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mercredi 29 octobre 2014

Le coup de mou

Moundir
Il y a tout juste un an, je disputais mon premier véritable tournoi de poker : l'étape parisienne des qualifications pour le Winamax Poker Tour à la Grande Halle de la Villette. Ce week-end des 25 et 26 octobre 2014, Winamax remettait le couvert en organisant  cet événement pour la 4ème année consécutive. Véritable défi logistique de grande envergure, le Winamax Poker Tour constitue une ode au poker amateur, puisque parvenant à réunir la bagatelle de 2.000 participants au sein d'un même espace de jeu ! Malheureusement, je ne suis pas parvenu à me qualifier pour l'événement cette année, car je m'y suis intéressé bien tardivement, alors que les qualifications étaient déjà bien entamées et que les sièges à pourvoir fondaient comme neige au soleil. Le fait est que je ne me suis pas focalisé sur cet objectif cette année, alors même que les qualifications en ligne sur Winamax étaient relativement faciles à obtenir. En outre, j'avais vraiment adoré cette ambiance conviviale l'année dernière, les joueurs étant affranchis de toute forme de pression en raison d'un impact financier quasi-nul et l'ambiance aux tables étant conviviale, voire franchement amicale parfois. Alors pourquoi ce réveil si tardif de ma part dans la course aux qualifications cette année ? Comment donc se fait-il que je n'aie pas décroché mon ticket pour cet événement cette année et que j'ai donc raté au passage l'occasion de me frotter à des personnalités des médias telles que Daniel Riolo (qui m'aurait assurément reconnu avec mon chapeau péruvien) ou encore le légendaire Moundir de Koh Lanta ?
Daniel Riolo, le brillant journaliste de RMC
La vérité tient en quelques mots simple : j'ai perdu la grinta ! Force est de reconnaître que je traverse actuellement un creux en matière de motivation. Pour moi qui suis un compétiteur assidu et acharné, c'est un phénomène tout bonnement incompréhensible. Du moins de prime abord. Car la faillite d'Euro Poker m'a profondément meurtri, bien au-delà de son seul impact financier : Euro Poker et son réseau Ongame, c'était un peu la bicoque en bois où j'avais choisi de poser mes valises... ma maison bleue de San Francisco. Je m'y sentais un peu comme chez moi. L'ambiance y était bon enfant et conviviale. Ce climat de sérénité était propice à l'épanouissement de mon jeu, puisque j'y gagnais avec une régularité de métronome. Mais la maison a brûlé et n'est plus qu'un amas de cendres à présent.

L'ARJEL - autorité administrative censée garantir la sécurité des mises aux joueurs - a lamentablement failli dans son devoir de contrôle, et bien qu'ayant été pourtant alertée à maintes reprises depuis des mois par de nombreux joueurs n'a pas remué le moindre petit doigt alors que l'odeur de roussi était perceptible alentours. J'aurai d'ailleurs l'occasion ultérieurement de revenir sur les failles abyssales de cette autorité administrative et son actuelle ligne de conduite à la mauvaise foi déconcertante. Quoi qu'il en soit, la liquidation judiciaire de Euro Poker a été prononcée cette semaine par le tribunal de commerce... les joueurs devront donc se débrouiller tout seuls pour tenter de récupérer leurs avoirs : tâche rendue d'autant plus délicate qu'il semblerait qu'il y ait eu des opérations frauduleuses dans la comptabilité et les comptes joueurs.

Lorsque je pense à tous les efforts que j'ai dû fournir pour en arriver à n'avoir au final qu'une belle ardoise de près de 4.000 Euros qu'il me sera extrêmement difficile et compliqué de recouvrer ne serait-ce que partiellement auprès du liquidateur judiciaire, cela ne m'incite guère à continuer à cravacher aux tables de poker, ni à me fixer de nouveaux challenges à atteindre. Car à la vérité personne ne protège les joueurs de poker en ligne contre les turpitudes des uns et des autres. Pas même l'Etat, qui pourtant ponctionne le marché au-delà du raisonnable, en échange de sa bienveillante "protection".

la véritable Maison Bleue de Maxime le Forestier (sise à San Francisco, et repeinte en 2011)
Mon volume de jeu a sensiblement diminué, ces dernières semaines. Là où je faisais des sessions de 9 à 12 tables par soir de jeu auparavant, je n'en fais plus que 5 ou 6 désormais. En sus d'un volume amoindri, j'ai également l'impression que mon niveau de jeu en pâtit. Car le poker est aussi affaire de courage et de confiance. Malheureusement, lorsque l'on voit sa maison réduite en cendres, le courage s'effrite et la confiance se ratatine. Le temps de la reconstruction viendra probablement prochainement. Il y aura des lendemains meilleurs, c'est certain : ce tragique épisode ralentit ma marche en avant mais ne saurait la stopper. Car j'ai des chantiers prometteurs en cours. Mais pour l'heure, je pleure ma maison bleue disparue à jamais. Et je m'enferme dans ma coquille d'escargot.
Parviendrez-vous à retrouver mes billes dans cet amas de cendres, monsieur le liquidateur ?






mardi 7 octobre 2014

Catastrophe industrielle : Euro Poker ferme ses portes !

Il y a tout juste un an, le site Barrière Poker fermait ses portes. A mon grand regret, vu que le logiciel utilisé par Barrière Poker était plutôt de bonne qualité comparé à ce qui fait sur le marché actuel. Voici qu'à présent, c'est au tour de EuroPoker de mettre la clef sous la porte. L'industrie du poker français constitue un petit écosystème bien fragile : il suffit parfois d'un ou deux parasites pour l'affaiblir considérablement.

Depuis quelques semaines, les rumeurs couraient bon train au sein de la communauté concernant la survie d'EuroPoker, en proie à des retards de paiement, le tout enrobé d'une communication catastrophique, proche du néant. Comme si cela ne suffisait pas, la réputation d'EuroPoker avait été sévèrement écornée ces dernières semaines, à la suite de certaines révélations d'un joueur lésé se rapportant à la pratique de collusion (triche) entre un ambassadeur du site et certains de ses amis et complices, sans pour autant que le site ait sanctionné ledit ambassadeur comme il se devait par une exclusion pure et simple !

Or, un site de poker en ligne existe surtout parce qu'il a une réputation suffisamment solide pour donner envie à des joueurs de s'adonner à leur passion du jeu le coeur léger, en toute sécurité et en toute confiance. Ne pas régler les joueurs qui demandent un retrait de leurs fonds dans un délai raisonnable constitue en soi un élément anxiogène... Par ailleurs, le management d'EuroPoker aurait dû immédiatement exclure ce tricheur lorsque les faits lui ont été exposés. Au lieu de ça, le joueur a été couvert, et cette sombre histoire a été passée sous silence... du moins, pendant un certain temps. Car laisser suppurer une blessure, ce n'est pas la soigner, bien au contraire.

Ce joueur véreux, du nom de Ugo Weyl (pseudonyme "cedranan67"), il se trouve que je le soupçonnais moi-même depuis belle lurette de s'adonner à de telles pratiques. Notamment  - mais pas seulement - avec son ami Antoine Pignon (pseudonyme "AcidSulfurik"). Ugo Weyl était d'ailleurs la seule personne avec laquelle je me sois un tantinet accroché sur le chat général du site en plus d'un an de présence, quand bien même notre différend portât sur d'autres raisons (liées à son immaturité et sa grossièreté) et que ce soit surtout lui qui se soit évertué à m'insulter et à me provoquer, sans que je daigne réagir autrement que par ironie.

Quoi qu'il en soit, lorsque par malheur je me retrouvais à la même table que ces deux types dans un tournoi, je serrais les fesses pour ne pas être pris en sandwich, quitte à y laisser quelques blindes non défendues de-ci de-là, en attendant que le hasard des tables m'éloigne de ces deux sinistres personnages, qui en dépit de leur jeune âge, avaient pourtant tout deux conquis le statut de joueur "star" d'EuroPoker, avec un logo distinctif aux tables. Par un étonnant manque de lucidité, le management d'EuroPoker a fait confiance à des crapules en herbe... il en récolte aujourd'hui les fruits empoisonnés et acides !!

Car la résultante de tout ceci, c'est qu'EuroPoker se retrouve dans l'impasse. Lourdement entachée au niveau de sa réputation et de sa crédibilité, saignée de son pool de joueurs, et pour couronner le tout : privée de réseau ! Dans de telles conditions, les dirigeants ont jeté l'éponge et on s'achemine vers une liquidation pure et simple de la société.

A titre personnel, la fermeture d'EuroPoker constitue pour moi une véritable catastrophe industrielle !! Car non seulement j'ai encore des sous bloqués sur mon compte joueur, mais de surcroit je dispose aussi et surtout de tout un tas de tickets non convertis en cash. Et s'il est quasi-certain que les sous seront effectivement recouvrés dans quelques temps grâce au mécanisme de fiducie des comptes joueurs d'EuroPoker imposé par l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) afin de sécuriser les avoirs des joueurs, j'ai aujourd'hui beaucoup moins de certitudes quant à ma possibilité de conversion de mes tickets à leur valeur nominale. Je risque d'y laisser quelques plumes... Mais c'est ainsi, certaines situations désagréables sont parfois inévitables.

De par une vigilance naturelle, je suis dans ma vie d'homme parvenu à éviter bon nombre d'entourloupes. Je n'ai jamais aimé être le dindon d'une farce... Et mon petit doigt me dit qu'aux tables de cash game, les dindons sont plus nombreux qu'on ne pourrait le penser de prime abord, a fortiori sur un site de poker de petite taille, où les réguliers qui écument les tables finissent par très vite se connaître et instaurer entre eux un modus vivendi profitable à tous... Cette affaire illustre donc très bien pourquoi je n'aime pas le cash game, puisqu'à ces tables de cash game, la collusion est une activité somme toute facile à mettre en place, dès lors que l'on a la faculté de s'assoir à la table de son choix (pourvu qu'il y ait de la place) et que l'on puisse donc privilégier le fait de jouer avec telle ou telle connaissance. De la collusion aux tables de cash game, il y en a probablement plus qu'on ne le pense...

La disparation d'EuroPoker sera pour moi bien douloureuse. Pour des raisons affectives tout autant que pour des raisons financières, puisque c'était l'endroit où je prenais le plus de plaisir à jouer. Mais cette tragique fin aura également le mérite de me servir de piqûre de rappel si besoin était : le petit monde du poker - que ce soit en ligne ou bien en live - est loin d'être un milieu sain, et il faut savoir redoubler de prudence pour y tirer son épingle du jeu, car les travers humains sont nombreux et l'argent accroît le nombre des tentations. 

Autre conclusion importante que j'en tire : la corruption constitue un mal qui se doit d'être combattu et éradiqué dès l'apparition des premiers symptômes. Si on la laisse s'installer et se développer sans réagir, les conséquences à long terme seront des plus fâcheuses, autrement plus désastreuses que celles générées par la simple incompétence. De quoi méditer sur les vertus supposées du retour de Nicolas Sarkozy en politique avec la prochaine élection présidentielle en point de mire. Des candidats de droite honnêtes, ça doit bien pouvoir se trouver pour 2017, non ? 

Au poker, je n'ai aucun ami. Et je ne souhaite d'ailleurs pas en avoir véritablement. Il y a des joueurs que j'apprécie, d'autres que je respecte. Mais dès lors que l'on soit assis à une table, je ne fais jamais de cadeaux et ne souhaite jamais en recevoir. En jouant, mon but n'est pas de gagner des sous, mais bien de gagner tout court afin de me prouver continuellement que je suis le meilleur. Et puisque gagner en trichant, c'est être un mauvais, il m'apparaît inconcevable de tricher. Car je suis avant tout un compétiteur et biaiser la compétition reviendrait à me gâcher mon plaisir. Je me réjouis chaque jour que Dieu fait d'être immunisé contre les effets pervers engendrés par l'argent. Car je sais que d'autres n'ont pas cette chance. 

Je plains sincèrement ce pauvre Ugo Weyl de n'être qu'un vulgaire tricheur... car la rédemption est un chemin difficile que peu parviennent à emprunter, surtout à 20 ans : même s'il se sort indemne de ce sombre épisode EuroPoker, il est à craindre qu'il ne répète les mêmes fausses notes un peu plus tard dans sa vie. Il deviendra probablement agent immobilier en charge de la commercialisation de pyramides chez Ponzi & associés, en se persuadant toute sa vie durant que la richesse d'un homme se mesure à l'aune de son compte bancaire. Puissé-je me tromper lourdement à ce propos...



vendredi 3 octobre 2014

Classement Club Poker 2014 - La messe est dite : zebezt is the best !

Septembre 2014 a touché a sa fin. Et voilà que le Club Poker reparle de moi... En effet, ma régularité et mon avance au classement général des tournois communautaires font que le championnat 2014 devrait - sauf tremblement de terre - tomber dans mon escarcelle. Afin de donner un aperçu sommaire de l'ampleur de mon avantage, voici le classement général 2014 tel qu'arrêté au 3 octobre.
Mon avance est telle que plus personne n'est en mesure de me rejoindre d'ici la fin de l'année. C'est beau, d'avoir plié un championnat de longue haleine aussi tôt dans la saison ! Surtout lorsque l'on considère que j'ai joué quantitativement bien moins de tournois que mon poursuivant direct, par exemple, en étant totalement inactif plus d'un mois et demi durant, et aux abonnés absents bon nombre de soirées le week-end. Comme d'accoutumée, Supercaddy, le journaliste du site Club Poker m'adresse au passage quelques éloges qui font plaisir. Je ne le connais pas, mais j'apprécie sa qualité de plume digne des meilleurs journalistes de la presse écrite ainsi que son humour décapant savamment distillé qui peut s'exprimer pleinement s'agissant d'un domaine convivial (le poker)  autrement moins austère que la politique ou l'économie, par exemple. Le travail de titan qu'il accomplit sur le site Club Poker est là pour en attester : sa partition musicale est rythmée et entraînante, sans jamais la moindre fausse note. Le fait qu'il ne se prive pas pour me complimenter publiquement de temps à autre sur ce qui est LE site de référence du poker français me fait donc rougir de plaisir ! zebezt is the best. La messe est dite. Amen. Un de mes objectifs ludiques de l'année est donc atteint. Et pour bien finir l'année, je vais essayer de parvenir à franchir le score symbolique des 1.000 points, histoire de ne pas laisser ma motivation se tarir.





mardi 30 septembre 2014

Bwin a migré. Fredyl en a profité...

Le réseau Ongame qui était partagé par Bwin et EuroPoker vit ses dernières heures. Depuis quelques jours, Bwin a migré sur le réseau PartyGaming, actuellement partagé par le PMU et PartyPoker. C'est un réseau que je connais bien puisque j'ai démarré ma carrière de joueur de poker en m'inscrivant chez le PMU.

Bwin a ainsi enclenché une nouvelle phase dans son processus de fusion avec PartyPoker. Il y a manifestement trop d'opérateurs qui se concurrencent pour un vivier de joueurs en stagnation - voire en régression - depuis mes premiers pas dans cet univers, et ce mouvement de concentration n'est manifestement pas terminé. Technologiquement parlant, le réseau PartyPoker présente un nombre considérable de faiblesses et de retard comparé à ce qui se fait de mieux en matière de poker en ligne (Winamax étant à mon sens la référence indéboulonnable pour de nombreuses années). Toujours est-il que Bwin a bel et bien effectué sa migration.

Pour fêter ce déménagement d'envergure, Bwin a organisé en partenariat avec le site Poker-Academie un mini-championnat gratuit ou presque, en cinq journées distinctes (quatre manches qualificatives et une finale), le tout étant censé permettre aux joueurs Bwin de se familiariser sur la nouvelle plateforme PartyGaming en toute détente, avec la perspective d'obtenir quelques tickets. Plusieurs centaines de participants, comme souvent lors de promotions gratuites de cet acabit, mais au final seuls quelques dizaines de joueurs repartent avec une réelle dotation. Pour ma part, je me suis qualifié sans trop de difficultés pour la finale, remportant une poignée d'euros au passage.

Ladite finale se disputait dimanche 28 septembre à 21h00. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça n'a pas traîné, puisqu'à 23h44 le tournoi était déjà terminé. Pourtant la structure du tournoi n'était pas excessivement rapide. Je me suis retrouvé en table finale avec des excités de la gâchette amateurs de risques inconsidérés. Mal leur en a pris, je les ai envoyés au tapis en pratiquant pourtant mon jeu habituel fait de solidité et d'esquive, le tout mâtiné d'un brin d'audace (mais pas trop vu le profil de certains adversaires). Et c'est ainsi que j'ai empoché les 150 Euros promis au vainqueur de la finale. De quoi éponger partiellement ma perte du week-end survenue au Cercle Clichy Montmartre. Le poker, ça devrait être toujours comme ça : un jeu gratuit avec deux cartes, et à la fin c'est Fredyl qui gagne des euros !


dimanche 28 septembre 2014

Nouvelle débâcle au Cercle Clichy Montmartre

Ce samedi 27 septembre, le Cercle Clichy Montmartre de Paris organisait un tournoi d'envergure étalé sur deux jours : le Dreamstack, dont le coût d'entrée était de 500 Euros (480 + 20 Euros de bonus pour les croupiers). Autant le dire tout de suite, il ne me serait jamais venu à l'esprit de participer à ce genre d'événement, sachant que le Cercle Clichy Montmartre ne m'enchante guère avec sa faune disparate de joueurs et son atmosphère vraiment particulière, sachant également que j'ai compris au travers de mes menues expériences que je ne suis pas du tout fan du live, et que de surcroit ma stratégie de division des risques est opposée au fait d'investir une somme aussi importante sur un seul tournoi, avec tous les aléas que cela comporte.

Oui mais voila... Il me restait toujours ce satané ticket d'une valeur de 200 Euros gagné en juin sur Winamax, et qui de facto traînait sur mon compte joueur du Cercle Clichy Montmartre, et bien que cela m'ait été énoncé en des termes assez vagues, on m'avait malgré tout fait comprendre qu'il me faudrait consommer ce ticket assez rapidement. Ledit ticket n'étant pas "tronçonnable" et le nombre de tournois proposés par le Cercle Clichy Montmartre à un coût supérieur ou égal à 200 Euros n'étant pas légion, c'est de guerre lasse que je me suis résolu à l'investir dans ce tournoi Dreamstack, et c'est ainsi que j'ai rajouté de ma poche la bagatelle de 300 Euros en coupures de 20 Euros fraîchement obtenues du distributeur à billets le plus proche. C'est une entorse à mon sacro-saint principe au poker qui consiste à ne jamais investir de mon argent personnel... mais je n'allais pas non plus faire cadeau de 200 Euros à un maudit cercle de jeux !
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Me voilà donc présent samedi à 15h00 précises pour le début du tournoi, qui a réuni 197 participants au total. En général, plus un tournoi est cher, plus la structure est lente, de nature à permettre de déployer du beau jeu, solide et étayé, et de minimiser les risques de déveine. Du moins en principe, car il y a toujours des excités qui se débrouillent pour se faire sortir d'un tournoi à vitesse grand V. Même avec 500 ou 1 000 blindes devant eux.

Fidèle à mon caractère, j'avais opté pour un jeu solide en début de tournoi, bien qu'incisif par moments (l'agressivité au poker étant une qualité essentielle à la réussite). Malheureusement pour moi, je suis tombé sur la pire des tables possibles, avec des joueurs aussi cramponnés à leurs jetons que je pouvais l'être moi-même. A mon grand dam. C'est ainsi que toutes les tables environnantes se sont clairsemées sans qu'il y ait un seul sortant à la nôtre. Et lorsque personne ne saute à la table, cela signifie que la moyenne de jetons en circulation demeure la même qu'au départ, alors que celle des tables environnantes augmente mécaniquement par le jeu des éliminations. Sur les 197 participants, nous n'étions plus que 132 lorsque le premier participant à ma table a été éliminé. Et mon total de jetons n'a guère varié pendant ce laps de temps incommensurablement long. Pas moyen de trouver une brèche et de m'y faufiler : cela a été un véritable chemin de croix... mes quelques bluffs étant fréquemment payés ou relancés, tandis que mes mains consolidées trouvaient peu de clients post-flop.

Je ne sais plus le nombre de fois où je me suis surpris en train de me morfondre sur le côté ennuyeux de me retrouver assis pendant des heures à une table avec de parfaits inconnus pas forcément sympathiques.

Mon élimination survient en 96ème position, sur les coups de 23h20. Sur une prise de risques excessive de ma part, en allant m'empaler à la turn face à un adversaire qui avait touché sa quinte. Mais il faut dire que les tapis moyens à notre table étaient vraiment très bas à ce moment-là comparés à la moyenne du tournoi et que l'heure était venue de prendre quelques risques supplémentaires. Ironie de l'histoire, il s'agit de la seule main du tournoi où je suis allé jusqu'à l'abattage final. En plus de huit heures de jeu effectif (si l'on retire les pauses). Tout ça pour ça.

Moins 500 Euros dans les dents. Ca fait vraiment mal. Le vainqueur du tournoi est quant à lui reparti les poches pleines le dimanche, avec plus de 16 000 Euros. Mais qu'à cela ne tienne : cette mini-débâcle fait partie du jeu, il faut savoir l'accepter et la digérer aussi promptement que possible. Savoir encaisser les coups est une qualité essentielle lorsqu'on ambitionne d'en asséner à autrui. Car demain est un autre jour, avec son lot d'opportunités nouvelles à saisir. Alors malgré le coup encaissé, je me relève sans broncher et je repars au combat. Car je suis indestructible. Je suis un gagneur-né. Je suis Fredyl.


lundi 22 septembre 2014

Les petits fours du Parc des Princes - chapitre 3 (2014-2015) : le chant à la sirène !

Le poker mène décidément à tout dès lors que l'on ait la bonne idée de faire partie des heureux gagnants, y compris à des situations improbables auxquelles ont ne s'attendait pas quelques jours auparavant. Je commence à en avoir l'habitude, mais les surprises s'enchaînent quand même à intervalles réguliers, et c'est encourageant pour la suite. D'autant que j'aime l'imprévu. C'est aussi ça qui est chouette : la glorieuse incertitude du sport poker !

Pour ceux qui ont eu le courage de lire mes articles de mars 2013 et mars 2014 se rapportant aux légendaires petits fours du Parc des Princes, voici dès à présent le chapitre 3 de l'histoire, bien en avance par rapport aux deux saisons précédentes...

Le PMU ne fait pas les choses a moitié...

Je rentre à l'instant du Parc des Princes, où j'ai pu assister au match PSG vs Lyon dans des conditions de luxe extrême. En effet, en tant que sponsor officiel du Paris-Saint-Germain pour cette saison encore, le PMU loue une loge privative executive club, ce qui correspond au nec plus ultra en la matière, avec un standing rehaussé en raison de travaux réalisés à l'intersaison dans les travées du Parc des Princes. Difficile d'ailleurs de décrire en quelques phrases simples le côté fastueux des coulisses réservées aux spectateurs les plus importants (ou chanceux, comme dans mon cas).

Outre le fait de bénéficier de sièges ultra larges et très confortables recouverts de tissu bleu avec des accoudoirs gigantesques, le tout dans une position quasi-centrale du stade (quelques rangs au dessus du banc de touche du PSG), le hasard a fait que la jeune femme blonde assise à ma gauche était d'une beauté époustouflante, à tel point que vouloir la décrire ici constitue une offense à sa magnificence, tellement de simples mots ne sauraient restituer à sa juste valeur la perfection, l'aura et la magie qui l'entouraient. Mon invité a d'ailleurs partagé à 100% mon avis sur ce point, tellement cette jeune femme était belle jusqu'au bout des ongles, c'est pour dire. Elle se souviendra de moi, c'est certain, quoique pour des raisons fondamentalement différentes des miennes ! Sachant que j'étais le seul véritable fan de football dans l'ensemble de la tribune executive club, la demoiselle a vraisemblablement dû me prendre pour un néandertalien en entendant mes cris d'enthousiasme et mes encouragements pendant les séquences de jeu les plus marquantes du PSG, mais peu importe... elle m'a pourri mon match en discutant inlassablement business avec sa voisine de gauche, et au final je suis bien content de lui avoir en retour saturé le tympan droit avec mes cris et ma voix de stentor, au gré de mes encouragements.  De ce que j'ai pu comprendre, la demoiselle est une habituée des lieux, et je vais donc tout faire pour regagner un autre tournoi de la Paris Poker Ligue du PMU, afin d'avoir le privilège de lui anéantir son tympan gauche la prochaine fois. Me prenant pour un nouvel Ulysse du poker lancé dans une folle Odyssée jusqu'à Las Vegas, je compte bien lui faire le coup de la sirène, mais à l'envers : elle a intérêt à prévoir de la cire pour la prochaine fois. Sait-on jamais...



Par ailleurs, mon précieux billet me donnait donc également accès aux loges où se réunissent les invités des principaux sponsors du club afin de partager discussions et victuailles dans les entrailles du stade lors des moments creux. Je n'ose imaginer les sommes que déboursent les sponsors tels que le PMU, Nivea, Citroën, Nike, GDF-Suez ou encore Fly Emirates (loge XXL), pour avoir ces loges à disposition toute l'année durant. Détail amusant, les joueurs les plus emblématiques ayant marqué l'histoire du club que sont Safet Susic, Rai et Pedro Pauleta, disposent aussi de leur propre loge. Zlatan aura un jour prochain la sienne, c'est dans l'ordre des choses...

L'argent des courses est décidément bien réinvesti : l'espace privatif dévolu au PMU se compose d'une très confortable loge délimitée par des parois de verre, la zone étant destinée à accueillir 16 personnes, en étant pourvue d'un nombre équivalant de sièges disposés autour d'un grand écran de télévision mural, avec quelques tables réservées aux petits fours, dont ma consommation immodérée tout au long de la soirée (avant le match, à la mi-temps ainsi qu'à l'issue de la rencontre) m'a permis de constater que qualité et diversité étaient bien au rendez-vous en ce dimanche 21 septembre. Pour couronner le tout, deux sympathiques et ravissantes hôtesses étaient à l'entière disposition de la poignée de convives et le champagne ne s'est jamais tari. Difficile de faire mieux. D'ailleurs à titre de comparaison futile, le Maracana en juin à Rio de Janeiro était deux t(h)ons en dessous.

N'ayons pas peur des mots, le niveau des petits fours était tout simplement stratosphérique, ce qui fait que tous ces éléments mis bout à bout ont tôt fait de me consoler d'un match en demi-teinte, le Paris-Saint-Germain et l'Olympique Lyonnais ayant terminé la rencontre sur un score de parité (1-1)  au terme d'une partie sans réel relief, si l'on excepte quelques phases de jeu intéressantes et un hommage très appuyé et très émouvant des supporters parisiens à Christophe Jallet lors de la première minute de match. Non, ce dimanche, tout l'intérêt de la rencontre était décidément pour moi ailleurs que sur le gazon vert...

Je n'évoquerai même pas dans les détails les VIP du monde du football et du sport que j'ai pu croiser dans les loges voisines (il y avait pourtant du lourd), ni la sympathique photo souvenir prise par un photographe professionnel au sein de la loge, ni le petit cadeau offert au moment du départ (une mini montre-réveil PSG), ni même mon accolade avec l'excellent joueur international lyonnais Clément Grenier (actuellement blessé), tellement j'ai été blas(t)é par les petits fours délectables ainsi que par la bombe ultime post-atomique assise à ma gauche tout le long du match.

Au-delà de tout ceci, le moins que l'on puisse dire c'est que le projet sportif actuellement mis en place par la direction du club commence à avoir fière allure et à porter progressivement ses fruits. Tous les détails y compris les plus infimes ont été scrutés et repensés de façon astucieuse, de telle sorte qu'en dehors du terrain il n'y ait aucune fausse note pour les spectateurs executive club venus assister au match et que le club poursuive son développement dans les conditions les plus favorables possibles dans tous les domaines. Il suffit de se rendre dans les toilettes de la zone executive club pour se rendre compte de cette maîtrise totale du détail que le nouveau management du club a su insuffler à tous les niveaux depuis ces trois dernières années. Pourvu que l'actionnariat et le management actuel du club restent aux manettes le plus longtemps possible. Car le projet sportif du PSG m'a tout l'air d'être un plan de bataille minutieusement étudié, appuyé par une machine de guerre redoutable pilotée par des virtuoses, dont la marche en avant ne fait que commencer : et ce ne sont certainement pas quelques menues contrariétés telles qu'un entraîneur en manque d'inspiration, la vacance du poste de directeur sportif, une taxe exorbitante sur les salaires à 75% ou même l'instauration d'un fair-play financier européen malencontreux pour le recrutement du club qui vont arrêter cette inexorable marche en avant. Tout juste la ralentir un moment dans sa progression, mais guère plus...

Je le savais déjà, mais après avoir vu ce que j'ai vu ce dimanche dans les travées du Parc des Princes, j'en suis plus que jamais persuadé : 

Compétence  +  Rigueur méthodolgique  +  Aléas  =  Succès.

Exactement comme au poker, en somme. Sur le long terme, la glorieuse incertitude dont on vante tellement les mérites a beaucoup de mal a exister, face aux rouleaux compresseurs... Les petits fours du Parc des Princes sont là pour le prouver.

jeudi 18 septembre 2014

Le trône ou le strapontin ?

Environ trois fois par an, Winamax organise un méga-tournoi en garantissant une dotation totale d'un million d'euros minimum : le Million Event. Et pour être sûr que l'on puisse y déployer du beau jeu avec de la profondeur de tapis malgré l'afflux massif de milliers de joueurs venus y participer, ce tournoi est étalé sur trois jours distincts.

Devant un tel enjeu financier (l'heureux gagnant repartant les poches pleines à craquer avec la bagatelle de 180.000 Euros), il va de soi que le droit d'entrée du Million Event n'est pas donné et qu'il faut débourser 150 euros pour y participer. Une somme certes élevée, mais restant à la portée des bourses des rêveurs. Ce tournoi aiguise aussi l'appétit de joueurs étrangers ambitieux à l'affût des bonnes opportunités et à ce titre intéressés par la possibilité d'aller pêcher dans le bocal des joueurs français au niveau sensiblement plus faible que le leur. Car si les joueurs français online n'ont pas le droit de jouer sur des plateformes étrangères, l'inverse n'est pas vrai.

En temps normal, jamais je n'aurais jamais songé participer à un tournoi au droit d'inscription aussi élevé. Sauf que j'ai eu la bonne idée de convertir un ticket de 5 Euros qui traînait (comme souvent sur mon compte Winamax) en un ticket rutilant pour le tournoi du Million Event. J'ai d'ailleurs littéralement survolé le tournoi qualificatif qui se déroulait dimanche après-midi, juste avant le démarrage du tournoi principal.

Et c'est ainsi que je me suis retrouvé sur la ligne de départ ce dimanche 14 septembre à 20 heures précises pour vivre cet événement particulier. Aucune pression particulière : je n'ai peur de personne, pas même des meilleurs joueurs étrangers, et je sais dans le même temps que la part d'aléas est telle sur un tournoi pareil qu'il est tout bonnement impossible d'en attendre quelque chose de particulier. On joue, et on avise en cours de route. C'est exactement ce que j'ai fait, et je me suis ainsi extirpé de la masse des 7.731 participants lors de la première journée, à la faveur d'un jeu inspiré et solide tout à la fois, dans la droite ligne de ma qualification obtenue dimanche après-midi. La seconde journée s'est malheureusement beaucoup moins bien passée, à la suite d'une malchance terrible lors d'un coup gigantesque préflop (pour un pot total de 50 blindes) peu après avoir atteint le seuil des places payées. Aucun regret : j'avais réussi à piéger mon adversaire (paire de rois vs as dame) et il s'en est tiré grâce à la chance puisqu'il s'agissait d'une rencontre me donnant 70% de chances de doubler mon tapis. Dame Chance a choisi de me bouder à ce moment précis et je ne lui en tiens pas rigueur. Je finis donc prématurément ma course dans le décor en milieu de seconde journée à la 703eme place, avec à la clef une récompense "peau de chagrin" de 202 euros seulement.

A l'heure où je rédige ces lignes, la seconde journée du tournoi touche à sa fin. Les lauréats de la table finale repartiront chacun avec des dizaines de milliers d'euros à l'issue de la troisième et dernière journée du tournoi qui aura lieu ce jeudi 18 septembre. Mais cette expérience a été pour moi l'occasion de me rendre compte que je n'ai absolument pas à rougir de mon niveau de jeu.

Heureusement, il n'y avait pas de système d'alarme...
Me considérant toujours comme un joueur en apprentissage en dépit de quelques performances encourageantes, je demeure complexé à l'idée de disputer les tournois d'envergure. Et pourtant... pourtant, je sais que mon niveau intrinsèque est à présent suffisamment élevé pour pouvoir me frotter aux meilleurs. Lorsque je joue à une table, personne ne me fait peur. Non, ce qui me fait peur, en définitive, c'est de prendre le siège et de m'y engoncer confortablement... Quitte à choisir, je préfère les strapontins. Paradoxal, n'est-ce pas ? D'ailleurs, rédiger cet article m'a permis de me remémorer une anecdote croustillante en matière de siège. Il y a quelques années, en visitant le Sénat avec un questeur tout juste retraité en guise de guide privé, j'avais commis la plus grosse folie de ma vie : m'assoir sur le trône de l'empereur Napoléon Ier l'espace de quelques secondes sous le regard médusé de mes camarades de promotion, pendant que ledit questeur ressassait le bon vieux temps avec le surveillant dans la pièce située juste à côté. Malgré son côté absolument majestueux, je n'avais pas trouvé ce trône confortable du tout. Le trône de Napoléon Ier en bois doré, sculpté par Jacob, était occupé par l'empereur lorsqu'il assistait aux Séances du Sénat.

petit strapontin
Avec le recul ainsi que le poids des années qui commencent à s'égrener, cette anecdote me rappelle que tout au fond de moi se love un destin vraiment à part (en sus d'une ou deux pulsions narcissiques refoulées). Il fut un temps où je pouvais prétendre faire partie de l'élite de la nation. J'y ai délibérément (?) renoncé. En revanche, je n'ai pas renoncé à une certaine forme de liberté. Un strapontin, fusse-t-il rugueux et sommaire, permet de s'éclipser de la salle à tout moment, tandis que celui qui est assis sur le trône en est bien souvent prisonnier. Fuck le prestige. Etre un quidam insignifiant qui dispute des petits tournois de poker pour une poignée d'euros au lieu d'être sous les feux de la rampe, ça a vraiment du bon.









mardi 16 septembre 2014

2 place en loge VIP pour PSG-Lyon gagnées sur PMU

C'était l'un des objectifs ludiques que je m'étais assignés à la rentrée : parvenir à obtenir des performances notables lors de la Paris Poker Ligue afin d'aller défendre les couleurs du PSG et du PMU à Las Vegas l'été prochain.

En remportant ce lundi 15 septembre la première place du tournoi, j'ai d'ores et déjà remporté deux places en loges pour aller assister au prochain match du Paris Saint Germain à domicile, face à l'Olympique Lyonnais. Mais ce n'est pas tout : en mettant ce tournoi dans mon escarcelle, parvenant ainsi à me hisser pour la seconde fois dans le dernier carré en l'espace de seulement trois journées disputées de cette Paris Poker Ligue sur PMU, je suis propulsé confortable leader du championnat. Et avec 40 points à mon compteur, c'est déjà 40% du chemin qui est fait vers Las Vegas, puisque lors des deux éditions précédentes de ce championnat, le vainqueur final comptait environ une centaine de points.

En attendant de rêver plus longuement sur la perspective (lointaine et incertaine) de Vegas, je vais déjà savourer ma victoire acquise ce lundi, deux places en loge, c'est déjà chouette en soi. En espérant que j'aie aussi accès aux petits fours du Parc des Princes, puisque j'ai instauré cette tradition grâce à la PSG Poker Live, autre compétition organisée par le PMU en partenariat avec le PSG, et qu'il est de bon ton de faire des comparaisons au fil des saisons.

A vrai dire, ce n'est pas tant la perspective des petits fours qui me fait saliver. Ce match sera pour moi l'occasion d'assister aux émouvantes retrouvailles de Christophe Jallet, l'international français, avec le public du Parc des Princes. Christophe Jallet, transféré à l'intersaison du PSG vers Lyon. Ce joueur a toujours eu une mentalité exemplaire, sachant faire preuve d'abnégation, d'application et d'implication sur le terrain. Un modèle de professionnalisme dans le football français de haut niveau, désormais de plus en plus gangréné par des athlètes (joueurs ?) peu impliqués, techniquement déficients et bien souvent puérils. Le PSG a beau avoir un effectif pléthorique avec des stars mondiales confirmées ou en devenir, Christophe Jallet était demeuré mon joueur préféré de l'équipe parisienne.

Christophe Jallet sous les couleurs parisiennes
Ciao Christophe. Je serai là pour te saluer dimanche 21 septembre au Parc des Princes. Tu mérites tout mon respect et mon admiration. Si un jour tu lis ces lignes, sache que les supporters parisiens qui ont du coeur et de la cervelle n'oublieront pas tout ce que tu as pu faire pour ce club ces dernières années.

J'adore ce blog. Il s'y passe toujours quelque chose.

vendredi 12 septembre 2014

Un élan brisé...

En dépit de ma passion pour le jeu en général et pour le poker en particulier, je n'aime pas trop les tournois live. A ce titre, toutes les excuses sont bonnes pour ne pas trop mettre les pieds dans les casinos et cercles de jeux.

PARTICIPATION ANNULEE !!
Je viens tout juste d'annuler ma participation au Barrière Poker Tour (BPT) de Lille qui aura lieu ce week-end. Et pourtant, j'avais gagné mon package sur Euro Poker. D'ailleurs, j'avais même déjà acheté mon billet de train pour m'y rendre ce samedi dans la matinée. Toutefois, je me suis cassé une côte en jouant au football il y a quelques jours et la perspective de passer deux jours entiers assis à une table de poker avec les côtes en compote et en ayant mal dès que je respire fort ou que j'éternue (la torture ultime) m'a stoppé dans mon élan. La douleur demeurant toujours aussi pénible malgré le temps qui passe, je suis allé me faire rembourser mon billet de train à un guichet SNCF ce midi, mettant ainsi fin à mes velléités de participer à ce tournoi qui aurait été mon troisième BPT de l'année.

Il faut dire que contrairement aux fois précédentes, Euro Poker n'a pas procédé au virement de mes frais d'inscription directement sur le compte du casino Barrière, mais a décidé d'improviser en me versant les fonds sur mon compte joueur dans le courant de la semaine. Autant dire que ma décision est plus que sage : je préfère conserver les sous et annuler à moindre frais ma participation au BPT de Lille en attendant des lendemains meilleurs. Tout n'est d'ailleurs pas si sombre puisque sur un plan purement comptable, cela me permet de réintégrer a posteriori le montant de la part initialement dévolue aux frais dans le package (430 Euros) dans mon bénéfice net.

Aucun regret, donc. Il y aura d'autres opportunités bien meilleures, j'en ai la certitude.


samedi 6 septembre 2014

Un passage éclair au Cercle Clichy Montmartre de Paris...

Ce vendredi 6 septembre 2014, je me suis rendu au Cercle Clichy Montmartre de Paris. En effet, ayant gagné en juin dernier un ticket grâce à un tournoi Club Poker disputé sur Winamax d'une valeur de 200 Euros pour un tournoi live que je n'avais pu disputer pour des raisons de calendrier, il m'avait été alors proposé par un responsable de décaler l'utilisation de mon ticket à un tournoi du vendredi soir en septembre, pour une valeur équivalente de 200 Euros.

Ce lieu est vraiment particulier. J'en aurais presque oublié qu'il y a quelques années, en me rendant à mon travail, je passais tous les jours de la semaine devant cet établissement, sans y prêter la moindre attention... à l'époque, c'était surtout une sorte d'académie de billard avant que d'être un cercle de jeux axé vers le poker, le jeu de Texas Hold'em en était alors à ses balbutiements en France. Et la faune ambiante n'était peut-être pas exactement la même que celle qui gravite dans son giron actuellement. Mais bref.

Une fois arrivé sur place ce vendredi, j'ai aussitôt retrouvé la même sensation diffuse de mal-être que j'avais connue en mars dernier, lorsque j'étais venu y disputer mon tournoi tournoi live d'envergure, le Winamax Poker Tour. Je n'aime pas voir ces gens assis aux tables de poker, avec leurs regards perdus dans les jetons et les cartes, comme hypnotisés par le lieu, venus échanger leur argent contre un semblant de plaisir du jeu ainsi que la naissance d'un lien social aux contours flous et aux limites vites atteintes une fois la partie terminée. Non, vraiment, je n'y arrive pas. Ces gens me donnent l'impression de venir pour perdre, et je ne le supporte pas. Bien sûr, dans la masse, il y a quelques loups qui viennent tondre le cheptel, mais ceux-là, je peux encore moins les voir. Le simple fait de les regarder l'espace d'un instant me met mal à l'aise... mes sentiments varient de la pitié pour les uns au mépris pour les autres. A vrai dire, seul le personnel de l'établissement me semble fréquentable.  Tout ceci pour dire que j'ai beau adorer le jeu d'une manière générale, il me faut un cadre favorable pour que je m'y plonge : à savoir une compétition stimulante, d'une part, et des partenaires de jeu qui vaillent la peine d'être défaits par mes soins, d'autre part.

Le responsable de l'activité poker m'a expliqué que des tournois à 200 euros l'entrée, il n'y en avait qu'au compte goutte depuis la rentrée, et que mon ticket pourrait certes être utilisé, mais qu'il allait falloir décortiquer le calendrier poker des prochaines semaines. Je suis donc reparti de l'établissement sans avoir joué... et ce n'est pas plus mal.

la façade du Cercle Clichy Montmartre - 84 rue de Clichy à Paris
En quittant les lieux, j'ai jeté furtivement un oeil sur ces gens qui prennent leur pause cigarette dehors, sur le trottoir juste devant l'établissement, refaisant le film des coups disputés lors de leur partie en cours, prêts à retourner jouer dès leur cigarette terminée, quittant ainsi une dépendance pour aller en retrouver une autre, se séparant de leur mégot dans les cendriers avant d'aller se séparer aussitôt de leur magot à une table de poker.


Je ne suis pas dépendant. C'est une certitude absolue. En matière de jeux d'argent, je fais en quelque sorte figure d'exception : je constate que là où les autres trouvent leur plaisir dans le fait de jouer, moi je ne trouve le mien que dans le fait de gagner. Ca me rassure, à titre personnel, car je suis à l'abri des travers de ce système. Mais cela m'angoisse pour les autres...

mardi 2 septembre 2014

Bilan Août 2014

Euro Poker ma plateforme de coeur !
Nous sommes déjà en septembre : l'été touche à sa fin. Bien qu'ayant effectué une reprise en douceur de mon activité aux tables de poker sur internet, le mois d'août écoulé m'aura été favorable, puisque se soldant par un bénéfice net de 711 Euros. Une fois encore, c'est Euro Poker qui aura contribué de façon significative à ma réussite. Certes, j'ai remporté un package complet d'une valeur de 1.000 Euros pour le Barrière Poker Tour de Lille, mais je ne prends en considération dans mon bénéfice net que la valeur du droit d'entrée pour le tournoi, à savoir 570 Euros (les 430 euros restants étant destinés à couvrir mes frais qui seront à la vérité bien moindres).

Hors obtention de ce package, mon bénéfice mensuel aurait été maigrelet. Mais ce sont là les aléas du poker en ligne, et ce bénéfice mensuel confortable ne doit pas effacer la réalité des choses : on gagne parfois alors que l'on ne le méritait pas vraiment, de même que l'on perd parfois alors que l'on joue pourtant superbement ! En conservant toute ma lucidité au moment de dresser ce bilan mensuel et en faisant abstraction des chiffres, je sais pertinemment que mon jeu actuel est loin d'être parfaitement en place : je n'ai pas encore retrouvé cette fluidité et cette lucidité dans le jeu qui m'habitent parfois au point que je puisse me sentir sûr de ma force.

D'ailleurs, actuellement, je ne suis plus sûr de grand chose, si ce n'est que je dois encore progresser, et ceci indépendamment du fait que pour la première fois, je parvienne à dépasser le cap des 10.000 Euros nets de bénéfice cumulé. Je suis en effet à un bénéfice net cumulé (hors voyage, frais et babioles gagnées par-ci par-là) de 10.025 Euros. De quoi me montrer optimiste quant à ma capacité à continuer à aller de l'avant...

dimanche 31 août 2014

Franchissement du cap des 10.000 Euros de bénéfices

Cette dernière semaine d'août qui s'achève me permet de franchir d'un cheveu le cap symbolique des 10.000 Euros de bénéfices nets depuis mes débuts dans le monde du poker. Autant le dire franchement : je suis sensiblement en avance par rapport aux temps de passage que je m'étais fixés.

Au jour d'aujourd'hui, si je le souhaitais, avec mes bénéfices engrangés patiemment depuis un an et demi, je pourrais donc aller disputer le main event, l'épreuve reine des championnats du monde de poker à Las Vegas dont les frais d'inscription se montent à 10.000 Dollars l'été prochain. C'était d'ailleurs la raison première de l'existence de ce blog : retranscrire le parcours mouvementé entre un point A (ma découverte du poker en partant de zéro) et un point B (pouvoir atteindre la Mecque du poker avec mes gains).


A présent, je me dois de réfléchir aux deux questions fondamentales suivantes : Dois-je vraiment aller à ces championnats du monde l'été prochain ? En ai-je réellement envie ? Il n'y a rien de plus risqué que de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Au poker encore plus qu'ailleurs. Mais d'un autre côté, la richesse d'un homme se mesure aussi à sa capacité à vivre ses rêves...

jeudi 28 août 2014

Mise sur orbite du satellite Barrière Poker Tour de Lille

Jusqu'ici, je considérais la chose comme trop improbable pour être considérée sérieusement. Remporter 100% des mains importantes jouées lors de l'abattage lors d'un tournoi d'envergure. Et pourtant c'est bel et bien ce qui m'est bien arrivé ce mardi 26 août lors de la finale satellite qualificative pour le Barrière Poker Tour de Lille qui avait lieu sur Euro Poker.

La fusée Soyouz au décollage
C'est en allant disséquer le compte-rendu du tournoi tel que retracé par Xeester, mon logiciel de suivi de performance, que j'ai pu constater à quel point le phénomène avait été flagrant. Une courbe ascendante à la forme exponentielle d'un bleu azur, signe de réussite absolue lors de ce tournoi, sans la moindre zébrure rouge qui signifierait une quelconque dose de malchance. Avec une courbe aussi belle, ma mise sur orbite ne pouvait être que réussie, contrairement aux deux satellites Galileo que la fusée russe Soyouz a malencontreusement mal positionnés ce 22 août dernier et qui sont désormais irrécupérables. S'il y a un point commun entre la conquête du poker et la conquête de l'espace, c'est que la frontière entre succès et échec est parfois tellement mince...

Outre le fait que j'aie remporté tous les coups d'importance à l'abattage (symbolisé par les traits verticaux bleus sur ma courbe Xeester), il est également frappant de constater que jusqu'à quasiment la mi-tournoi, mon tapis grimpe doucement sans que j'aie disputé le moindre coup d'envergure lors de l'abattage des cartes. Une progression tout en finesse qui me fait doubler en jetons sans aucune prise de risque. Puis ensuite, à partir de là, j'appuie sur le bouton "pilotage automatique" et c'est Dame Chance qui a joué à ma place jusqu'à la fin du tournoi. Je me suis contenté de raccompagner un à un les autres participants à cette incroyable soirée en direction de la porte de sortie. Et c'est ainsi que j'ai fini la soirée la tête dans les étoiles...

un satellite parfaitement mis sur orbite !

mercredi 27 août 2014

Merci Dame Chance !!!

Il y a des fois où je me dis que ce blog ressemble presque à un roman, tellement les événements que j'y relate y trouvent parfois une vérité, une cohérence et un magnétisme déconcertants de précision. Ce sentiment, je l'ai surtout lorsque je relis a posteriori mes articles écrits précédemment. La semaine dernière, ma déveine fut totale... pourtant, loin de me lamenter, j'avais écrit noir sur blanc espérer que l'équivalent contraire se produise avec la même intensité lors d'un tournoi important ! C'est chose faite. Car voilà que ce soir, à sept jours d'intervalle très exactement, La guigne déchaînée contre moi a laissé la place à une Dame Chance absolument irrésistible, puisque cette dernière est venue non pas me tendre la main comme elle le fait parfois, mais carrément me happer, m'enlacer et m'emporter dans un tourbillon de réussite tout le long de la soirée, et ce précisément lors du plus gros tournoi que je dispute depuis la fin de ma trêve estivale !

Ce mardi 26 août à 21h15 se déroulait en effet sur Euro Poker la finale qualificative en ligne pour l'étape lilloise du Barrière Poker Tour qui se tiendra le second week-end de septembre. Pour participer à cette qualification, nous étions 25 participants à avoir déboursé les 100 Euros requis (ou utilisé un ticket obtenu lors d'une pré-qualification). Comme toujours lors des finales se déroulant sur Euro Poker, j'avais trouvé le moyen de me qualifier à moindre frais, en glanant mon ticket pour 10 Euros à peine. Deux packages d'une valeur de 1.000 Euros étaient à pourvoir (570 Euros en droits d'entrée pour le tournoi lillois et 430 Euros en cash pour les frais de déplacement), le troisième du tournoi devant se contenter de 385 Euros en cash et tous les autres repartant bredouilles. En terminant premier de ce tournoi, je décroche ma qualification haut la main. Dans des proportions indécentes tellement j'avais de jetons comparé aux autres !

Le plus incroyable dans tout ça, c'est que je ne voulais pas participer à ce tournoi ! J'avais prévu de regarder le football à la télévision (match qualificatif retour de Champions League entre FC Porto vs Lille) et m'étais donc résigné à ne pas participer à ce tournoi. Je m'étais désinscrit de ce tournoi en fin d'après-midi, ne voulant pas y participer sans avoir toute ma concentration. Et puis j'étais censé être en phase de déveine... j'avais donc choisi de reporter l'utilisation de mon ticket de 100 Euros. Je me revois parfaitement en train d'appuyer sur le bouton "me désinscrire" et vérifier quel la manipulation avait été correctement effectuée. J'étais donc désinscrit. Cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. Tout du moins, je croyais m'être désinscrit ! Quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsqu'à 21h15 précises la fenêtre du tournoi Euro Poker s'ouvrit sur mon écran d'ordinateur, me forçant à éteindre derechef le match de football... Dame Chance avait tout manigancé à l'avance. Parvenir à me faire remporter un tournoi d'importance auquel je n'étais pas censé participer, c'est du jamais vu !

Je suis un surfeur irrésistible, un tsunami pour mes adversaires...
Tout m'a souri durant ce tournoi. Lors des deux dernières heures, les coups victorieux se sont enchaînés à une cadence frénétique : c'est bien simple, j'étais irrésistible à la table, remportant tous les coups-clef disputés ! Et je n'oublierai pas de sitôt à quel point tout ceci n'aurait pas été possible sans l'intervention autoritaire de Dame Chance, qui m'a tiré d'une sortie de piste qui aurait dû m'être fatale en milieu de tournoi (lors d'une rencontre As-Valet contre As-Roi), et qui par la suite, m'a littéralement laisser surfer sur la vague formée par le rouleau compresseur d'un tapis sensiblement supérieur à celui des autres participants encore en course.

Le tournoi est maintenant fini depuis une bonne heure au moment où je rédige ces lignes, et pourtant je sens encore sur mes lèvres le goût exquis et le parfum de l'hydromel divin prouvant que Dame Chance m'a embrassé langoureusement ce mardi ! Je suis d'ailleurs légèrement enivré de joie... ce n'est pas tous les jours que je goûte au nectar sacré du Dieu du Poker. Mais pas question de me laisser griser pour autant suite à cette expérience divine. Car cette étape lilloise du Barrière Poker Tour qui se profile à l'horizon, il me va falloir la convertir en sonnantes et trébuchantes ! Je vais avoir fort à faire, c'est certain. Mais d'ici là, je peux vaquer à mes occupations normales. Retrouver un quotidien sans excès.

Ce n'est pas tous les jours que Dame Chance fait de moi son parangon ! Sur le long terme, chance et malchance finissent toujours pas s'équilibrer dans des proportions équivalentes. Et elles ne déversent leur passion ou leur colère la plus intense qu'en peu d'occasions. Hier encore, La Guigne me lacérait la chair et me soufflait ses effluves pestilentielles dans les narines pour tester ma résistance et ma foi. Aujourd'hui, voilà que Dame Chance me prodigue généreusement ses bienfaits, en me passant délicatement ses onguents sur la peau, en me fredonnant dans le creux de l'oreille sa plus envoûtante mélopée et en m'embrassant langoureusement avec une infinie tendresse. Ce soir, je m'endormirai heureux, le sourire béat, avec la même sensation que si je venais de faire l'amour à la plus belle femme du monde...





mardi 19 août 2014

21h37

En ce mardi 19 août 2014, je viens de battre un record de vitesse inédit. A 21h37 très précises, j'ai réussi à me faire éliminer du dernier tournoi auquel je m'étais inscrit (sachant que mes tournois du soir ont débuté quasiment tous à 21h00). C'est pour dire à quel point les six tournois auxquels je m'étais inscrit on été vite expédiés... et pourtant l'un de ces tournois était particulièrement important puisque pouvant me qualifier pour un tournoi live à l'étranger si j'arrivais à me hisser jusqu'en table finale.

Ai-je donc particulièrement mal joué pour me faire sortir aussi prématurément de mes tournois du soir ? La réponse est non : j'ai joué exactement comme d'accoutumée. Sauf que les tirages de cartes se sont déchaînés contre moi avec une malchance inouïe. Je n'avais jamais connu pareille déveine en un laps de temps aussi bref. Mais s'il est une chose dont je suis certain, c'est que sur le long terme, chance et malchance s'équilibrent toujours. Du coup, ma déveine de ce mardi en deviendrait presque une bonne nouvelle à mes yeux, ma perte du jour se limitant à une poignée d'euros. Et je me mets à espérer secrètement que le jour où j'aurai un coup de chance d'une intensité comparable à ma malchance de ce mardi, ce soit lors de tournois à enjeux autrement plus élevés.
C) Wizards of the Coast

C'est aussi ça, le poker. Des périodes de chance et de malchance. Si ce n'était qu'une affaire de talent, 99% des joueurs se seraient déjà lassés de perdre et plus personne ne jouerait au poker. La Guigne ne me fait pas peur : elle fait partie de l'écosystème, et est d'ailleurs parfaitement intégrée dans mon panthéon fredylien. Vouloir la fuir ou la repousser est voué à l'échec dans tous les cas de figure. Pire encore : pester contre elle constitue le meilleur moyen d'attirer son attention de façon prolongée. Il vaut donc mieux accepter sans broncher la fatalité lorsque cette harpie se pose sur mon épaule. Même si ses serres griffues me lacèrent la peau, j'ai pris le parti de rester stoïque le temps nécessaire à ce que qu'elle reparte d'elle-même et que les effluves pestilentielles de la malchance se dissipent, cette dernière finissant par se lasser de me voir placide et souriant là où la plupart vitupèrent et hurlent leur dépit, leur écoeurement et leur douleur. Bientôt, le passage de La Guigne, cette vieille harpie, ne sera plus que le lointain souvenir d'une tourmente passée.




Mon animal-totem

Pierre Bordage est un auteur français que j'affectionne tout particulièrement. Spécialisé dans les romans de science-fiction et d'anticipation, ce dernier est notamment l'auteur des deux ouvrages suivants : "Porteurs d'âmes" (2007) et "Les fables de l'Humpur" (1999). 

"Porteurs d'âmes" est celui des deux qui m'a le plus marqué. D'un point de vue purement littéraire, c'est loin d'être l'un des meilleurs livres de Pierre Bordage. Mais ce roman d'anticipation est narré sous un angle original, décrivant notamment le parcours chaotique d'une adolescente africaine déracinée et projetée de force dans la civilisation occidentale, qui avec ses yeux innocents assimile les gens qu'elle croise à l'animal qui correspond le mieux à leur caractère (et à leur apparence également). Cette métaphore animale se rapproche bien évidemment de la thématique de l'animal-totem. Très présente dans les cultures amérindiennes mais aussi africaines, la notion d'animal-totem se retrouve également à un degré moindre dans certaines cultures européennes. Toutefois, elle est à présent complètement désertée dans notre société occidentale du XXIe siècle. Or, dans une société du rationnel telle que la nôtre, la thématique de l'animal-totem est relativement intéressante car totalement décalée par rapport à ce dont nous sommes habitués dans notre approche d'autrui, et permet de facto une perception différente (et complémentaire) de la réalité observée. Depuis que j'ai lu ce roman "Porteur d'âmes" il y a quelques années, j'essaye parfois par amusement de déterminer quel pourrait être l'animal caractérisant le mieux les personnes de mon entourage, voire les gens que je ne fais que croiser. C'est ainsi que parfois j'entraperçois l'emprunte psychique d'un hérisson, d'un chien, d'une tigresse, d'une louve, d'un serpent, d'un hamster, d'un sanglier, d'un paon ou bien encore d'un ours... Ces archétypes constituent une classification empirique et donc un raccourci intellectuel potentiellement dangereux (à l'image des préjugés). Ce sont des archétypes certes simplistes, mais ils ont leur utilité, puisque cette classification sommaire est propice à une prise de décision rapide dans des situations imprévues où il faille se prononcer rapidement sans avoir tous les éléments en sa possession.

Pierre Bordage a également écrit un autre ouvrage ayant la thématique animale en pierre angulaire : "Les Fables de l'Humpur". Ce véritable petit bijou de la littérature fantasy constitue une sorte de fables de la Fontaine modernes, mais en version romancée. Un vrai coup de coeur littéraire, à tel point que c'est un livre que je n'ai pas hésité à offrir à quelques personnes qui m'étaient chères par le passé. Dans ce roman d'un type un peu particulier, les protagonistes de l'histoire sont des animaux d'un style un peu particulier, véritables humanoïdes dotés de la parole, et tandis que certains d'entre eux essayent de cultiver une certaine forme d'humanité en eux, d'autres se replongent avec plaisir dans leurs instincts les plus primaires et dans leur animalité pure, afin de retrouver un certain ordre naturel des choses. Les personnages de ce roman d'un style vraiment à part, sont donc tiraillés entre leur intellect et leur instinct. A l'image d'un joueur de poker à une table, qui doit effectuer ses choix en fonction de ses déductions, mais aussi de son intuition. Mais quel est le plus sûr chemin vers la victoire finale ?

Coucou, c'est nous !
Il m'a fallu un peu de temps avant de parvenir à établir quel pouvait être mon animal-totem à moi, celui qui me correspondait le mieux. Toutefois, le jour où je l'ai trouvé, j'ai su qu'il me correspondait pleinement : le Renard Polaire, également connu sous le nom d'Isatis. Pour tout un tas de raisons que je ne développerai pas ici mais qu'il est néanmoins possible de résumer en quelques adjectifs présents chez le Renard Polaire : malice, curiosité, endurance et frugalité. Il se fond en outre parfaitement dans le décor, son pelage blanc hivernal s'obscurcit quelque peu au printemps avec la fonte des neiges.

Au poker, si les archétypes des joueurs existent bel et bien et constituent un jargon propre à cette activité, il ne s'agit absolument pas d'archétypes animaliers mais exclusivement halieutiques, et la classification qui en découle est relativement binaires : il existe d'un côté le "fish", de l'autre le "shark". Le poisson sans mémoire destiné à être dévoré, d'une part, et le requin sanguinaire au sommet de la chaîne alimentaire, d'autre part. S'il est vrai qu'en ligne, il est difficile de brosser le portrait détaillé d'un joueur, il en est tout autrement en live, où le profilage d'un individu peut se faire de façon bien plus nuancée... Lors de mes quelques tournois live, j'ai parfois eu recours inconsciemment à ce type de profilage animalier, ce qui me permet ainsi d'adopter un début de stratégie pour contrer tel ou tel profil. A bien y réfléchir, cela fait partie des rares satisfactions que j'ai pu tirer de mes maigres expériences en tournoi à ce jour. Deviner à qui j'ai affaire. Voilà qui est vraiment amusant. Et je crois que c'est ce genre de petit jeu qui va me permettre au final de trouver un intérêt dans le jeu de poker en live : dans l'animalité larvée des joueurs ! Parce que sur le plan purement humain, ça ressemble parfois à un désert aride ou une banquise glacée.

Le livre de Poche - (2007)

J'ai lu - (1999)
"Porteurs d'Ames" et "Les fables de l'humpur". Deux livres de Pierre Bordage qui ont boosté mon imaginaire ces dernières années. A tel point que je m'identifie parfois à un Renard Polaire foulant un manteau neigeux immaculé, et je m'imagine pouvoir apercevoir une aurore boréale rien qu'en levant la tête vers le ciel. Voilà qui fait rêver. Tiens, d'ailleurs, chiche : si je remporte un jour un gros tournoi de poker, j'irai voir les renards arctiques et les aurores boréales ! Cette quête de sens d'un genre un peu particulier ne s'accomplira sans doute pas de sitôt. Mais qui sait ? Peut-être qu'un jour...



lundi 18 août 2014

Déménagement en vue...

Pendant la période estivale, surtout en août, les entreprises françaises tournent généralement au ralenti. Je croyais que c'était également le cas pour les plateformes de poker en ligne. Eh bien tel n'est pas le cas avec Euro Poker cette année. En effet, l'annonce vient d'être faite qu'Euro Poker allait changer de réseau. Jusqu'à présent, Euro Poker partageait avec Bwin le réseau Ongame. Dans les semaines qui viennent, Euro Poker va migrer sur le réseau Ipoker (déjà utilisé par Betclic, Everest Poker, Unibet, Turbo Poker et MyJoaPok). 

Voici une nouvelle qui était pourtant en partie prévisible, mais qui est de nature à soulever pas mal de craintes et d'interrogations. Car les incertitudes qui en découlent sont nombreuses, surtout dans mon cas particulier.

Cette histoire me rappelle une petite anecdote. Il y a deux ans de cela, un ami proche s'est mis en couple avec une ravissante demoiselle, fille de bonne famille, relativement à l'aise dans la vie. Lors de de déménagement, il y avait somme toute beaucoup d'affaires à empaqueter dans les quartons. Ils ont fait appel à une société de déménagement ayant solide réputation. Pourtant qu'elle ne fût pas la surprise - puis la tristesse - de la ravissante demoiselle lorsqu'elle se rendit compte que son coffret à bijoux avait mystérieusement disparu au cours de l'opération.

Euro Poker a toujours été ma plateforme préférée : il se trouve que je dois avoir actuellement en stock environ pour 2.500 à 3.000 Euros en tickets de tournois (250 euros - 100 euros - 50 euros). D'ailleurs, dans le calcul de mes bilans mensuels, j'ai par le passé volontairement sous-pondéré les bénéfices induits par l'obtention des tickets à 250 Euros (car ne pouvant être écoulés qu'une fois par mois maximum alors qu'il est des mois où j'en obtenais deux ou trois). En principe, mes tickets devraient soit être convertis en cash ou bien alors re-crédités en tickets équivalents sur le nouveau réseau Ipoker lors de la migration, mais rien n'est certain. Au moment où je rédige ces lignes, je crains qu'ils ne se perdent ou s'évaporent en cours de migration. Je vais donc serrer les fesses en espérant que cela ne m'arrive pas à l'occasion du déménagement d'Euro Poker. Perdre les bijoux de famille, c'est toujours très douloureux.

Au delà de ma simple préoccupation pécuniaire, la nouvelle de la migration d'Euro Poker m'attriste également, parce que j'aime bien Ongame et que la nouvelle de la disparition de ce réseau sur le marché français n'est pas pour me faire plaisir. Le logiciel a beau être un peu vieillot, il a un charme surranné et son utilisation est plutôt simple et agréable, avec une interface somme toute sympathique. Les enregistrements tardifs n'y existent pas et ce n'est pas plus mal : lorsque l'on s'engage dans un tournoi, on sait exactement à quoi s'en tenir et la compétition est plus juste et plus saine. Quoi qu'on en dise. Par ailleurs, s'il y a bien quelque chose qui distingue (distinguait ?) Euro Poker des autres plateformes de poker françaises, c'est bien dans la convivialité de son chat général. Ca n'a l'air de rien, mais cela contribue à insuffler un esprit de village plutôt agréable. Après tout, lorsque l'on joue au poker, c'est aussi dans certains cas pour s'amuser et passer du bon temps en créant du lien social, et pas seulement pour glaner des euros. C'est comme les villages de Belleville ou des Batignoles qui se sont fait absorber par Paris au cours des siècles... ils avaient leur charme, mais dans le mouvement de concentration urbaine, ils ont été purement et simplement avalés, en y perdant 99 % de leur identité d'autant. Le poker en ligne français est actuellement dans une phase de contraction de son activité mais aussi de concentration de ses opérateurs. C'est dommage mais c'est comme ça.

Malgré tout cela, le bilan n'est pas totalement sombre. Tout d'abord, cette migration signifie qu'Euro Poker ne jette pas l'éponge et que la société a encore ambition de proposer une offre de poker sur le marché français. Vu l'état morose du marché et la concurrence féroce à laquelle se livrent les différents opérateurs, beaucoup redoutaient la fermeture pure et simple de la plateforme plutôt que sa migration sur Ipoker. Autant être honnête, je ne trouve pas que le réseau Ipoker ait énormément de qualités intrinsèques au regard de ce qui est proposé par la concurrence. Ongame est un meilleur réseau. Barrière était un meilleur réseau. Poker Stars est un meilleur réseau. Winamax est un meilleur réseau... pour ne pas dire LE meilleur réseau. Toutefois, Ipoker aura le mérite d'agglutiner les liquidités de divers opérateurs, ce qui pourra leur permettre de résoudre les problèmes de trafic inhérents aux petits opérateurs, d'offrir des dotations alléchantes et - qui sait ? - de stimuler le réseau afin qu'il se modernise. En la matière, il y a fort à faire. Foi de Fredyl !

Souchon au raz des pâquerettes...
Comment des sociétés professionnelles brassant des millions peuvent elles proposer aux joueurs une offre aussi indigente que celle d'Ipoker sur le plan technologique en 2014 ? Mystère. Si j'étais dirigeant du réseau Ipoker, ça fait belle lurette que j'aurais viré tous mes informaticiens. J'ai du mal à comprendre comment ils sont parvenus à attirer autant de clients malgré tout. Un jour où je serai énervé, je rédigerai probablement un article sur les erreurs récurrentes que j'observe au sein des opérateurs de poker. Mais vu que je m'énerve rarement, cet article ne verra peut-être jamais le jour. Comme disait le brillant Alain Souchon dans son tube légendaire : 
" - Elle me dit partons à la mer, dans ton bolide fendant l'air.
- Elle passe pas le 80 ma traction. Consternation."

La réputation d'Euro Poker est actuellement vacillante. Lorsqu'une société évolue dans un marché concurrentiel et qu'elle n'a pas atteint la taille critique pour automatiser certaines étapes dans le processus de traitement de données, les salariés doivent continuer à effectuer tout un tas de tâches manuellement. Et c'est pénible. Sans compter les clients ou fournisseurs mécontents qui rouspètent au téléphone et qui obligent à parer au plus pressé au mépris de la logique et du bon sens. Et c'est encore plus pénible nerveusement. Je crains qu'Euro Poker se soit retrouvé pris dans cet étau-là, un nombre croissant de joueurs se plaignant des délais de paiement de leurs gains : il aurait certainement fallu investir dans un outil permettant de tout automatiser en trois clics. Mais faute de moyens ou faute de lucidité des dirigeants, cet investissement n'a pas été fait. Et au regard des rumeurs de fermeture, il y a vraisemblablement eu trop de demandes ces derniers temps pour que les tâches manuelles soient traitées au fil de l'eau. Quoi qu'il en soit, cette migration constituera peut-être pour les équipes d'Euro Poker la bouée d'oxygène leur permettant de régler leurs soucis d'organisation en interne. Rien n'est moins sûr... mais devant l'incertitude, mieux vaut espérer que déprimer.

mercredi 13 août 2014

La reprise

Après une Coupe du Monde de football au Brésil de toute beauté, voici venu le temps de la reprise du championnat de France de Ligue 1. La seule nouveauté de taille, c'est le fait que Winamax se soit lancé sur le marché des paris sportifs, et devient par la même occasion un opérateur diversifié, à l'image de Bwin, par exemple. Pour le reste, les plateformes de poker en ligne auront connu une intersaison très calme en matière de football, puisque le PMU renouvelle son partenariat avec le PSG, Bwin poursuit le sien avec l'Olympique de Marseille, Winamax reste fidèle à Saint-Etienne et PokerStars continuera vraisemblablement de graviter autour de l'Olympique Lyonnais. Globalement, les mêmes promotions proposées par ces diverses plateformes de poker seront reconduites cette année. 

Toutefois, contrairement à l'année passée, je vais me focaliser sur la seule compétition qui me sied : la Paris Poker Ligue. Un championnat de poker sur le site du PMU composé d'une vingtaine de tournois tout au long de la saison (se disputant le lundi), avec à la clef quelques places pour les matches à domicile du PSG au stade du Parc des Princes mais aussi et surtout un package pour Las Vegas qui sera cette année encore attribué au vainqueur final de ce championnat.

A l'issue de la saison 2013-2014, j'ai terminé à une honorable 11ème place de ce classement. Mais à vouloir courir derrière trop de lièvres à la fois le lundi soir, j'ai probablement perdu un tantinet en efficacité, et je vais donc tâcher de ne pas reproduire le même schéma cette saison. Car finir à un classement honorable n'est pas de nature à me satisfaire, au regard de mes aspirations en matière de poker. Je ne cesse de me le répéter, au poker seule la victoire est vraiment belle... d'autant plus que les écarts en matière de récompense sont parfois abyssaux entre le premier et le second. Les accessits et les places d'honneur, je les laisse donc volontiers aux autres.

Fredyl prêt à zlataner la Paris Poker Ligue 2014-2015
Cette saison, je vais donc viser la place de numéro un, en essayant de jouer mon meilleur poker et en priant très fort pour que Dame Chance soit là pour m'épauler lorsque le besoin s'en fera sentir. Car pour que mon histoire soit vraiment belle, il faudrait que je parvienne à me qualifier directement pour Las Vegas via un tournoi ou un championnat de poker. Puiser dans mon compte bancaire et organiser le voyage avec mes gains obtenus en cash serait également envisageable, mais nettement moins rigolo. Cette Paris Poker Ligue constitue donc une opportunité à ne pas négliger ! A présent que mes ambitions sont affichées, il me reste plus qu'à aller zlataner mes adversaires le lundi soir...