Le meilleur blog francophone de poker, par Fredyl. Tout commence le soir, assis derrière un écran d'ordinateur ! Anecdotes, comptes-rendus humoristiques, récits palpitants dans le monde du poker en ligne et poker live. Grâce à la magie des cartes et à la chance je voyage à Cannes, Bordeaux, Lille, Toulouse, Paris, Dublin, Las Vegas, Rio de Janeiro, partageant chaque étape de mes pérégrinations ludiques. Sans oublier les tournois de gala, les places de matches et les petits fours des buffets.
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jeudi 5 novembre 2020
Les chauffards du dimanche en mode confinement
dimanche 1 novembre 2020
La petite mort
| Par ici la sortie... |
Comment survient cette sensation atroce de petite mort à la suite d'une élimination ? Un premier élément de réponse a déjà été livré dans le précédent paragraphe : les moments de spleen extrêmes suite à une sortie de route en tournoi surviennent lorsque se combinent plusieurs paramètres ; il faut tout d'abord ressentir de l'excitation du fait de l'enjeu, avoir placé beaucoup d'espoir dans ledit tournoi, s'être laissé envahir par le parfum enivrant de la victoire avant l'heure, au point de se croire en mesure de vaincre l'adversité pour in fine figurer tout en haut du classement final et repartir avec les gains significatifs qui vont avec. En ce sens, avec le recul je suis en mesure de dire que ce phénomène est le fruit d'un décalage temporel entre la croyance de pouvoir décrocher la timbale et les chances effectives d'y parvenir. Le poker étant un jeu où la chance joue un rôle prépondérant, se hasarder à espérer une victoire de toutes ses forces aura toutes les chances d'engendrer un contrecoup émotionnel brutal lorsque la dure réalité de ce jeu dissipe soudainement les illusions de victoires. Attention donc à de tels retours de flamme lorsqu'on se retrouve projeté dans le feu de l'action. Dans de tels moments de détresse, on
peut alors dans les cas les plus impactants se retrouver soumis à un désir irrépressible de bazarder la
suite de ses tournois.
Cette émotion poignante, ce sentiment d'infinie tristesse, cette petite mort est tout à fait humaine. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut passer essayer de la combattre, ou tout du moins d'en limiter l'impact. Car à long terme, devoir subir la petite mort sans entrevoir la moindre solution pour en atténuer les effets constitue indéniablement un point de vulnérabilité pour les joueurs de poker. Car on a alors toutes les chances de s'éloigner considérablement de son A-game pendant le délai de viduité. Le remède au problème est pourtant assez simple, mais il doit être appliqué de façon préventive et non curative. Pas d'affect ! En évitant autant que possible de se mettre la pression sur un tournoi donné on en évitera les effets secondaires délétères. Accepter que l'on ne contrôle pas son destin sur le court terme, quel que soit notre niveau.
Ne disputer que des tournois que l'on peut se permettre de perdre sans se sentir affecté... telle est la solution générique. Dans le détail, parvenir à ne pas mettre d'affect dans ses tournois revêtira deux formes distinctes selon que l'on joue en live ou en ligne. En live, il faut savoir profiter de l'événement dans sa globalité, à l'image d'une aventure, en incluant le plaisir l'aspect touristique lorsque l'événement a lieu loin de ses bases, en profitant de chaque instant vécu, de chaque goulée d'oxygène avalée, de chaque moment de convivialité ou de tension vécu à sa table de jeu. De la même manière qu'un homme ne doit pas angoisser à l'idée de la mort sous peine de se gâcher la vie, le joueur de tournoi live doit vivre son tournoi comme un présent merveilleux plutôt que comme un cadeau empoisonné, et cela quelle qu'en soit l'issue. En ligne, la solution adéquate est un peu plus simple : il convient de veiller à ne pas inclure dans sa session un tournoi aux enjeux financiers sensiblement supérieurs aux autres... en d'autres termes résister autant que faire se peut à la tentation de se faire un shoot d'adrénaline si l'on ne le vit pas comme un éphémère moment de plaisir.
Ne pas mettre d'affect dans ses tournois. Un remède simple et efficace contre le spleen de la petite mort. Une décision qu'il faut savoir prendre en amont, souvent difficile à mettre en oeuvre lorsque l'on aime passionnément le poker. Même s'il est vrai que le jeu constitue le sel de la vie pour nombre d'entre nous, devoir subir les affres de la petite mort trop souvent engendre des effets secondaires négatifs. Aussi, dans le mesure du possible, j'essaye de me plier à cette règle qui confine parfois à l'ascétisme. Savoir mixer plaisir et rigueur. Une véritable gageure. Mais qui permet de faire des vieux os.
mercredi 14 octobre 2020
Avec les as, tout est plus simple (1/2)
Les as. La meilleure des mains au Texas Hold'em. Celle qui est la mieux capable d'accélérer le rythme cardiaque et qui suscite les espoirs les plus fous. Tout du moins préflop. Car ensuite, ça devient une toute autre histoire. Il n'en demeure pas moins que recevoir les as constitue un luxe dont on voudrait profiter plus souvent qu'à son tour et que n'étant pas fétichiste mais rationnel il s'agit de ma main préférée. Car statistiquement parlant elle rapportera plus que toute autre. Il faut dire que le pourcentage de chances de toucher les as est relativement faible, de l'ordre de 0.45% : un joueur recevra donc les as 1 fois sur 220 en moyenne. Parfois, on doit attendre un nombre incalculable de mains avant d'enfin pouvoir accéder à ce privilège... il n'est pas rare qu'il faille attendre 500, 600 voire 1.000 mains et au-delà pour toucher sa paire d'as. Dans d'autres cas, c'est fort heureusement tout l'inverse qui se produit : rien n'interdit à deux beaux as de pointer le bout de leur nez à plusieurs reprises à intervalle rapproché. De quoi alors jubiler. Du moins, en principe. C'est tout juste ce qu'il vient de m'arriver il y a quelques heures à peine, à l'occasion d'un modeste tournoi réunissant tout de même plus de 600 joueurs.
En l'espace de 11 mains à peine, j'ai découvert sous mes yeux ébahis les as à 4 reprises ! Dont un cas où je les ai reçus deux fois de suite. Pour un peu, on en viendrait à se demander si l'algorithme n'était pas bugué. Dans les 4 cas, j'ai pu gratter des jetons avec des sur-relances efficientes. Sans aller jusqu'à l'abattage toutefois, ce qui fait que les jetons ainsi gagnés n'ont pas été extraordinaires non plus. Mais quand même. Dans de tels moments, on se rend compte qu'avec les as, tout est plus simple. J'ai conscience de la chance que cela représente. Toutefois, ce soudain afflux de chance en recevant la plus belle des mains de type premium ne m'aura été que très peu utile car survenant en tout début de tournoi. Si au final ce tournoi se sera achevé pour moi dans les places payées (aux alentours de la 60e place) avec un gain minimaliste, ces beaux as n'auront pesé que de façon ultra-marginale dans mon tournoi.
Je ne voudrais pas offenser Dame Chance en reniant son apport, mais s'il est vrai qu'avec les as tout est plus simple au poker, encore faut qu'il qu'ils se manifestent au bon moment... ce qui n'était définitivement pas le cas pendant ce tournoi-là.
mardi 15 septembre 2020
Make my bankroll great again - préambule
Il y a un an de cela, je me lançais dans un challenge de Razz, consistant à parvenir à être positif sur un échantillon de 100 tournois disputés dans cette variante. Je dois ici avouer que ledit challenge s'est terminé péniblement, en eau de boudin, avec une motivation en berne, bien amochée par des résultats décevants et négatifs. Il faut dire que noyer une session ou deux de Razz le soir au milieu d'une dizaine d'autres tables de Holdem et de Omaha constitue un handicap sérieux, mon cerveau ne me permettant pas de jouer les contorsionnistes du poker sans y laisser quelques plumes au niveau de la concentration. Ce n'est pas pour autant qu'il me faut renoncer à m'assigner quelques défis et challenges de temps à autre afin de pimenter le quotidien tout en suscitant au passage une émulation intérieur vectrice in fine de progrès.
Il y a quelques semaines de cela, le très charismatique et talentueux Pierre Calamusa - ambassadeur de la marque Winamax plus connu sous le pseudonyme LeVietFou - se lançait pendant un mois un défi relayé sur la plateforme de diffusion Twitch consistant jouer une vingtaine de soirées des tournois de Texas Hold'em en micro-limites à partir d'un fonds de roulement fictif de 100€ et d'essayer de le faire fructifier au mieux. Il faut dire qu'au printemps, le bougre a encaissé la bagatelle de 300.000 € sur un seul tournoi et qu'il pouvait bien s'accorder quelques semaines de détente après pareille performance, afin de régénérer son influx nerveux. Bien lui en a pris, puisqu'il vient tout juste de récidiver en remportant un nouveau tournoi primé lui permettant de s'enrichir de 50.000 € supplémentaires. Bref, ce challenge estival baptisé Make your bankroll great again étalé sur juin-juillet n'aura été pour lui qu'un plaisant intermède au même titre qu'un Kylian Mbappé revenant fouler pour le plaisir des fans de son quartier la pelouse de Bondy une fois son titre de champion du monde de football acquis, mais il a mis un point d'honneur à vraiment jouer le jeu et il faut reconnaitre que ce fût extrêmement plaisant à regarder. Afin de susciter un zeste d'entrain en plus, toutes les semaines un concours de pronostics était lancé au sein de la communauté avec des petits lots à gagner. Et il faut croire que je fus un pronostiqueur chanceux et/ou inspiré, puisque j'ai visé juste et ai donc remporté les quelques goodies que voici :
Un mug, trois pin's et un T-Shirt. Le tout sous des allures de campagne électorale américaine de circonstance. Des goodies qui enrichissent ainsi mon rayon quincaillerie, qui stagnait depuis quelques temps. Le T-shirt est magnifique. Et à l'heure où je rédige ces lignes, je termine un thé dans le mug. Au final, LeVietFou a beaucoup souffert pendant ce challenge et n'a pu monter que 80 € de bénéfices au terme des 210 tournois pourtant âprement disputés. Preuve en est qu'au poker, le talent seul ne suffit pas pour briller. Il faut aussi du volume afin de battre la variance y compris en micro et petites limites où le nombre de gens qui jouent n'importe comment est plus élevé que la moyenne. Quoi qu'il en soit son challenge Make your bankroll great again aura été très agréable à suivre sur les réseaux sociaux et Pierre Calamusa aura rayonné de par sa bonne humeur, son professionnalisme et son implication tout du long.
Savoir se fixer de temps à autre un petit challenge personnel constitue pour un joueur régulier aux tables un agréable passe-temps entre deux shots d'adrénaline, mais il convient de se rappeler qu'à moins d'avoir un volume de jeu conséquent, le résultat final devra toujours être pris avec des pincettes car non significatif tellement l'échantillon est insuffisant pour en tirer des conclusions solides. En ces temps de campagne électorale américaine, il est bon de garder à l'esprit que ce qui est vrai avec la méthodologie des sciences sociales s'agissant des sondages par exemple, est encore plus vrai au poker s'agissant des gains ou pertes aux tables sur un nombre restreint de tournois disputés.
Prochainement, je me ré-assignerai un nouvel objectif poker automnal disputé sous la forme d'un petit challenge. Plus simple à mettre en oeuvre que le précédent ; plus rapide aussi, en le calquant sur celui de Pierre Calamusa. Histoire de me distraire un peu en ces temps rendus trop calmes. Mon thé a refroidi le temps que je parvienne au terme de cet article. J'adore ce mug. Puisse-t'il être inspirant pour mes sessions poker automnales.
mercredi 9 septembre 2020
Holdem Manager 3 - Phase de découverte
Septembre. C'est la rentrée. Et pour repartir du bon pied, j'ai décidé de procéder à un changement de taille dans mes habitudes de jeu en faisant l'acquisition d'un nouveau logiciel de suivi de performances, Holdem Manager 3, en remplacement de mon précédent Xeester, que je n'utilisais d'ailleurs déjà plus du tout depuis quelques temps en raison de défaillances ponctuelles. Ledit logiciel est bien entendu payant (comme la quasi totalité de ceux présents sur le marché), mais je l'ai obtenu à la faveur d'une conversion de mes points de fidélité accumulés dans la boutique Winamax. Holdem Manager a fait ses preuves à l'international et est en quelque sorte la référence mondiale en la matière. Xeester, de son côté était nettement plus franco-français.
Avoir un tel logiciel - communément appelé tracker - c'est chouette, car quand bien même cela reste un outil facultatif car marginal dans les prises de décisions aux tables, il n'en demeure pas moins qu'on y gagne en connaissance de ses adversaires tout comme on y gagne en matière de visibilité sur ses propres performances. Le problème, c'est que ça vient modifier mes petites habitudes de jeu et mes repères... ça a par ailleurs tôt fait de saturer l'espace visuel à l'écran. Parvenir à dompter la bête ne se fera pas en un claquement de doigts. En outre, avec des tableaux, des graphiques et des étiquettes regorgeant de données dans tous les coins, ça peut vite donner le tournis si l'on n'y prend garde. Il va me falloir dans un premier temps découvrir l'outil, me familiariser avec et opter pour l'un des formats de présentation qui me convienne. Il y a donc inévitablement une phase délicate qui se profile maintenant pour moi... ça qui ne m'enchante guère car cela vient bousculer mes petites habitudes. Mais bon, à terme je suis certain que ce sera un vecteur de progrès. Alors c'est parti : Holdem Manager 3 me voilà !
lundi 24 août 2020
Passion & pulsions
A titre personnel, je suis d'un naturel poli et courtois, et maitrise vraiment bien mes nerfs. J'ai certes le lointain souvenir d'avoir eu quelques accès de colère dans ma tendre enfance à la suite de différends ludiques et/ou sportifs. Mais depuis lors, j'ai appris à canaliser mes émotions. En tant que joueur de poker, tout juste m'est-il arrivé à une poignée de reprises de frapper du poing sur la table derrière mon écran d'ordinateur à la suite d'un bad beat improbable... En sept ans de poker, c'est vraiment famélique, comme débordement.
Lorsqu'ils jouent en ligne, certains sont capables de balancer des souris, voire des écrans d'ordinateur, le tout accompagné le plus souvent d'un torrent d'insultes. Derrière leur écran d'ordinateur, les plus colériques des joueurs de poker vont parfois jusqu'à se casser un orteil ou une phalange sous l'effet de leurs pire pulsions autodestructrices en cognant dans un mur. En live, le problème de ce type de comportement, c'est que la plus petite étincelle de haine ou de rancoeur, la moindre insulte, la moindre manifestation d'ironie, peut vite irriter un adversaire aux pensées rendues hostiles par le contexte ou l'enjeu : pas besoin de triche ou de malchance pour que la pression monte et que la cocotte-minute explose à un moment donné, pour déboucher sur de la violence physique.
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| Le Club Barrière avenue des Champs-Elysées |
samedi 8 août 2020
L'été en pente douce
mercredi 24 juin 2020
La part de la Pachamama
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| Allez hop ! Au trou, toutes ces bonnes choses... |
lundi 1 juin 2020
Moins de bip bip, plus de musique !
mercredi 20 mai 2020
Valoriser les pauses (2/2) : les coupures prolongées
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| Il marche sur des bambous et ça lui va bien... |
vendredi 15 mai 2020
Valoriser les pauses (1/2) : les intermèdes
lundi 27 avril 2020
Hygiène et santé (3/3) : Las Vegas est un désert !
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| Las Vegas Bd déserté en plein jour. |
vendredi 17 avril 2020
Hygiène et santé - (2/3) : l'économie du poker bouleversée !
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| Le masque de la peur |
mardi 31 mars 2020
Hygiène et santé - (1/3) : j'ai les jetons
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| Las Vegas (co)vidée de ses touristes ! |
samedi 8 février 2020
Le sinistre
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| L'ampleur du désastre... |
mercredi 22 janvier 2020
Dépoussiérage
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| On dépoussière le trophée |
samedi 4 janvier 2020
2020 en mode touriste ?
lundi 23 décembre 2019
Un challenge Razz qui traîne en longueur...
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| Le Razz, une variante peu connue du grand public |
vendredi 20 décembre 2019
Maudits tickets, tickets maudits
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| Graines de champion ? |
dimanche 1 décembre 2019
Rêveries automnales (2/2) : Vegas sans les cartes !
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| Rêver de Vegas... toute une histoire ! |















