au point que mes derniers tournois ont été disputés dans des conditions mentales teintées d'amertume et de lassitude, la faute à une variance traitresse et à des circonstances de tournois presque systématiquement défavorables. Pire encore, je n'ai pas eu le courage de m'inscrire aux derniers tournois disponibles tellement je me suis pris de coups durs.

Le désastre aurait pourtant pu être contenu, et ce en dépit d'un EV global rendu négatif par des circonstances de jeu défavorables. Car j'ai fait pas mal de bulles et de pré-bulles, essentiellement dans les tournois aux droits d'entrée les plus élevés, d'ailleurs ; avec un soupçon de réussite, le bilan financier global aurait pu être positif malgré tout. Il n'en fut rien au final. Certes l'échantillon de tournois joués était mince et ce mini-challenge Omaha revêtait de facto un caractère particulièrement aléatoire quant au résultat final, mais ce fut pour moi une plongée abyssale et l'oxygène m'aura fait défaut tout du long, les tournois malheureux s'enchainant les uns à la suite des autres.

Je termine donc mon mini-challenge sur les rotules, avec un EV fortement négatif de l'ordre de -9 (!) et un ROI de -64%. Rongé par l'amertume et tout piteux de devoir avoir à coucher par écrit pareil bilan sur ce blog. Ainsi va la vie, au poker. Que l'on joue bien ou que l'on joue mal, il y a des hauts et il y a aussi des bas. Quoi qu'il en soit, le prochain mini-challenge auquel je me consacrerai prochainement ne pourra pas être pire que celui-ci dédié au Omaha. C'est bien là la seule bonne nouvelle.




vendredi 12 octobre 2018

Challenge Omaha express : un week-end de tournois dédiés pour tout casser

D'ordinaire, je ne joue pas le vendredi, ça fait partie de mes journées "off". Mais ce soir, j'ai envie de me faire un petit challenge ludique à base de Omaha, d'autant que je m'étais engagé à mettre en place quelques challenges relatifs aux variantes au cours des mois à venir.

Ce soir, ce sera Omaha à gogo. Et demain aussi. C'est bien simple, je vais jouer toute une flopée de tournois de Omaha, sans mixer les disciplines comme j'ai l'habitude de le faire lorsque je joue en semaine. J'adore cette variante depuis toujours, mais je ne lui ai jamais offert l'exclusivité qu'elle mériterait pourtant, tant au regard des résultats positifs que du plaisir de jeu accru que cela me procure les soirs où je suis en forme.

L'échantillon de tournois est modeste, mais on verra bien ce que cela peut donner au final, que ce soit pour produire une qualité de jeu accrue ou bien encore de résultats bruts, en ayant toutefois bien à l'esprit que le volume de tournois (une trentaine seulement) induira une part substantielle d'aléa. Le fait de coucher par écrit l'existence de ce challenge devrait donc faire de moi au moins pour un soir un compétiteur acharné déterminé à ne pas laisser échapper la moindre blinde qui passe. Il me faudra juste retraiter a posteriori ma séance sur le plan statistique puisque pour des raisons qui m'échappent, mon logiciel Xeester ne prend pas en compte le Omaha sur Pokerstars, ni même sur Betclic.

Quoi qu'il en soit, je pondrai un debriefing de ma soirée 100% Omaha dans les prochaines heures, aussitôt mon mini-challenge achevé, histoire de battre le fer quand il est chaud.



jeudi 27 septembre 2018

Les excités du cash game

Au poker, on est parfois amenés à voir de sacrés coups. Certains joueurs ont carrément le doigt sur la gâchette et n'hésitent pas à dégainer dès que l'occasion leur en est donnée. La preuve en images : il s'agit d'un coup joué en mode Go Fast sur les tables de Winamax. Le joueur adverse balance en toute désinvolture son tapis pour deux fois le montant du pot alors que c'est moi qui ai construit prudemment le pot à toutes les phases de jeu (préflop-flop-turn). Carré de 10 en main. La vie est belle, en principe. La question que je me pose à ce moment-là est toutefois la suivante : mon adversaire (dont le pseudo Shoveqipeu laisse accroire qu'il aime faire souvent tapis) aurait-t-il touché la quinte flush ? La probabilité existe, certes, mais il y a aussi de très fortes chances pour qu'il n'ait qu'une couleur ou qu'un full.


Je dois dire que son pseudonyme m'a aidé à prendre la décision de call en toute sérénité, déjà qu'en temps normal, je me serais mal vu abandonner le coup. Pour parachever ma réflexion puisqu'il s'agit d'un joueur manifestement occasionnel à ces tables, les chances que ce soit un excité du cash game ayant tendance à surévaluer sa main quand la pression monte sont donc assez élevées.

La réponse en images :


C'est la vie en couleurs !


Carrément tranquille. Au suivant...

mercredi 26 septembre 2018

Carrément méchant !

Ce mardi soir, j'ai disputé un coup des plus amusants sur les tables de Winamax. J'étais assis à une table de cash game en mode Speed Poker (dénommé le Go Fast sur le site) et je jouais en toute quiétude mes ultimes mains avant d'aller me coucher.

Le pot fait à peine quelques centimes, je joue sur du velours en mode ultra-tranquille et là... je touche un carré à la river qui améliore encore mon puissant full obtenu à la turn. Un carré d'as, c'est déjà peu fréquent en soi, mais c'est le plus souvent visible comme le nez au milieu de la figure et je me demande alors combien mon adversaire est prêt à me lâcher dans ce coup. Très peu, a priori. Mais il peut aussi penser que je n'ai pas de quoi améliorer le board des 5 cartes qui sont déjà étalées sur la table avec ma main privative.


J'effectue une petite mise, presque ridicule sachant que le board nous octroie d'ores et déjà un full à tous les deux. Mon adversaire - qui s'est choisi le pseudonyme sexy de "LouisSarkozy" - serait en droit de penser que c'est aussi ce à quoi je peux prétendre. Mais vu que c'est moi qui ai déjà misé quelques centimes au flop, il pourrait aussi en conclure que j'ai le dernier as en main... Tout du moins, tel est le raisonnement que tiendrait un joueur affûté.


Aussi incroyable que cela puisse paraitre, mon adversaire me sur-relance. Dans son raisonnement, il considère que je peux éventuellement avoir des fulls supérieurs (après tout, je pourrais avoir en main les neuf, les dix ou encore les valets), mais il semble avoir carrément omis de prendre en compte le dernier as qui traîne. Une grosse bourde qui va se transformer en erreur fatale. 

Car deux petites sur-sur-relance plus tard, et le voici qui me propose de m'offrir son tapis. Ebloui par son carré de 8 obtenu à la turn et submergé par le mini afflux d'adrénaline concomitant, il aura donc bel et bien oublié d'inclure dans son raisonnement l'hypothèse selon laquelle le dernier as du paquet pouvait être en ma possession, me conférant dès lors un carré supérieur au sien.

C'est ainsi que mon adversaire a décidé de venir fêter mon carré d'as en m'arrosant de champagne. C'est son droit, et je le respecte... Santé !!


Ce ne sont au final que quelques euros de remportés (tout juste de quoi boire un café... pour le champagne, on repassera). Mais l'amusement que m'aura procuré ce coup vaut assurément son pesant de cacahuètes. Miser plus pour gagner moins : tel aura été le slogan de campagne de LouisSarkozy !

Immédiatement après avoir complètement déstacké mon adversaire me vient à l'esprit la chanson d'Alain Souchon dont le refrain se résume en ces deux mots définissant parfaitement ce coup complètement dingo :

CARREMENT MECHANT !



lundi 24 septembre 2018

Revenu du diable Vauvert

Au football, il existe une expression consacrée pour désigner un sauvetage miraculeux de la part d'un défenseur ; il s'agit d'une expression que j'affectionne tout particulièrement, cette dernière étant plutôt rare dans la langue française. Ainsi, lorsqu'un attaquant ayant driblé le gardien se retrouve devant un but complètement vide (à tel point qu'il peut prendre son temps pour pousser le ballon au fond des filets) et qu'un défenseur ayant plusieurs mètres de retard déboule in extremis dans le champs de la caméra en tendant une jambe élastique et sauve son équipe d'un but tout cuit, on dit de lui qu'il est revenu du diable Vauvert.

Une fois n'est pas coutume, je vais parler d'un coup que je viens de vivre lors de ma session poker du dimanche soir. Car toutes proportions gardées, je peux dire que moi aussi, pour une fois je suis revenu du diable Vauvert. De mémoire de Fredyl, c'est le coup le plus improbable qu'il m'ait été donné de gagner à ce jour à une table.

L'enjeu n'est pas d'importance, puisqu'il s'agit d'un petit tournoi deepstack à 2 euros sur Winamax. Les places payées sont encore loin quand bien même la moitié des joueurs ont déjà été éliminés à ce moment-là, et ma table ronronne sans qu'il y ait de sortant depuis un bon moment. La profondeur commence donc à manquer, puisque nous avons tous entre 20 et 35 blindes à cette table. Un joueur assez actif effectue une relance minimale en milieu de position, suivi par son voisin. Je suis de big blind.
N'ayant qu'une blinde à poser pour rentrer dans le coup, je défends en BB avec Dame de coeur 10 de pique
Et voici qu'arrive un flop que je qualifierai de très prometteur pour moi. A ce moment-là, je suis plutôt enclin à l'optimisme.


Avec ce joli flop, je possède top paire avec tirage couleur hauteur dame. La fin de coup semble lointaine et pourtant - après une rapide évaluation de la situation - mon plan de jeu est déjà arrêté dès cet instant du fait du manque de profondeur des uns et des autres : 

A) je vais checker le coup afin soit de bénéficier de la carte gratuite à la turn en espérant ne voir débarquer aucun as et aucun roi

B) ou bien attendre que l'un des deux autres mise pour lui revenir dessus à tapis (check/re-raise all in)

C) Les seuls cas de figure où j'envisage de ne pas aller jusqu'au bout serait dans l'hypothèse où l'un des deux joueurs soit déjà à tapis au moment où la parole me reviendrait ou bien en cas de turn avec un as dans le cas où tout le monde checkerait.

D) J'ai écarté l'hypothèse de jouer en mode défensif (check/call) car je suis un joueur résolument agressif post flop et non un suiveur. C'est d'ailleurs ma marque de fabrique : quitte à avoir des accidents, autant les provoquer plutôt que de les subir.

Le relanceur initial check tout comme moi, mais le joueur dernier à parler effectuer une mise conséquente supérieure à la moitié du pot, qui atteint dès lors un total alléchant de 12 blindes. Comme prévu dans mon plan de jeu, je fais tapis. Mais ce que je n'ai pas prévu - et qui constitue forcément une mauvaise nouvelle - c'est que mes deux adversaires envoient également leur tapis juste derrière moi ! Et pour cause : ils ont trouvé couleur max pour le premier et brelan de 4 pour le second. A ce moment-là, juste avant que se déclenche l'abattage, le logiciel de calcul de probabilités de Winamax m'affiche un % de chances de gagner la main de l'ordre de zéro (!) tandis que les deux autres se voient respectivement crédités de 70% et 30% de chances de l'emporter. Je me crois alors drawing dead... mais tel n'est pas totalement le cas, car un véritable petit miracle s'est produit, avec l'apparition successive d'une turn et d'une river complètement improbables... La preuve en images.


Cette probabilité de 0% telle qu'initialement affichée par Winamax sur mon écran m'a intrigué car a posteriori j'évalue de tête mes chances comprises plutôt entre 1,5 et 2%, aussi je suis allé revérifier les calculs sur le mini-logiciel dédié de Pokerlistings, et voici ce que cela donne au niveau des probabilités réelles.
2.16%. Telles étaient dans l'absolu mes chances théoriques de remporter le coup dans cette configuration (avec les combinaisons d'apparition des turn et river suivantes : QQ - TT - 66 et T6). A ceci près que des joueurs à la table ayant au préalable couché leur main, certains devaient probablement posséder quelques unes des cartes indispensables à ma survie, de telle sorte que ma probabilité effective de remporter le coup était inférieure à 0,5% et donc arrondie par le logiciel au plus près, c'est à dire 0%.

C'est ainsi que j'ai in fine remporté un coup sur Winamax avec environ 0% de chances de le gagner. Oui mais voilà : environ zéro, ce n'est pas zéro ! Pour une fois que c'est moi qui reviens du diable Vauvert, je ne vais pas faire la fine bouche.

samedi 22 septembre 2018

Cash game : le doigt d'honneur !

Il y a quelques temps, je me suis acheté une petite souris optique sans fil fonctionnant avec bluetooth. Un zeste de modernité qui détonne avec mon ordinateur qui va bientôt fêter ses dix ans. Cette souris a le mérite d'être à la fois silencieuse, facile à manier sur le plan ergonomique, tout en me conférant une liberté de mouvement totale sur mon bureau, sans que je sois tributaire d'un fil entortillé et/ou à moitié bloqué comme cela peut arriver de temps à autre avec une souris filaire.

Le doigt donneur d'ordres !
Au niveau des sensations pures, la prise en main de cette souris sans fil est vraiment agréable : elle me confère une telle sensation de fluidité que j'ai parfois l'impression que ma main devient une extension directe de mon cerveau. Un peu comme lorsque je me retrouve devant un digicode et que les doigts pianotent tout seuls la bonne combinaison sans avoir besoin de piocher dans ma mémoire. Tout serait donc parfait s'il n'y avait pas un hic ; lorsque je joue au poker à une cadence soutenue au point de générer un clic à la seconde, je constate l'apparition d'un désagrément pour le moins insolite : ma phalange du majeur droit finit par se bloquer. Rien de fâcheux en soi, le blocage se dissipant de lui-même aussitôt que je fais l'effort cérébral de focaliser mon attention sur ce minuscule point de détail articulaire.

Super Side Kick. Nostalgie, quand tu nous tiens...
La première fois que j'ai découvert l'existence de ce micro-blocage, c'était en fin d'adolescence, en jouant au mythique jeu d'arcade Super Side Kick dans un café contre un ami. J'ai le souvenir qu'il fallait appuyer à cadence très soutenue sur les boutons de la machine pour produire les combinaisons gagnantes propices au but. Cela m'avait grandement amusé à l'époque. Depuis lors, ce type de blocage ne survient qu'en de rarissimes occasions, et toujours lorsque je suis contraint à une cadence frénétique d'appuis sur un clavier ou bien encore sur les boutons d'une console de jeux vidéos. Ni arthrite précoce, ni inflammation, ni rien... il s'agit probablement d'un tendon facétieux qui fatigue plus vite que les autres.

Toujours est-il qu'hier soir, à l'occasion d'une session de cash game intensive, mon majeur droit - celui qui sert à effectuer le clic droit sur ma souris sans fil - s'est bloqué à deux ou trois reprises. Puisque ce n'est pas du tout douloureux, je pourrais me contenter de penser que c'est un détail amusant. Le hic, c'est que ce détail est de nature à me sortir de ma quiétude puisque pour débloquer ma phalange récalcitrante, je suis obligé de faire un effort mental ou bien un mini-massage au niveau de la zone articulaire, de telle sorte que ma concentration aux tables s'en trouve altérée le temps que je retrouve mes automatismes et que je parvienne à retourner dans ma bulle mentale. J'ai en effet l'impression que la qualité de mon jeu s'est dégradée à partir du moment où ce blocage est survenu, ma fin de session s'étant avérée sensiblement moins fructueuse que le début.

J'ai donc le majeur facétieux. Un détail certes insignifiant en apparence. Mais aux conséquences non négligeables pour ce qui est de mon efficacité aux tables. Car au poker, l'irruption impromptue du moindre élément extérieur de nature à troubler la quiétude aux tables est nuisible à la qualité des décisions prises. Ceci explique en partie pourquoi je joue au poker en ligne la plupart du temps avec ma bonne vieille souris filaire made in Microsoft. La réussite au poker dépend aussi parfois du battement d'ailes d'un papillon, qu'on se le dise.


mercredi 19 septembre 2018

Challenge automne 2018 : 100 tournois de Omaha hi-lo

Septembre est traditionnellement en France le mois de l'ouverture de la chasse. L'été touchant à sa fin, j'ai moi aussi décidé de me mettre en chasse, profitant du fait que la période automnale sera probablement assez calme pour me lancer un petit challenge personnel en Omaha hi-lo (PLO8). Ca mettra un petit peu de piquant dans mon quotidien poker. Après tout, il s'agit de ma variante poker préférée, alors autant la remettre sous le feux des projecteurs de ce modeste blog.

Winamax propose quelques petits tournois de Omaha hi-lo dans sa grille de tournois quotidiens, dont le droit d'entrée oscille entre 0.5 et 10 euros et avec un nombre de participants qui oscille habituellement entre 40 et 80 joueurs. Inutile de s'appesantir sur le fait que ce segment de jeu est intimiste et ne représente qu'une goutte d'eau dans le vaste océan du poker en ligne hexagonal. L'objectif n'est toutefois pas de faire fortune, mais uniquement de se faire plaisir sur le plan intellectuel, le tout dans un cadre compétitif stimulant. 

Il me faudra juste alimenter un petit tableau Excel afin de consciencieusement compiler les résultats obtenus, car il se trouve que pour mon plus grand malheur mon logiciel Xeester ne traite pas les tournois de Omaha hi-lo.

objectif 30% d'itm et 30% de ROI.
Je me propose de disputer via ce challenge un total de 100 tournois de Omaha hi-lo d'ici la fin de l'année, avec pour le double objectif suivant : atteindre les places payées dans au moins 30 tournois, et obtenir un ROI moyen (retour sur investissement) d'au moins 30%. Le tout sans réinscription possible en cas d'élimination précoce. A vrai dire, cette barre symbolique des 30-30 ne me semble pas excessivement difficile à franchir, mais on peut toujours avoir des surprises au final. Espérons qu'elles seront bonnes. Et puisque le chiffre 30 constitue la clef de voûte de mon challenge, je ferai un premier point intermédiaire lorsque j'aurai disputé mes 30 premiers tournois.

Je déclare la chasse automnale ouverte ! J'ai 100 cartouches dans ma besace. Place au gibier...




samedi 8 septembre 2018

J'ai un ticket avec Wam

S'il y a bien une constante chez Winamax, c'est qu'il s'y passe en permanence quelque chose. Les temps morts n'y existent pas. Les promotions et événement se succèdent inlassablement à longueur d'année, de telle sorte que le charme ne soit jamais rompu : les Winamax Series tous les trimestres avec des dotations en ligne XXL, mais également les passerelles live (le Winamax Poker Tour, le WPO Dublin, le Sismix Marrakech, le Winamax Club Trophy), sans oublier la draft du poulain de l'année (Top Shark Academy) ou encore la superbe série vidéo Dans la tête d'un pro. Une offre diversifiée et attractive concoctée par un service marketing irréprochable et des équipes de terrain parfaitement rodées, le tout relayé par une webTV quotidienne (ayant repris depuis un an le flambeau de la regrettée radio hebdomadaire). Ca, c'est pour fidéliser le joueur de base. Et c'est déjà énorme. Pour les plus passionnés de ce jeu capables d'en disserter pendant des heures ad nauseam, il y a en plus le forum Wam-Poker, qui joue à la fois le rôle de cheville ouvrière du fleuron du poker en ligne français qu'est Winamax et de phare qui en illumine l'activité à chaque moment.

Wam-Poker été fondé il y a plus de dix ans maintenant afin d'accompagner l'essor de la marque Winamax sous la férule de Patrick 1er - le Pape du poker français - et fédère les enthousiasmes des zélateurs de Winamax regroupés en petites communautés disparates mais fidèles, avec un esprit convivial et bon enfant. Wam-Poker véhicule de ce fait une image saine du poker, vecteur de lien social, ce qui de prime abord ne va pas de soi tant ce jeu dégage une aura parfois trouble auprès des profanes ainsi que des joueurs occasionnels en proie au doute. Or, l'image d'une entreprise constitue toujours un enjeu important. Dans le cas d'une société dont la mission première consiste à vendre du rêve, c'est même carrément crucial. D'où l'importance de Wam-Poker dans le succès de Winamax qui ne se dément pas d'année en année. Une passion, non seulement ça s'entretient, mais ça se partage ! Transcription moderne de la Cène. C'est pourquoi les joueurs ayant l'esprit communautariste (dont je fais partie) jouent sans même s'en rendre compte un rôle d'apôtres du poker, en prêchant la bonne parole auprès du plus grand nombre : leur proches, leurs amis, leurs collègues, leurs connaissances. Catalyser ainsi le feu de la passion via un forum dédié est non seulement efficace, mais aussi bien plus économique que d'entretenir grassement des joueurs sponsorisés. D'autant que si les joueurs professionnels sponsorisés vendent bel et bien un peu de rêve au cercle des fidèles et regonflent parfois un peu le moral des jeûneurs à la foi chancelante, ils n'en manquent pas moins d'impact dans leur communication auprès des profanes (du fait d'une médiatisation trop chiche de la discipline dans les médias).

Afin de maintenir la dévotion chez ses joueurs communautaires, Wam-Poker propose régulièrement des ligues de poker à moindre coût avec des dotations ajoutées sous forme de tickets de tournoi, de goodies, voire parfois de petits packages pour un tournoi live. C'est ainsi qu'en remportant la finale du championnat mensuel du mois d'août, j'ai décroché un ticket pour jouer le tournoi phare trimestriel de Winamax : le merveilleux Million Event, dont le droit d'entrée est de 125 Euros (contre 150 précédemment). C'est LE tournoi qui fait envie. Car avec un million d'euros minimum de dotation, le vainqueur engrange habituellement près de 200 000 euros dans sa seule escarcelle.

Ce dimanche, je disputerai donc le Million Event dans le temple du poker hexagonal grâce à Wam-Poker sans avoir eu à bourse délier. Ce n'est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière, j'en suis persuadé, sachant que je moissonne toujours un de ces beaux tickets de-ci de-là. Accessoirement, je vais également arborer un beau logo distinct W sur les tables de Winamax tout le mois durant...  Privilège nouvellement instauré pour cette rentrée 2018-2019. Privilège symbolique. Mais privilège quand même, qui je le confesse est de nature à flatter mon ego en sus de me conférer un petit surplus de confiance aux tables. Reste maintenant à prier pour que cette coquetterie esthétique parvienne à décontenancer un tant soit peu mes adversaires...


Un petit miracle est à portée de clic. Je veux y croire. Après tout, je suis un fidèle parmi les fidèles. Il fait bon être un joueur communautaire au poker. Ma foi demeure intacte à ce jour et je communie avec dévotion. Merci, Wam. Amen.






jeudi 30 août 2018

Bwin m'offre des tickets, je les convertis aussitôt !

Cela fait bien longtemps que les pouvoirs publics tout comme les opérateurs de jeux en ligne ont compris que le joueur lambda est un individu fragile, sujet à la tentation, voire à l'addiction dans certains cas. Ainsi, lorsqu'il s'avère qu'un joueur est inactif trop longtemps (plus de douze mois), les opérateurs ont l'obligation légale de fermer le compte dudit joueur et de lui restituer les fonds qui lui restent... dans l'hypothèse où il n'ait pas tout dilapidé. Afin d'éviter une évaporation trop importante de leurs joueurs occasionnels, les divers opérateurs du marché hexagonal ont développé une pratique commerciale agressive consistant à relancer ces joueurs défaillants en leur offrant des tickets de jeu gratuits. Sur un marché national qui demeure concurrentiel, préserver un portefeuille de clients poker requiert d'entretenir l'addiction des joueurs en leur offrant des échantillons gratuits de temps à autre. Sans parler de l'organisation ponctuelle de promotions.

Je conserve une nostalgie toute particulière du logiciel OnGame et de la période où j'y jouais assidument, que ce soit avec EuroPoker ou bien avec Bwin. Mais beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis lors, et j'ai progressivement délaissé Bwin a partir du moment où il a migré de OnGame vers le logiciel PartyPoker. Sur le marché français, cela fait en effet plus de trois ans maintenant que Bwin a basculé vers le réseau PartyPoker à la suite de leur fusion. Comme j'ai désormais tendance à ne jouer que sporadiquement sur Bwin et que j'ai été très peu actif sur ses tables ces derniers mois (sachant qu'il est techniquement impossible de jouer simultanément sur Bwin et PMU qui est l'autre colocataire du réseau), l'algorithme de Bwin m'a catégorisé comme joueur très occasionnel. De ce fait, j'ai eu la surprise ces dernières semaines de me voir offrir des tickets gratuits pour des paris sportifs ainsi que des petits tickets de tournois gratuits. Sans rien avoir demandé. Mieux encore : j'ai effectué un retrait de fonds il y a peu. On ne peut pas dire que je sois un bon client pour Bwin. Et pourtant...

Ce qui est amusant, avec les tickets de tournois gratuits poker que Bwin m'a offerts pour son festival de rentrée des KO Series, c'est que le hasard de la variance a fait en sorte que je convertisse les 3 tickets en mini cash, à la faveur de tournois habilement négociés à chaque fois. Avec un tantinet de réussite en plus, j'aurais même pu décrocher la timbale sur l'un de ces tournois. Au final, ce ne sont que quelques dizaines d'euros ainsi grignotés, mais sachant que d'une part je n'avais rien demandé et que d'autre part les petits ruisseaux font les grandes rivières, je ne saurais trop faire la fine bouche devant ces petits cadeaux inattendus. Cela ne redonnera pas à Bwin son lustre d'autant à mes yeux. Mais c'est toujours ça de pris. Free money is good money.

dimanche 12 août 2018

Opérateurs de jeux en ligne, football, mercato du sponsoring et poker : c'est la reprise !

Ce week-end, la Ligue 1 de football revient après sa longue pause estivale et la parenthèse enchantée de la Coupe du Monde qui a vu les bleus triompher dans l'euphorie générale. Une euphorie que les opérateurs de paris sportifs n'ont que modérément partagée, du fait d'un taux de redistribution des mises (93%) sensiblement supérieur à ce qui était prévu en raison notamment de la victoire de la France. Il n'empêche que les paris sportifs progressent inexorablement sur le segment des jeux en ligne, tandis que celui du poker vivote tant bien que mal sans coups d'éclats depuis des années. Ce n'est pas pour autant que les opérateurs de jeux en ligne ont renoncé à faire jouer les synergies entre leur offre de paris sportifs et celle de poker, bien au contraire.

J'ai déjà suffisamment devisé ici sur les multiples partenariats existants entre les opérateurs de jeux en ligne et les clubs de football. Les férus d'adrénaline qui jouent gros au poker et qui misent leur chemise en paris sportifs aiment mouiller le maillot et vibrer dans l'enceinte surchauffée des stades de football. Ceci étant, le football est un univers dont les divers acteurs sont par nature éphémères. Tout comme pour les joueurs de football avec les clubs, l'été est ainsi propice à la renégociation des contrats liant les opérateurs et les clubs : certains sont reconduits d'une année sur l'autre, tandis que d'autres ne le sont pas, ouvrant alors la porte à un véritable mercato des sponsors ! Quant aux clubs les moins huppés, il n'intéressent que modérément les opérateurs, tout au plus pour des opérations ponctuelles.

Unibet, le gros coup du mercato d'été !
En la matière, le gros coup mercato de l'été parmi les opérateurs de jeux en ligne, c'est Unibet qui l'a réalisé, puisque l'opérateur redevient le partenaire officiel du Paris Saint-Germain, au détriment du PMU. Par le passé, au début de la décennie, Unibet avait déjà noué un premier partenariat avec le PSG. A l'époque, le club de la capitale alors détenu par le fonds de pension américain Colony Capital mangeait son pain noir... Ce nouveau partenariat version 2018 a bien plus fière allure, et nul doute que Unibet se frotte les mains de ce contrat de sponsoring, le PSG étant entretemps devenu une icône européenne du football, alors même que Unibet est également très actif en dehors de nos frontières hexagonales (ce qui n'était pas le cas avec le PMU).

Le PMU ne se retrouve pas au tapis pour autant. L'opérateur favori des turfistes se consolera avec le maintien de ses partenariats avec des clubs certes populaires mais moins prestigieux (le RC Strasbourg, le RC Lens et le Stade Rennais), mais aussi et surtout avec le maintien de son statut de partenaire majeur de la Fédération Française de Football contre un joli chèque d'un montant de 8 millions d'euros annuels. Après une Coupe du Monde 2018 dans l'escarcelle des bleus, nul doute que ce partenariat redevenu prestigieux avec la F.F.F. compensera le départ du PSG de son écurie.

Winamax aime les licornes !!
Côté Winamax, là encore il y a du changement : exit l'Olympique de Marseille, le SCO d'Angers et le FC Nantes. Et bienvenue au Lille Olympique Sporting Club ainsi qu'à l'Amiens Sporting Club. Les dogues lillois et les licornes amiénoises compenseront donc partiellement les "départs". Les Girondins de Bordeaux et les aiglons de l'OGC Nice poursuivent quant à eux l'aventure avec Winamax pour une saison supplémentaire. Particulièrement actif sur le marché ces dernières années, Winamax semble donc avoir calmé ses ardeurs sur le segment du sponsoring, mais le mercato d'été n'est toutefois pas encore terminé.

Neymar Jr
Quant à PokerStars, la filiale française se montre réservée en matière de sponsoring football, tout du moins en matière de clubs. Mais le segment football est loin d'être déserté pour autant, car il ne faut pas oublier que la maison mère Amaya, premier opérateur de poker en ligne à l'échelon mondial, a beaucoup investi ces dernières années sur des icônes mondiales du football (Cristiano Ronaldo et Neymar, rien que ça !). Les individualités avant le collectif. Suffisant pour bomber fièrement le torse alors que son activité de paris sportifs en France prend progressivement de l'ampleur. Un petit détail qui veut dire beaucoup : PokerStars se permet même désormais d'introduire des pop-up renvoyant à des paris sportifs avec cotes des matches directement sur ses tables de poker en plein pendant les tournois ! A titre personnel, je trouve ça une fausse-bonne idée, mais dans les bureaux maltais nul doute que l'instigateur d'une telle hérésie a été félicité pour son esprit synergétique.

Et moi, dans tout ça ??? Et le poker ? Toujours à l'affût des bonnes opportunités, je tenterai de profiter des offres ponctuelles poker/football émanant des opérateurs au cours de cette saison 2018-2019. Unibet a déjà décidé de lancer des tournois de poker spécifiques au PSG, avec à gagner des places pour le Parc des Princes avant chaque rencontre de championnat jouée à domicile. Avec un peu de chance, la belle épopée de Fredyl avec le PSG devrait d'une manière ou d'une autre pouvoir se poursuivre. Je suis né chanceux, à ce qu'il paraît... Alors tout reste possible. Je vais tâcher de mouiller le maillot cette année encore. Et advienne que pourra.



mercredi 25 juillet 2018

Dormir plus pour gagner plus !

La chaleur de juillet est propice à la torpeur et à la rêvasserie, c'est une certitude...  Je repense aux six premiers mois de l'année écoulée. Ainsi, en me remémorant mon day 1 disputé de nuit à la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre au mois de mars et alors que la torpeur me guettait en toute fin de nuit vers les 4h30 du matin, j'ai pleinement réalisé à quel point la vie des joueurs de poker n'était guère enviable : entre les parties nocturnes se finissant à pas d'heures et les tournois à l'étranger avec parfois des décalages horaires à amortir en un laps de temps très court, leur rythme biologique est particulièrement malmené par des cadences de jeu erratiques et souvent exténuantes. Or, bien dormir c'est primordial, les experts en la matière ne cessent de le répéter : toutes les études récentes en la matière tendent à prouver que l'espérance de vie des oiseaux de nuit est bien moindre par rapport aux poules.

Depuis le début de ce XXIe siècle marqué du sceau des nouveaux technologies, la durée moyenne de sommeil des français a été considérablement réduite, de l'ordre d'une demi-heure environ par personne. Et le phénomène est encore plus important parmi les jeunes. Il faut dire qu'une journée ne fait que 24 heures (soit 1 440 minutes et pas une de plus), et que l'essor vertigineux de l'internet ainsi que des réseaux sociaux n'est pas totalement étranger à ce phénomène de grignotement du temps moyen passé à dormir. Moi aussi, je suis victime de ce mal étrange du rétrécissement de mon temps de sommeil moyen. Je peux dire sans guère me tromper que c'est surtout le poker - loisir chronophage - qui a en grande partie contribué à raccourcir mon temps de sommeil. Non seulement certaines sessions se terminent parfois tard le soir, mais de surcroit une fois ces sessions terminées, il faut encore un peu de temps pour trouver le sommeil, en évacuant au préalable les divers stimuli emmagasinés  : afflux d'adrénaline lié aux coups importants disputés, consommation de thé ou de café pour garder un taux de vigilance satisfaisant, exposition oculaire prolongée aux écrans lumineux, etc.

objectif 2019 : + de dodo - de poker (dessin de Jean Cocteau)
Les vacances estivales constituent donc pour moi une occasion rêvée de prendre du recul sur ce problème sociétal qu'est l'optimisation de son temps de sommeil, problème qui me touche aussi de plein fouet et qui n'est pas probablement sans dommages collatéraux sur mon bien-être personnel et mon équilibre de vie. L'ancien président Sarkozy - actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires délicates - avait choisi comme slogan de campagne en 2007 "Travailler plus pour gagner plus". Eh bien j'ai choisi pour ma rentrée poker 2018-2019 un slogan sensiblement différent : "Dormir plus pour gagner plus". Humm,  une telle équation semble en apparence insoluble. Et pourtant, on va faire en sorte de la rendre vérifiable et profitable tout à la fois, car je suis convaincu qu'une bonne hygiène de vie constitue un facteur permettant de prolonger dans la durée un degré élevé de concentration aux tables de poker.

C'est décidé. Je vais quoi qu'il en soit miser gros sur mon oreiller dès la rentrée. A défaut de pouvoir vivre mes rêves grâce au poker, cela aura au moins le mérite de me faire davantage rêver pour mieux vivre. Ce n'est pas rien !

En attendant, la trêve estivale est bel et bien là, et j'aurais tort de ne pas en profiter dès à présent. Alors au dodo, Fredyl !! Le poker peut attendre.


mercredi 11 juillet 2018

Extension du domaine de la lutte poker .fr

2014-2018 : à l'ouest rien de nouveau
Ces cinq dernières années, peu de choses avaient changé dans le petit monde du poker en ligne. Quelques opérateurs (BarrièrePoker, TurboPoker, EuroPoker) ont fermé boutique, victimes d'une concurrence féroce. Et un turn over s'est régulièrement opéré au niveau des joueurs sponsorisés, rares étant ceux assez malins, chanceux ou compétents pour conserver leur siège plus de deux années d'affilée. Pour le reste, c'était plutôt calme plat sur le .fr : une sorte de guerre de tranchées où les uns et les autres dépérissaient à petit feu.

Mais les choses ne sont pas éternellement figées. 2017 a marqué un début de frémissement et 2018 constitue une année sous le signe du changement et de l'ouverture, puisque les opérateurs de poker hexagonaux sont enfin sortis de leur petit carcan réglementaire qui les retenait captifs sur le territoire national en les cantonnant de surcroit aux seules variantes populaires que sont le Texas Hold'em et le Omaha Pot Limit. Après l'ouverture des variantes poker initiée par Winamax, le leader mondial PokerStars vient enfin de se décider à mettre un peu de diversité à ses tables en réintroduisant lui aussi les variantes en version payante. Ce n'est certes là qu'un micro-marché, mais en termes de symbolique, cela signifie que l'offre poker s'étoffe enfin un peu dans le Landerneau du jeu en ligne. D'ailleurs, il faut dire que c'est surtout sur le créneau de la territorialité que les lignes bougent le plus et que l'impact en est le plus notable. PokerStars offre désormais la possibilité aux joueurs ibériques de croiser le fer avec nos joueurs français. Idem pour BwinParty-PMU qui permet depuis tout récemment aux joueurs français de batailler avec nos voisins espagnols. Quant à Winamax, il vient tout juste d'annoncer la bonne nouvelle : nos voisins de derrière les Pyrénées vont pouvoir venir nous affronter et il faut dire que cela fait plusieurs mois que le projet était d'actualité, Winamax ayant pris les devant en choisissant de sponsoriser deux joueurs espagnols et un joueur portugais. 

Tout porte désormais à croire que le mouvement prendra de l'ampleur jusqu'à inclure plusieurs autres pays européens dans ce marché commun européen du poker, au fur et à mesure que les agréments seront signés avec les divers régulateurs/législateurs de nos autres voisins européens. Reste à savoir quand, désormais. Mais le mouvement d'européanisation vers un partage des liquidités à grande échelle entre les divers opérateurs en ligne de poker semble à présent inéluctable : tant que ça raque en silence et que le risque de blanchiment d'argent est contenu, les Etats sont contents. Et les joueurs, aussi, probablement. Car pouvoir insulter son voisin de table dans la langue de son choix, ça n'a pas de prix... 

L'auberge espagnole de poker, c'est maintenant !

vendredi 6 juillet 2018

Un second trimestre 2018 aussi terne que le premier..

L'été est là, et la traditionnelle coupure estivale va me faire du bien, car mon bilan de ce second trimestre 2018 est aussi terne que le premier. Encéphalogramme plat, docteur. Dieu qu'il me semble loin le temps béni où j'étais capable de me qualifier pour trois ou quatre tournois live par an. Ca reviendra probablement... mais pas tout de suite.

Mon chapeau péruvien est relégué au placard depuis bien trop longtemps : il a pris un peu de poussière, ce n'est pas bon pour le moral de le voir ainsi devenu aussi utile qu'un extincteur au fond d'une piscine. Je me retrouve donc à peu de choses près en slip de bain. C'est de saison. Mais quand même... ça ne fait pas très sérieux de naviguer continuellement à marée basse depuis plus d'un an maintenant. A un moment donné, il va falloir étoffer un peu ma tenue si je veux être présentable... Mais pour le moment, je barbote. Alors ça va. A condition que cela ne dure pas éternellement.

jeudi 28 juin 2018

Savoir résister à la torture...

Ce soir, je viens de me farcir une soirée poker particulièrement atroce en termes de variance. Une de plus. Je les enchaîne bien plus souvent que je ne le devrais, depuis quelques mois, ces soirées de poissard : des coups de malchance, des ordalies décisives (50/50) perdues à des moments clef, des mauvaises rencontres improbables... bien plus qu'une impression, je constate froidement que la poisse me colle à la peau,  mon logiciel Xeester étant le témoin muet de ma déveine du moment en affichant un différentiel statistique accru en termes de résultats théoriques et de résultats effectifs. Plus que jamais, la variance éprouve ma patience au point de prendre des allures de torture mentale.

Prisonnier de la variance
Mais en prenant un peu de recul, je me dis que c'est une phase dont je peux tirer du positif, à terme. Non pas sur le plan financier, mais sur le terrain du mental. Car si la qualité de mon jeu ne s'est pas a priori pas dégradée substantiellement, les déconvenues finissent tout de même par faire quelque peu vaciller ma confiance du moment et amoindrir ma capacité à maintenir mon A-Game dans la durée. Rester concentré vaille que vaille - que ce soit à court pour finir la session du soir ou bien à moyen terme pour garder mon jeu en place les soirs suivants - constitue un exercice de style au même titre que le prisonnier essayant de résister à la torture. Car il suffit d'une seule opportunité parfaitement saisie le jour venu pour parvenir à s'extraire de sa geôle humide, sombre et froide. Et ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Du moins en principe. Alors je me tiens prêt pour le jour J. Et je m'évade dans ma tête... en attendant de me libérer de la poisse, avec une victoire retentissante. Cette torture mentale prendra fin un jour. Il suffit de ne pas craquer mentalement et de rester solide vaille que vaille, en résistant notamment à la faiblesse de l'apitoiement. Courage !

J'y crois encore. J'y crois toujours. C'est mon destin. Gagner. Un jour prochain. Un jour lointain. Un jour certain. Gagner pour redécouvrir les joies simples de la liberté.

mardi 26 juin 2018

Poker, Football et Coupes du Monde (2014-2018)

Avec la coupe du monde de football qui se dispute tous les quatre ans, la FIFA est assise sur une gigantesque mine d'or, avec des enjeux financiers colossaux à même de faire pousser en un laps de temps très bref une ville champignon et tout l'éco-système qui va avec, bon nombre d'entreprises se bousculant pour pouvoir bénéficier des retombées directes ou indirectes d'un tel événement planétaire. Une coupe du monde de football constitue ainsi pour l'ensemble des opérateurs de poker hexagonaux - désormais tous solidement diversifiés dans le créneau des paris sportifs - une formidable occasion de séduire de nouveaux adeptes, que l'on appellera gentiment ici les "occasionnels de l'adrénaline". L'ensemble des opérateurs organisent ainsi pléthore de promotions tous azimuts allant du pari sportif gratuit offert au tournoi de poker dédié. Sans parler des nombreuses offres de bienvenue. C'est bien simple, le monde des médias est littéralement envahi de publicités diverses et variées en lien avec cette satanée coupe du monde de football qui tous les quatre ans fait littéralement chavirer les coeurs de la planète, et les opérateurs de paris sportifs ont vraiment misé le paquet, cette année !!

Les expressos de PokerStars à la sauce Coupe du Monde
Au milieu de la pléthore de publicités pour les paris sportifs qui fleurissent, celle de PokerStars à la mi-temps des matches pour son format poker express Spin & Goal constitue le parfait exemple de tentative de symbiose entre l'amour du football et la passion du jeu au moyen d'un concept simple mais redoutable : l'appât d'un gigantesque gain obtenu en un temps record et avec un minimum de mains de poker jouées, avec quelques paris sportifs gratuits en guise de cerise sur le gâteau pour des joueurs affamés particulièrement avides de sensations fortes, d'autant que la bière coule à flots et que le climat est propice à l'euphorie (et à la prise de risque qui va avec). Difficile de savoir combien de nouveaux addicts les opérateurs parviendront à enrôler durant ce mois d'effervescence, toujours est-il que dans le lot, un certain nombre d'entre eux s'essayeront avec plus ou moins de succès aux joies du poker. Car pour que le segment poker se maintienne à flots, de nouveaux galériens joueurs frais doivent sans cesse remplacer ceux qui fatigués, blasés, plumés ou excédés, abandonnent le navire du poker en ligne. En ce sens, une coupe du monde de football constitue indirectement un véritable vivier pour le petit monde du poker hexagonal.

Devant l'entrée du Maracana - Rio de Janeiro 25/06/2014
Alors que l'équipe de France de football est déjà qualifiée pour les 1/8 de finale à quelques heures de son 3e match de poules, tout ce battage médiatique constitue l'occasion pour moi de me rappeler que grâce à ma retentissante victoire sur le tournoi PMU Poker dédié, il y a quatre ans jour pour jour, j'étais à Rio de Janeiro pour assister au match de Coupe du Monde de football opposant l'équipe de France à celle de l'Equateur. Une semaine de vacances dans un cadre idyllique et des souvenirs plein la tête, quand bien même le match fut en soi anecdotique, puisque s'agissant d'une 3e rencontre de poule disputée par les bleus sans réellement trembler où le sélectionneur Didier Deschamps fit jouer quelques coiffeurs remplaçants afin de reposer certains de ses cadres en prévision des matches couperet à élimination directe. Toujours est-il que cette incroyable victoire dans un tournoi de poker m'a tout de même permis de passer en mondovision à la 93e minute du match ! La planète entière a ainsi pu entrapercevoir l'espace d'une seconde mon mythique T-Shirt FREDYL estampillé pour l'occasion du macaron rouge Club Poker. Un milliard de paires d'yeux qui vous regardent, ce n'est pas quelque chose que je pense être en mesure de revivre un jour.

La pelouse du Maracana a quelques pas de moi tandis que les bleus pénètrent sur la pelouse pour l'échauffement

Quoi qu'il en soit, la Coupe du Monde de Football constitue à n'en pas douter un événement majeur pour les plates-formes de poker en ligne (ainsi qu'une part conséquente de leur enveloppe allouée au marketing) et en cette année 2018, faute d'avoir pu remporter un lot aussi sublime que la dernière fois, j'ai tout de même glané quelques paris sportifs gratuits à utiliser sans modération le temps d'un tout petit match, contrairement aux paris sportifs en argent réel auquel je me refuse à toucher en temps normal. Dans un monde moderne occidental ou la tentation du "tout tout de suite" a tôt fait de devenir un mantra au parfum d'encens entêtant, le fait de pouvoir garder le contrôle face à des risques d'addiction constitue un écueil contre lequel je suis vacciné. Et c'est tant mieux, d'autant que bon nombre de joueurs de poker ne peuvent pas en dire autant...

Je veux bien vibrer. Mais sans trembler.

Allez les bleus !!!








lundi 25 juin 2018

Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen !

J'avais évoqué ici il y a quelques jours le fait que je m'étais lancé dans une opération déstockage complet de tickets. Le droit d'entrée du Main Event qui s'étale entre le dimanche et le mardi sur Winamax est de 150 Euros, ce n'est pas rien ; et le vainqueur final du tournoi repart systématiquement avec un gain à 5 chiffres. C'est LE tournoi phare hebdomadaire de la grille de Winamax, qui réunit de ce fait les cadors de la plateforme ainsi que quelques joueurs récréatifs à la bourse pleine attirés par la dotation alléchante et/ou l'afflux d'adrénaline de l'enjeu. Autant dire que pour quelqu'un comme moi qui ne le joue que lorsqu'il parvient à glaner des tickets d'un tel montant, disputer ce tournoi constitue en soi un événement rare. Et forcément vécu avec plus d'intensité que d'ordinaire.

Il est minuit. Je fulmine un peu, même si j'ai déjà en grande partie relativisé la mésaventure que je viens de vivre. Car il y a quelques minutes je viens de me faire sortir du Main Event de Winamax en grand partie à cause de Davidi Kitai, le charismatique et talentueux joueur belge sponsorisé par la plateforme de poker en ligne qui déjà fût mon premier bourreau en live, il y a 5 ans déjà. Je maugrée contre ce mauvais coup du sort d'autant plus que ce dimanche WinamaxTV célébrait justement les 10 ans de l'obtention du bracelet WSOP de sa star Davidi Kitai à Las Vegas (remporté le 22 juin 2008). Il intervient en toute détente dans l'émission en duplex depuis Skype, en précisant être en direct à Bruxelles... Je croyais pourtant qu'il était formellement interdit de jouer sur Winamax depuis le territoire belge, mais il faut croire que certains disposent de passe-droits, ou de VPN... ou bien encore aiment traverser des frontières tard le soir, ordinateur portable sous le bras (rayer la mention inutile).

Ubiquité ? magie ? bougeotte ?


Je l'avais débuté de la plus belle des manières, ce satané tournoi Main Event, de telle sorte que j'avais déjà doublé mon tapis de départ lorsque l'accident de variance est survenu (tapis pré-flop avec As-Roi suité en main, payé par son As-Dame avec ses 20 blindes). Ce rude coup me laisse agonisant avec une dizaine de blindes, vite évaporées quelques instants plus tard en bataille de blindes contre un joueur anonyme aussi optimiste que chanceux. De toutes les manières, je n'étais plus ce soir à un bad beat près, ayant de nouveau vécu une soirée cauchemardesque en résultats financiers alors même que mes espérances théoriques auraient du être largement récompensées selon les données de mon logiciel Xeester. Ce n'est ni la première ni la dernière fois que je connaitrai pareille déveine, mais ça fait toujours un peu drôle d'avoir bien joué au cours de la soirée et de se prendre une volée de gifles en guise d'unique dotation. Alors forcément, quand c'est la main de dieu Davidi qui m'inflige le principal camouflet du soir en position de hors-jeu, la trace violacée des doigts sur ma joue est toujours un peu plus vivace que d'ordinaire.

A l'instant où je conclus cet article, le day 1 du Main Event s'achève et ledit Davidi vient de se faire sortir du tournoi. Mes jetons injustement confisqués par la variance n'auront pas fait long feu entre ses mains. Le poker est cruauté. Le poker est injustice. Le poker est mystère. Le poker est aussi beau car mystérieusement injuste. Je fais en sorte de ne jamais l'oublier. Même pas mal !! La preuve : je continue à apprécier le joueur malgré tout. La variance a décidé de tester ma patience et mon endurance. J'en prends acte et ne blâme personne, car je sais depuis fort longtemps déjà que la main du bourreau est toujours guidée en haut lieu par une volonté supérieure. Ceux qui ont lu l'excellentissime saga historique de Michel Folco initiée avec le roman Dieu et nous seuls pouvons ne pourront que comprendre et approuver.


Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen ! Mais il n'y a pas mort d'homme. Ce n'est que du poker...


samedi 23 juin 2018

La routine ou la routourne ?

L'arrivée imminente de la trêve estivale constitue l'occasion idéale de prendre un peu de recul sur mes sessions de jeu et de réorienter mon plan de bataille pour les mois à venir. Mes sessions de jeu ont tendance à être répétitives : toujours les mêmes tournois les mêmes soirs aux mêmes horaires. Et le tendance actuelle n'est pas des plus stimulantes puisque le plaisir de jeu s'émousse concomitamment avec l'érosion de mes gains. Il est donc temps de songer à pimenter un peu tout ça... Je ressens plus que jamais l'envie de sortir de ma routine de jeu de façon tout à fait ludique et compétitive à la fois, sans pour autant me mettre dans une situation de risque financier. C'est pourquoi j'envisage d'introduire dans mes sessions de jeu nocturnes toute une série de petits défis poker tous azimuts, histoire de mettre un ou deux ingrédients nouveaux dans ma recette habituelle et de (re)découvrir certaines saveurs. Ca ne pourra pas me faire de mal, bien au contraire...

Vas-y Francky c'est bon...
A partir du mois d'août et jusqu'à la fin de l'année, je mettrai en place un challenge mensuel (marathon, challenge Omaha, défi cash game, mission variantes, etc.) qui me sortira de ma zone de confort afin de faciliter la transition entre la routine statique et la routourne mobile. Les variantes arrivent sous peu sur PokerStars, ça devrait permettre de démultiplier les plaisirs et les challenges à thème. Et puis comme dirait le célèbre poète Franck Ribéry au phrasé inspiré (injustement privé de Coupe du Monde de Football) : j'espère que la routourne va vite tourner. Rompre avec ses habitudes confortables devrait en théorie m'apporter plus d'émotions positives et de sensations nouvelles que de déceptions. Je n'ai de toutes les manières pas grand chose à perdre : pour que le plaisir de jeu demeure dans la durée, rien de tel que de lui offrir quelques petites nouveautés croustillantes.

Tel est donc le plan. Se fixer des objectifs originaux et se donner les moyens de les atteindre. De quoi contrebalancer les effets d'une routine aux effets secondaires parfois trop soporifiques, d'autant que j'aime le jeu lorsque l'équation est instable et que de nouvelles données s'y rajoutent. Car s'il est vrai le poker est un jeu relativement simple à appréhender, il peut se décliner et se vivre de milliers de manières différentes. En sortant davantage des sentiers battus, peut-être trouverai-je le raccourci qui me fait cruellement défaut dans ma conquête du poker...

Varier la palette des plaisirs et bientôt contempler le rarissime Arc en Ciel de Feu ?


jeudi 21 juin 2018

Subir la variance sans broncher

Aie !!! (Mc Gregor vs Mayweather)
Il est minuit. Ma session du mercredi vient de s'achever sur une bulle particulièrement malchanceuse. Tout un symbole, s'agissant d'une soirée cauchemardesque que je viens de vivre en termes de résultats. Ce soir, je me suis mangé le mur de la variance dans toute sa splendeur : des statistiques théoriques stratosphériques, et des abattages systématiquement défavorables, avec au final un écart d'EV gigantesque malgré un échantillonnage de mains disputées plus que conséquent. Une telle soirée arrive forcément de temps en temps, et il faut savoir encaisser les coups stoïquement en faisant le dos rond sans dégrader son jeu ; ni sur le court terme, ni sur le moyen terme. C'est aussi à ça qu'on reconnait les bons joueurs... Plier sans rompre mentalement pour mieux rebondir par la suite. Ce n'est pas toujours facile, mais il faut savoir relativiser le poids de ces petites injustices du moment car demain est un autre jour et la variance finit toujours par équilibrer les choses sur le long terme.

La soirée particulièrement malchanceuse que je viens de vivre n'est malheureusement pas un cas isolé. Ces derniers mois, mon logiciel Xeester m'indique ainsi paradoxalement que mon niveau de jeu s'améliore quelque peu tandis que mes résultats se dégradent ! Le sentiment d'impuissance est absolu. Je fais grise mine, mais j'encaisse sans broncher. Jusqu'ici, je tiens toujours debout, et c'est ce qui compte.

La pause estivale qui se profile à l'horizon devrait me permettre d'évacuer dans de bonnes conditions la déception du moment. Au diable les bad beats. La roue va finir par tourner, j'en ai la conviction. 

Et puis c'est mathématique : Fredyl + Variance = Succès. 

Alors pour le moment, le programme est le suivant : patience, pommade et pansements.

mercredi 13 juin 2018

Destockage massif de tickets

A force de disputer des tournois communautaires et de participer à des promotions poker diverses et variées, je finis par remporter de-ci de-là des tickets sans bourse délier. Des tickets d'entrée pour des tournois dont la valeur oscille entre le riquiqui et le significatif (1€, 2€, 5€, 10€, 20€, 50€, 100€ ou encore 150 €) que j'ai coutume de jouer tardivement, avec plusieurs semaines ou plusieurs mois de décalage par rapport à leur date d'obtention ; c'est bien simple, je les joue le plus souvent lorsque leur date de péremption approche. Ce n'est pas que je les joue la peur au ventre ou bien soumis à une quelconque forme de pression, mais le fait est que je ne me sens jamais mentalement au top au point de me dire que c'est le bon jour. Et à force d'attendre l'instant idéal où je se me sentirai au zénith de ma forme, il m'est déjà arrivé par le passé de laisser malencontreusement expirer quelques uns de ces tickets (d'une valeur nominale plutôt faible, fort heureusement...) ainsi que des paris sportifs gratuits. Une vraie hérésie, quand on y pense.

Il y a quelques jours, j'ai été presque surpris de constater à quel point j'avais récemment accumulé des tickets de tournoi, mon stock total toutes plateformes confondues se montant à près de mille euros ! Ce n'est pas rien. J'ai donc décidé de mettre un terme à cette mauvaise habitude consistant à conserver ces tickets pendant trop de temps : tout doit disparaitre dans les jours à venir ! Destockage massif !!! 
petit ticket deviendra grand... ou pas

A bien y réfléchir, tout ceci est loin d'être un détail anecdotique : le fait que je joue mes tickets de tournoi "à reculons" constitue un indicateur malheureusement assez parlant quant à mon moral du moment... qui est loin d'être celui d'un joueur en pleine confiance. Avoir pris la décision d'écouler l'intégralité de mon stock d'ici la fin de la semaine contribuera peut-être à rompre la monotonie qui s'est emparée de mes sessions de jeu depuis trop longtemps déjà. Décider dans sa tête d'aller de l'avant lorsqu'on est embourbé dans l'inaction constitue déjà faire un premier pas dans la bonne direction. On ne sait jamais, des fois que je parvienne à claquer une performance significative avec ces satanés tickets, ça pourrait me redonner un semblant d'allant et de dynamisme dans ma conquête du poker qui s'enlise.

Si d'aventure l'opération destockage massif de tickets ne fonctionne pas de façon satisfaisante, je me consolerai en me disant que la Coupe du monde de football, le Tour de France cycliste ainsi que les vacances estivales ne sont plus bien loin. De quoi reléguer le poker tout en bas de ma liste des priorités ludiques du moment.


mercredi 30 mai 2018

Pots de chagrin

Statue de Cicéron
Je l'ai déjà écrit ici il y a peu : mon volume de jeu est en baisse sensible depuis quelques mois, conséquence logique d'une diminution de ma motivation constatée tout du long de l'année 2017 et du premier trimestre de cette année 2018 : ma traversée du désert en termes de résultats a laissé des traces. Forcément, ça impacte également mon inspiration pour ce blog, d'autant que je vis moins de choses palpitantes que par le passé.

Mais ce n'est pas tout, je constate que mon style de jeu qui était stabilisé depuis 2 ou 3 ans est de nouveau en train d'évoluer, ces dernières semaines : mon facteur d'agressivité a sensiblement diminué et j'ai ainsi remisé au placard ma tenue de barbare berseker n'hésitant pas à prendre de gros risques, ce qui fait que je redécouvre actuellement les vertus insoupçonnées du sénateur romain en toge. En d'autres termes, je prends de nouveau un réel plaisir à disputer des petits pots tranquilles, sans prise de risques excessive... comme à mes débuts il y a de cela 5 ans.

C'est comme une bulle spéculative qui aurait éclaté. Mon volume de jeu s'est donc réduit comme peau de chagrin, mais ce n'est pas pour autant que c'est la faillite. Disputer des "pots de chagrin", ça a aussi du bon, à commencer par réduire la part de variance dans mes résultats. Le poker est tout sauf linéaire. Rome ne s'est pas faite en un jour. En attendant de retrouver l'adrénaline des grands bluffs et des grandes batailles sanglantes, je me drape dans ma toge... Mon heure (re)viendra : les piqûres de moustique et les petits coups de poignard sournois des "pots de chagrin" bien assénés valent tout autant que les tornades et les décapitations à la hache. Lorsqu'on se prend les pieds dans le tapis, ça éclabousse de la même manière.