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dimanche 26 juillet 2015

Vegas 2015 (Welcome)

Ma suite au Palazzo
Las Vegas. Tout a été dit ou presque sur cette ville pour que je n'aie pas à m'étaler en longueur sur les joies et les peines que l'on peut trouver à Las Vegas. Je vais donc faire court en la matière et me contenter de livrer mon ressenti sur la petite semaine que j'ai pu passer dans cette ville si particulière. Tout d'abord, le PMU avait bien fait les choses en réservant des suites de 70m2 dans l'un des plus beaux et plus récents hôtels de la ville : le Palazzo.

La pancarte mythique
Outre un cocktail de bienvenue, une journée de découverte de la ville était incluse dans le package proposé par le PMU. Avec au passage la "visite" de la pancarte mythique aux abords de la ville. Kitsch à souhait. Le tout sous un cagnard digne des déserts les plus secs et les plus arides. Une chaleur à m'en exploser les narines : je ne compte pas le nombre de fois où j'ai pu saigner du nez au cours de cette semaine écoulée. Cela faisait des années et des années que je n'avais pas eu aussi chaud et j'ai véritablement souffert... même à l'abri de mon fabuleux sombrero péruvien. A bien y réfléchir, cette semaine à Vegas aura été pour moi une véritable traversée du désert. Les cartes reçues en seconde partie de journée ont asséché mon tapis aussi sûrement que la mer Morte privée des eaux du Jourdain.

Avoir la chance de pouvoir disputer les WSOP - World Series of Poker - en partant de zéro constituant l'un de moteurs de mon challenge personnel et de mon investissement dans le poker lorsque j'ai décidé de me consacrer à ce jeu. Objectif initial atteint, donc. Certes, il s'agissait d'une épreuve secondaire à 1.500 USD l'entrée, et non du légendaire main event à 10.000 USD, mais il y avait un bracelet à la gagne et l'épreuve que j'ai pu disputer, le monster stack (event #28) était l'un des plus prisés et des plus disputés, avec environ huit mille inscrits.

jeudi 18 juin 2015

Vegas 2015 (préambule) : Lost in la pampa !

Au poker, il y a une expression récurrente que l'on emploie au sujet d'une personne qui est entrée dans un coup et qui y a investi un maximum de jetons en situation extrêmement inconfortable, à la limite du mauvais bluff, sans rien de solide en main et sans réel espoir d'améliorer son jeu afin de remporter le pot : "être dans la Pampa". Cette expression existe aussi dans d'autres jargons (notamment cycliste) avec une signification proche. Une sorte de cambrousse, en somme, mais à la sauce américaine...

Avant de me rendre à Las Vegas pour y disputer le tournoi Monster Stack des WSOP, j'ai décidé de faire un crochet d' une petite semaine par l'Argentine afin d'y visiter de la famille éloignée d'autant que pour ce qui est du prix des billets d'avion, le surcoût occasionné par cette triangulation improvisée entre Paris, Buenos Aires et Las Vegas était plutôt raisonnable.

L'occasion était belle de pouvoir me ressourcer quelques jours en Argentine avant de me plonger dans le grand bain des WSOP à Las Vegas. Mais ce détour a failli me coûter très, très cher. Ma famille éloignée réside à Bellville, une modeste ville de 40.000 habitants en plein centre de l'Argentine, à 450 kilomètres à l'ouest de Buenos Aires. Pour y arriver, je n'ai connu aucune difficulté et j'ai pris l'autocar en toute tranquillité. En revanche, pour retourner à la capitale et prendre mon avion à destination de Las Vegas (avec escale à Miami), ce fut autrement plus compliqué en raison d'une grève nationale des transports argentins ayant paralysé l'ensemble du pays...

La pampa actuellement bien trop humide pour les champs
Car l'Argentine va très mal en cette année 2015, avec une inflation annuelle de 40% et des difficultés non seulement économiques, mais aussi politiques et sociales : une production agricole en berne (notamment en raison de conditions météorologiques défavorables), des revendications sociales tous azimuts et une classe politique en pleine crise encore accrue par une période pré-électorale particulièrement indécise, rendant ainsi le pays encore plus instable que d'accoutumée. C'est pour dire !

L'avant-veille de mon départ théorique pour Las Vegas, j'étais perdu en pleine Pampa argentine - dans tous les sens du terme - sans aucune certitude quant à la possibilité de rejoindre Buenos Aires à temps pour prendre mon avion. Alors que nous survolions en avion privé la Pampa et ses terres gorgées d'eau rendant illusoire tout espoir de rendement agricole correct pour la saison, je me faisais un peu de mauvais sang devant l'incertitude grandissante, tandis que mon voisin à bord de l'avion prenait quelques photos de la campagne environnante, notamment celle en illustration. On voit bien à quel point les terres sont gorgées d'eau bien au delà du raisonnable... cela fait des mois que cela dure et les récoltes ont été particulièrement mauvaises dans une grande partie de la campagne argentine. Par un effet de vases communicants, les exportations chutent et le pays s'appauvrit en devises, ce qui touche toutes les classes sociales... y compris celle des transports.

Il suffit parfois d'un grain de sable dans la mécanique ou d'une goutte de pluie en trop, et c'est tout un fragile équilibre social qui est remis en cause. Le génie humain ne s'exprime que grâce à la complémentarité des efforts et à la répartition harmonieuse des tâches entre toutes les classes sociales. une grève bien coordonnée peut suffire à paralyser un pays tout entier. Et j'ai failli en être victime collatérale : cela faisant de très nombreuses années que je n'avais pas ressenti un sentiment d'impuissance avec une force pareille. J'ai tremblé pendant près de 48 heures. Heureusement pour moi, la grève générale s'est achevée quelques heures avant le moment fatidique, et j'ai pu rallier non sans mal (trajet improvisé en voiture + changement de bus) la capitale, juste à temps pour pouvoir m'envoler pour Vegas et ses paysages nettement moins humides.


jeudi 4 juin 2015

EuroPoker : opération Okavongo ?

En décembre 2014, j'avais été contraint - comme beaucoup de joueurs victimes de la faillite d'Euro Poker - de déclarer ma créance auprès de Maitre Danguy, mandataire judiciaire à la liquidation d'Epmedia France, la société commerciale qui gérait la marque Euro Poker. Il m'a fallu un temps considérable pour pondre une déclaration aussi précise et exhaustive que possible, à hauteur de 4 437 Euros. Avec en prime la bagatelle de 15 annexes, histoire de blinder mon propos et de rendre mon dossier aussi complet que possible. J'ai donc reçu il y a quelques jours à peine sa réponse à ma déclaration de créance.

le fleuve Okavongo se perd dans le désert
Il est particulièrement irritant de penser que des tas d'individus isolés se retrouvent englués malgré eux dans de telles paperasseries. Des gens qui à la base voulaient juste passer du bon temps en jouant un peu au poker en ligne et dont les sous risquent au final de s'évaporer aussi sûrement que les eaux du fleuve Okavongo qui se perd dans le désert brûlant du Kalahari sans jamais parvenir à atteindre la mer.

Je pense à tous ces joueurs lésés qui n'ont pas la chance de comprendre ne serait-ce que les bases des rouages du droit, notamment en matière de procédures collectives. Comme si le boulanger du village, le garagiste d'à côté ou bien encore l'ouvrier de l'usine avaient un code de commerce en guise de livre de chevet ou bien un service juridique à leur disposition. "Oui bien sûr, Maître, je sers la baguette de pain à Mme Michu et je suis à vous. J'adore discuter de l'article L 622-27 en application à la procédure de redressement judiciaire selon les dispositions de l'article L 623-14 du code de commerce. Mon beau-frère ouvrier à l'usine, ce paresseux, il va faire appel à son cabinet d'avocats habituel avec lequel il a déjà gagné des dizaines et des dizaines d'affaires."

Je trouve la tournure prise par cette affaire complètement insupportable, d'autant que pendant ce temps-là, l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) - qui aurait  pourtant dû prendre le problème à bras-le-corps avec son service juridique - continue à faire ce qu'elle sait faire le mieux, à savoir : rien ! Il faut dire que l'ARJEL qui a lourdement failli dans son devoir de contrôle et de surveillance des opérateurs agréés constitue a mon sens le principal responsable de ce fiasco. Plutôt que d'opter pour un comportement schizophrénique qui consisterait à vouloir défendre aujourd'hui ceux qu'ils ont lésé hier, les gens de l'ARJEL préfèrent rester cohérents dans leur ligne de conduite en laissant patauger dans la fange aujourd'hui ceux qu'ils ont souillé hier avec la même insouciance qu'un bambin avec son premier pantalon à bretelles. C'est leur point de vue. Je ne suis pas certain que ce soit le bon. Heureusement qu'un avocat en herbe s'est spontanément manifesté sur le site Club Poker pour aider une partie des joueurs lésés et les accompagner dans leur démarche...

Le courrier laconique d'une vingtaine de lignes que vient de m'envoyer Maitre Marie Danguy en réponse à ma déclaration de créance est tout simplement consternant. En voici les éléments-clefs tels que rédigés par Maitre Danguy :

"Monsieur,
En ma qualité Mandataire Judiciaire, j'ai procédé contradictoirement à la vérification des créances déclarées au passif de l'affaire en référence. (...)

Votre créance est contestée par le débiteur à hauteur de 3 102 Euros au motif suivant :

Les tickets tournois ne sont pas payables en argent réel au joueur.
De plus les tickets expirés sont perdus. "

Eh bien ! Suffit-il d'un coup de baguette magique pour se débarrasser d'une créance pourtant censée être super-privilégiée et contre-garantie par un organisme de fiducie ? Deux lignes et abracadabra trouduc ouvre-toi ? Il faut croire que oui...

J'ai effectivement déclaré 3 102 Euros en tickets de tournoi. Car au poker, les tickets de tournoi, ce n'est pas de la monnaie de singe : ça a la même valeur que de l'argent réel, à ceci près que ce n'est pas fractionnable. J'ai transpiré des neurones pour les gagner, ces satanés tickets. Et de surcroît ces tickets n'étaient assortis d'aucune date de péremption, ça a moult fois été répété sur la plateforme par le staff d'EuroPoker. Je dispose d'un délai légal de 30 jours pour répondre à son courrier avec des mots choisis, un argumentaire en béton armé et un vocabulaire juridique de rigueur afin de lui expliquer que ce qu'elle vient de m'écrire-là est complètement dénué de sens. Faute de quoi mes 3 102 euros s'évaporeront dans les sables brûlants d'un désert impitoyable.

Le juge-commissaire aura a se pencher sur mon cas vu que je vais évidemment réagir vigoureusement et qu'il va falloir regarder tout ceci à la loupe. Mais dans tous les cas, que d'énergie perdue au passage ! Heureusement que j'ai la foi et l'envie de me battre, et que je dispose par ailleurs d'assez d'eau à mon moulin pour espérer une issue favorable. Sinon je serais réellement malheureux. A vrai dire, je suis malheureux. Surtout pour tous les autres joueurs incapables de faire entendre leur voix.

Je ne résiste pas au plaisir de fournir une petite pièce jointe extraite de la page Facebook officielle d'EuroPoker avec laquelle ces gens faisaient leur communication. "Pas de durée définie" pour les tickets. De plus, lors de la liquidation amiable des opérateurs en ligne Barrière Poker et Partouche Poker les tickets des joueurs ont été convertis en cash et reversés sur les comptes des joueurs. Dans ces conditions, quelles sont donc les chances pour que les arguments avancés par le débiteur soient réellement fondés ?





vendredi 22 mai 2015

L'ost sur rankinghero

Au moyen-âge, les plus grands seigneurs avaient la faculté de ponctuellement mobiliser leurs vassaux et hommes libres vivant sur leurs terres lorsque des conflits armés d'envergure se profilaient à l'horizon. On appelait cela l'ost. Ce service d'ost était limité la plupart du temps à 40 jours par an... une sorte de service militaire des temps anciens.

Il y a quelques jours, je lançais ici une campagne de mobilisation en ma faveur afin de me permettre d'être éligible à l'attribution par rankinghero.com et Brian Benhamou - le joueur professionnel français sponsorisé par PMU Poker - d'un package d'une valeur de 1.800 Euros pour le tournoi WPTN Cannes qui aura lieu dans les prochains jours quelques jours seulement après la clôture du célèbre festival de Cannes cher aux cinéphiles. 

Ce concours, basé sur la publication de commentaires d'une main de poker jouée par Brian Benhamou lors d'un tournoi live il y a quelques temps se décomposait en 4 phases distinctes, et après avoir constaté à mi-parcours que mes analyses étaient parmi les toutes meilleures mais qu'elles souffraient d'un déficit de votes, j'avais donc décidé de convoquer l'Ost afin d'aller livrer la bataille de Cannes.

Fredyl vaincu malgré les nombreux renforts
Force est de constater que la mobilisation a été sans faille, puisque contre toute attente, je me suis retrouvé en position éligible au terme des votes des membres de rankinghero.com, finissant en 4ème position, sachant que 10 participants étaient éligibles au total. A la lecture des analyses des uns et des autres encore en lice, je me disais que j'avais de réelles chances de l'emporter (20% environ) en dépit d'un choix tactique très discutable dans ma 4ème et dernière phase d'analyse. Le verdict du pro est tombé : c'est un autre que moi qui l'emporte au final. La bataille est désormais perdue et l'Ost peut à présent se disperser.

Je remercie tous ceux qui m'ont accordé leur confiance et qui ont su prendre quelques minutes de leur temps de vie pour m'épauler dans cette bataille alors que j'en avais grandement besoin : les lecteurs de ce blog, les auditeurs de Fun Poker Radio, mes rivaux habituels des tournois communautaires (pour une fois réunis autour d'un seul homme), sans oublier mes quelques amis rôlistes et proches qui suivent épisodiquement mes péripéties poker. Merci à tous, j'espère ne pas vous avoir trop déçus. J'y ai cru, grâce à votre soutien... la victoire n'était pas si éloignée !




jeudi 21 mai 2015

Vegas me voilà : annoncé compte double !

Le Bonzini B90, une véritable merveille...
Un jour, lorsque j'étais adolescent, mon père a eu la bonne idée d'acheter un baby-foot Bonzini flambant neuf. Sans prévenir, ce qui a rendu la  surprise encore plus belle ! Il faut dire que lorsqu'il était jeune, mon père était une terreur des cafés au baby-foot. Indépendamment du palmarès paternel, j'ai toujours eu moi aussi une passion pour le baby-foot - véritable jouet pour les grands qui suscitait mon émerveillement - alors j'en suis devenu une moi aussi, de terreur. Grâce à cette merveille, j'ai donc pu longuement m'adonner à cette activité ludique dans l'entresol de la maison familiale les week-end. Nos affrontements étaient toujours féroces et sans pitié. Bien que devenus plus épisodiques à présent, ils demeurent toujours aussi disputés.

Parfois, avant de réaliser une feinte particulièrement difficile, il m'arrivait de l'annoncer ouvertement avant de la mettre à exécution, ce qui accroissait les chances de l'adversaire de la déjouer... mais qui m'octroyait davantage de fierté lorsque retentissait le bruit familier de la balle en liège tapant au fond de la cage métallique du gardien et dont la vibration faisait frémir de plaisir mon corps tout entier en partant de mes poignets rivés sur les cannes. "Annoncé compte double" : cette expression populaire trouvait-là tout son sens. Car je scorais alors non seulement au tableau d'affichage, mais je marquais aussi des points précieux dans le duel à base de pur orgueil auquel je me livrais avec mon père. L'orgueil a toujours été un pêché de famille, tant du côté paternel que maternel... Il est pour ainsi dire incrusté dans mon ADN. Il m'a fallu de nombreuses années pour le comprendre et tenter d'y remédier énergiquement : j'en suis à présent partiellement débarrassé et c'est tant mieux.

Dans un billet rédigé il y a tout juste neuf mois de cela, le 13 août 2014, j'avais annoncé que ma priorité ludique poker pour cette saison 2014/2015 allait être la Paris Poker Ligue organisée par PMU Poker en partenariat avec le PSG "Cette saison, je vais donc viser la place de numéro un, en essayant de jouer mon meilleur poker et en priant très fort pour que Dame Chance soit là pour m'épauler lorsque le besoin s'en fera sentir."

C'est exactement ce qu'il s'est produit dans les faits. Annoncé compte double !! J'ai pris la tête du championnat très rapidement et plus personne n'a réussi à me rattraper par la suite. Un seul adversaire était encore en mesure de me rattraper au classement général à l'entame de la dernière manche ce lundi 18 mai, mais son élimination prématurée en début de tournoi a fait que je n'ai pas eu à trembler.

Il me reste à présent tout juste trois semaines pour organiser mon voyage et partir pour Las Vegas profiter du package promis au vainqueur. J'ai attendu avec impatience pendant plus de 48h un coup de fil du PMU qui tardait à venir... chaque minute passant augmentant un peu plus le prix des billets d'avion. Mais les voici achetés à présent.

Quoi qu'il en soit, grâce à cette victoire de prestige, me voici officiellement devenu le PSG Poker Player pour cette saison. J'ai obtenu mon sésame pour Las Vegas sans bourse délier, et me sens paré aussi bien mentalement que techniquement pour aller disputer ce prestigieux tournoi des championnats du monde de poker qu'est le Monster Stack. Les meilleurs joueurs de la planète seront tous là, s'agissant d'un tournoi incontournable. Tous les meilleurs joueurs français seront également là, ou presque. Il n'y a guère que la sublimissime Patty Beaumier qui manquera à l'appel. Avec ma participation aux championnats WSOP, un chapitre de ma vie de joueur s'achève, car j'ai finalisé l'un des objectifs ludiques que je m'étais initialement fixés.

Ce n'est pas pour autant que je vais y aller en touriste. Auréolé de mon statut de Champion 2014 des tournois communautaires du Club Poker, et leader actuel du classement 2015, j'y vais en nourrissant quelques ambitions. Car fredyl est né pour gagner. Pas pour participer. Satané orgueil ! Impossible de m'en départir réellement. A mon grand dam, le plus souvent. Mais pour mon plus grand bonheur, aussi parfois...

Des news réjouissantes sur Club Poker !


lundi 18 mai 2015

Le test de la foi...

Ce lundi se jouera la 27e et dernière manche de la Paris Poker Ligue sur PMU Poker. Je suis en tête depuis le début du championnat et le package pour les WSOP à Las Vegas le mois prochain est à portée de clic. Il me suffit juste de contenir les assauts de l'ultime adversaire encore capable de me battre. Facile à dire... mais compliqué à vivre. Il y a quelques nuits, j'ai rêvé que la victoire m'échappait lors de cette ultime manche. Est-ce là un moyen trouvé par mon inconscient afin d'évacuer au mieux la pression ou bien un rêve prémonitoire ?

Le saut de la foi
Je suis serein et préparé à vivre les deux cas de figure possibles. Prêt à gagner avec brio ou à perdre avec dignité si d'aventure le Dieu du Poker décide de m'écarter du chemin du Saint-Graal. Ce soir, une fois le tournoi achevé, je serai soit un pèlerin touchant au but de son périple soit un simple vagabond errant. Il n'y a pas de juste milieu possible. J'ai foi en moi et en mon destin. Sera-ce suffisant pour franchir cet ultime gouffre invisible qui se dresse devant moi alors que je touche au but ? Réponse dans quelques heures.


samedi 16 mai 2015

Suis-je un héros potentiel aux yeux de rankinghero ?

Il y a quelques mois naissait le site rankinghero.com à l'initiative de Pedro Canali et Nicolas Levi, deux redoutables joueurs français ayant connu leur heure de gloire ces dernières années, mais ayant décidé de mettre la pédale douce pour ce qui est d'arpenter le circuit poker live.

Le but de rankinghero est d'apporter une touche sociale et un zeste de convivialité supplémentaires à une activité - le poker - intrinsèquement individualiste de par sa dimension compétitive. Il y a un vaste créneau à pourvoir en la matière tellement les plateformes de poker en ligne et les casinos délaissent cet aspect en se focalisant sur leur préoccupation première, à savoir la dimension purement pécuniaire (ce qui est somme toute normal, le poker étant leur gagne pain). En ce sens, l'essor de rankinghero s'inscrit dans un mouvement ludique cohérent et tout à fait complémentaire avec l'approche marchande traditionnelle.

Et c'est ainsi que rankinghero se retrouve pourvoyeur de buy-in et de packages offerts au compte-goutte à ses membres actifs, en fonction des partenariats commerciaux noués avec les casinotiers et opérateurs en ligne. En retour, les candidats doivent selon les cas remporter un tournoi communautaire, publier des analyses de mains jouées par des professionnels, ou bien encore publier des commentaires ludiques distrayant au mieux la communauté.

En ce moment, rankinghero propose conjointement un buy in pour une étape du Barrière Poker Tour en partenariat avec le casinotier Barrière ainsi qu'un package pour une étape du WPTN Cannes en partenariat avec le PMU.

Et je me dis que je pourrais tout à fait décrocher l'un de ces satanés lots, mais pour que mes analyses soient éligibles et examinées par le jury final, j'ai besoin d'un minimum de votes. Car mes analyses ont beau être plus solides, mieux rédigées au niveau de la forme et plus pertinentes que celles de tous mes adversaires, je ne peux rien espérer sans ces satanés votes, comptabilisés sur le même principe que des "like" sur Facebook.

Alors au regard de mon net déficit de notoriété sur le site qui me prive de facto de la possibilité de décrocher des lots aussi chouettes, je lance un appel à ceux qui suivent mon modeste parcours et apprécient mon blog. J'ai urgemment besoin d'un peu de soutien afin de contrebalancer le corporatisme ambiant. Pour espérer ériger ma statue au Panthéon du poker, j'ai besoin d'un socle en béton : le vote de mes lecteurs. J'ai grand besoin que l'on vote pour moi et pour mes analyses sur rankinghero.com ! Ce sont parmi les meilleures sur le site, si ce n'est les meilleures au vu de la concurrence actuellement proposée.

L'inscription sur le site se fait en un clin d'oeil. Et il suffit ensuite de se rendre sur mon profil (zebezt) et de cliquer sur "j'aime" à la fin de chacune de mes analyses : il y en a plusieurs en cours actuellement donc il s'agirait de ne pas en oublier une au passage. Ce simple petit geste pourrait me permettre de me retrouver prochainement à une table de poker afin de disputer un gros tournoi. Alors qu'est ce qu'on attend pour voter ? 

Je publierai dans les prochains jours un compte-rendu de la mobilisation en ma faveur. Les statistiques mensuelles de mon blog indiquent une progression continue du nombre de pages lues ici. Il est temps de vérifier à quel point ceux qui me lisent s'intéressent à mon objectif de conquête du poker...
En terminale j'ai été délégué de classe au Lycée ! votez utile, votez zebezt...

 



samedi 9 mai 2015

de Sharkdurrr à Sharkcosy

Le poker est un jeu fondamentalement individualiste. On perd seul, comme une âme en peine. On gagne seul également, le plus souvent, car les occasions de partager sa joie avec autrui sont rares (et toujours disproportionnées les rares fois où elles surviennent).

On ne se fait jamais de cadeaux sur les tables, mais on partage parfois de vrais bons moments de convivialité. Avec une pratique régulière des tournois communautaires, je côtoie fréquemment certaines têtes qui finissent par devenir familières. Et quand bien même je n'aie pas d'amis au poker, une certaine estime réciproque naît parfois à la faveur de quelques mots d'humour partagés sur le chat général, ou de quelques féroces affrontements qui forcent le respect.

En décembre dernier, lorsque j'ai remporté le tournoi Le Cocktail de Winamax, il y a un de ces joueurs qui m'a suivi, mais aussi encouragé lors de ma dernière heure de compétition et félicité lors de ma victoire finale : Sharkdurrr. Il est l'un de ces rares joueurs communautaires avec lesquels un semblant de respect mutuel existe : il faut dire que c'est un adversaire redoutable, qui a la gâchette facile et n'hésite pas à prendre des risques insensés pour remporter les pot décisifs, parfois. De mon côté, mon ironie fréquente aux tables est loin de me rendre sympathique aux yeux du plus grand nombre de mes adversaires et ceux qui m'estiment vraiment ne sont pas bien nombreux.

Ce lundi 4 mai, Sharkdurrr a remporté l'avant dernière manche du tournoi de la Paris Poker Ligue sur PMU Poker, et je l'ai félicité - non sans jalouser au passage ses points récoltés au classement général qui m'auraient permis de remporter le classement général avant même la dernière journée de compétition si c'était moi qui avait été à sa place. La victoire de ce tournoi lui conférait en bonus deux places en loge pour assister à la rencontre de championnat de ligue 1 entre le PSG et l'En Avant Guimgamp, et tandis que je le félicitais chaleureusement il m'a indiqué ne pas être en mesure de se rendre au match ce vendredi 8 mai et m'a tout de go proposé gracieusement ses deux places fraîchement gagnées. Un geste plein d'élégance et d'altruisme suffisamment rare pour être souligné. C'est ainsi que je me suis retrouvé une nouvelle fois au Parc des Princes ce vendredi, en tribune centrale avec en prime un accès au salon Haussmann (en lieu et place de la prestigieuse loge privative PMU) me permettant d'accéder toutefois aux mythiques petits fours du Parc des Princes. J'ai donc eu la chance de pouvoir assister à un match euphorique de la part du PSG, qui à l'instar d'une tornade, a tout emporté sur son passage, puisque victorieux de la modeste équipe de Guimgamp par un score cinglant de 6 buts à 0. Autant dire que l'ambiance était folle dans les tribunes, d'autant que cette victoire représente un pas décisif dans la lutte pour le titre de champion de France. Mais ce n'est pas tout !

A l'instant précis où j'allais quitter le stade par l'accès principal après m'être gavé de buts et de petits fours, voici que Nicolas Sarkozy surgit en coup de vent des vestiaires avec un étonnant tonus au regard de son actualité judiciaire cette semaine et décide de se prêter pendant deux minutes chrono au petit jeu des poignées de main expresses et des photographies souvenir avec quelques personnes se trouvant là à ce moment précis. Je m'arrête un instant pour contempler l'ouragan Sarkozy, tel un chasseur de tornades captivé par le déplacement erratique et frénétique d'un tourbillon juste sous ses yeux. Et le plus extraordinaire, c'est qu'après avoir été pris en photo par une famille de parfaits citoyens, il m'interpelle moi et me dit : "viens, viens". Mon cousin qui m'accompagne ne dispose que de quelques fractions de secondes afin de dégainer son smartphone, se placer dans le cadre de la photographie en ma compagnie, et appuyer sur le clic afin d'immortaliser l'événement à une vitesse record tandis que je me retrouve bras dessus bras dessous avec le Président déchu. Quelques dix secondes plus tard, Nicolas Sarkozy qui a encore pris une photo expresse avec deux autres supporters abasourdis, a déjà redémarré au quart de tour et aussitôt disparu en se fendant d'un laconique "allez merci". Sa séance de photos improvisée aura ressemblé à s'y méprendre à un arrêt au stand d'une Formule 1 : quelques précieuses secondes de vie perdues, mais malgré tout indispensables afin de continuer à tenir la route en dépit des écarts de conduite l'ayant conduit à rouler sur le gravier.

J'ai toujours su que j'étais un type brillant !
Il y a quelques heures à peine, je publiais ici un article intitulé chasseur de tornades afin d'illustrer le fait que si j'aime autant le poker, c'est aussi pour le lot de choses imprévisibles qu'il m'apporte aux moments auxquels je m'attends le moins. En voici la plus parfaite illustration : grâce à cet inattendu cadeau de Sharkdurrr j'ai non seulement pu assister à un match euphorique du PSG, mais j'ai aussi pu rencontrer dans les entrailles du Parc des Princes un shark d'un type inhabituel : le shark-cosy. Se retrouver nez à nez avec un grand requin blanc lorsque l'on barbote en palmes et tuba dans la grande barrière de corail, ça n'a pas de prix. J'adore ce blog. Il s'y passe toujours quelque chose.



jeudi 7 mai 2015

Chasseur de tornades

S'il y a bien une chose qui me fascine tout particulièrement depuis mes débuts en tant que joueur de poker en ligne, c'est bien cette propension qu'ont les cartes à bousculer le quotidien à des moments totalement imprévisibles, grâce aux nombreuses promotions qui fleurissent régulièrement sur les diverses plateformes de poker en ligne.

Le fait est que j'ai une tendance naturelle à me montrer à l'affût de ces diverses opportunités... et que de temps à autre, je parviens à en saisir quelques unes qui me conduisent à traîner mes guêtres dans des endroits improbables : soirées cocktail, tournois de gala, voyage, places de matches, etc. Sans parler bien sûr des qualifications pour les tournois de poker live à l'autre bout de la France.

Tout commence pourtant de façon anodine, comme n'importe quelle autre soirée de poker. Le rituel est toujours le même : je m'inscris à divers petits tournois que j'ai sélectionnés avec soin, certains d'entre eux garantissant parfois des dotations spéciales. Le plus souvent, il s'agit de tickets pour disputer des tournois plus richement dotés, mais parfois il y a du bonus plus exotique et plus alléchant. A vrai dire, je ne me focalise jamais sur un tournoi en particulier, car la part d'aléa au poker est telle qu'il est dérisoire de tirer des plans sur la comète. Le tout, c'est de faire en sortir que les choses soient possibles en faisant preuve d'assiduité et d'obstination, à l'image d'un chasseur de tornades muni des bulletins météorologiques et de son appareil photo à l'affût de chaque tempête, prêt à immortaliser l'événement. Le reste n'est qu'une affaire de chance - le plus souvent -  et d'un brin de talent, parfois. Mais lorsqu'on est happé par le tourbillon de la réussite, il peut nous emporté virtuellement n'importe où. Preuve en est mon voyage au Brésil en juin dernier.

Le tourbillon peut m'emporter n'importe où...
La part d'aléa est extraordinairement importante au poker, c'est vrai : sur un tournoi tout est possible, et c'est aussi ce qui fait le charme de ce jeu et lui apporte une dimension universelle. Mais lorsqu'une promotion prend la forme d'un championnat étalé dans le temps, alors elle se réduit sensiblement. En début de saison, j'avais fait de la Paris Poker Ligue du PMU - un championnat de 27 manches étalées sur l'année - l'une de mes priorités. Après un démarrage en trombe cet automne et un hiver morose, le championnat touche à sa fin, et je suis toujours premier du classement. Quoi qu'il advienne, ce championnat m'a déjà conduit au Parc des Princes à plusieurs reprises cette saison mais le plus excitant reste à venir... car le tourbillon du succès ne s'arrête pas là. A une journée du terme de ce championnat, un seul adversaire est encore en mesure de me coiffer au poteau (mon avance sur la concurrence s'étant étiolée au fil du temps). Un seul adversaire à battre, donc.

Et justement, je l'ai rencontré mardi dernier au stade du Parc des Princes, car lors de la manche disputée le 20 avril, nous avons tous deux fini sur le podium du tournoi qui conférait des places pour la rencontre de championnat de Ligue 1 opposant le PSG au FC Metz. Nous étions donc côte à côte dans les tribunes et ce brave homme a essayé de faire ami-ami avec moi en tentant de me sonder, mais j'ai délibérément limité nos échanges au strict minimum. Je ne serais pas étonné qu'il m'ait trouvé antipathique. Mais peu importe, car l'heure n'est pas venue de fumer le calumet de la paix mais bien de marcher sur le sentier de la guerre et d'avoir son scalp pour pouvoir conquérir Vegas. C'est le prix à payer pour que le chasseur de tornades patenté que je suis soit emporté dans un vertigineux tourbillon ascensionnel en direction de Las Vegas du 10 au 17 juin prochain. Car l'un de nous deux partira tous frais payés y disputer le tournoi Monster Stack des championnats du monde de poker WSOP à 1.500 $ l'entrée. Verdict le lundi 18 mai à partir de 20h30 sur les tables de PMU Poker lors de l'ultime manche de la Paris Poker Ligue (PSG-Reims - coût de l'inscription 2 Euros).

J'ai hâte d'en découdre. Puisse le Dieu du Poker être avec moi lors de cette ultime épreuve.

vendredi 24 avril 2015

Le chat, cette arme de destruction massive...

Il m'aura fallu du temps pour le comprendre mais dans un jeu, il n'y a pas que des gagnants et des perdants : il y a aussi des instants précieux de partage, de complicité et de respect, indépendamment du résultat, peu importe en outre qu'il s'agisse d'un jeu individuel ou par équipes.

un Chat, c'est dangereux
Il y a quelques années de cela, lorsque je m'adonnais à Guild Wars - mon jeu vidéo de prédilection qui était prisé conjointement par les joueurs récréatifs (pve) ainsi que par les joueurs compétitifs (pvp) - il y a une chose qui ne manquait pas de m'étonner chez certains de mes contacts lorsque je les sollicitais pour une petite partie : ils se connectaient le soir non pas dans le but de jouer, mais uniquement afin de tchatter avec leurs amis joueurs connectés, anciens frères d'armes virtuels avec lesquels ils souhaitaient surtout continuer à échanger, plaisanter, partager des vieux souvenirs (et accessoirement regarder et commenter ensemble quelques combats en mode replay). Par ailleurs, lors des affrontements par équipes, l'usage du chat à des fins de trashtalk de l'équipe adversaire pouvait parfois suffire à déstabiliser les adversaires au moral le plus friable. Toutes proportions gardées, il en va un peu de même au poker : le chat a une dimension sociale importante, tout comme il peut parfois s'avérer être bien plus qu'un simple gadget et devenir une arme non conventionnelle.

Merci Winamax pour le Winachat
Nous sommes en 2015, cela fait plusieurs années maintenant que le marché du poker en ligne est régulé sur le territoire français et ouvert à une concurrence féroce censée stimuler la créativité des opérateurs... j'ai pourtant bien peur que les opérateurs français n'aient pas encore pris la pleine mesure de la dimension sociale de ce qu'est un jeu, car il gèrent leur plateforme de poker avec un manque réel d'empathie vis-à-vis des joueurs, à l'exception notable de Winamax (et de PKR dans une moindre mesure). Pourquoi Winamax est-il le seul opérateur français à accorder de l'importance à son système de chat alors même que c'est pourtant un facteur important en matière de convivialité dans un jeu tel que le poker et que l'austérité des interfaces rebute sans doute des joueurs potentiels par dizaines de milliers ? Mystère. Au vu de l'offre proposée par les opérateurs aux joueurs, force est de constater qu'ils sous-estiment l'importance du chat comme facteur de plaisir ludique et comme vecteur de lien social.

Pourtant, il existe bel et bien une catégorie de joueurs qui se contrefiche de perdre quelques euros aux tables de poker dès lors qu'en contrepartie lui soit accordé un semblant d'interactivité ludique et de convivialité. C'est d'autant plus regrettable qu'il s'agit selon moi d'une catégorie de joueurs qui devrait être particulièrement choyée car à même de générer des revenus réguliers pour les opérateurs, s'agissant surtout de joueurs à l'âme récréative et ludique, venus aux tables de poker essentiellement pour se distraire plutôt que dans le but réel de gagner de l'argent. A titre personnel, j'aime gagner - c'est inscrit dans mon ADN - mais dans une bonne ambiance, tant qu'à faire. D'ailleurs, si j'ai tellement pris plaisir à jouer sur EuroPoker, c'est en grande partie en raison de son chat général - commun à tous les connectés - qui permettait aux joueurs d'avoir la sensation de faire partie d'une même communauté. J'en conserve un souvenir emprunt de nostalgie et de tendresse, nonobstant l'ardoise laissée par l'opérateur lors de sa fermeture qui m'impacte douloureusement.

Lorsque je me connecter sur des logiciels utilisant les réseaux antédiluviens que sont Ipoker (Betclic-Everest-Univet-TurboPoker) et PartyGaming (PMU-Bwin-PartyPoker), je me demande à chaque fois comment ces gens font pour ne pas voir les faiblesses criantes de leur plateforme. Et surtout pourquoi personne ne se décide à y remédier. Ecrire sur le chat relève parfois du parcours du combattant et suscite bien souvent une crise de nerfs avant que de pouvoir procurer un semblant d'échange et de dialogue, tellement le fil de discussion est incommode à suivre. Sans oublier certaines syllabes d'anglais automatiquement censurées et les accents qui ne sont pas tolérés sur le logiciel PartyGaming : rien de plus crispant qu'un message censuré et/ou effacé, surtout lorsqu'il est totalement anodin et dénué de la moindre insulte. Il faut le voir pour le croire, tellement le niveau de ces plateformes est en dessous de zéro du point de vue de l'importance accordée au chat. A croire que ces réseaux ont embauché des ingénieurs informatiques particulièrement apathiques et que leur direction générale est retranchée dans sa tour d'ivoire sans pouvoir mesurer l'ampleur du problème. Confondre les échecs et le poker me parait hautement hasardeux. Même le mastodonte PokerStars n'est pas exempt de tout reproche non plus à ce sujet : leur logiciel est certes de qualité correcte, mais il est loin d'être à la hauteur de ce que l'on pourrait atteindre du numéro un mondial du marché disposant d'un budget développement plus que conséquent.

Il y a quelques jours de cela, après avoir été éliminé d'un tournoi communautaire (suite à un gros coup de malchance) qui se disputait sur Winamax, plutôt que de fermer aussitôt la table, je suis demeuré de longues minutes à chatter avec mon bourreau ainsi que deux ou trois autres interlocuteurs. C'est ainsi qu'après avoir longuement argumenté sur le déroulement de la main qui me fut fatale, la discussion a quelque peu dérivé sur d'autres sujets tout aussi triviaux, et notamment sur les logiciels concurrents. Et à un moment donné, l'un des protagonistes a laconiquement exprimé un regret : "Barrière Poker me manque". Cela fait pourtant dix-huit mois que l'opérateur Barrière Poker a refermé les portes de sa salle de poker en ligne, après avoir essuyé continuellement des pertes auxquelles la FDJ et les Casinos Barrière - partenaires d'infortune dans cette aventure Barrière Poker - n'étaient pourtant pas accoutumés.

Cette remarque anodine, m'a conduit à me remémorer mon souvenir le plus marquant du temps où j'ai pu jouer sur Barrière Poker. Un jour, ayant empoché un ticket de 50 Euros et désireux de le convertir en cash en réduisant au maximum la variance, je m'étais inscrit à un tournoi de type head's up. Un seul adversaire à vaincre, donc. Peu familiarisé avec ce logiciel, je m'étais inscrit par mégarde pour un duel de Pot Limit Omaha au lieu du traditionnel Texas Hold'em, à une époque où je maîtrisais encore assez mal les subtilités du Omaha. Inutile de préciser que mon adversaire était quant à lui familiarisé à ce format et que je n'étais pas favori. Je me souviendrai longtemps de ce duel. Non pas parce que ce fût un duel plein de panache et de revirements de situations, mais bien parce que c'est ce jour-là que j'ai définitivement compris toute l'importance d'un élément déterminant du poker et assez peu mis en avant par les joueurs : le mental. Mon adversaire relançait 100% des mains en inondant le chat de remarques destinées à m'ébranler psychologiquement telles que "merci fish", "t'es vraiment nul OMG", "comment tu peux chater un coup pareil ?", "tu fais vraiment n'importe quoi, petit fishou", "merci pour tes jetons", "LOL c'est pas vrai tu joues comme un manche". J'en passe et des meilleures. Notre duel a duré de très longues minutes. Et ce jour là, j'ai transpiré. Vraiment. Physiquement, j'étais en nage assis sur ma chaise. Car mon adversaire m'a pilonné mentalement tout le long de notre duel, de la première à la dernière minute : sans jamais entrer dans l'insulte directe, mais en étant en permanence à la limite de ce qui peut être toléré à une table. Et je l'ai combattu à ma manière, en feignant d'être un total débutant et en prenant l'air gêné du type qui gagne les coups par hasard... ce qui a paradoxalement eu au final le don de le déstabiliser davantage que je n'ai pu l'être moi-même. Et bien que j'aie au final remporté ce duel au forceps, j'en suis sorti mentalement éprouvé. Je me souviens qu'il m'a fallu de longues minutes pour décompresser et m'en remettre.

J'ai la chance d'avoir un mental extrêmement solide. C'est d'ailleurs peut-être l'une de mes principales qualités. Mais après avoir vécu ce duel d'une exceptionnelle intensité mentale j'ai mesuré combien un usage judicieux du chat pouvait être utile contre des adversaires mentalement friables ou à l'ego mal canalisé. J'en faisais d'ailleurs usage occasionnellement déjà de façon intuitive en laissant transparaître quelques pointes d'ironie de-ci de-là, afin d'évacuer un début de frustration personnelle mais aussi et surtout dans le but inavoué et inavouable de réveiller l'ego démesuré de certains adversaires, mais c'est à partir de ce jour-là que j'ai définitivement cessé de considérer l'usage du chat comme un banal vecteur de lien social ou même comme un simple défouloir. Le chat est bien plus que ça : c'est aussi une arme puissante, pour peu que l'on sache s'en servir en appréhendant la dimension mentale à sa juste valeur. J'évoque ici divers cas de figure (pacification en trompe l'oeil, provocation, conjuration du mauvais sort, raffermissement d'une emprise psychologique, intoxication) mais il y en a quelques autres possibles en cherchant bien :
  • 1. Distraire les adversaires en instaurant un climat convivial à table tout en restant soi-même concentré. Ceci a pour effet d'atténuer l'agressivité des adversaires à table à mon encontre, puisque je véhicule à ce moment-là une image sympathique et les adversaires vont avoir tendance à moins vouloir m'éliminer du tournoi tant que la discussion n'est pas achevée. Amadouer ses adversaires pour en diminuer l'agressivité, c'est accroitre ses propres chances de succès dès lors que l'on reste soi-même sur le qui-vive. 
  • 2. Titiller l'orgueil des adversaires par des remarques ironiques bien placées, lorsqu'ils commettent une erreur manifeste (peu importe qu'elle soit gagnante ou perdante), de telle sorte que désireux de me rabattre le caquet au plus vite ils se décident à rompre sans s'en rendre compte l'équilibre risque/récompense et se montrent ainsi vulnérables.
  • 3. Faire usage d'ironie à table lorsque le sort s'acharne contre moi. Nul besoin de sombrer dans le trashtalking, une petite pique bien sentie suffit amplement. Cela permet d'évacuer la mauvaise pression en cas de revers de fortune (simple défouloir) mais il se peut en prime que cette pression une fois évacuée aille aussitôt s'installer sur l'adversaire, ce dernier se mettant alors à culpabiliser et/ou à douter, en pensant que puisqu'il était statistiquement dominé à ce moment-là, son succès n'est pas mérité et qu'il a par ailleurs affaire à un adversaire peut-être plus compétent/inspiré que lui.
  • 4. Raffermir une emprise psychologique déjà existante. Dans un registre assez proche, je peux avoir à utiliser le chat avec quelques mots en apparence neutres mais pourtant particulièrement choisis et destinés à accentuer un ascendant psychologique déjà présent sur un adversaire précis dont je connais le profil. En ce qui me concerne, ceci ne fonctionne que dans les tournois communautaires et autres championnats de longue haleine, puisque mes adversaires y sont souvent les mêmes. Mais si j'étais un joueur de cash game confronté à des adversaires récurrents, je ne manquerais pas d'y recourir le plus fréquemment possible.
  • 5. Feinter ses adversaires en leur communiquant des informations trompeuses. N'oublions pas que le poker est aussi un jeu d'informations. Après tout, donner gratuitement de fausses informations à son adversaire me paraît être de bonne guerre. C'est pourquoi j'ai pour coutume de confesser avoir eu une main qui n'était pas celle que je possédais vraiment lorsqu'il s'agit de discuter du coup précédent et que ma main n'a pas été jusqu'à l'abattage. Cela aura pour effet de diminuer toute forme de lisibilité sur mon jeu, et les chances que mes adversaires commettent une erreur d'analyse contre moi par la suite s'en retrouvent accrues.
Il est intéressant de constater que les quelques aspects évoqués ci-dessus peuvent tout aussi bien s'appliquer à une gestion astucieuse de n'importe quel conflit armé. Ce sont les accumulations de petits détails de cette sorte qui permettent parfois de remporter les batailles les plus indécises. Le poker est un combat des temps nouveaux, et chaque paramètre permettant de réduire l'aléa compte, y compris le plus anodin. Quand bien même elle ne soit susceptible d'accroitre les chances de succès que de manière marginale, une utilisation astucieuse du chat ne doit pas être sous-estimée dès lors que l'on ait pour ambition d'être le meilleur, en raison de l'effet de levier que cela permet sur le plan du mental. Il en va d'ailleurs de même avec le choix de son avatar, voire même avec le choix de son pseudo (bien que de façon plus infime)... mais ceci fera l'objet d'un autre article un jour prochain. Quoi qu'il en soit, je suis intimement persuadé qu'en matière de poker en ligne, le chat constitue bel et bien une arme de destruction massive pour ceux qui savent l'utiliser : joueurs, mais aussi opérateurs...







samedi 11 avril 2015

De l'ombre à la lumière...

Le jour où la passion pour ce jeu me quittera, je pense que je prendrai plaisir à lire a posteriori le récit de mon parcours tel que je l'ai vécu au jour le jour. Et ce, quel que soit le bilan final de mon immersion dans l'univers du poker. Car ce jeu m'aura tout de même apporté tout un lot de palpitantes aventures à vivre jusqu'ici. Et je sais en mon for intérieur que ce n'est probablement pas fini.

Lorsque j'ai créé ce blog il y a un peu plus de deux ans, c'était avant toute chose pour qu'une poignée de proches et d'amis puissent suivre avec amusement et transparence mes pérégrinations dans le monde impitoyable du poker. C'est de façon tout à fait délibérée que j'ai choisi de faire preuve de discrétion et de sobriété : sans faire de promotion (distillant le lien vers ce blog au compte-goutte au gré des quelques belles rencontres), tout en choisissant par ailleurs un hébergeur - blogger - dépourvu de toute publicité et délesté de tout ce qui me parait relever du superflu. Toutefois, je constate mois après mois que le nombre de pages consultées ne cesse de croître : j'imagine qu'il s'agit pour la plupart de gens qui se perdent au hasard de leur déambulation sur la toile. Mais certains pèlerins égarés reviennent manifestement me visiter par la suite. Peut-être se prennent-ils au jeu et espèrent-ils ici me voir narrer l'accomplissement d'un prodige retentissant de la part du Dieu du Poker en ma faveur. Cela arrivera peut-être un jour lointain, mais il est bien plus probable que cela ne soit jamais le cas et que mes succès à venir continuent à être modestes et tout relatifs. Quoi qu'il en soit, quand bien même j'aie initialement choisi le chemin de la confidentialité, si tant est que mon récit puisse plaire à certaines personnes, j'en suis sincèrement heureux. Car parvenir à égayer l'espace d'un instant le quotidien d'autrui en lui offrant un moment d'évasion constitue un acte positif en soi, et ceci même si le propos de base est on ne peut plus futile.

Sur un plan plus personnel, je me suis rendu compte assez rapidement que la narration de mes péripéties pokeristiques s'avère utile à ma progression, car cela contribue à me fixer des challenges et des défis à portée de clic (ou pas), tel un plan de bataille minutieusement préparé en préalable à l'assaut d'une forteresse réputée imprenable. Rendre l'improbable possible en lui conférant une forme de cohérence constitue un premier pas vers la réussite, quand bien même ladite réussite demeure hautement incertaine. Ecrire me permet donc de donner du sens à mon parcours et à ma trajectoire, en hiérarchisant les priorités et en m'offrant un soupçon de recul par rapport aux événements tels que vécus au fur et à mesure, de telle sorte que ma motivation et mon implication dans le poker soient canalisées de façon positive et constructive.  C'est un sacré atout, mine de rien.

Je vois donc également ce blog comme une sorte de garde-fou. Beaucoup de joueurs de poker pourtant talentueux à qui Dame Chance offre le privilège d'un gros gain et de victoires de prestige se dispersent aussitôt leur succès obtenu, en ne parvenant pas à canaliser durablement leur talent cartes en mains pourtant indéniable. En ce sens, au poker comme ailleurs un immense succès mal assimilé est bien souvent vecteur de dispersion (attrait pour le superficiel, goût de la fête, hygiène de vie dégradée...), et de destruction (dilapidation de son capital, recherche éperdue d'adrénaline, nouvelle addiction à des plaisirs éphémères...). Il en va de même avec les heureux veinards qui décrochent un gain important à la loterie ou avec certains héritiers se découvrant un oncle d'Amérique, à ceci près que contrairement au joueur de poker, ces derniers n'ont aucun talent particulier à gâcher... tout juste leur vie équilibrée. On ne compte ainsi plus les articles qui émaillent la toile se faisant l'écho de gros gagnants ruinés en un laps de temps relativement bref après avoir pourtant décroché le jackpot. Tout comme on ne compte plus les entrefilets dans la presse spécialisée se faisant écho des déboires financiers d'anciennes gloires du poker. Succès soudain et argent coulant à flot génèrent une forme de pression d'un genre particulier,  et il faut savoir s'y adapter en un laps de temps assez bref, ce qui est loin d'être évident pour le plus grand nombre d'entre nous, d'autant que la manne a tendance à se tarir bien plus vite qu'on ne le pense. Ce qui me conduit à penser qu'obtenir le succès n'est pas le plus difficile en soi : le plus compliqué, c'est de parvenir à l'incorporer de façon durable et harmonieuse à un équilibre de vie permettant une certaine forme de bonheur.

Cela fait quelques temps qu'il ne se passe rien de retentissant dans mon périple de joueur de cartes. Le premier trimestre 2015 aura compté pour du beurre, je n'ai pas gagné grand chose : le millier d'euros gagné lors du Winamax Poker Tour début février suffisant à peine à compenser les quelques centaines d'euros perdus sur internet en janvier et en mars. Le bon côté des choses à la morosité ambiante, c'est que cela me permet de réfléchir à la situation présente avec sérénité et de reconstituer le potentiel et la vigueur de l'adrénaline future qui se déversera dans mes veines à la faveur des succès futurs, qu'ils soient immenses ou bien modestes. Car le poker constitue un monde d'opportunités sans cesse renouvelées.

L'argent et le succès apportent confort et bien-être, c'est une certitude. Mais pas forcément le bonheur. Si d'aventure à la faveur d'un succès retentissant je suis amené un jour à sortir de l'ombre et à m'exposer à la lumière avec soudaineté, je saurai m'en souvenir. En grande partie grâce à ce blog.


lundi 30 mars 2015

Dancing queen le samedi... Fredyl couine le dimanche

Traditionnellement, chaque samedi soir, PMU Poker organise un tournoi gratuit spécial, accessible via un mot de passe divulgué sur Facebook. A la clef pour le vainqueur, une entrée directe pour le tournoi phare du dimanche La Queen dont le droit d'entrée est de 100 Euros et garantissant une dotation totale minimale de 30 000 euros. (A noter qu'une fois par mois, le tournoi La Queen est remplacé par un tournoi encore plus prestigieux dont le droit d'entrée est de 150 Euros avec une dotation minimale de 100 000 Euros : Le King).

Ce samedi 28 mars, j'ai brillamment remporté ce freeroll qualificatif, en terminant premier du tournoi spécial Facebook. Ce n'est pas une mince affaire de parvenir à terrasser 439 adversaires, mais parfois, avec le soupçon de réussite nécessaire, il m'est possible d'aller jusqu'au bout de pareils tournoi. Et c'est ce qu'il s'est produit ce samedi soir. Mine de rien, je suis une sacrée terreur des freerolls. Je me donc suis senti tout guilleret en remportant samedi soir gratuitement ce ticket d'une valeur de 100 Euros, tel un gigolo du dance floor parvenant par ses ondulations sensuelles et rythmées à attirer l'attention de la reine de la piste, la Dancing Queen.
Dancing queen le samedi soir
C'est donc avec les cheveux gominés, un costume de marque, des chaussures parfaitement cirées et un entrain certain que je me suis présenté à l'entrée de la discothèque du PMU Poker ce dimanche 30 mars, confiant dans mes capacités à emballer définitivement la belle qui m'avait esquissé un sourire prometteur la veille et convié à la fête alors même que je ne fais pas partie du sérail habitué à s'acquitter sans broncher des 100 Euros réglementaires. Petit coup de chance : la discothèque n'était pas saturée avec seulement 285 entrants, j'avais donc moyen de briller à la fête sans avoir à trop jouer des coudes. Avec la rondelette somme de 6.000 Euros à la gagne, la dot promise par papa PMU pour sa fille était plutôt solide.

Soirée dix-co ou soirée dix-as-terre ?
Malgré les 284 autres prétendants officiels, je parviens rapidement à attirer l'attention de La Queen, puisque je double mon tapis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je me maintiendrai à ce niveau pendant plus d'une heure, tant et si bien que près de la moitié de mes rivaux ont déjà mordu la poussière lorsque survient une nouvelle occasion de valser près de la belle. J'ai été patient, mais le moment est venu de me montrer un peu et de faire un petit pas de danse avec ma trentaine de blindes. Je défie alors un autre prétendant sur la piste, dans un ersatz de parade nuptiale muni d'un petit As-10 en main. Nous nous retrouvons tous deux sur la piste à gesticuler tant bien que mal... car mon rival est équipé d'un simple As-4 et ondule encore plus maladroitement que moi. Le flop est médiocre pour moi, mais carrément catastrophique pour mon adversaire : 6-6-2. Manifestement, La Queen a décidé de s'amuser un peu avec nous. Face à la micro-relance ridicule de mon adversaire, je décide alors d'exprimer à La Queen  toute la force de mon désir en envoyant un premier barrel musclé, afin d'éjecter le malotrus de la piste de danse. Car j'ai senti sa fébrilité et j'ai décidé de lui marcher sur les orteils. Mais il paye stoïquement, de façon assez étrange. Toujours aussi incisif, je continue ma danse du ventre endiablée avec l'arrivée à la turn d'un anecdotique (du moins je le crois) 4 sur la table. Enfin sans me laisser démonter par son nouveau call, je place un troisième barrel final all in avec l'apparition d'un roi on ne peut plus propice à la crédibilité de mon bluff. Sauf que mon adversaire, scotché sur la piste de danse tel une moule sur son rocher, aura décidé de payer sans broncher là encore et d'engager la quasi-totalité de son tapis, s'accrochant à son infime 4 touché à la turn.

C'est ainsi que je suis éjecté de la boîte sans ménagement par ce malotrus à la carrure de camionneur, sous les yeux médusés des autres prétendants encore présents sur la piste de danse, tandis que La Queen m'adresse un dernier regard silencieux empli tout à la fois de reproches et de douleur muette. Il était écrit que ce dimanche, le disco ne serait pas la meilleure arme de séduction et que la belle s'offrirait au final à un profil sensiblement plus rustre que le mien. C'est ainsi que le vainqueur final de ce tournoi se nommé KOOLSHEN_PMU. Si l'on m'avait dit que cette Queen du dimanche 29 mars 2015 aurait des allures finales de rapeuse plutôt que de diva du disco, je ne l'aurais pas cru un seul instant. Et pourtant : J'ai couiné de dépit au lieu de queener de plaisir. C'est dommage, mais c'est comme ça.

dimanche 29 mars 2015

Le PSG Poker Live du PMU et moi...

Pour la troisième fois consécutive, j'ai eu la chance de pouvoir participer au tournoi PSG Poker Live organisé par le PMU ce mercredi 25 mars 2015, et d'ainsi pouvoir approfondir ma science gustative des succulents petits-fours du Parc des Princes. Cette année encore, il m'avait fallu attendre l'ultime tournoi qualificatif sur la plateforme de PMU Poker pour réaliser une performance susceptible de me faire décrocher mon ticket d'entrée pour ce tournoi de gala, via le tournoi spécial Facebook.

Pour tout un tas de raisons essentiellement sentimentales, j'ai une affection toute particulière pour le PSG Poker Live, quand bien même il s'agisse d'un tournoi de gala. Fan du PSG depuis ma tendre enfance, le fait de pouvoir côtoyer des joueurs de l'effectif professionnel dans l'enceinte du Parc des Princes a en effet une saveur particulière. Et puis autant le dire sans ambages : les petits fours du Parc des Princes sont tout simplement succulents, leur simple évocation suffisant à me faire saliver. Si on ajoute à cela le fait que le PSG Poker Live fut le premier tournoi live que j'aie jamais disputé (lors de l'édition 2013) et que c'est ce même tournoi qui m'a indirectement permis de remporter mon voyage pour le Brésil l'an dernier lors de l'édition 2014 (la seconde place obtenue alors m'ayant notamment conféré un ticket online de 100 Euros converti par la suite en un rutilant package pour la Coupe du Monde de Football lors de ma victoire du tournoi spécial "Si tu vas à Rio"), il n'y a rien d'étonnant à ce que ce soit un tournoi qui me tienne tout particulièrement à coeur. Cerise sur le gâteau, l'ambiance y est conviviale du fait de l'absence de pression financière, tout en permettant une certaine émulation malgré tout, le vainqueur du tournoi repartant tout de même avec un package pour Las Vegas.

N. Douchez et Z. Camara conviés à la fête
Le calendrier surchargé du PSG du fait de ses solides performances récentes aussi bien en Ligue des Champions qu'en Coupe de France et en Coupe de la Ligue faisait que l'organisation d'un tel événement ne laissait que peu de dates possibles, et je ne doute pas que le staff du PSG et le PMU aient dû faire face à quelques difficultés pour caler une date. C'est sans doute ce qui explique pourquoi l'événement a été organisé cette année en période de trêve au niveau des clubs, puisque les sélections disputent leurs matches internationaux en cette période précise de l'année. Le hic, c'est que la majorité des joueurs composant l'effectif parisien sont internationaux et n'étaient pas disponibles pour jouer les VIP, puisque retenus par leurs sélections respectives. Je savais donc par avance que les joueurs invités cette année seraient d'un standing inférieur à celui de l'année dernière. Trois joueurs de l'effectif parisien étaient attendus afin de se mêler à la cinquantaine de participants. Au final, ce sont donc les tauliers du vestiaire Zoumana Camara et Nicolas Douchez qui se sont présentés devant les qualifiés internet de PMU Poker pour se prêter au petit jeu des photos et dédicaces (le troisième joueur prévu par l'organisation ayant fait faux bond au dernier moment sans que l'on sache de qui il s'agissait). On ne va pas se plaindre, d'autant que je redoutais le pire : Jean-Christophe Bahebeck, le cancre du PSG, aurait pu être convié lui aussi. Fort opportunément, Zoumana Camara et Nicolas Douchez sont deux joueurs sympathiques et souriants et se sont acquittés de leurs devoirs avec professionnalisme et bonne humeur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les tournois de poker ont ceci de particulier qu'ils permettent un certain décloisonnement des invisibles barrière sociales l'espace d'un moment. D'autant que du côté des participants conviés à se mêler aux joueurs qualifiés, je signalerai la présence des journalistes sportifs Christophe Josse de beIN Sports et Christophe Paillet de RMC (tous deux à ma table, d'ailleurs), avec lesquels j'ai eu le loisir d'échanger en toute simplicité y compris pendant la pause du tournoi.  

à table !
Au total, nous étions à peine plus de cinquante joueurs présents sur la ligne de départ. Le Parc des Princes étant en phase de rénovation tous azimuts, le tournoi se déroulait cette dans un salon VIP bien différent par rapport à celui des éditions passées, avec une ambiance nettement plus feutrée et cosy, moult rideaux semi-transparents conférant au lieu un côté intimiste, le tout avec un fond musical de jazz. Les petits-fours du Parc des Princes étaient bien au rendez-vous de l'événement cette fois-ci encore, quoi que m'ayant semblé un poil moins délectables que par rapport à d'habitude (et dépourvus de champagne). Difficile de faire la fine bouche : je me suis quand même régalé !

C. Josse et C. Paillet à ma table
Quoi qu'il en soit, pour ce qui est de la compétition et du tournoi de poker en lui-même, je ne suis pas parvenu à atteindre la table finale cette fois-ci, contrairement aux deux éditions précédentes puisque je suis éliminé à une peu glorieuse 28ème place, peu après la pause. Et pourtant, il y avait cette année encore la place pour aller loin, le niveau général étant très disparate, les participants n'étant pas tous des cadors, loin s'en faut. Mon stack de jetons a beaucoup oscillé tout du long de mon tournoi, alternant les hauts et les bas, et le bas a fini par dicter sa sentence. C'est toutefois pour moi l'occasion de constater que je joue beaucoup plus de mains pré-flop que par le passé, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Quoi qu'il en soit, malgré ma plus grande audace, je ne me sentais pas dans un grand soir et mon élimination précoce m'a semblé logique. Il faut dire que mon karma n'était pas au top à l'occasion de ce tournoi, puisque j'étais très perturbé par un cauchemar survenu la veille et qui a eu la mauvaise idée de se réaliser dans l'heure qui a suivi mon réveil. Si le coeur m'en dit, je reviendrai d'ailleurs peut-être sur cet épisode douloureux dans les prochains jours au travers d'un article sur la force des rêves, car je suis persuadé que les rêves ont une réelle importance lorsqu'on entend se forger une destinée.

Après mon élimination du tournoi, je suis demeuré encore une petite heure dans les salons afin d'assister à quelques séquences de jeu, mi-enchanté, mi-hagard, et j'ai pu constater que nonobstant un début de pression du fait de l'approche des dotations finales, l'ambiance demeurait vraiment excellente aux tables, grâce à un chauffeur de salle particulièrement en verve (cf. le barbu avec le micro sur la photo) qui a su insuffler un maximum de bonne humeur et d'humour décalé tout au long de la soirée. Et c'est précisément au moment de la constitution de la table finale que j'ai choisi de m'éclipser.

J'aurais pu rentrer en métro, mais une météo clémente, un joli croissant de lune dans le ciel propice aux humeurs pérégrines et un brusque élan nostalgique m'ont fait préférer vagabonder au hasard dans les rues de Paris sur le chemin du retour, afin d'évacuer la déception du moment en douceur. Il était pile minuit lorsque je suis arrivé sur l'esplanade du Trocadéro et que j'ai vu au premier plan la Tour Eiffel scintiller de mille feux et illuminer la ville lumière. La Tour Eiffel, symbole du PSG. J'ai voulu y voir un signe et me suis arrêté quelques instants pour contempler le spectacle, avec des yeux d'enfant émerveillé. Après tout, il me reste la PSG Poker Ligue pour pouvoir décrocher un package à destination de Las Vegas : le PMU et moi sommes amenés à partager des émotions pendant quelques temps encore... d'autant qu'il existe une réplique de la Tour Eiffel à Las Vegas ! Quelques minutes après avoir contemplé un tel scintillement, en empruntant des petites artères que seuls des piétons aventureux ou des touristes égarés auraient idée de prendre non loin des Champs-Elysées, et alors que j'avais encore la rémanence des scintillements étoilés dans les yeux, je me suis soudainement retrouvé au croisement de deux ruelles aux noms sentant bon l'écume et les pionniers des mers : ce n'est pas tous les jours que l'on se retrouve à l'intersection de la rue Christophe Colomb  et de la rue Magellan. Là encore j'ai voulu y voir un signe du destin et me suis arrêté quelques instants pour appréhender le sens symbolique de cette improbable situation : peut-être suis-je arrivé en ce jour à la croisée de deux chemins dans ma trajectoire de joueur. Pour en être sûr, il ne me reste plus qu'une chose à faire : continuer à naviguer avec confiance et détermination, tout en scrutant l'horizon à la longue-vue. Car la terre promise n'est peut-être plus si loin.


dimanche 22 mars 2015

Eclipses et marées chez PMU Poker

Ce week-end un brin spécial nous aura apporté en l'espace de quelques heures non seulement le printemps, mais aussi et surtout une éclipse solaire et une marée du siècle, coup sur coup ! C'est donc un équinoxe de printemps particulièrement mouvementé et riche qui vient de se produire, annonciateur des beaux jours après deux événements presque apocalyptiques. Toutes proportions gardées, il en va un peu de même avec mes challenges poker actuels... et tout particulièrement ceux disputés sur la plateforme poker du PMU ces jours-ci.

L'éclipse, tout d'abord, car je dois ici avouer qu'après avoir pris un départ stratosphérique à la Paris Poker Ligue, voici mon élan stoppé puisque mes lumières se sont subitement éteintes en plein coeur de la compétition... j'accumule les déconvenues en n'ayant pas été fichu de marquer le moindre point tout l'hiver durant, tant et si bien que je suis désormais talonné au classement général par deux adversaires. Malchance, fautes de concentration, mauvais timings, déserts de cartes, excès de confiance à l'approche de la bulle, erreurs stratégiques : j'ai du faire face ces dernières semaines en disputant ce championnat à tous les cas de figure déplaisants qu'un joueur de poker peut rencontrer en jouant à une table. A tel point que si cette mauvaise passe décide de se poursuivre ce printemps, ce ne sera pas une éclipse partielle que je vais devoir supporter, mais bel et bien une éclipse totale et calamiteuse. Le package pour Las Vegas promis au vainqueur de la compétition me tendait pourtant les bras il y a quelques semaines encore tellement mon avance était confortable... et voici qu'il assombrit mon champs de vision désormais. Si je ne remporte pas cette Paris Poker Ligue, je serai inexcusable et impardonnable : ce serait alors l'irruption d'une nuit d'encre en plein jour. Je crois que j'arrêterais d'écrire pendant quelques temps. Il ne me reste plus qu'à prier pour le retour du soleil car là, il me semble que j'ai épuisé toutes les autres voies de recours possibles contre la fatalité et les alignements astraux défavorables. Qui vivra verra... ou pas. Par ailleurs, pour ce qui est de ma timide tentative de me frotter au gratin des compétiteurs dans le cadre de la promotion ProDream depuis un mois, organisée par le PMU là encore, j'ai vraiment l'impression d'être entré dans une zone de pénombre : vu le calendrier de ce format de compétition, il fallait vraiment avoir du temps pour s'y consacrer à plein régime 7 jours d'affilée et espérer se qualifier pour les phases finales, et je n'ai été en mesure de tenter ma chance que pendant 2 des 5 semaines de compétition. Et ces timides incursions dans le monde de la haute compétition ont été désastreuses : je ne suis pas parvenu à m'adapter de la meilleure des manières au style de jeu proposé par mes adversaires, je n'ai de ce fait jamais été en mesure de jouer la gagne, et j'y ai même laissé quelques plumes sur le plan financier. Je ne pense pas que mes adversaires aient été meilleurs que moi : c'est essentiellement moi qui ai été pire qu'eux. Enfin bref. On ne peut pas gagner tous les challenges disputés. Mais être contraint d'endurer les affres d'une éclipse lorsqu'on s'est entiché des rayons chatoyants et bienfaiteurs de l'astre solaire, c'est vraiment vécu comme une calamité absolue. Il ne faut donc pas que cela dure trop longtemps, sinon gare à la déprime...

Mais tout n'est pas sombre pour autant car la grande marée prélude à une nouvelle vague de succès semble annoncée, malgré tout ! Car je m'apprête à disputer ce mercredi 25 mars le PSG Poker Live pour la 3ème année consécutive, avec le fol espoir d'atteindre cette année encore la table finale... voire de faire mieux que ma seconde place de l'an passé. Comme cela avait été le cas pour les éditions 2013 et 2014, les qualifications pour cette compétition ont été particulièrement ardues et éprouvantes, j'ai d'ailleurs bu la tasse sans discontinuer. Ce n'est que lors du tout dernier tournoi qualificatif que j'ai enfin pu émerger ma tête hors de l'eau et respirer une goulée d'air, en obtenant une miraculeuse seconde place afin d'être en droit d'espérer un repêchage de dernière minute (puisque seul le premier de cet ultime tournoi était directement qualifié). Et il faut croire que le Dieu du Poker n'avait pas prévu la noyade pour moi à cette occasion, puisqu'il a finalement décidé de me réanimer en m'accordant une chance de briller dans l'enceinte du Parc des Princes et de reprendre même quelques couleurs grâce aux succulents et désormais mythiques petits fours du Parc des Princes. 

Mais en ce jour de grande marée, pour passer du statut de noyé repêché in extremis (tel Boudu sauvé des eaux) à celui de surfeur capable de réaliser le hold-up parfait (comme dans Point Break Extrême Limite), il me faudra remporter ce tournoi de gala dans un premier temps pour quitter mes oripeaux de vagabond et endosser le rôle - et le costume simpliste - du surfeur californien irrésistible sur sa déferlante, puisqu'un package pour Las Vegas est promis au vainqueur. Et qui sait ? A Vegas tout deviendrait alors possible, y compris surfer sur une immense vague de succès... après tout, n'y ai-je pas déjà croisé Pamela Anderson, la starlette de la série Alerte à Malibu ?

                               
Boudu peut-il vraiment devenir Swayze ?  Premier élément de réponse dès ce mercredi 25 mars 2015 au stade du Parc des Princes pour la PSG Poker Live organisée par le PMU en partenariat avec le PSG.