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jeudi 30 août 2018

Bwin m'offre des tickets, je les convertis aussitôt !

Cela fait bien longtemps que les pouvoirs publics tout comme les opérateurs de jeux en ligne ont compris que le joueur lambda est un individu fragile, sujet à la tentation, voire à l'addiction dans certains cas. Ainsi, lorsqu'il s'avère qu'un joueur est inactif trop longtemps (plus de douze mois), les opérateurs ont l'obligation légale de fermer le compte dudit joueur et de lui restituer les fonds qui lui restent... dans l'hypothèse où il n'ait pas tout dilapidé. Afin d'éviter une évaporation trop importante de leurs joueurs occasionnels, les divers opérateurs du marché hexagonal ont développé une pratique commerciale agressive consistant à relancer ces joueurs défaillants en leur offrant des tickets de jeu gratuits. Sur un marché national qui demeure concurrentiel, préserver un portefeuille de clients poker requiert d'entretenir l'addiction des joueurs en leur offrant des échantillons gratuits de temps à autre. Sans parler de l'organisation ponctuelle de promotions.

Je conserve une nostalgie toute particulière du logiciel OnGame et de la période où j'y jouais assidument, que ce soit avec EuroPoker ou bien avec Bwin. Mais beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis lors, et j'ai progressivement délaissé Bwin a partir du moment où il a migré de OnGame vers le logiciel PartyPoker. Sur le marché français, cela fait en effet plus de trois ans maintenant que Bwin a basculé vers le réseau PartyPoker à la suite de leur fusion. Comme j'ai désormais tendance à ne jouer que sporadiquement sur Bwin et que j'ai été très peu actif sur ses tables ces derniers mois (sachant qu'il est techniquement impossible de jouer simultanément sur Bwin et PMU qui est l'autre colocataire du réseau), l'algorithme de Bwin m'a catégorisé comme joueur très occasionnel. De ce fait, j'ai eu la surprise ces dernières semaines de me voir offrir des tickets gratuits pour des paris sportifs ainsi que des petits tickets de tournois gratuits. Sans rien avoir demandé. Mieux encore : j'ai effectué un retrait de fonds il y a peu. On ne peut pas dire que je sois un bon client pour Bwin. Et pourtant...

Ce qui est amusant, avec les tickets de tournois gratuits poker que Bwin m'a offerts pour son festival de rentrée des KO Series, c'est que le hasard de la variance a fait en sorte que je convertisse les 3 tickets en mini cash, à la faveur de tournois habilement négociés à chaque fois. Avec un tantinet de réussite en plus, j'aurais même pu décrocher la timbale sur l'un de ces tournois. Au final, ce ne sont que quelques dizaines d'euros ainsi grignotés, mais sachant que d'une part je n'avais rien demandé et que d'autre part les petits ruisseaux font les grandes rivières, je ne saurais trop faire la fine bouche devant ces petits cadeaux inattendus. Cela ne redonnera pas à Bwin son lustre d'autant à mes yeux. Mais c'est toujours ça de pris. Free money is good money.

dimanche 12 août 2018

Opérateurs de jeux en ligne, football, mercato du sponsoring et poker : c'est la reprise !

Ce week-end, la Ligue 1 de football revient après sa longue pause estivale et la parenthèse enchantée de la Coupe du Monde qui a vu les bleus triompher dans l'euphorie générale. Une euphorie que les opérateurs de paris sportifs n'ont que modérément partagée, du fait d'un taux de redistribution des mises (93%) sensiblement supérieur à ce qui était prévu en raison notamment de la victoire de la France. Il n'empêche que les paris sportifs progressent inexorablement sur le segment des jeux en ligne, tandis que celui du poker vivote tant bien que mal sans coups d'éclats depuis des années. Ce n'est pas pour autant que les opérateurs de jeux en ligne ont renoncé à faire jouer les synergies entre leur offre de paris sportifs et celle de poker, bien au contraire.

J'ai déjà suffisamment devisé ici sur les multiples partenariats existants entre les opérateurs de jeux en ligne et les clubs de football. Les férus d'adrénaline qui jouent gros au poker et qui misent leur chemise en paris sportifs aiment mouiller le maillot et vibrer dans l'enceinte surchauffée des stades de football. Ceci étant, le football est un univers dont les divers acteurs sont par nature éphémères. Tout comme pour les joueurs de football avec les clubs, l'été est ainsi propice à la renégociation des contrats liant les opérateurs et les clubs : certains sont reconduits d'une année sur l'autre, tandis que d'autres ne le sont pas, ouvrant alors la porte à un véritable mercato des sponsors ! Quant aux clubs les moins huppés, il n'intéressent que modérément les opérateurs, tout au plus pour des opérations ponctuelles.

Unibet, le gros coup du mercato d'été !
En la matière, le gros coup mercato de l'été parmi les opérateurs de jeux en ligne, c'est Unibet qui l'a réalisé, puisque l'opérateur redevient le partenaire officiel du Paris Saint-Germain, au détriment du PMU. Par le passé, au début de la décennie, Unibet avait déjà noué un premier partenariat avec le PSG. A l'époque, le club de la capitale alors détenu par le fonds de pension américain Colony Capital mangeait son pain noir... Ce nouveau partenariat version 2018 a bien plus fière allure, et nul doute que Unibet se frotte les mains de ce contrat de sponsoring, le PSG étant entretemps devenu une icône européenne du football, alors même que Unibet est également très actif en dehors de nos frontières hexagonales (ce qui n'était pas le cas avec le PMU).

Le PMU ne se retrouve pas au tapis pour autant. L'opérateur favori des turfistes se consolera avec le maintien de ses partenariats avec des clubs certes populaires mais moins prestigieux (le RC Strasbourg, le RC Lens et le Stade Rennais), mais aussi et surtout avec le maintien de son statut de partenaire majeur de la Fédération Française de Football contre un joli chèque d'un montant de 8 millions d'euros annuels. Après une Coupe du Monde 2018 dans l'escarcelle des bleus, nul doute que ce partenariat redevenu prestigieux avec la F.F.F. compensera le départ du PSG de son écurie.

Winamax aime les licornes !!
Côté Winamax, là encore il y a du changement : exit l'Olympique de Marseille, le SCO d'Angers et le FC Nantes. Et bienvenue au Lille Olympique Sporting Club ainsi qu'à l'Amiens Sporting Club. Les dogues lillois et les licornes amiénoises compenseront donc partiellement les "départs". Les Girondins de Bordeaux et les aiglons de l'OGC Nice poursuivent quant à eux l'aventure avec Winamax pour une saison supplémentaire. Particulièrement actif sur le marché ces dernières années, Winamax semble donc avoir calmé ses ardeurs sur le segment du sponsoring, mais le mercato d'été n'est toutefois pas encore terminé.

Neymar Jr
Quant à PokerStars, la filiale française se montre réservée en matière de sponsoring football, tout du moins en matière de clubs. Mais le segment football est loin d'être déserté pour autant, car il ne faut pas oublier que la maison mère Amaya, premier opérateur de poker en ligne à l'échelon mondial, a beaucoup investi ces dernières années sur des icônes mondiales du football (Cristiano Ronaldo et Neymar, rien que ça !). Les individualités avant le collectif. Suffisant pour bomber fièrement le torse alors que son activité de paris sportifs en France prend progressivement de l'ampleur. Un petit détail qui veut dire beaucoup : PokerStars se permet même désormais d'introduire des pop-up renvoyant à des paris sportifs avec cotes des matches directement sur ses tables de poker en plein pendant les tournois ! A titre personnel, je trouve ça une fausse-bonne idée, mais dans les bureaux maltais nul doute que l'instigateur d'une telle hérésie a été félicité pour son esprit synergétique.

Et moi, dans tout ça ??? Et le poker ? Toujours à l'affût des bonnes opportunités, je tenterai de profiter des offres ponctuelles poker/football émanant des opérateurs au cours de cette saison 2018-2019. Unibet a déjà décidé de lancer des tournois de poker spécifiques au PSG, avec à gagner des places pour le Parc des Princes avant chaque rencontre de championnat jouée à domicile. Avec un peu de chance, la belle épopée de Fredyl avec le PSG devrait d'une manière ou d'une autre pouvoir se poursuivre. Je suis né chanceux, à ce qu'il paraît... Alors tout reste possible. Je vais tâcher de mouiller le maillot cette année encore. Et advienne que pourra.



mercredi 25 juillet 2018

Dormir plus pour gagner plus !

La chaleur de juillet est propice à la torpeur et à la rêvasserie, c'est une certitude...  Je repense aux six premiers mois de l'année écoulée. Ainsi, en me remémorant mon day 1 disputé de nuit à la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre au mois de mars et alors que la torpeur me guettait en toute fin de nuit vers les 4h30 du matin, j'ai pleinement réalisé à quel point la vie des joueurs de poker n'était guère enviable : entre les parties nocturnes se finissant à pas d'heures et les tournois à l'étranger avec parfois des décalages horaires à amortir en un laps de temps très court, leur rythme biologique est particulièrement malmené par des cadences de jeu erratiques et souvent exténuantes. Or, bien dormir c'est primordial, les experts en la matière ne cessent de le répéter : toutes les études récentes en la matière tendent à prouver que l'espérance de vie des oiseaux de nuit est bien moindre par rapport aux poules.

Depuis le début de ce XXIe siècle marqué du sceau des nouveaux technologies, la durée moyenne de sommeil des français a été considérablement réduite, de l'ordre d'une demi-heure environ par personne. Et le phénomène est encore plus important parmi les jeunes. Il faut dire qu'une journée ne fait que 24 heures (soit 1 440 minutes et pas une de plus), et que l'essor vertigineux de l'internet ainsi que des réseaux sociaux n'est pas totalement étranger à ce phénomène de grignotement du temps moyen passé à dormir. Moi aussi, je suis victime de ce mal étrange du rétrécissement de mon temps de sommeil moyen. Je peux dire sans guère me tromper que c'est surtout le poker - loisir chronophage - qui a en grande partie contribué à raccourcir mon temps de sommeil. Non seulement certaines sessions se terminent parfois tard le soir, mais de surcroit une fois ces sessions terminées, il faut encore un peu de temps pour trouver le sommeil, en évacuant au préalable les divers stimuli emmagasinés  : afflux d'adrénaline lié aux coups importants disputés, consommation de thé ou de café pour garder un taux de vigilance satisfaisant, exposition oculaire prolongée aux écrans lumineux, etc.

objectif 2019 : + de dodo - de poker (dessin de Jean Cocteau)
Les vacances estivales constituent donc pour moi une occasion rêvée de prendre du recul sur ce problème sociétal qu'est l'optimisation de son temps de sommeil, problème qui me touche aussi de plein fouet et qui n'est pas probablement sans dommages collatéraux sur mon bien-être personnel et mon équilibre de vie. L'ancien président Sarkozy - actuellement empêtré dans plusieurs affaires judiciaires délicates - avait choisi comme slogan de campagne en 2007 "Travailler plus pour gagner plus". Eh bien j'ai choisi pour ma rentrée poker 2018-2019 un slogan sensiblement différent : "Dormir plus pour gagner plus". Humm,  une telle équation semble en apparence insoluble. Et pourtant, on va faire en sorte de la rendre vérifiable et profitable tout à la fois, car je suis convaincu qu'une bonne hygiène de vie constitue un facteur permettant de prolonger dans la durée un degré élevé de concentration aux tables de poker.

C'est décidé. Je vais quoi qu'il en soit miser gros sur mon oreiller dès la rentrée. A défaut de pouvoir vivre mes rêves grâce au poker, cela aura au moins le mérite de me faire davantage rêver pour mieux vivre. Ce n'est pas rien !

En attendant, la trêve estivale est bel et bien là, et j'aurais tort de ne pas en profiter dès à présent. Alors au dodo, Fredyl !! Le poker peut attendre.


mercredi 11 juillet 2018

Extension du domaine de la lutte poker .fr

2014-2018 : à l'ouest rien de nouveau
Ces cinq dernières années, peu de choses avaient changé dans le petit monde du poker en ligne. Quelques opérateurs (BarrièrePoker, TurboPoker, EuroPoker) ont fermé boutique, victimes d'une concurrence féroce. Et un turn over s'est régulièrement opéré au niveau des joueurs sponsorisés, rares étant ceux assez malins, chanceux ou compétents pour conserver leur siège plus de deux années d'affilée. Pour le reste, c'était plutôt calme plat sur le .fr : une sorte de guerre de tranchées où les uns et les autres dépérissaient à petit feu.

Mais les choses ne sont pas éternellement figées. 2017 a marqué un début de frémissement et 2018 constitue une année sous le signe du changement et de l'ouverture, puisque les opérateurs de poker hexagonaux sont enfin sortis de leur petit carcan réglementaire qui les retenait captifs sur le territoire national en les cantonnant de surcroit aux seules variantes populaires que sont le Texas Hold'em et le Omaha Pot Limit. Après l'ouverture des variantes poker initiée par Winamax, le leader mondial PokerStars vient enfin de se décider à mettre un peu de diversité à ses tables en réintroduisant lui aussi les variantes en version payante. Ce n'est certes là qu'un micro-marché, mais en termes de symbolique, cela signifie que l'offre poker s'étoffe enfin un peu dans le Landerneau du jeu en ligne. D'ailleurs, il faut dire que c'est surtout sur le créneau de la territorialité que les lignes bougent le plus et que l'impact en est le plus notable. PokerStars offre désormais la possibilité aux joueurs ibériques de croiser le fer avec nos joueurs français. Idem pour BwinParty-PMU qui permet depuis tout récemment aux joueurs français de batailler avec nos voisins espagnols. Quant à Winamax, il vient tout juste d'annoncer la bonne nouvelle : nos voisins de derrière les Pyrénées vont pouvoir venir nous affronter et il faut dire que cela fait plusieurs mois que le projet était d'actualité, Winamax ayant pris les devant en choisissant de sponsoriser deux joueurs espagnols et un joueur portugais. 

Tout porte désormais à croire que le mouvement prendra de l'ampleur jusqu'à inclure plusieurs autres pays européens dans ce marché commun européen du poker, au fur et à mesure que les agréments seront signés avec les divers régulateurs/législateurs de nos autres voisins européens. Reste à savoir quand, désormais. Mais le mouvement d'européanisation vers un partage des liquidités à grande échelle entre les divers opérateurs en ligne de poker semble à présent inéluctable : tant que ça raque en silence et que le risque de blanchiment d'argent est contenu, les Etats sont contents. Et les joueurs, aussi, probablement. Car pouvoir insulter son voisin de table dans la langue de son choix, ça n'a pas de prix... 

L'auberge espagnole de poker, c'est maintenant !

vendredi 6 juillet 2018

Un second trimestre 2018 aussi terne que le premier..

L'été est là, et la traditionnelle coupure estivale va me faire du bien, car mon bilan de ce second trimestre 2018 est aussi terne que le premier. Encéphalogramme plat, docteur. Dieu qu'il me semble loin le temps béni où j'étais capable de me qualifier pour trois ou quatre tournois live par an. Ca reviendra probablement... mais pas tout de suite.

Mon chapeau péruvien est relégué au placard depuis bien trop longtemps : il a pris un peu de poussière, ce n'est pas bon pour le moral de le voir ainsi devenu aussi utile qu'un extincteur au fond d'une piscine. Je me retrouve donc à peu de choses près en slip de bain. C'est de saison. Mais quand même... ça ne fait pas très sérieux de naviguer continuellement à marée basse depuis plus d'un an maintenant. A un moment donné, il va falloir étoffer un peu ma tenue si je veux être présentable... Mais pour le moment, je barbote. Alors ça va. A condition que cela ne dure pas éternellement.

jeudi 28 juin 2018

Savoir résister à la torture...

Ce soir, je viens de me farcir une soirée poker particulièrement atroce en termes de variance. Une de plus. Je les enchaîne bien plus souvent que je ne le devrais, depuis quelques mois, ces soirées de poissard : des coups de malchance, des ordalies décisives (50/50) perdues à des moments clef, des mauvaises rencontres improbables... bien plus qu'une impression, je constate froidement que la poisse me colle à la peau,  mon logiciel Xeester étant le témoin muet de ma déveine du moment en affichant un différentiel statistique accru en termes de résultats théoriques et de résultats effectifs. Plus que jamais, la variance éprouve ma patience au point de prendre des allures de torture mentale.

Prisonnier de la variance
Mais en prenant un peu de recul, je me dis que c'est une phase dont je peux tirer du positif, à terme. Non pas sur le plan financier, mais sur le terrain du mental. Car si la qualité de mon jeu ne s'est pas a priori pas dégradée substantiellement, les déconvenues finissent tout de même par faire quelque peu vaciller ma confiance du moment et amoindrir ma capacité à maintenir mon A-Game dans la durée. Rester concentré vaille que vaille - que ce soit à court pour finir la session du soir ou bien à moyen terme pour garder mon jeu en place les soirs suivants - constitue un exercice de style au même titre que le prisonnier essayant de résister à la torture. Car il suffit d'une seule opportunité parfaitement saisie le jour venu pour parvenir à s'extraire de sa geôle humide, sombre et froide. Et ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Du moins en principe. Alors je me tiens prêt pour le jour J. Et je m'évade dans ma tête... en attendant de me libérer de la poisse, avec une victoire retentissante. Cette torture mentale prendra fin un jour. Il suffit de ne pas craquer mentalement et de rester solide vaille que vaille, en résistant notamment à la faiblesse de l'apitoiement. Courage !

J'y crois encore. J'y crois toujours. C'est mon destin. Gagner. Un jour prochain. Un jour lointain. Un jour certain. Gagner pour redécouvrir les joies simples de la liberté.

mardi 26 juin 2018

Poker, Football et Coupes du Monde (2014-2018)

Avec la coupe du monde de football qui se dispute tous les quatre ans, la FIFA est assise sur une gigantesque mine d'or, avec des enjeux financiers colossaux à même de faire pousser en un laps de temps très bref une ville champignon et tout l'éco-système qui va avec, bon nombre d'entreprises se bousculant pour pouvoir bénéficier des retombées directes ou indirectes d'un tel événement planétaire. Une coupe du monde de football constitue ainsi pour l'ensemble des opérateurs de poker hexagonaux - désormais tous solidement diversifiés dans le créneau des paris sportifs - une formidable occasion de séduire de nouveaux adeptes, que l'on appellera gentiment ici les "occasionnels de l'adrénaline". L'ensemble des opérateurs organisent ainsi pléthore de promotions tous azimuts allant du pari sportif gratuit offert au tournoi de poker dédié. Sans parler des nombreuses offres de bienvenue. C'est bien simple, le monde des médias est littéralement envahi de publicités diverses et variées en lien avec cette satanée coupe du monde de football qui tous les quatre ans fait littéralement chavirer les coeurs de la planète, et les opérateurs de paris sportifs ont vraiment misé le paquet, cette année !!

Les expressos de PokerStars à la sauce Coupe du Monde
Au milieu de la pléthore de publicités pour les paris sportifs qui fleurissent, celle de PokerStars à la mi-temps des matches pour son format poker express Spin & Goal constitue le parfait exemple de tentative de symbiose entre l'amour du football et la passion du jeu au moyen d'un concept simple mais redoutable : l'appât d'un gigantesque gain obtenu en un temps record et avec un minimum de mains de poker jouées, avec quelques paris sportifs gratuits en guise de cerise sur le gâteau pour des joueurs affamés particulièrement avides de sensations fortes, d'autant que la bière coule à flots et que le climat est propice à l'euphorie (et à la prise de risque qui va avec). Difficile de savoir combien de nouveaux addicts les opérateurs parviendront à enrôler durant ce mois d'effervescence, toujours est-il que dans le lot, un certain nombre d'entre eux s'essayeront avec plus ou moins de succès aux joies du poker. Car pour que le segment poker se maintienne à flots, de nouveaux galériens joueurs frais doivent sans cesse remplacer ceux qui fatigués, blasés, plumés ou excédés, abandonnent le navire du poker en ligne. En ce sens, une coupe du monde de football constitue indirectement un véritable vivier pour le petit monde du poker hexagonal.

Devant l'entrée du Maracana - Rio de Janeiro 25/06/2014
Alors que l'équipe de France de football est déjà qualifiée pour les 1/8 de finale à quelques heures de son 3e match de poules, tout ce battage médiatique constitue l'occasion pour moi de me rappeler que grâce à ma retentissante victoire sur le tournoi PMU Poker dédié, il y a quatre ans jour pour jour, j'étais à Rio de Janeiro pour assister au match de Coupe du Monde de football opposant l'équipe de France à celle de l'Equateur. Une semaine de vacances dans un cadre idyllique et des souvenirs plein la tête, quand bien même le match fut en soi anecdotique, puisque s'agissant d'une 3e rencontre de poule disputée par les bleus sans réellement trembler où le sélectionneur Didier Deschamps fit jouer quelques coiffeurs remplaçants afin de reposer certains de ses cadres en prévision des matches couperet à élimination directe. Toujours est-il que cette incroyable victoire dans un tournoi de poker m'a tout de même permis de passer en mondovision à la 93e minute du match ! La planète entière a ainsi pu entrapercevoir l'espace d'une seconde mon mythique T-Shirt FREDYL estampillé pour l'occasion du macaron rouge Club Poker. Un milliard de paires d'yeux qui vous regardent, ce n'est pas quelque chose que je pense être en mesure de revivre un jour.

La pelouse du Maracana a quelques pas de moi tandis que les bleus pénètrent sur la pelouse pour l'échauffement

Quoi qu'il en soit, la Coupe du Monde de Football constitue à n'en pas douter un événement majeur pour les plates-formes de poker en ligne (ainsi qu'une part conséquente de leur enveloppe allouée au marketing) et en cette année 2018, faute d'avoir pu remporter un lot aussi sublime que la dernière fois, j'ai tout de même glané quelques paris sportifs gratuits à utiliser sans modération le temps d'un tout petit match, contrairement aux paris sportifs en argent réel auquel je me refuse à toucher en temps normal. Dans un monde moderne occidental ou la tentation du "tout tout de suite" a tôt fait de devenir un mantra au parfum d'encens entêtant, le fait de pouvoir garder le contrôle face à des risques d'addiction constitue un écueil contre lequel je suis vacciné. Et c'est tant mieux, d'autant que bon nombre de joueurs de poker ne peuvent pas en dire autant...

Je veux bien vibrer. Mais sans trembler.

Allez les bleus !!!








lundi 25 juin 2018

Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen !

J'avais évoqué ici il y a quelques jours le fait que je m'étais lancé dans une opération déstockage complet de tickets. Le droit d'entrée du Main Event qui s'étale entre le dimanche et le mardi sur Winamax est de 150 Euros, ce n'est pas rien ; et le vainqueur final du tournoi repart systématiquement avec un gain à 5 chiffres. C'est LE tournoi phare hebdomadaire de la grille de Winamax, qui réunit de ce fait les cadors de la plateforme ainsi que quelques joueurs récréatifs à la bourse pleine attirés par la dotation alléchante et/ou l'afflux d'adrénaline de l'enjeu. Autant dire que pour quelqu'un comme moi qui ne le joue que lorsqu'il parvient à glaner des tickets d'un tel montant, disputer ce tournoi constitue en soi un événement rare. Et forcément vécu avec plus d'intensité que d'ordinaire.

Il est minuit. Je fulmine un peu, même si j'ai déjà en grande partie relativisé la mésaventure que je viens de vivre. Car il y a quelques minutes je viens de me faire sortir du Main Event de Winamax en grand partie à cause de Davidi Kitai, le charismatique et talentueux joueur belge sponsorisé par la plateforme de poker en ligne qui déjà fût mon premier bourreau en live, il y a 5 ans déjà. Je maugrée contre ce mauvais coup du sort d'autant plus que ce dimanche WinamaxTV célébrait justement les 10 ans de l'obtention du bracelet WSOP de sa star Davidi Kitai à Las Vegas (remporté le 22 juin 2008). Il intervient en toute détente dans l'émission en duplex depuis Skype, en précisant être en direct à Bruxelles... Je croyais pourtant qu'il était formellement interdit de jouer sur Winamax depuis le territoire belge, mais il faut croire que certains disposent de passe-droits, ou de VPN... ou bien encore aiment traverser des frontières tard le soir, ordinateur portable sous le bras (rayer la mention inutile).

Ubiquité ? magie ? bougeotte ?


Je l'avais débuté de la plus belle des manières, ce satané tournoi Main Event, de telle sorte que j'avais déjà doublé mon tapis de départ lorsque l'accident de variance est survenu (tapis pré-flop avec As-Roi suité en main, payé par son As-Dame avec ses 20 blindes). Ce rude coup me laisse agonisant avec une dizaine de blindes, vite évaporées quelques instants plus tard en bataille de blindes contre un joueur anonyme aussi optimiste que chanceux. De toutes les manières, je n'étais plus ce soir à un bad beat près, ayant de nouveau vécu une soirée cauchemardesque en résultats financiers alors même que mes espérances théoriques auraient du être largement récompensées selon les données de mon logiciel Xeester. Ce n'est ni la première ni la dernière fois que je connaitrai pareille déveine, mais ça fait toujours un peu drôle d'avoir bien joué au cours de la soirée et de se prendre une volée de gifles en guise d'unique dotation. Alors forcément, quand c'est la main de dieu Davidi qui m'inflige le principal camouflet du soir en position de hors-jeu, la trace violacée des doigts sur ma joue est toujours un peu plus vivace que d'ordinaire.

A l'instant où je conclus cet article, le day 1 du Main Event s'achève et ledit Davidi vient de se faire sortir du tournoi. Mes jetons injustement confisqués par la variance n'auront pas fait long feu entre ses mains. Le poker est cruauté. Le poker est injustice. Le poker est mystère. Le poker est aussi beau car mystérieusement injuste. Je fais en sorte de ne jamais l'oublier. Même pas mal !! La preuve : je continue à apprécier le joueur malgré tout. La variance a décidé de tester ma patience et mon endurance. J'en prends acte et ne blâme personne, car je sais depuis fort longtemps déjà que la main du bourreau est toujours guidée en haut lieu par une volonté supérieure. Ceux qui ont lu l'excellentissime saga historique de Michel Folco initiée avec le roman Dieu et nous seuls pouvons ne pourront que comprendre et approuver.


Davidi m'a tuER... et Winamax a dit amen ! Mais il n'y a pas mort d'homme. Ce n'est que du poker...


samedi 23 juin 2018

La routine ou la routourne ?

L'arrivée imminente de la trêve estivale constitue l'occasion idéale de prendre un peu de recul sur mes sessions de jeu et de réorienter mon plan de bataille pour les mois à venir. Mes sessions de jeu ont tendance à être répétitives : toujours les mêmes tournois les mêmes soirs aux mêmes horaires. Et le tendance actuelle n'est pas des plus stimulantes puisque le plaisir de jeu s'émousse concomitamment avec l'érosion de mes gains. Il est donc temps de songer à pimenter un peu tout ça... Je ressens plus que jamais l'envie de sortir de ma routine de jeu de façon tout à fait ludique et compétitive à la fois, sans pour autant me mettre dans une situation de risque financier. C'est pourquoi j'envisage d'introduire dans mes sessions de jeu nocturnes toute une série de petits défis poker tous azimuts, histoire de mettre un ou deux ingrédients nouveaux dans ma recette habituelle et de (re)découvrir certaines saveurs. Ca ne pourra pas me faire de mal, bien au contraire...

Vas-y Francky c'est bon...
A partir du mois d'août et jusqu'à la fin de l'année, je mettrai en place un challenge mensuel (marathon, challenge Omaha, défi cash game, mission variantes, etc.) qui me sortira de ma zone de confort afin de faciliter la transition entre la routine statique et la routourne mobile. Les variantes arrivent sous peu sur PokerStars, ça devrait permettre de démultiplier les plaisirs et les challenges à thème. Et puis comme dirait le célèbre poète Franck Ribéry au phrasé inspiré (injustement privé de Coupe du Monde de Football) : j'espère que la routourne va vite tourner. Rompre avec ses habitudes confortables devrait en théorie m'apporter plus d'émotions positives et de sensations nouvelles que de déceptions. Je n'ai de toutes les manières pas grand chose à perdre : pour que le plaisir de jeu demeure dans la durée, rien de tel que de lui offrir quelques petites nouveautés croustillantes.

Tel est donc le plan. Se fixer des objectifs originaux et se donner les moyens de les atteindre. De quoi contrebalancer les effets d'une routine aux effets secondaires parfois trop soporifiques, d'autant que j'aime le jeu lorsque l'équation est instable et que de nouvelles données s'y rajoutent. Car s'il est vrai le poker est un jeu relativement simple à appréhender, il peut se décliner et se vivre de milliers de manières différentes. En sortant davantage des sentiers battus, peut-être trouverai-je le raccourci qui me fait cruellement défaut dans ma conquête du poker...

Varier la palette des plaisirs et bientôt contempler le rarissime Arc en Ciel de Feu ?


jeudi 21 juin 2018

Subir la variance sans broncher

Aie !!! (Mc Gregor vs Mayweather)
Il est minuit. Ma session du mercredi vient de s'achever sur une bulle particulièrement malchanceuse. Tout un symbole, s'agissant d'une soirée cauchemardesque que je viens de vivre en termes de résultats. Ce soir, je me suis mangé le mur de la variance dans toute sa splendeur : des statistiques théoriques stratosphériques, et des abattages systématiquement défavorables, avec au final un écart d'EV gigantesque malgré un échantillonnage de mains disputées plus que conséquent. Une telle soirée arrive forcément de temps en temps, et il faut savoir encaisser les coups stoïquement en faisant le dos rond sans dégrader son jeu ; ni sur le court terme, ni sur le moyen terme. C'est aussi à ça qu'on reconnait les bons joueurs... Plier sans rompre mentalement pour mieux rebondir par la suite. Ce n'est pas toujours facile, mais il faut savoir relativiser le poids de ces petites injustices du moment car demain est un autre jour et la variance finit toujours par équilibrer les choses sur le long terme.

La soirée particulièrement malchanceuse que je viens de vivre n'est malheureusement pas un cas isolé. Ces derniers mois, mon logiciel Xeester m'indique ainsi paradoxalement que mon niveau de jeu s'améliore quelque peu tandis que mes résultats se dégradent ! Le sentiment d'impuissance est absolu. Je fais grise mine, mais j'encaisse sans broncher. Jusqu'ici, je tiens toujours debout, et c'est ce qui compte.

La pause estivale qui se profile à l'horizon devrait me permettre d'évacuer dans de bonnes conditions la déception du moment. Au diable les bad beats. La roue va finir par tourner, j'en ai la conviction. 

Et puis c'est mathématique : Fredyl + Variance = Succès. 

Alors pour le moment, le programme est le suivant : patience, pommade et pansements.

mercredi 13 juin 2018

Destockage massif de tickets

A force de disputer des tournois communautaires et de participer à des promotions poker diverses et variées, je finis par remporter de-ci de-là des tickets sans bourse délier. Des tickets d'entrée pour des tournois dont la valeur oscille entre le riquiqui et le significatif (1€, 2€, 5€, 10€, 20€, 50€, 100€ ou encore 150 €) que j'ai coutume de jouer tardivement, avec plusieurs semaines ou plusieurs mois de décalage par rapport à leur date d'obtention ; c'est bien simple, je les joue le plus souvent lorsque leur date de péremption approche. Ce n'est pas que je les joue la peur au ventre ou bien soumis à une quelconque forme de pression, mais le fait est que je ne me sens jamais mentalement au top au point de me dire que c'est le bon jour. Et à force d'attendre l'instant idéal où je se me sentirai au zénith de ma forme, il m'est déjà arrivé par le passé de laisser malencontreusement expirer quelques uns de ces tickets (d'une valeur nominale plutôt faible, fort heureusement...) ainsi que des paris sportifs gratuits. Une vraie hérésie, quand on y pense.

Il y a quelques jours, j'ai été presque surpris de constater à quel point j'avais récemment accumulé des tickets de tournoi, mon stock total toutes plateformes confondues se montant à près de mille euros ! Ce n'est pas rien. J'ai donc décidé de mettre un terme à cette mauvaise habitude consistant à conserver ces tickets pendant trop de temps : tout doit disparaitre dans les jours à venir ! Destockage massif !!! 
petit ticket deviendra grand... ou pas

A bien y réfléchir, tout ceci est loin d'être un détail anecdotique : le fait que je joue mes tickets de tournoi "à reculons" constitue un indicateur malheureusement assez parlant quant à mon moral du moment... qui est loin d'être celui d'un joueur en pleine confiance. Avoir pris la décision d'écouler l'intégralité de mon stock d'ici la fin de la semaine contribuera peut-être à rompre la monotonie qui s'est emparée de mes sessions de jeu depuis trop longtemps déjà. Décider dans sa tête d'aller de l'avant lorsqu'on est embourbé dans l'inaction constitue déjà faire un premier pas dans la bonne direction. On ne sait jamais, des fois que je parvienne à claquer une performance significative avec ces satanés tickets, ça pourrait me redonner un semblant d'allant et de dynamisme dans ma conquête du poker qui s'enlise.

Si d'aventure l'opération destockage massif de tickets ne fonctionne pas de façon satisfaisante, je me consolerai en me disant que la Coupe du monde de football, le Tour de France cycliste ainsi que les vacances estivales ne sont plus bien loin. De quoi reléguer le poker tout en bas de ma liste des priorités ludiques du moment.


mercredi 30 mai 2018

Pots de chagrin

Statue de Cicéron
Je l'ai déjà écrit ici il y a peu : mon volume de jeu est en baisse sensible depuis quelques mois, conséquence logique d'une diminution de ma motivation constatée tout du long de l'année 2017 et du premier trimestre de cette année 2018 : ma traversée du désert en termes de résultats a laissé des traces. Forcément, ça impacte également mon inspiration pour ce blog, d'autant que je vis moins de choses palpitantes que par le passé.

Mais ce n'est pas tout, je constate que mon style de jeu qui était stabilisé depuis 2 ou 3 ans est de nouveau en train d'évoluer, ces dernières semaines : mon facteur d'agressivité a sensiblement diminué et j'ai ainsi remisé au placard ma tenue de barbare berseker n'hésitant pas à prendre de gros risques, ce qui fait que je redécouvre actuellement les vertus insoupçonnées du sénateur romain en toge. En d'autres termes, je prends de nouveau un réel plaisir à disputer des petits pots tranquilles, sans prise de risques excessive... comme à mes débuts il y a de cela 5 ans.

C'est comme une bulle spéculative qui aurait éclaté. Mon volume de jeu s'est donc réduit comme peau de chagrin, mais ce n'est pas pour autant que c'est la faillite. Disputer des "pots de chagrin", ça a aussi du bon, à commencer par réduire la part de variance dans mes résultats. Le poker est tout sauf linéaire. Rome ne s'est pas faite en un jour. En attendant de retrouver l'adrénaline des grands bluffs et des grandes batailles sanglantes, je me drape dans ma toge... Mon heure (re)viendra : les piqûres de moustique et les petits coups de poignard sournois des "pots de chagrin" bien assénés valent tout autant que les tornades et les décapitations à la hache. Lorsqu'on se prend les pieds dans le tapis, ça éclabousse de la même manière.




mardi 22 mai 2018

Les pastilles douces-amères

Profiler correctement ses adversaires au poker afin d'adopter à leur encontre la stratégie la plus exploitante possible constitue une étape importante sur le chemin du jeu optimisé et du A-game. A cet effet, les plateformes de poker en ligne permettent à leurs utilisateurs de catégoriser un style de jeu adverse à l'aide de Post-it visuels prenant la forme de notes de jeu mais aussi et surtout de codes couleurs que l'on appelle aussi les "pastilles", quand bien même la colorisation effective du pseudo du joueur adverse que l'on vient de profiler revête en pratique des formes géométriques variées. A titre personnel, le profilage et la prise de notes de mes adversaires est un exercice auquel je m'adonne avec tout à la fois le sérieux d'un écolier zélé et le sourire narquois du cancre espiègle. Productivité et plaisir, en somme.

Prendre des notes sur le style de jeu de ses adversaires, c'est bien. Encore faut-il que lesdites notes soient pertinentes et propices à une efficience de son jeu accrue face à l'adversaire que l'on vient de profiler. Pour ce faire, il ne faut surtout pas oublier de continuer à calibrer sa riposte face au déséquilibre de jeu constaté chez l'adversaire, sans tomber dans le piège de l'affect ni dans celui de la polarisation, sinon ce petit jeu du profilage risque de s'avérer bien peu rentable à l'avenir, voire très couteux dès lors que l'ego s'immisce dans le processus menant à la prise de décision finale. Aussi, il convient de garder à l'esprit que ce petit jeu consistant à sortir délibérément des sentiers battus pour mieux pousser l'adversaire dans le ravin constitue un exercice risqué à ne pas prendre à la légère, sous peine de précipiter sa propre chute.

Aujourd'hui, lors d'un tournoi communautaire, je me suis fait insulter à diverses reprises par un joueur au tempérament sanguin dont le style de jeu par ailleurs médiocre semble ne connaitre aucune subtilité. Les joueurs les moins doués sont aussi souvent les moins polis à une table, c'est un fait. Dois-je estampiller son pseudo de la couleur bleue des joueurs sanguins que je me complais à titiller pour les pousser à la faute, ou bien alors de celle rose fuschia des mauvais joueurs capables des calls les plus improbables avec des mains complètement dominées ? Petit dilemme vite résolu, la prise de notes en parallèle étant là pour édulcorer l'aspect monochrome de sa pastille.

Toujours est-il qu'ayant titillé sur le tchat ce joueur suite à une décision catastrophique qu'il venait de prendre, j'ai donc reçu en retour de sa part une giclée de fiel malodorante.... et en guise de conclusion, pour mieux justifier le bien-fondé de ses insultes, il m'écrit la phrase magique suivante : "de toute façon ça fait longtemps que je t'ai pastillé comme fish". CQFD. Force est de reconnaitre que mon style de jeu atypique "exploitant" faisant la part belle aux dynamiques de tables, aux profils adverses et aux momentum de tournoi plutôt qu'aux seules cartes en mains déplait fortement à pas mal de joueurs ; car c'est en effet le type de remarque que j'entends assez fréquemment... le plus souvent de la part de joueurs "cumulards" dans leur manque de subtilité ludique ET verbale. Mais au poker, on est toujours le fish d'un autre. Intérieurement, je rigole de savoir que des joueurs se croyant malins m'ont incorrectement étiqueté, car je sais que sur le long terme, leurs tactiques contre moi seront truffées d'erreurs... il ne me reste alors plus qu'à garder l'oeil ouvert afin de ne pas tomber dans le piège de la paille et de la poutre. Puis, viendra le temps de la moisson, inévitablement. Car le poker est aussi un jeu de patience.



samedi 28 avril 2018

Il voit des mains partout !

Ces derniers temps, il ne se passe pas grand chose de positif dans mon univers poker personnel : mon volume de jeu est en baisse, mon EV statistique est en baisse, mes gains sont faméliques. Mais s'agissant d'une passion dévorante, ce jeu accapare mon esprit bien plus qu'on aurait tendance à le croire. Y compris dans des moments creux et on ne peut plus anodins. Etant quelqu'un dont le cerveau fonctionne très efficacement lorsqu'il s'agit de raisonner par analogie, j'ai fréquemment recours à des métaphores et comparaisons pour jauger et/ou expliciter une situation donnée. Mettre en équivalence dans ma vie de tous les jours des situations liées au poker est ainsi devenue une habitude routinière. C'est bien simple : je vois des mains de poker partout !

Car le poker n'est pas qu'affaire de mathématiques, de bluff ou de chance. C'est aussi un perpétuel rapport de forces, propice à l'élaboration de stratégies allant bien au delà de deux simples cartes en main. Que je regarde les actualités internationales, une interview politique ou bien encore un match de foot à la télévision, je me délecte à faire des comparaisons entre la situation que je visualise et un joueur de poker embarqué dans un coup avec telle ou telle main, à tel ou tel moment d'un tournoi.

Parfois, lorsque je regarde des séries américaines ou des films hollywoodiens en VO, il m'arrive d'esquisser un sourire lorsque j'entends les protagonistes user d'expressions purement américaines contenant des références plus ou moins directes au vocable du poker. Il y en a bien plus souvent qu'on ne pourrait le penser. A commencer par la célèbre "it's not my call". Et il y en a bien d'autres pour qui sait tendre l'oreille dans la langue de Shakespeare. Car le poker est solidement ancré dans la culture américaine... bien davantage que dans la nôtre.

Sucre et poker : il voit des mains partout !
J'ai déjà touché quelques mots dans un billet précédent sur les vertus des boissons sucrées de type thé/café/capuccino sur le cerveau lorsqu'il s'agit de devoir maintenir un degré de concentration jusque tard dans la nuit à l'occasion d'une session de poker qui s'éternise. Le sucre constitue à bien des égards un puissant produit dopant. Il n'en demeure pas moins que de plus en plus d'études scientifiques tendent à prouver que l'excès de sucres malmène le cerveau au point d'augmenter le risque de développer des maladies neurodégénératives. Depuis quelques années, j'ai eu la bonne idée de diminuer progressivement ma consommation de sucre, au point de ne plus en inclure dans mon thé ou mon café qu'un demi-morceau (contre un ou deux précédemment). C'est ainsi que je me suis mis récemment à consommer des petits morceaux de taille inférieure aux morceaux classiques. Ceux-ci ont la particularité d'être en forme de Piques, Coeurs, Carreaux et Trèfles. Et je ne peux m'empêcher de sourire là-encore lorsque je décide de me prendre un thé sucré à ma pause de 22h lors de mes sessions de poker en ligne nocturnes.

Je vis également parfois des petites situations cocasses en rapport avec ma passion pour ce jeu. Il y a ainsi dans la ruelle perpendiculaire à la mienne un vendeur de téléphones portables de type "tchatcheur" qui pointe souvent le bout de son nez devant sa minuscule échoppe et qui de ce fait m'apostrophe occasionnellement lorsque je déambule avec mon beau sweat-shirt noir Winamax au lettres carmines. Je lui souris souvent en retour ; je lui adresse même parfois un laconique salut, mais sans jamais m'arrêter. Car j'ai beau être profondément imprégné par ce jeu au point de voir des mains de poker partout, ce n'est pas pour autant que j'aime parler des mains de poker avec les gens qui s'adonnent à ce jeu. Comprenne qui pourra !





mardi 17 avril 2018

Le mauvais "fold" de Neymar Jr

Il y a un mois et demi, j'ai gagné sur Winamax deux places pour aller assister au match opposant le Paris Saint-Germain à l'Olympique de Marseille au Parc des Princes. Une belle affiche. Le PSG s'est imposé sans forcer en ce dimanche 25 février, dans la froideur d'un hiver contrebalancé par la chaleur du public heureux de voir son rival aussi impuissant sur le terrain... sauf que ce fut toutefois une victoire à la Pyrrhus, puisque le club de la capitale perdit à cette occasion sur blessure pour de nombreuses semaines son cador brésilien acheté à prix d'or, j'ai nommé Neymar Jr. Tandis que le public se réjouissait d'avoir corrigé son rival marseillais, je sentais déjà poindre le courant d'air glacial qui s'annonçait. Car au delà de l'indisponibilité prolongée du joueur tandis que se profilait le money time en Champions League, cette malencontreuse blessure a la cheville a eu pour effet collatéral de plonger au plus mauvais moment tout un club dans le désarroi.

Plutôt touriste que forçat, Neymar Jr en a quant a lui profité pour rentrer se faire opérer de sa cheville fragile au Brésil, bénéficiant au passage de la douceur du climat, de sa famille et de ses proches. Saudade, saudade. Et comme de bien entendu, le PSG en proie au doute s'est fait éjecter comme un malpropre des joutes européennes. En championnat, le club avait suffisamment d'avance en termes de points pour ne pas avoir à trembler. En ce dimanche 15 avril 2018, le PSG disputait donc contre Monaco un match de la 33e journée pouvant lui permettre de décrocher le titre en cas de victoire... ce qui fût bel et bien le cas, Paris s'imposant sur un score sans appel de 7 buts à 1, avec un jeu bien léché et particulièrement séduisant. Paris champion de France, donc, à défaut de pouvoir être champion d'Europe. Oui, mais voilà : Neymar Jr, encore convalescent puisque devant marcher encore quelques jour avec une attèle, était absent des tribunes tandis que ses coéquipiers décrochaient le titre de champion de France sur la pelouse face à Monaco (champion en titre puisque sacré lors de la saison 2016-2017). Il a préféré continuer à se la couler douce depuis chez lui au Brésil, alors même qu'un rapide aller-retour Paris/Rio n'est pas la mer à boire  (moins de 8 heures de trajet). Le signe envoyé à ses coéquipiers et dirigeants s'agissant de son implication dans le club est clairement négatif. Mais le pire restait encore à venir...

"Neymar" rime avec...
Non content de sécher la soirée du titre, la diva brésilienne a cru bon de s'afficher sur les réseaux sociaux en train de regarder d'un oeil distrait le match de son équipe pendant une session de poker en ligne sur PokerStars. Pour avoir pris l'habitude de regarder en fil rouge des matches de football pendant mes sessions poker du soir, je sais d'expérience à quel point on rate la plus grande partie de l'action sur la pelouse dans de tels moments. Cette photo emblématique est en soi une bonne nouvelle pour le poker - après tout, Neymar Jr est réellement passionné par ce jeu de cartes et constitue un ambassadeur de choix pour la discipline - mais pour ce qui est de l'image que ce dernier véhicule auprès de ses coéquipiers, elle est tout simplement désastreuse.

Je suis à la fois passionné de football et de poker. Et authentique fan du PSG de surcroît. Mais le cocktail improbable concocté ce dimanche par la diva brésilienne du PSG m'a laissé un goût particulièrement amer dans la bouche. Une équipe de football, c'est un tout : pour obtenir des résultats extraordinaires, il faut du talent, du mental et du liant. "Neymar" a maintes fois prouvé qu'il avait du talent à revendre. Mais pour ce qui est du mental et du liant, il demeure à mon grand dam un incorrigible "Junior"...


lundi 9 avril 2018

La routine du risque zéro

Lorsqu'on est un passionné de compétition et de jeu comme je peux l'être, d'invisibles passerelles permettent de surmonter des obstacles a priori infranchissables sans un effort qui serait surhumain en temps normal. Grâce à une vigilance régulière, un suivi des sites communautaires, forums spécialisés, réseaux sociaux, etc, je parviens régulièrement à vibrer au poker à moindre frais. Et ça fait d'ailleurs un bout de temps que ça dure !

Que ce soit pour des opérations promotionnelles ponctuelles ou des tournois communautaires réguliers, il existe pour les passionnés tels que moi des tournois de poker avec des dotations additionnelles intéressantes qui rendent le simple fait de participer attractif sur le papier. C'est ce que j'appelle les tournois EV+ : le fait de prendre un siège et de participer à l'événement (championnat, tournoi, promotion dédiée) me fait gagner de l'argent sur le long terme, la dotation globale dépassant largement le coût total des inscriptions. 

Malgré un rabotage de la concurrence et la diminution des budgets promotionnels des plateformes de poker en ligne hexagonales, il demeure toujours possible en 2018 de s'adonner au poker en ligne sans prendre de risques sur le plan financier à condition que l'on soit prêt à se nourrir le plus souvent des miettes du gâteau... ce créneau "de niche" est occupé par un noyau dur de passionnés dont je fais partie. On aurait tôt fait d'être taxé d'opportuniste en agissant régulièrement et délibérément de la sorte, mais ce n'est pas à proprement parler se comporter en opportuniste que de rentrer dans cette logique du poker à risque zéro. Du point de vue de l'écosystème poker, je détaillerai dans un article ultérieur en quoi ce comportement relève davantage du symbiote que du parasite.

En jetant un rapide coup d'oeil au planning des sessions de poker que je compte disputer cette semaine, je me rends compte à quel point la pondération des tournois EV+ pèse dans ma balance. De la sorte, malgré une variance négative ces derniers mois, je parviens à continuer à vibrer régulièrement sans prendre de risques. Tout au plus les vibrations s'avèrent moins intenses. Mais pour le reste, participer régulièrement à ces opérations promotionnelles fait que je n'ai pas à m'inquiéter réellement pour mon budget poker : il n'y a jamais de chute douloureuse. Je peux ainsi continuer à rêver en essayant de donner quelques coups de griffe en toute impunité : "Gratte, gratte, tu finiras bien par déchirer quelque chose..." Tel est mon credo. 

J'étais quelque peu sorti de cette routine du risque zéro, mais en attendant d'avoir retrouvé les fondamentaux de mon jeu, je saurai m'en contenter pendant quelques temps ! Il est 20h30, mon premier tournoi EV+ du soir commence. Ce ne sera pas le seul...

jeudi 5 avril 2018

Un 1er trimestre famélique

Janvier au ralenti. Février sans entrain. Mars sans envie. Le premier trimestre de cette année 2018 est déjà derrière nous, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a pas été reluisant en ce qui concerne mes activités poker. Non seulement mon volume de jeu a baissé, non seulement j'ai délaissé les variantes, mais de surcroit mes statistiques en hold'em demeurent fragiles par rapport aux fastes d'autant, et les résultats sont également mauvais sur le plan des finances : je suis pour le moment dans le rouge pour ce qui est de mes performances en ligne ; j'ai par ailleurs grillé une cartouche pour rien en live, avec mon échec début mars au Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre.

Dans de telles conditions, difficile de trouver la parade - et la parole - adéquate pour endiguer le reflux du moment. Peut-être bien que ma motivation et ma concentration se sont étiolées avec le temps sans que je m'en aperçoive. Peut-être n'est-ce là qu'une simple facétie de la variance. Peut-être enfin que le niveau général a monté, de telle sorte que mon niveau de jeu n'est plus suffisamment élevé pour s'en démarquer par le haut. Bref, le temps n'est pas au beau fixe, c'est la famine ! Je me sens tel un ours qui au sortir de sa période d'hibernation peinerait à retrouver des forces. Ce n'est vraiment pas beau à voir. Mais le printemps est enfin là, alors qui sait, peut-être que ma panse se remplira de nouveau prochainement. Le cycle de la vie passe par des phases délicates, parfois !




dimanche 4 mars 2018

On a joué A 10...

Au football, lorsqu'un joueur est expulsé du terrain, on dit alors de son équipe qu'elle doit finir le match à dix. C'est souvent synonyme de grosses difficultés sur le terrain, disputer un match à dix contre onze n'ayant rien d'une sinécure. Toutes proportions gardées, j'ai un peu l'impression d'avoir disputé un match "A 10" durant ma seconde journée de compétition de cette édition 2018 du Wipt. As-Dix ! J'ai déjà suffisamment rouspété ici contre cette main par le passé... et pourtant, la malédiction semble perdurer vaille que vaille, puisque c'est avec cette main-là que je me suis de nouveau retrouvé dans le décor d'un tournoi important.

Samedi 3 mars 2018 - 20h00. Jour 2B de la finale du Winamax Poker Tour au Cercle Clichy Montmartre : blotti dans le coeur du peloton, je parviens au cours de la première heure à grapiller quelques jetons avec les trop rares bonnes mains que je reçois. Puis c'est le black out. Le désert de cartes aboslu. Je crois bien que même à Vegas 2015 je n'avais pas connu pareille disette de cartes. En près de trois heures de jeu effectif, les mains décentes reçues se comptent sur les doigts d'une seule main : As-Dix ; 55 ; 33 et KQ. Rien d'autre. Pas l'ombre d'une premium à l'horizon. Dans une telle situation de famine aggravée, difficile de garder son poids de forme bien longtemps. Mon stack a lentement fondu à partir de la seconde heure de jeu, tant et si bien qu'il a atteint le niveau critique du push or fold peu après l'entame de la troisième heure.

A la faveur d'une cassure de table pour rééquilibrage, j'ai cru que le désert de cartes que je traversais toucherait à sa fin par la même occasion. Et ce fut presque le cas, puisque dès la seconde main reçue, alors que je me retrouvais de grosse blinde, j'héritais d'une superbe main, en l'occurrence As-Roi. Enfin, une premium ! Sauf qu'après que le joueur premier de parole eut jeté sa main et alors que le second s'apprêtait à miser, un troisième joueur fit remarquer au croupier qu'une carte orpheline (face cachée) se retrouvait on ne sait comment sur le velours de la table, à quelques cm du deck tenu dans sa main gauche, contraignant logiquement le croupier à décréter une fausse donne. Un joueur fait la moue en montrant une petite paire de 3 qu'il s'apprêtait à jouer. Un second rouspète contre la malchance qui le prive de la possibilité de jouer As-Dame. Je souris en pensant à la confrontation favorable qui m'attendait et qui m'aurait permis de disputer un coup en position de force avec As-Roi. Dommage. Redistribution des cartes. Cette fois-ci, j'hérite de ma main maudite, à savoir As-Dix (à carreaux). Tout le monde passe jusqu'au joueur de petite blinde à côté de moi, qui s'emmêle les pinceaux dans sa relance insuffisante, que le croupier requalifie en simple call. Je pousse sans hésiter ma douzaine de blindes restantes, et là c'est le drame : mon adversaire a les as en main ! Lorsque la cinquième carte du board apparait, je suis éjecté du tournoi, en ayant passé une soirée frustrante au possible. Pas de miracle, donc : les 550 euros représentant mon droit d'entrée à ce tournoi, gagnés via le Club Poker, se seront donc évaporés plus rapidement que les eaux de la mer Morte et sont partis gonfler la dotation d'un tournoi remporté au final par l'expérimenté Jérémy Routier. A lui les 100.000 euros promis au vainqueur. A moi les sempiternels regrets.

On a joué A 10, on a perdu. Comme d'habitude. Je ne suis toujours pas fétichiste des mains, mais quand même ! As-Dix, quelle main de poissard...

samedi 3 mars 2018

Jour 2 du Wipt : dans le ventre mou du classement

Ma première journée de compétition du Wipt au Cercle Clichy Montmartre a été quelque peu laborieuse. Mais j'ai survécu. Sur 318 inscrits, nous étions encore 143 survivants lorsque la compétition fut stoppée vers 4h45 du matin.

Amoindri par quelques pépins physiques mineurs, je ne me suis pas précipité pour venir : alors que la compétition débutait à 20h00 pile, je ne suis arrivé qu'un quarantaine de minutes plus tard au Cercle Clichy Montmartre, tandis que s'achevait le premier niveau de compétition, celui où les blindes sont les plus basses... Il y avait déjà huit joueurs autour de ma table lorsque je vins m'assoir. En revanche, lorsque la session se termina, nous n'étions plus que quatre parmi les joueurs de départ car quelques éliminés furent remplacés en cours de route, comme d'accoutumée. Pouvoir demeurer assis à la même table tout du long de la soirée constitue un petit avantage, dans la mesure où l'on a le temps de profiler ses adversaires, et c'est justement l'un des domaines où je pense exceller et tirer un petit avantage par rapport au joueur lambda.

Des jetons à faire fructifier !
En cette première journée de compétition, privé de mon chapeau péruvien (troqué contre un petit bonnet pour mieux lutter contre le froid et les courants d'air sachant que ma table était située non loin de l'entrée de l'établissement), j'ai fait profil bas et joué un jeu solide tout du long, sans fantaisie ni fioritures, en me tenait à l'écart des coups exotiques. Steven, le couvreur officiel du Club Poker ne m'a même pas reconnu alors qu'il est resté de longues minutes à observer ma table. Dans ces conditions, difficile d'espérer figurer tout en haut du classement général. Mais difficile aussi de me prendre des jetons. J'en ai glané un peu. Mais pas assez à mon goût.

Au total, sur l'ensemble des quatre "Jour 1" de compétition, 1 263 jours se sont présentés sur la ligne de départ. Nous sommes encore 599 en lice pour disputer le "Jour 2". J'ai donc terminé la première journée dans le ventre mou du classement. Disons que j'ai différé ma grande offensive, en attendant un meilleur niveau de forme lors de la seconde journée qui se dispute ce samedi. D'ailleurs, je me sens effectivement nettement mieux aujourd'hui. Alors je compte passer à l'attaque. Il va à présent s'agir de m'extraire de la masse au cours de la seconde journée, sinon c'est l'élimination qui se profilera à l'horizon, sachant que la bulle qui détermine les places payées ne surviendra qu'en tout début de troisième journée, lorsque les quatre "poules" de départ des jours 1A-1B-1C-1D n'en formeront plus qu'une. Le chemin est encore long jusqu'à la fin de ce tournoi. Alors patience, rigueur, application et audace devront être des qualités combinées de la meilleure des manières pour continuer à aller de l'avant dans cette compétition marathon.


jeudi 1 mars 2018

Jour 1 de la finale du Wipt au Cercle Clichy Montmartre

Dans deux heures, je serai au Cercle Clichy Montmartre afin de disputer la finale du Wipt grâce à ma qualification obtenue via le Club Poker à la fin de l'été. 550 euros de droit d'entrée. 1 600 inscrits. Et la bagatelle de 100 000 euros promis au vainqueur. 

Cela fait maintenant plus d'un an que je n'ai pas disputé de tournoi live d'envergure. Le Wipt, c'est un véritable marathon, on a le temps de déployer son jeu sereinement, tout comme on a le temps de ronger son frein - voire de s'endormir - en cas d'absence prolongée de jeu.

Depuis une semaine, j'ai allégé mon volume ainsi que mon temps de jeu en ligne, histoire de venir à cette finale avec quelques réserves en matière d'influx nerveux. Oui mais voilà, je me sens fébrile, à l'instant où je rédige ces lignes. Je dois couver un quelconque virus, car outre un petit mal de gorge, un mal de crâne lancinant s'est installé en fin de matinée, et ne s'est toujours pas totalement estompé. 

Alors en cette première journée de compétition, ce jeudi soir, je vais y aller piano. Pas de sombrero péruvien, pas de T-Shirt fredyl fièrement arboré, pas d'humeur badine. On va y aller en mode économie d'énergie, tout en sobriété. Juste équipé du Sphinx de base. Et on avisera en cas de qualification pour la seconde journée de compétition qui aura lieu samedi, le cas échéant. Un marathon, c'est long...