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jeudi 27 octobre 2016

Soirée privée... privé de plaisir

Seconde soirée consacrée au poker live amical le week-end dernier, avec quelques unes des personnes déjà croisées il y a moins d'un mois. Non seulement ces parties de poker live en comité restreint ne me réussissent pas en termes de résultats - puisqu'une fois encore je suis éliminé précocement - mais de surcroit je ne me sens pas tout à fait à l'aise dans ce type de soirées. Le plaisir de jouer n'existe chez moi que si le jeu est optimisé. Or, l'atmosphère enfumée ultra-relax n'aide pas lorsqu'on est comme moi un authentique non-fumeur, qu'on ne sirote les cocktails qu'avec parcimonie et qu'on essaie de produire un jeu structuré et efficace avant que de s'évader en jouant.

Toujours est-il que pour la seconde fois en moins d'un mois, je me suis retrouvé à jouer le croupier de service lorsque le nombre de survivants se réduisit à trois unités. A vrai dire, sans être un véritable fan de la fonction, j'aime bien jouer le rôle du croupier, tout en sobriété dans une atmosphère quant à elle bien plus relax et détendue.

Bienvenue dans un monde plus glauque
Malgré cet exercice d'improvisation plutôt plaisant, ma soirée ne fut pas des plus mémorables au final, d'autant que le retour à la maison en Noctilien tout au bout de la nuit n'a pas été des plus agréable, la faune ambiante dans ce type de transports en commun n'étant pas toujours la plus bienveillante et la plus lucide qui soit. Enfin, passons. On oublie et on passe à autre chose : il y aura certainement des lendemains meilleurs.

samedi 8 octobre 2016

Hip'Poker Tour PMU de Vincennes : un petit tour et puis s'en va...

Ayant obtenu cette semaine sur le site PMU Poker ma qualification pour le Hip'Poker Tour de Vincennes, un tournoi de gala se déroulant dans l'enceinte de l'hippodrome de Paris-Vincennes, c'est sans pression aucune ni attente particulière que je me suis présenté ce vendredi  7 octobre sur la ligne de départ de ce tournoi se déroulant sur deux jours et réunissant près de deux cent joueurs. Tout juste ai-je oublié d'emporter mon chapeau avec moi... la dernière fois que cela m'était arrivé, au WPTN Paris, cela ne m'avait pas porté bonheur. Deux cent prétendants à la victoire finale, donc. Et une vingtaine de veinards qui ne repartiront pas les mains vides, puisque comme d'habitude lors de ce type de tournois de gala, un package WPTN et des buy-ins viennent récompenser les ultimes survivants.

Le troisième étage de l'hippodrome de Vincennes où ce disputait le tournoi dispose d'une vue à couper le souffle... non seulement sur les courses hippiques en contrebas, mais également sur le bois de Vincennes tout entier ainsi que sur les immeubles haussmanniens de la capitale, au loin. On comprend aisément que la cafétaria-resto de ce troisième étage - avec son immense cloison vitrée - constitue un cadre privilégié afin d'assister aux courses dans des conditions de confort proches de l'optimal. Ferveur et passion garanties pour ceux qui fréquentent régulièrement un tel lieu. Toujours est-il qu'à l'occasion de cette journée destinée à promouvoir la diversité de la gamme PMU à travers les courses hippiques et le poker, le PMU soignait également son image de marque en faisant participer à ce tournoi deux des joueurs professionnels de son écurie poker, à savoir la rutilante Sarah Herzali et le brillant Yohan Guilbert. Si le virus de la procrastination ne repousse pas vers les limbes une des idées que j'ai en tête, j'aurai d'ailleurs l'occasion de m'attarder sur ces poulains-là lors d'un futur article consacré aux joueurs sponsorisés.

Au début, on s'installe, on y croit...
Concernant ma participation à ce tournoi Hip'Poker, le moins que l'on puisse dire c'est que cela n'aura pas traîné, puisque je suis éjecté dès le début du second niveau, après à peine plus d'une demi-heure de jeu, sur une malheureuse rencontre extrêmement difficile à éviter. Dans un très gros pot, j'ai la deuxième meilleure main possible, mon adversaire a la meilleure main... et boom ! Par ici la sortie !!! Bien sûr, j'aurais pu trouver un fold et jeter ma main... mais c'est un freeroll avec deux cent joueurs, bon sang : il faut prendre des risques pour espérer aller jusqu'au bout. C'est donc en toute connaissance de cause que j'ai choisi de ne pas respecter le théorème de la river de zebezt (sur lequel j'aurai également l'occasion de revenir plus en détail prochainement).  Bien mal m'en a pris ! Au poker, on finit toujours par succomber face aux rafales de nos adversaires, mais ça m'a fait tout drôle de jouer le rôle du soldat fauché précocement en 1914 plutôt qu'en 1918.

Très désappointé par une élimination aussi précoce, je n'ai même pas voulu attendre que soit lancé le premier petit sit-and-go destiné à consoler les joueurs éliminés prématurément de ce tournoi (certains ayant quand même traversé la France pour rallier Vincennes le jour J). En quittant la salle, j'ai croisé Steven, alias Veunstyle, le couvreur officiel de bon nombre de tournois de poker, qui officie souvent avec bonhommie et malice pour le compte du Club Poker, mais également de Winamax, entre autres. Cette fois-ci, Steven est venu participer en tant que simple joueur à ce petit tournoi, et sachant qu'il venait d'arriver et s'apprêtait à s'assoir à sa table, je n'ai pas cru bon de le retenir plus longuement... notre dialogue s'est donc résumé à une rapide discussion de trois minutes, mais ça fait toujours plaisir d'échanger avec quelqu'un d'intelligent, d'autant qu'à ma table de poker, je n'ai pas décroché le moindre mot à destination de mes adversaires du jour, la dynamique de la table ayant été phagocytée d'entrée de jeu par deux ou trois joueurs à la langue bien pendue qui se connaissaient déjà et que le hasard du tirage au sort avait réunis à la même table.

Que dire, en conclusion de cette journée tronquée ? Pas grand chose, si ce n'est que pour ce qui est de la qualité des promotions poker de l'hexagone, je trouve que le PMU tient la dragée haute à Winamax. La concurrence, elle, est reléguée bien loin derrière, désormais.


jeudi 6 octobre 2016

Une soirée poker amicale jouée sur du velours

Au cours de ma vie trépidante d'étudiant à plusieurs casquettes, j'ai eu la chance de croiser quelques personnes brillantes, dont Jean-Guillaume, un ami qui a su bien involontairement me donner le goût pour l'expression "jouer sur du velours". Une expression qui sied au poker (puisque trouvant son origine sémantique dans les jeux de cartes), mais dont l'usage sied tout aussi bien dans le monde des affaires et de la politique lorsque dans une situation donnée le protagoniste agit sans avoir besoin de prendre de risque, tout lui étant rendu facile par les circonstances : jouer sur du velours. 

En dépit de ma présence sur les réseaux sociaux et autres forums de discussion spécialisés dans le sphère du poker, je ne suis pas pour autant un joueur des plus sociable, dans le sens où je ne recherche pas le contact d'autrui lorsqu'il s'agit de jouer en chair et en os à une vraie table, avec de vrais jetons. Non, moi, ma préférence va pour le jeu en solitaire pratiqué au calme à la maison, confortablement installé derrière mon écran d'ordinateur, la main agrippée à ma souris.. elle-même posée sur un tapis en plastique (et non en velours).

Pourtant - une fois n'est pas coutume - j'ai été invité vendredi à une petite soirée poker chez l'un des joueurs que je croise occasionnellement lors des tournois en ligne communautaires, en compagnie d'une poignée d'autres personnes au profil semblable. 

J'ai accepté cette invitation sans trop savoir pourquoi... peut-être bien parce que depuis quelques temps, je suis malmené par les coups du sort à mes habituelles tables de poker en ligne. L'occasion de sortir de ma routine et de profiter d'une bouffée d'oxygène, en quelque sorte (quand bien même l'oxygène en question fut de piètre qualité, les autres participant de la soirée étant tous fumeurs). Quoi qu'il en soit, cette soirée fût l'occasion pour moi de tâter du jeton avec entrain, sans pression aucune ni réel enjeu, uniquement mû par le plaisir simple de jouer au poker en toute détente, dans un cadre convivial et amical.

Nous étions donc sept joueurs réunis à l'occasion d'une soirée pour une partie de poker jouée sur un beau tapis de velours carmin, le tout entrecoupé de multiples pauses destinées à remplir la panse des convives (apéro, puis dîner, puis dessert...). La soirée fût longue, puisque nous avions choisi de jouer avec beaucoup de profondeur de jetons et une structure lente, de telle sorte que le dénouement de la partie intervint au bout de la nuit. 

Je suis éliminé pour ma part à une anecdotique cinquième place, mais j'ai réellement pris beaucoup de plaisir à jouer dans ces conditions. Et surtout, je me suis improvisé croupier alors qu'il n'y avait plus que trois joueurs restants, distribuant avec délectation - et célérité - les cartes aux derniers joueurs en lice. La main finale est digne des meilleurs films d'action, puisque j'ai réussi à distribuer en même temps une paire d'as, une paire de dames et une paire de dix, forçant tout le monde à prendre le risque de partir à tapis pré-flop et faisant basculer la victoire finale dans le camp de la gent féminine. La preuve en images :

fredyl génie du poker ou fredyl croupier inspiré ?




jeudi 29 septembre 2016

gavé !

Dernièrement, mon volume de jeu est devenu majoritairement axé sur le Omaha Pot Limit et non plus sur le Texas Hold'em. Il faut dire que la perspective d'une légalisation imminente de nouvelles variantes de jeu autour du Omaha (le Omaha hi-lo et le Omaha 5) me motive à m'exercer quotidiennement au Omaha Pot Limit, histoire d'être affûté lorsque les deux autres variantes autour du Omaha seront disponibles sur les tables de poker en ligne.

Or, les joueurs de Omaha Pot Limit n'étant pas légion en comparaison de ceux s'adonnant au Texas Hold'em et les références théoriques disponibles très limités pour le public, chacun y va de son style de jeu peu académique, et je ne cesse de leur mettre des petites pastilles colorées aux tables : les cataloguer de la sorte me permet de mieux reconnaitre par la suite tous ces joueurs qui ne brillent vraiment pas par leur talent. Sur le très court terme, le Omaha Pot Limit génère une variance bien supérieure à celle du Texas Hold'em.

Pourquoi ça ne rentre pas dans mon gosier ?
Or, il se trouve qu'en cette fin de mois de septembre, je sens que je suis gavé - c'est le mot - bien au-delà de ce que je peux habituellement encaisser sans broncher. Gavé de perdre des pots improbables contre des adversaires vraiment médiocres, voire carrément mauvais. Je crois bien que c'est la première fois que je ressens ainsi les choses négativement depuis mes débuts au poker il y a maintenant presque quatre ans. C'est dire à quel point je suis décontenancé par l'apparition de cette désagréable sensation d'en avoir assez de subir des revers de fortune immérités à des moments-clefs du tournoi. Ce n'est pas tant le fait de perdre des pots incroyables qui me fait fulminer, mais bien le fait qu'il s'agisse de moments charnière, de ceux qui changent l'impact financier d'une soirée. J'en suis même arrivé ces derniers jours à me départir de mon habituelle ironie bienveillante sur le chat de discussion, exaspéré d'y lire les remarques erronées de joueurs dont les calculs de cotes mathématiques post flop sont encore plus lamentables que leur niveau de langage écrit. Les puristes comprendront.

Bref, toute cette médiocrité ambiante me pèse, d'autant que je me sens injustement embourbé dedans, tellement mon niveau est supérieur à la masse des joueurs de Omaha. Bien sûr, sur le moyen-long terme, je les domine sans l'ombre d'un doute, tous ces joueurs d'opérette. Mais les voir se vautrer sur des montagnes de jetons qu'il m'ont injustement confisqués à des moments charnière d'un tournoi finit par me lasser quelque peu. Pourtant, je ne perds pas d'argent malgré tout : la "casse" est toute relative. Mais je sens que la variance est actuellement contre moi, et parvenir à tenir le cap sans broncher contre vents et marées défavorables n'est pas un exercice de tout repos.

Septembre s'achève et je suis gavé. Avec un peu plus de réussite aux tables, l'histoire aurait été toute autre. Espérons que ce début de lassitude ne soit que passager. Je n'ai pas envie de jouer au poker avec des pensées négatives : je vais donc tâcher dans les prochains jours de retrouver un peu de fraîcheur. Car ce jeu est malgré tout tellement plaisant et mon appétit de victoires tellement insatiable qu'il me faut vite digérer tout ça et repartir à la conquête du poker avec le sourire aux lèvres.

samedi 24 septembre 2016

Un rêve de Omaha très troublant...

Que ce soit dans ma vie de tous les jours ou dans mon approche du poker, je suis guidé par le rationnel. Il y a néanmoins au fond de moi une infime part de mystico-onirisme, et le plus incroyable c'est que je la cultive au lieu de la réfréner. 

Ce matin, je me suis réveillé en ne sachant trop que penser d'un nouveau rêve relatif au poker que je venais tout juste de faire ! Dans mon rêve, je me retrouvais au Cercle Clichy Montmartre en train de participer à un important tournoi de omaha, et je feignais à moitié de ne pas savoir y jouer, prétendant m'être inscrit par erreur... probablement dans le but machiavélique de déstabiliser mes adversaires. Bien sûr, dans mon rêve, le croupier se rendait vite compte de la plaisanterie, mais à la table les adversaires maudissaient ma prétendue chance au fur et à mesure de ma montée en puissance, avec un tas de jetons en constante croissance. Malheureusement, je n'ai plus aucun souvenir du dénouement -favorable ou non - de ce rêve.

Ce que je sais en revanche avec certitude, c'est qu'en dépit du fait que je n'aie jamais fait de omaha en live, je m'adonne en ligne quasi-quotidiennement à la pratique de cette variante, et je peux affirmer que j'en maîtrise toutes les subtilités tactiques et stratégiques sur le bout des doigts, quand bien même mon champs d'action reste circonscrit aux tables de petites limites pour le moment. Quoi qu'il en soit, il y a un de temps en temps un débutant qui pointe le bout de son nez aux tables de omaha en ligne sans même en avoir appris les règles de base ; soit qu'il se soit inscrit par mégarde en croyant qu'il s'agissait d'un tournoi de hold'em classique, soit qu'il désire satisfaire sa curiosité au plus vite sans même juger nécessaire d'en connaître les bases. Auquel cas, la situation peut vite devenir cocasse et les rares fois où cela survient, je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire amusé, voire d'inclure une petite remarque mi-bienveillante mi-ironique sur le chat de discussion, histoire d'amuser la galerie.

Je me demande le sens caché de ce rêve de omaha et ne vois pour le moment que deux explications plausibles : soit je complexe un peu à l'idée de me frotter aux meilleurs joueurs en ligne en montant de limite, soit je fantasme sur l'arrivée imminente d'une épreuve majeure de omaha au Cercle Clichy Montmartre. Car novembre y réservera aux amateurs d'adrénaline une nouvelle étape majeure du circuit international en partenariat avec les WSOP, dont deux beaux tournois de omaha à respectivement 300 et 500 euros l'entrée qui me font la nique et auxquels j'aimerais inconsciemment participer, en contradiction avec ma règle de base au poker qui consiste à ne jamais jouer avec mon propre argent. Alors c'est décidé : sachant que Winamax organisera quelques satellites qualificatifs en ligne pour certains de cette douzaine de tournois spéciaux qui auront lieu au Cercle Clichy Montmartre, si d'aventure il y a également des satellites pour les deux épreuves live de omaha, j'y participerai... et je me qualifierai. Porté par mon rêve. Ou pas.

Je suis vraiment un doux-rêveur. Mais j'assume. Et c'est ce qui est au final le plus important.

jeudi 15 septembre 2016

Adrénaline et insomnie

Au poker, il est de ces coups qui s'avèrent décisifs et marquants. Des coups que l'on n'oublie pas de sitôt eu égard à l'enjeu du moment : j'ai toujours en tête le coup final remporté il y a deux ans m'ayant permis de gagner mon voyage au Brésil. J'ai également toujours en tête une poignée de coups décisifs joués en ligne ou en live, qu'ils aient été gagnés ou perdus. Stockés dans ma mémoire de joueur passionné. Un vrai luxe de superficialité, lorsqu'on y pense. 

Cette nuit, à l'occasion d'un tournoi majeur des Winamax Series, j'ai joué l'un de ces coups particuliers qui me marqueront pour longtemps, car il se trouve que j'ai disputé un gigantesque pot alors que nous n'étions plus qu'une quinzaine de survivants et que la table finale me tendait d'ores et déjà les bras puisque j'exerçais une réelle emprise sur ma table et que j'étais par ailleurs chip leader du tournoi à égalité avec mon adversaire. La table finale avait une dotation ultra-alléchante, puisque des lots de 10.000 euros et plus étaient attribués aux joueurs parvenant à se hisser sur le podium de ce tournoi.

Il existe une règle tacite de bon sens, au poker, qui veut que les détenteurs de gros tapis s'évitent soigneusement dans la dernière ligne droite, afin de ne pas subir un inutile accident de nature à les priver des dotations les plus juteuses de la table finale. Force est de constater que je n'ai pas respecté cette règle, puisque j'ai voulu jouer la gagne un peu tôt, en partant au combat frontalement contre mon adversaire... et que je n'ai pas remporté le pot au final en dépit de chances quasi-équivalentes. Dans le jargon du poker, on appelle ça un set-up.

Mon gain final aurait pu être dix fois supérieur à ce qu'il a été du fait de cette improbable élimination. Avant d'aller me coucher, j'ai bien entendu revisionné ce coup crucial, réfléchi à ses conséquences, aux milliers d'euros que j'aurais probablement obtenus si j'avais eu un soupçon de réussite, j'ai de nouveau réfléchi à la façon dont j'avais joué ce coup, essayé de voir comment il aurait pu en être autrement si j'avais adopté une attitude plus prudente.

rivière en crue... limon en vue (photo : Philippe Feldmann)
Suite à mon élimination brutale, je n'ai pas réussi à trouver le sommeil du juste. Après un bref assoupissement, je me suis réveillé avec d'étranges sensations, en me repassant le coup en boucle dans ma tête et en maudissant mon manque de réussite dans ce moment crucial. Le temps a viré à l'orage et le tonnerre s'est mis à gronder, dehors. J'ai malgré tout esquissé un sourire en me disant que dans des moments tels que celui que je venais de vivre, l'adrénaline irriguait mes veines avec la même intensité qu'une rivière en crue. Au matin, il y aurait peut-être quelques dégâts à constater sur les berges... 

Par la suite, mon sommeil en a été de nouveau perturbé, à tel point que j'ai longuement bataillé avec les draps et que j'en ai même rêvé, de ce maudit coup. Je me suis réveillé de nouveau, en proie à un début d'insomnie en raison du trop-plein d'adrénaline accumulé lors de la soirée. Une sensation très inconfortable à vivre sur le moment, mais qui a terme s'avèrera sans nul doute bénéfique pour moi. Car le limon charrié par les eaux en crue a un intérêt majeur pour le renouvellement de la fertilité des sols. Qu'on se le dise.

samedi 10 septembre 2016

Une affaire de mallette (2ème partie)

La fin de l'été marque le temps de la reprise, que ce soit au poker comme au football. Nouveaux championnats, nouveaux défis, nouveaux enjeux. Et chez Winamax, l'essor dans le domaine des paris sportifs se poursuit inlassablement, avec des spots de publicité nombreux et variés, des partenariats judicieusement choisis avec des clubs d'importance, mais aussi avec d'astucieuses synergies entre sport et poker, matérialisées par l'organisation de quelques belles promotions : challenges spéciaux pour remporter des paris gratuits ainsi que tournois de poker spéciaux avec places de football pour les matches des équipes sponsorisées par Winamax, actuellement leader sur le segment du poker, mais nouvel entrant sur celui des paris sportifs.

C'est ainsi qu'en terminant tout en haut d'un tournoi spécial girondins qui avait pourtant attiré plusieurs centaines de joueurs, j'ai remporté il y a quelques jours de cela sur Winamax une magnifique mallette de poker ! Mais pas n'importe laquelle, puisqu'il s'agit en effet d'une mallette de poker collector floquée du logo des Girondins de Bordeaux. Je ne suis pas peu fier d'avoir été à La Poste chercher ce lourd colis, le poids de ladite mallette dépassant allègrement la dizaine de kilos. 

Même les jetons en céramique sont customisés avec le logo des girondins gravé à l'intérieur. La grande classe, chez Winamax ! Je ne cesse de le répéter ici à chaque fois, mais le professionnalisme des équipes de Winamax est pour ainsi dire sans faille : la création de ces mallettes customisées aux couleurs d'un club en est la parfaite illustration. C'est vraiment un très bel objet. Il est juste regrettable que je ne sois pas un fan des girondins, car sinon elle aurait indéniablement eu une valeur inestimable à mes yeux, cette splendide mallette.

A noter que profitant de son partenariat élargi avec plusieurs clubs de football de ligue 1 cette année encore (Girondins de Bordeaux, Olympique de Marseille, OGC Nice et FC Nantes) Winamax organisait ce soir-là en parallèle un tournoi similaire avec cette fois-ci en dotation ajoutée une mallette floquée aux couleurs des aiglons niçois : je ne suis vraiment pas passé loin de faire un improbable doublé, puisque là encore je me suis hissé jusqu'en table finale. Enfin bon, une mallette collector dans mon escarcelle, c'est déjà bien plus qu'assez !

Mon rayon "quincaillerie" était déjà bien particulièrement étoffé ; le voilà qui se met carrément à déborder dès l'entame de la reprise de cette saison 2016-2017 avec cette mallette girondins. Je pourrais m'en réjouir et me dire que c'est de bon augure pour la suite si un nouveau rayon "casseroles" n'était pas apparu récemment ici-même sur ce blog pour me casser les pieds. Mais ça, c'est une autre histoire.


lundi 22 août 2016

Une affaire de mallette (1ère partie)

La période estivale constitue l'occasion de faire une coupure avec les tables de poker en ligne. Cet été, toutefois, j'ai pu pratiquer (un peu) le jeu dans le cadre familial.

Une mallette PMU Poker 100% hermétique à la poussière
Lorsque j'avais disputé mon tournoi tournoi live de poker au printemps 2013, un tournoi de gala au Parc des Princes avec la présence de quelques joueurs du Paris Saint-Germain, ma 5e place au classement final m'avait notamment assuré en guise de récompense une très belle mallette PMU Poker. Je l'ai amenée dans la maison familiale où nous passons nos vacances d'été en prévisions de quelques belles parties futures. Sauf que mon cercle familial n'est pas du tout porté sur le poker ; par ailleurs les dates de vacances des uns et des autres ne coïncident pas toujours. Quand bien même : l'été est propice à tout un tas d'autres activités, notamment en extérieur... tant et si bien que cette belle mallette n'avait pas encore eu l'occasion de servir jusqu'ici. 

Voilà toutefois que la visite d'un cousin lointain amateur de poker cet été a réellement dynamisé l'envie de goûter aux joies du poker en famille. Et la mallette a enfin servi. Il était d'ailleurs grand temps de m'assurer qu'elle ne prend pas la poussière. L'ouvrir m'a procuré un vif plaisir : elle exhale toujours une odeur caractéristique de neuf.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, malgré le côté novice des membres de ma famille, je n'ai pas vraiment brillé, faute de chance, mais j'ai pris beaucoup de plaisir et il se trouve que nous nous sommes bien amusés en manipulant ces beaux jetons en céramique dans une ambiance détendue où nous nous chambrions les uns les autres. J'espère que d'autres occasions d'utiliser cette mallette se présenteront l'été prochain, histoire que cette activité ludique en famille puisse se pérenniser quelque peu à l'avenir. Et puis, j'ai une revanche à prendre, que diable !

vendredi 22 juillet 2016

Europoker : le cauchemar sans fin...

J´ai reçu il y a quelques jours copie de l´ordonnance du juge-commissaire s´agissant de ma contestation du montant de ma créance et le juge-commissaire du Tribunal de Commerce de Bobigny s´est malheureusement appuyé sur un mauvais article des CGU pour rejeter ma demande relative aux tickets de tournoi. Au total, 3.102 euros de perdus.

Il me reste encore la possibilité de faire appel de cette décision... et cette fois-ci ce sera devant la Cour d´Appel de Paris, face à un magistrat professionnel. Je ne lâche par le morceau quand bien même je doive laissser quelques frais dans la procédure. Mais Dieu que tout ceci me fait mal au coeur.




mercredi 22 juin 2016

Mon tic de désappointement

Le poker est une discipline qui génère énormément de frustration, et ce n'est pas toujours évident de rester zen en dépit des coups du sort qui parfois s'accumulent en un laps de temps relativement court, au mépris des probabilités. Et cette frustration, il convient de ne pas la laisser s'accumuler car sinon, elle finit par entraîner le joueur dans une spirale de mauvais choix qui vont dégrader son jeu aussi sûrement que des grains de sable s'insinuant dans une mécanique au point de la gripper.

Ainsi que je l'ai déjà mentionné sur ce blog à quelques reprises, j'ai la chance d'être très peu perméable à la frustration, qui n'a me semble-t-il pas d'incidence négative sur mon jeu. Il n'en demeure pas moins que j'ai fini par me rendre compte que j'avais adopté un petit tic de désappointement lorsque les bad beat se succèdent à une fréquence supérieure à la normale : je soulève ma souris d'un ou deux centimètres, et je la laisse retomber contre le tapis. 

ma chute de souris : deux centimètres mais pas plus !!

E. Gulbis : casser le matos, il connait !
Je ne suis pas mauvais perdant. Mais je suis un compétiteur féroce et forcené tout à la fois, ce qui parfois laisse quelques traces. Au début, je croyais naïvement que mon tic était consécutif à une simple maladresse, la souris me filant entre les doigts à l'occasion d'un clic anodin. Mais j'ai fini par me rendre compte que ce phénomène survenait systématiquement à l'occasion de coups malencontreusement perdus. Ceci reste malgré tout un tic tout à fait raisonnable comparé à certains excités qui n'hésitent pas faire pleuvoir les insultes, cogner les murs au point de s'en briser les orteils ou phalanges, ou bien encore à torturer le matériel de façon bien plus violente et déraisonnable : chez certains joueurs de poker sous pression, y a des modems, des PC, des ordinateurs portables ou des tablettes numériques qui ont tendance à voler en éclats à l'occasion de sessions de poker malheureuses.


une soupape de qualité !
Mon tapis de souris Winamax a toujours jusqu'ici pu amortir le choc somme toute infime occasionné par cette micro-chute, mais depuis que j'ai identifié cette mauvaise manie qui s'empare de moi les soirs de déveine, je redoute qu'un jour prochain ma souris optique ne soit endommagée au point de venir perturber ma fin de session. Car tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse... et tant va la souris au tapis qu'à la fin elle est KO. En attendant cet hypothétique jour funeste, je continuerai selon toute vraisemblance à titiller de la sorte ma souris, histoire de continuer à évacuer mes frustrations à moindre frais. Tout en douceur. Toujours. C'est ma soupape de sécurité à moi. Et elle a l'avantage d'être indolore.



mardi 14 juin 2016

Toulouse sous la pluie...

Suite à la publication de mon récit épique imaginaire du dernier concours en date sur son site, Rankinghero m'a fait une fleur en m'offrant l'entrée pour l'étape toulousaine du Barrière Poker Tour (d'une valeur de 570 euros). Mais il me restait encore à convertir cette confiance une fois sur le terrain. Sachant que le vainqueur repartirait avec 32 000 euros dans les poches, le but était bien entendu d'atteindre la première place, la seule qui soit vraiment belle au poker. En ce qui concerne les frais déboursés pour l'occasion, j'avais décidé de les réduire au strict minimum (hébergement premier prix), sachant que boissons, en-cas, et collations étaient gracieusement mis à disposition des qualifiés par le Casino Barrière de Toulouse.


Lorsque mon train s'est arrêté en gare de Toulouse ce vendredi 10 juin en début d'après-midi, quelques gouttes de pluie commençaient à tomber... et c'est sous un véritable déluge que j'ai effectué les derniers cent mètres me séparant de mon petit hôtel. Le jour 1A du Barrière Poker Tour de Toulouse ne commençant qu'à 19h, j'ai naïvement cru qu'il me suffirait de patienter un peu pour m'y rendre une fois l'averse terminée. Las ! La pluie n'a pas cessé de tomber jusqu'au soir : impossible de passer au travers des gouttes. Et pas de parapluie. Grrr.

Le casino Barrière de Toulouse étant quelque peu excentré, la station de métro la plus proche exige de finir le trajet avec une dizaine de minutes de marche en longeant la Garonne. C'est donc encore à moitié ruisselant de pluie que je me suis assis à ma table. J'avais certes pris un polo de rechange dans mon sac. Mais impossible de faire de même avec mes chaussettes et mon pantalon. 50 000 jetons devant moi et plein d'espoir. Je crois bien que jamais je ne m'étais assis à une table avec autant de joueurs à la technique aussi rudimentaire. De quoi s'en pourlécher les babines. Du moins en temps normal. Car j'ai fait un début d'hypothermie pendant les trois premières heures de jeu : doigts engourdis, frissons, débuts de tremblements, et même un mal de crâne pour couronner le tout. Je me suis mis provisoirement en mode « serrure » le temps que mes neurones se reconnectent. Mais pour corser encore l'affaire, lorsque j'avais du jeu, je me suis retrouvé englué dans des pots à 4 ou 5 joueurs avec des flops compliqués. Un début de tournoi digne de mes meilleurs cauchemars.

Les équipes du Casino Barrière avaient décidé de consacrer la moitié des écrans disponibles à la retransmission du match France-Roumanie. Lorsqu'au bout du suspense l'équipe de France de Football a fini par remporter son match d'ouverture de l'Euro contre la Roumanie, ma table a fini par casser. Quel sentiment de gâchis... si je n'avais pas fait mon malaise, je serais sorti autrement plus à mon avantage de cette table de rêve.

Mon malaise s'est quelque peu atténué lorsque je me suis assis à ma seconde table et que mon pantalon a commencé à sécher. Cette fois-ci le niveau était hétérogène, avec quelques vrais bons joueurs - tel Nicolas le Floch à ma droite - mais aussi des joueurs prisonniers de leur ego capables de faire des moves que je qualifierai de jordanesques (tapis post flop overpot avec tirage air). J'ai su tirer mon épingle du jeu en laissant passer la tempête, tant et si bien qu'à la fin de ce jour 1A j'étais bien positionné au classement malgré tout. Retour à l'hôtel à 4h du matin, toujours avec les pieds mouillés et complètement dépité de n'avoir pas pu jouer dans de meilleures conditions.

Le samedi, la météo a été plus clémente, et j'ai pu sortir dans l'après-midi me promener dans les parcs toulousains avant de me rendre au jour 2, qui débutait sur les coups de 21 heures. Nous étions 160 survivants pour 342 inscriptions. J'espérais bien entendu faire partie des 44 joueurs à atteindre les places payées. Pour être honnête, j'espérais même beaucoup mieux.

Une fois assis à ma table, je me suis retrouvé englué dans une phase statique : très peu de jeu pour ma part, pas mal de transferts de jetons entre les joueurs les plus actifs, mais très peu de sortants au final. Tant et si bien que la structure a fini par nous rattraper, lentement mais sûrement. Le seul gros pot que j'ai disputé, je l'ai perdu par manque de punch : je n'ai pas eu le courage de placer un 3e barrel bluff avec As-Roi face à un joueur présent dans énormément de coups, et suis passé sous la moyenne alors que nous n'étions plus que 80 joueurs en lice. A partir de ce moment-là, ma survie dans le tournoi a été rendue aléatoire. Lorsqu'une opportunité de remonter au niveau de la ligne de flottaison se présenta à moi à 56 joueurs restants quinze minutes avant la fin du jour 2, mon élan fut stoppé net par une premium en face.

Au final, je termine ce BPT avec moult regrets : mon jour 2 aura été chiche en bonne mains, et les jetons faciles d'accès du jour 1 que je n'ai pas su amasser du fait de mon malaise m'ont fait défaut au moment de franchir le cap des places payées.

La prochaine fois, je scruterai la météo avec davantage d'attention. Et je prendrai un parapluie dans mon arsenal. En bon chanteur du dimanche, j'aurais pourtant dû anticiper la pluie...

C'est quand le bonheur ?

vendredi 10 juin 2016

Rankinghero m'envoie au BPT Toulouse !

Il y a neuf mois de cela, j'avais remporté un concours sur Rankinghero, avec comme récompense le droit de participer gratuitement à l'étape du Barrière Poker Tour de Lille sans avoir à débourser les 570 euros d'inscription. Dans la foulée, j'avais réussi à atteindre la table finale du tournoi et à repartir avec quelques milliers d'euros dans les poches.

Voici que je viens à nouveau de remporter un nouveau concours sur le site Rankinghero, grâce à un nouveau récit imaginaire. Cette fois-ci, c'est l'étape de Toulouse de ce même Barrière Poker Tour qui m'est gratuitement offerte ! Le tournoi se tiendra dès ce week-end, du 10 au 12 juin.

En conséquence de quoi, je vais donc enchaîner mon second tournoi d'envergure consécutif sur le circuit français, après le WPTN Cannes il y a une semaine (disputé grâce au PMU). En espérant que la SNCF actuellement en grève ne me jouera pas un vilain tour. Et en espérant aussi et surtout revenir de Toulouse les poches pleines !!!

Merci Rankinghero ! Je vais tâcher de faire honneur au maillot, en ce week-end si particulier de lancement de l'Euro 2016 de football. En 2004, la Grèce était parvenue à remporter l'Euro alors que c'était l'équipe la moins forte sur le papier. Au poker comme au football, tout est possible. C'est ce qui fait d'ailleurs le charme si particulier de ces deux disciplines. Alors je crois en mes chances. Dur comme fer.

Il est temps pour moi de briller en live. Car ma victoire au Stade de France m'a ouvert l'appétit, et j'ai faim de victoire. Je veux réellement connaître cette immense joie et cette immense réussite qu'est la victoire d'un tournoi de poker. Alors pourquoi pas à l'occasion de ce BPT Toulouse ? Ce serait tellement beau que je brille à l'occasion de ce tournoi !



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Ci-après le message officiel publié sur le site de RankingHero ainsi que la copie de mon texte. Le sujet imposé consistait à pousser à tapis préflop plusieurs cadors à la bulle du BPT Toulouse, avec un récit fun, créatif et techniquement crédible, tant qu'à faire. J'ai juste laissé s'exprimer la petite musique qui me trottait dans la tête...

Mission BPT Toulouse : Les résultats !

Merci à tous d'avoir participé à notre mission #BPTToulouse !


Le jury s'est arraché les cheveux pour décider d'un vainqueur. @Pedro Canali, très impressionné par la qualité, a dû trancher face au reste du jury qui a longuement hésité.


Sans plus attendre donc, le vainqueur est @zebezt ! GG à lui !


Félicitations également à tous les autres. Nous avons vraiment hâte de vous proposer une nouvelle mission tellement nous aimons lire vos réponses.
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ENONCE :

Malgré la forte odeur de poisson qui règne dans la salle, vous vous êtes hissés jusqu’à la bulle de la Table Finale de ce BPT, avec 100 blindes devant vous !

À votre gauche, @Patrik Antonius, autorisé pour l’occasion à se mettre torse nu, possède 80 blindes. En tant que Finlandais et donc grand fan de poisson de haute mer, il a en effet demandé l’extradition pour s’installer dans l’hexagone dès qu’il a eu vent de la nouvelle loi.

À votre droite, @Liv Boeree, autorisée à se mettre en maillot de bain, possède 140 blindes. En tant qu’Anglaise, et donc génétiquement encline à apprécier les nourritures les plus infâmes, a elle aussi décider de venir s’installer en France.

En face de vous, @Pedro Canali, à qui on a demandé de conserver tous ses vêtements, possède 17 blindes. Il commence à pas mal suer et semble avoir la nausée à cause de l’odeur ambiante.

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MON TEXTE :


DANS LA TÊTE D'UN CHANTEUR DU DIMANCHE :




Nous voici à Toulouse. Il fait chaud. Je suis de grosse blinde et j'ai A♥A♦ et de la profondeur. Voilà une affaire bien engagée à la bulle de la table finale de cette étape du Barrière Poker Tour. Pour le moment, je vois la vie en rose.



Premier de parole, PATRIK ANTONIUS avance 2 blindes, l'air détendu. Mais PEDRO CANALI ne s'en laisse pas compter et le surrelance, et en pose 4. Un russe du nom d'ANATOLY KARPETS, connu pour ses folds de légende, se résoud à passer non sans avoir tergiversé. LIV BOEREE qui est de petite blinde hésite un instant, puis décide de call.



Je décide de surenchérir en posant 8 blindes sur la table et pas une de plus. Je veux jouer sur un probable effet de levier d'un PEDRO CANALI faisant tapis avec ses 17 blindes lorsque la parole lui reviendra. Il a vraisemblablement un gros jeu, sinon il n'aurait pas surrelancé avec aussi peu de profondeur.



PATRIK ANTONIUS fronce un sourcil. Il prend une pile de jetons, prêt à effectuer un squeeze-5bet, mais se ravise, et décide simplement de call. Comme prévu, PEDRO CANALI fait tapis. Je jubile intérieurement. LIV BOEREE call. Elle se met alors à fredonner « Call me anytime », de Blondie. Elle s'attend à ce que PATRIK ANTONIUS et moi en fassions de même pour maximiser les chances de sortir le short de la table, qui est paradoxalement toujours en pantalon.






Mais LIV BOEREE va vite déchanter lorsqu'elle va m'entendre crier « Aline » tandis que je pousse tous mes jetons au milieu, aussitôt imité par PATRIK ANTONIUS... Ce coup est décidément fou ! LIV se résoud à faire le point sur la situation et en conclut que nous sommes tous trois assommés par la chaleur. Elle se rassure en pensant qu'elle est la plus lucide de nous tous, puisque la plus dévêtue. En conséquence de cette brillante démonstration de logique féminine, LIV annonce sereinement : « call ».






4 joueurs à tapis !! Un brouhaha retentit : tous se massent autour de notre table avec ce pot à 300 blindes !



Toute émoustillée, LIV abat aussitôt ses deux Q♠Q♣ : « je vais vous apprendre le B-ABBA du poker : à la bulle, je vous strike avec ma premium » Elle se met alors à frétiller et à chanter « Dancing Queen ». Le public applaudit !






Mais voilà que sans même me prêter attention, PATRIK ANTONIUS claque deux K♠K♣ sur la table avec un rire sardonique, voire carrément sardinique. Le public s'agglutine encore davantage autour de la table. Moitié excédé par cette foule compacte, moitié euphorique, PATRIK ANTONIUS se dresse debout sur la table, et déclare : « ici en France, vous avez un autre Patrick exceptionnel... un chanteur de légende ». Et il fredonne en claquant des mains « Ah qu'est-ce qu'on est serré au fond de cette boîte, Chantent les sardines, chantent les sardines ». La foule exulte et reprend en cœur la légendaire chanson de Patrick Sébastien.






Mais les chanteurs du dimanche cessent leur sarabande lorsqu'ils aperçoivent enfin mes A♥A♦ délicatement posés sur la table. Et c'est dans un silence de cathédrale que j'entonne alors le tube de a-ha «Hunting high and low ». Je savoure les premières paroles : « Here i am... and within the reach of my hands... ».






Enfin, de son côté, PEDRO CANALI ne peut pas faire mieux que de montrer A♣K♥. Mais sans pour autant se départir de sa bonne humeur, il chantonne quand même Walk The Dinosaur et son refrain à jamais entré dans l'histoire : « Boom boom AK lacka lacka boom ». Il a déjà réalisé que son stack est voué à une extinction massive. Le croupier hoche d'ailleurs la tête d'un air compatissant : « ça risque vraiment de faire BOOM, là » !








FLOP :

Q♥10♠10♣



Full floppé pour LIV BOEREE ! Cette dernière éclate de rire et se tourne vers moi : « T'es qu'un ringard avec ton A-Ah, d'ailleurs le  hunting high and low , tu aurais dû te le garder pour du omaha. Tu es carrément hors-sujet, ZEBEZT ».



LIV se met alors à frétiller et entonne : « Les sirènes du port de LivBoereeeeeee... chantent encore la même mélodie. Wow wow wow... ». Elle ondule de plus belle.






C'est alors qu'ANATOLY KARPETS  prend la parole : « voilà pourquoi moi ici avoir fold A♠K♦ préflop. Joueurs russes connaissent malédiction Anna Kournikova : ne gagne jamais les coups importants ». Se sachant drawing dead, PATRIK se lève de son siège, bombe son torse musclé et déclare solennement : « en tant que joueur de tennis, j'approuve ce message ».

C'est Waterloo !! Il n'y a plus ni as ni roi dans le paquet de cartes exsangue. Et tandis que j'hésite à me jeter directement par la terrasse du CASINO BARRIERE dans la Garonne en crue sans même serrer la main de LIV, le croupier retourne alors la turn et la river, pour l'anecdote.








TURN :

10♦



Et c'est un PEDRO héroïque qui me retient in extremis par les bretelles au moment de mon plongeon.





RIVER : 

10♥



Car puisque la Queen a fait un flop, « it's a kind of magic » à la river.






BOARD :

Q♥10♠10♣10♥10♦



LIV est hébétée. Elle vient de se prendre le runner-runner auquel plus personne ne faisait attention. PATRIK ANTONIUS est éliminé, puisque je le couvre et que PEDRO et moi avons les nuts avec notre carré de 10 et notre kicker AS ! Beau perdant malgré tout, PATRIK se dirige vers le bar, commande un Monaco et entonne la célèbre chanson de Nougaro avec son improbable accent finlandais « oh mon pais, how to lose, how to looooose. »






Le poker est tout sauf un long fleuve tranquille. Il y aura deux ranking heroes en table finale du BPT Toulouse. Un(e) grand(e) cru(e) 2016 !





jeudi 9 juin 2016

Escapade sur la croisette (2eme partie : promenade chez Partouche)

Marketluck, le site de poker en ligne gratuit financé par la publicité, a depuis quelques semaines un nouveau partenaire commercial : les casinos Partouche. Il est ainsi possible désormais de gagner des bons pour le moins insolites, puisque valables uniquement dans les machines à sous des casinos Partouche, et ce pour un montant plafonné à 100 euros de bons par mois. Dommage qu'ils ne soient pas échangeables contre des jetons de cash game poker. Enfin, bref.

Sachant que le maillage de ces casinos à travers la France est assez inéquitable, une grande partie des joueurs sur le site de Marketluck boude les tournois de poker proposant des bons Partouche. Moi-même, je les avais snobés. Mais lorsque j'ai su que j'allais disputer le WPTN Cannes, je me suis immédiatement mis à jouer ces tournois-là, car il se trouve qu'il y a un casino Partouche à Cannes : le Palm Beach. Et c'est ainsi que j'ai pris mon TGV pour Cannes avec l'espoir de toucher le jackpot aux machines à sous grâce à mon bon d'une valeur de 100 euros glané sur les tables de Marketluck si d'aventure les cartes ne me souriaient pas au WPTN (qui se disputait quant à lui au Casino Barrière).

Casino Palm Beach de Cannes
Le vendredi matin, le soleil était au rendez-vous au lendemain de mon élimination du WPTN, et c'est avec sérénité et bonne humeur malgré tout que j'ai traversé la croisette afin de me rendre au casino Partouche Palm Beach, situé à l'extrémité Est de la ville. Arrivé sur les coups de 13h devant l'établissement, il m'a fallu accomplir quelques formalités administratives avant de me faire créditer mon bon de 100 euros et de me diriger vers les machines à sous dans une salle quasiment vide où seule une poignée de personnes s'amusaient devant les bandits manchots alignés par dizaines.

Je n'ai jamais été fan de machines à sous. Il m'est arrivé de jouer miser quelques jetons dans la fente jadis, du temps des sonnantes et trébuchantes, lorsque jetons et pièces produisaient un bruit caractéristique, un "bling, bling, bling" aussi captivant que le chant d'une sirène sur un récif. Mais avec la dématérialisation des supports et la fin de l'âge d'or des piécettes, tout ceci est révolu : à Vegas comme à Cannes, on perd et on gagne dans une ambiance feutrée, désormais.

mon choix : la 4ème en partant de la gauche (tout au fond)
Avec mon bon dans les mains, j'ai méticuleusement arpenté la salle avant de décider quelle machine aurait mes faveurs. Bien sûr, j'aurais pu jeter mon dévolu sur les machines réservées aux clients modestes, à raison de 5 centimes par unité de crédit. Mais j'avais envie d'accroitre au maximum la variance en vue d'un gain potentiellement significatif, et mon choix s'est au final porté sur une machine où chaque crédit était valorisé à 5 euros ! J'ai glissé délicatement le bon de 100 euros imprimé en lieu et place d'un billet de banque sans que la machine manifeste la moindre désapprobation, et je dois reconnaître que j'en ai tiré un vif plaisir. La gratuité sous toutes ses forme me fascine réellement, sans que je sache expliquer pourquoi. Quoi qu'il en soit,  je disposais bel et bien de 100 euros jouables, répartis en 20 crédits de 5 euros. A moi de les faire fructifier... ou de les dilapider.

Une fois n'est pas coutume, j'ai prié secrètement le Dieu du Hasard, et j'ai commencé à appuyer sur le bouton de la machine. Même si c'était du domaine de l'envisageable ne m'attendais pas à appuyer 20 fois consécutivement sur le bouton "miser" sans décrocher le moindre gain. C'est pourtant le sort peu enviable que le Dieu du Hasard m'a réservé : le chou blanc ! En cinq minutes à peine, l'affaire fut entendue : les 100 euros virtuels devinrent 100 grains de poussière et je décidai alors de quitter ce casino de malheur sans autre forme de procès.

Mais cette expérience insolite ne me laissa pas complètement bredouille. Tout d'abord, la réceptionniste du casino m'a offert un porte-clefs en forme de trèfle à quatre feuilles en guise de cadeau de bienvenue. Et tandis que je fus contraint d'arpenter toute la croisette à l'aller comme au retour, un très léger coup de soleil vint taquiner mon front. De bon augure pour l'été qui s'annonce.

mardi 7 juin 2016

Escapade sur la croisette (1ere partie : WPTN Cannes 2016)

Casino Barrière de Cannes
Suite à ma mémorable victoire au Stade de France le mois dernier, PMU Poker m'avait convié à participer au WPTn Cannes qui se tenait du 3 au 6 juin au casino Barrière de Cannes. Ca fait d'ailleurs le second tournoi WPTn d'affilée que je dispute gratuitement, ce qui n'est pas une mince performance ! Ce tournoi du World Poker Tour Europe dont le droit d'entrée était de 1.200 euros a réuni la fine fleur du poker français, dans la même veine que celui l'automne dernier à Paris au Cercle Clichy Montmartre. Sauf qu'à Cannes, en lieu et place des "regs de cercle" de la capitale, ce sont quelques joueurs fortunés amateurs de sensations fortes qui sont venus compléter le tableau des inscriptions. Au total, en additionnant les deux jours 1 du jeudi et vendredi ainsi que les réinscriptions (autorisées à mon plus grand dam), le tournoi aura recensé 397 inscriptions.

le quartier pittoresque du Suquet à deux pas du casino
Sachant que cette fois-ci, je jouais loin de mes bases parisiennes, les 600 euros offerts par le PMU pour payer les frais de déplacement étaient particulièrement bienvenus. Je me suis dégoté pour l'occasion un petit studio meublé dans le vieux Cannes, pas bien loin du casino Barrière, à un prix très raisonnable : l'idéal. Je me débrouille plutôt bien lorsqu'il s'agit de planifier des déplacements sans faire exploser un budget. Pourvu que ce soit toujours le cas car la logistique ça a son importance, mine de rien.

Une fois arrivé à la gare SNCF peu après les douze coups de midi, et après avoir aussitôt déposé mes affaires dans mon petit meublé, je me suis rendu au casino vers 14h30 alors que le tournoi avait déjà commencé depuis un peu plus d'une heure. Rien de bien grave en soi, les deux premiers niveaux sont là pour servir d'échauffement, en principe. Pour un tournoi de type élite, ma table ne m'avait pas l'air trop ardue... et d'ailleurs, j'ai pu accumuler quelques jetons en faisant montre de patience, et ce en dépit d'un coin flip perdu contre un joueur en difficulté. A la pause dîner près de la moitié des joueurs avaient déjà déguerpi de ce Jour1A tandis que j'étais pour ma part dans la moyenne, bien à l'abri des secousses.

La discothèque-bar "Les marches"
La pause dîner a d'ailleurs été l'occasion pour moi de rejoindre la cohorte des qualifiés et invités PMU et de profiter de petits fours tout à fait honnêtes et de la douceur de la terrasse de la boîte Les Marches (attenante au Casino Barrière et théâtre de nombreuses fêtes de légende en marge du festival de Cannes). Ce qui m'a permis d'échanger quelques mots avec quelques uns des qualifiés internet et d'observer les joueurs professionnels de l'équipe PMU très affairés à discuter autour de l'ex-international de football Ludovic Giuly, invité spécial du PMU à ce tournoi WPTn Cannes - édition 2016.

C'est au retour de la pause déjeuner que mon inexorable descente s'est alors enclenchée. La faute à une conjonction astrale défavorable, peut-être ! C'est bien simple, j'ai perdu quasiment tous les coups auxquels j'ai participé, et ce en dépit d'un changement de table qui n'a en rien enrayé ma chute, bien au contraire. Inutile de préciser qu'à force de perdre des petits coups on se retrouve très rapidement à court de munitions. C'est ainsi qu'étant contraint de prendre des risques, je me suis fait éliminer dès mon premier coup à tapis, juste avant 23h00, à l'amorce de la dernière heure de tournoi.

Le coup est d'ailleurs parfaitement raconté par Tommy le couvreur d'Unibet Poker. Etant donné mon statut d'illustre inconnu à la table, je suis étiqueté comme "le joueur en BB" :

Aux blinds 600/1200-200, Steve Daulon raise à 2,5k en MP et est payé par Sarah Herzali au bouton. Le joueur en BB va alors squeeze all-in pour 14,7k et Steve reshove à son tour pour faire fold Sarah.

Steve [As] [Ks]
BB [Aca] [Td]
Board [2h] [Qd] [6h] [4c] [2d]
Et Sarah annonce avoir fold [2s] [2c] pour le carré.

Chipcount à cette table :
S2 Sarah Herzali 70k
S3 Florian Ribouchon 25k
S6 Tony Dunst 90k
S8 Steve Daulon 64k
S9 Yacov Amsellem 72k

Il reste 67/130 joueurs pour une moyenne à 58k.
C57A6648
mon bourreau final (photo : Unibet Poker)










Le bilan comptable est donc mauvais. Pourtant, je ne crois pas avoir mal joué ce tournoi, quand bien même je n'aie pas joué mon A-Game. Il était dit que je ne ferais pas partie des quarante cinq joueurs payés. Pour la petite histoire, la victoire du tournoi échoit à Paul-Didier Obigand, un quinquagénaire dont le palmarès n'était jusqu'ici pas plus étoffé que le mien. Gageons qu'il saura se faire plaisir avec les 90.000 euros ainsi récoltés sur ce seul tournoi !

lundi 6 juin 2016

6 juin 2016 : Bilan provisoire en Omaha

Le 1er janvier, j'avais décidé d'accroître mon volume de jeu en Omaha, variante dans laquelle je m'amuse bien davantage qu'au Hold'em. Et j'avais mentionné que je dresserais un premier bilan le 6 juin, date anniversaire du débarquement des marines américains sur une plage normande dont le nom de code était "Omaha".

J'ai parfaitement respecté le plan de bataille. Depuis le début de l'année, j'ai ajouté en moyenne deux tables de Omaha à mes sessions quotidiennes de poker. Ces tournois de Omaha ont un droit d'entrée qui oscille entre 1 et 10 euros, en fonction de mes humeurs et de mes disponibilités. A la faveur de tickets restant à solder, il m'est également arrivé de m'aventurer sur des terrains plus escarpés avec quelques tournois plus huppés, ce qui m'a permis de vérifier par moi-même la  différence de niveau assez significative entre petits et gros tournois de Omaha.

Je n'ai pas été déçu par ces quelques mois d'expérimentation de cette variante en mode compétitif. Au début, il a certes fallu que je m'habitue à les inclure dans ma routine de joueur : il n'est pas commode d'avoir sur un même écran d'ordinateur un panachage entre tables de Hold'em et de Omaha, la gymnastique intellectuelle n'étant pas du tout la même. Mais désormais ces tables de Omaha ouvertes en parallèle font partie intégrante de mes soirées poker.
après un débarquement réussi, il va falloir pénétrer à l'intérieur des terres...
Par prudence, et sachant que mon volume de jeu serait très modeste malgré tout, j'avais décidé en début d'année de viser un premier objectif largement à ma portée, avec bénéfice minimal de cinq cent euros à atteindre entre le premier janvier et le six juin. A vrai dire, il a été franchi sans difficulté aucune bien avant le mois de juin. J'ai en effet largement dépassé le millier d'euro de bénéfice sur cette seule variante.

A la rentrée, je passerai probablement à la vitesse supérieure, en augmentant mon volume de jeu dans cette variante passionnante qu'est le Omaha. Et puis qui sait ? Sur un marché du poker en ligne atone, la légalisation de plusieurs autres variantes pourrait être effective très prochainement... Auquel cas, tout ceci promet de palpitantes nouvelles batailles à livrer. Et je sais que je suis armé pour les remporter. Il sera alors temps pour moi de dresser de nouveaux plans de conquête, autrement plus ambitieux. Toutefois, j'aurais tort de ne pas savourer l'instant présent, car j'ai réussi la première phase de mon débarquement.

mercredi 1 juin 2016

Les billets de 500 euros relégués aux oubliettes ?

Nous voici le 1er juin 2016. Et le moins que l'on puisse dire, ce que le mois de mai 2016 aura marqué un tournant du point de vue de la monnaie. En effet, la Banque Centrale Européenne a décidé de retirer progressivement les billets de 500 euros de la circulation, en ne remplaçant plus les coupures usagées par des billets de même valeur et en n'autorisant pas les établissements financiers à remettre dans le circuit les billets de 500 euros qu'elles collectent de-ci de là, au gré des transactions et des remises en liquides des clients et commerçants. Il faut dire que ce type de billets a toujours eu mauvaise réputation, puisque soupçonné de fluidifier bien des trafics et autres turpitudes. Dans le microcosme du poker, force est de reconnaître que ces billets voyagent bien.

Je n'ai jamais eu l'âme d'un collectionneur. A vrai dire, c'est un comportement qui ne me sied guère... je suis plutôt pragmatique en accordant de la valeur aux choses tant qu'elles demeurent fonctionnelles. Enfant, il m'est arrivé de collectionner quelques albums Panini, mais de mémoire je n'ai réussi à en compléter qu'un seul en entier. Pour ce qui est de mes autres albums d'images, c'est sans trop de remords que je les ai laissés incomplets. Et si l'on excepte quelques figurines accumulées en dilettante, je n'ai jamais collectionné quoi que ce soit d'autre.

Les hasards du poker live ont fait que j'ai eu l'occasion de me faire remettre quelques précieux billets de 500 euros à deux reprises (au Casino Barrière de Toulouse et au Casino Barrière de Lille). N'étant pas d'un naturel flambeur, mon stock de billets mauves n'a pas encore été totalement dilapidé. La preuve en images.
la cachette est située non loin du bureau...
Aussi, c'est bien davantage par malice que par nostalgie que je pense que je vais conserver un de ces sulfureux billets de 500 euros bien à l'abri de la lumière et des convoitises, et ce jusqu'à ce que je remette la main sur un ou plusieurs de ses acolytes. Peut-être parviendrai-je prochainement à récolter de nouveau quelques uns de ces billets de légende à l'occasion d'un tournoi live particulièrement heureux, qui sait ? Avec le temps, le nombre de ces papillons mauves va donc décroître, inexorablement . Aussi, afin d'éviter que le billet sur la photo se retrouve un jour orphelin, je me dois de briller sur la scène pokeristique aussi rapidement que possible !