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samedi 28 décembre 2024

La lecture du sablier

J'ai envie de m'étaler quelque peu aujourd'hui sur un élément dont on parle relativement peu au poker mais qui fait parfois la différence : l'exploitation du temps qui passe entre les prises de décision à table.

Hier soir, j'ai gagné un petit tournoi de Omaha en grande partie grâce à ma lecture du sablier. Si le montant remporté est anecdotique, à peine quelques dizaines d'euros d'engrangés, c'est surtout la manière dont cette victoire est survenue qui interpelle puisque j'ai en quelque sorte écouté le temps qui s'écoulait en table finale. On n'est plus du tout ici en présence de probabilités, ni de chance ou de malchance : c'est en domptant le sablier et le silence que parfois on parvient à prendre l'ascendant sur certains types d'adversaires.

Quel que soit le montant investi, il y a de nombreux joueurs dont les pensées peuvent être en grande partie décryptées grâce au temps qui s'écoule au moment où leur revient la parole. C'est particulièrement vrai en Pot Limit Omaha, où les calculs de cotes mathématiques et de seuils sont plus complexes à appréhender qu'en Texas Hold'em et nécessitent en moyenne davantage de réflexion avant d'agir. Afin de limiter les éventuelles lectures du sablier adverse, de nombreux joueurs professionnels de live ou de hautes limites online veillent à scrupuleusement respecter le même écoulement de temps lors de leur prise de décision. C'est quelque chose que j'essaye également d'adopter lorsque les enjeux grimpent dans les petits tournois auxquels je participe. Inutile de préciser que chez mes habituels adversaires de petites et parfois moyennes limites, personne ou presque ne se donne cette peine : à part tanker à la bulle ou à l'orée de chaque palier des places payées personne ou presque ne fait vraiment attention au sablier.

En règle générale, lorsqu'un joueur laisse défiler le sablier bien plus longtemps que d'accoutumée avant de placer une (grosse) mise, c'est qu'il a vraiment du lourd en main. Calibrer sa mise judicieusement prend en effet du temps. Beaucoup constatent cette tendance intuitivement au quotidien. Mais trop peu sont ceux qui décident d'exploiter ce détail d'ordre temporel à leur avantage. Je ne m'en prive pas, quand bien même je ne l'utilise que contre certains profils de joueurs.

A titre personnel, j'ai parfois tendance à laisser filer le temps bien davantage qu'il ne le faudrait lorsque je m'apprête à placer un gros bluff, ou alors lorsque je n'ai rien touché mais que je fais semblant d'hésiter avant de finalement check, car on gardera à l'esprit que pendant que le sablier s'égrène chez soi, c'est souvent le doute qui s'installe chez l'autre.

Chez les adversaires dont j'ai profilé un style de jeu de type large-passif (environ 30% des joueurs de Omaha ont ce profil), le sablier qui défile un peu trop longtemps par rapport à leur habitude - surtout à la turn et à la river - agit sur moi comme une forme d'avertissement, y compris lorsque l'adversaire finit simplement par checker ; cela aura souvent tendance à refroidir mes velléités de continuer à faire grossir le pot autant que prévu. Inversement, chez ces mêmes adversaires, le fait de ne pas avoir touché post flop se traduit souvent par des checks bien trop rapides, assez pour débusquer une faiblesse adverse m'incitant à miser davantage qu'en temps normal.

 Il s'est trouvé que mes trois derniers adversaires en table finale hier soir étaient tous des joueurs de type large passif avec de gros tapis, tandis que le mien était bien maigrichon en comparaison. Mais ma lecture du sablier à fait la différence à de multiples reprises. J'ai ainsi pu successivement exploiter leurs temps de silence afin d'affiner ma lecture de leurs mains. Grand bien m'en a pris, sachant qu'au final cela m'aura permis de gratter des tas de blindes tout en évitant par ailleurs tous les écueils et les revirements de situation sanglants à mon détriment. J'ai jeté d'excellentes mains qui étaient selon toute vraisemblance battues par de bien meilleures. Et je suis par ailleurs parvenu à placer avec succès des bluffs et semi-bluffs dans des coups ordinairement peu propices à ce type d'entourloupes.

Au final, quelle satisfaction d'avoir éliminé un à un mes trois derniers opposants en grande partie grâce à la simple maîtrise du temps qui s'écoule. Ca fait aussi partie de la magie du poker : parvenir à obtenir beaucoup avec parfois trois fois rien. Le temps est l'allié du joueur sage qui a appris à l'écouter passer avec nonchalance. Qu'on se le dise !



mercredi 18 décembre 2024

Le rush improbable de décembre en Omaha

Depuis que décembre est là, il se passe quelque chose de positif. Un vent frais semble s'être mis à souffler sur mes cartes sans que je ne puisse expliquer le pourquoi du comment. Certes, je démarre mes sessions un peu plus tôt que d'ordinaire, mais je n'ai pas l'impression d'avoir changé quoi que ce soit à ma manière de jouer. Pourtant, il y a du changement, et il est positif.

Je dispute la grande majorité de mes tournois au format Omaha. Et j'ai désormais l'impression que tout est devenu plus fluide dans mon jeu. Non seulement j'ai l'impression de ne pas commettre d'erreurs aux tables en maintenant un degré de concentration élevé tout au long de mes sessions, mais Dame Chance semble également être au rendez-vous, puisque j'enchaîne les sessions avec un EV - réel comme théorique - systématiquement au-dessus de 10BB/100, et parfois bien au-dessus. Les puristes apprécieront.

La conséquence de ce haut rendement en termes de blindes moissonnées face à mes adversaires se traduit immédiatement en termes d'impact financier, puisque mes sessions de tournois se terminent systématiquement dans le vert depuis un peu plus de deux semaines. Ceci explique également pourquoi j'ai décidé d'augmenter significativement mon volume de jeu ainsi que mes mises moyennes par tournoi, afin de pouvoir surfer sur la vague le plus possible tant que je sens que je joue mon A-game en Omaha, bien que le Texas Hold'em ne soit pas totalement délaissé pour autant.

Cet improbable rush que je vis actuellement me permettra non seulement de finir l'année dans le vert, mais également de démarrer l'année 2025 avec de nouvelles ambitions, débarrassé de la majeure partie de mes mes doutes et de mes peurs, à la seule condition que mes tracasseries personnelles de 2024 aient la bonne idée de disparaître pour de bon. J'y crois. La confiance est là. Je me sens fort aux tables. Pourvu que ça dure.

mardi 3 décembre 2024

Impasse sur le Pokerthon 2024

Ce samedi 30 novembre avait lieu le 14e opus du traditionnel Pokerthon organisé au théâtre de La Garenne-Colombes, événement pour lequel je m'étais inscrit cette année avec enthousiasme, afin d'organiser la sortie progressive de ma léthargie poker dans laquelle je végète depuis plus d'un an maintenant.

Las ! J'ai décidé de faire l'impasse sur l'événement à la dernière minute, lorsque j'ai constaté que ma gorge me grattait terriblement et que je commençais la journée en toussant fort. Mon expérience de la semaine passée à Montparnasse dans le cadre du Wipt-Paris a amplement suffi à me dérouiller, nul besoin impérieux de rejouer une semaine à peine après cette reprise du "live" dans des conditions où la souffrance l'aurait emporté à tous les coups sur le plaisir.  Si l'on ajoute à cela le fait que ma ligne de train pour m'y rendre était fortement perturbée toute la journée, j'ai donc choisi de rester sagement au lit plutôt que d'aller disséminer mes microbes un peu partout en faisant circuler des jetons de poker. A l'instant où je rédige ces lignes, quatre jours après cet événement loupé, ma santé demeure vacillante, puisque je tousse encore à tout va.

Pas de sphinx courroucé veillant jalousement sur sa pile de jetons cette fois-ci contre 300 adversaires, puisqu'on me murmure dans l'oreillette que cette édition 2024 aura fait un carton en termes de participants. Mais il y aura prochainement pour moi d'autres occasions de briller. Et je reviendrai participer au Pokerthon en 2025. C'est une (quasi) certitude.

vendredi 29 novembre 2024

Wipt Paris Montparnasse 2024 : un petit tour et puis s'en va !

Après une longue période d'abstinence, j'avais enfin ce week-end l'occasion de retâter du jeton pour de vrai, à l'occasion du Wipt Paris pour lequel je m'étais qualifié sur le site de Winamax en remportant le tournoi spécial organisé à cette occasion en début de mois par le Club Poker.

Le réveil matinal brutal en ce samedi 23 novembre m'a fait oublier de prendre avec moi mon sphinx protège-cartes. Je portais toutefois sur moi mon nouveau sweet-shirt à son effigie, de quoi demeurer confiant malgré tout : j'avais même hâte de l'étrenner afin de tester ses potentiels pouvoirs.

Une fois arrivé sur place dans les entrailles de Montparnasse, une longue file d'attente serpentait dès la sortie du métro en s'étendant le long des marches sur plusieurs dizaines de mètres jusqu'à la place centrale située à l'air libre. Des dizaines et des dizaines de visages inconnus emmitouflés pour cause de grand froid, et malgré tout, le hasard a fait que juste derrière moi dans la file d'attente j'ai reconnu la voix de Laurent, le boss du Club Poker (connu sous le pseudonyme de Webmaster), qui discutait avec une de ses connaissances. Quelle ne fut pas ma joie de pouvoir échanger quelques amabilités avec lui : mon Wipt Paris n'avait pas encore commencé que j'étais déjà ravi d'être venu !

Une fois les formalités relatives à la procédure d'inscription accomplies, un scan visuel des lieux à 360° me permit assez rapidement de me rendre compte qu'on était désormais loin du faste de jadis, où l'étape parisienne à la Grande Halle de la Villette accueillait 2.500 à 3.000 joueurs dans un cadre enchanteur pour les yeux. Dans les entrailles souterraines de Montparnasse, les premiers mots me venant à l'esprit étaient plutôt "exigüité" et "minimalisme" tellement le rendu visuel sur place était tristounet eu égard à un éclairage inégal selon les recoins de la salle (sans parler des câbles pendouillant au-dessus de nos têtes). Même la boutique officielle Winamax ressemblait davantage à une veillée funèbre qu'à une opération marketing digne de ce nom visant à valoriser la marque. Par rapport à la grande époque, on sent que la voilure a été considérablement réduite. Toutefois, l'important n'était pas là : les gens étaient venus pour jouer et les 95 tables prévues pour 10 joueurs étaient bien là. 800 joueurs étaient attendus. Mais au final, le taux de désistement fut tellement faible que nous fûmes plus d'un millier de participants, à tel point que les derniers arrivants furent contraints d'attendre les premières éliminations avant de pouvoir s'assoir.

11h00 pétantes, c'est le début du tournoi. Le belge Davidi Kitai et le rappeur Kool Shen sont les deux VRP officiels de Winamax pour cette étape ; je ne les aperçois même pas, mais la salle applaudit tandis que je médite sur le côté glauque des lieux en pestant contre les relents de tabac omniprésents. La température ambiante doit être de 15 à 16 degrés. Je ressens cruellement le manque de mon sphinx pour veiller sur mes cartes et mes jetons et maudis intérieurement ma négligence du matin. A ma première table, 100% masculine, une ambiance pas désagréable mais rien de bien folichon. La table casse peu avant la pause déjeuner, et rien à signaler puisque je dispose à peu de choses près de mon stack de départ.
 
A ma seconde table, l'ambiance y est bonne. La seule représentante féminine est éliminée les as en main à l'instant où je m'assois et après avoir débusqué un gigantesque bluff de mon voisin de droite, je sociabilise aussitôt contre toute attente avec ce drôle d'énergumène peu rancunier : un combattant balafré cher à François Fillon, un vrai, dont la cicatrice géante sur plus de la moitié du visage révèle un passé à coup sûr tumultueux. Bingo : celui-ci me confie avoir participé en son temps à des parties clandestines de poker où des dizaines de milliers d'euros s'échangeaient en une seule soirée. Je devine aisément le reste au vu du profil du personnage, bien que je soupçonne que le coup de couteau eût été reçu en d'autres circonstances. Mais peu importe, il semble désormais s'être assagi et est heureux de sympathiser avec un profil tel que le mien. La réciproque est étonnamment vraie. Mon stack grimpe tranquillement, celui de mon nouvel ami le zébré aussi, à tel point que lorsque la table casse peu avant 16h je suis triste de devoir délaisser mon improbable expérimentation sociale.

Les choses vont vite déraper pour moi une fois installé à ma troisième table. Je perds consécutivement deux gros coups - joués pourtant sans regret au vu des probabilités assez favorables - et me voilà aussitôt relégué dans la zone rouge. Un 50/50 perdu avec mes huit dernières blindes et l'aventure s'achève aussitôt pour moi. En cinq minutes je suis ainsi passé du ventre mou du peloton à la chute dans le ravin. Je termine donc aux alentours de la 600e place pour 1 038 inscrits. Telle est la dure loi du poker, surtout dans un tournoi au format turbo tel que celui-ci.

Le timing de mon élimination est particulièrement mauvais puisque le tournoi de rattrapage affiche complet et qu'il ne me reste plus grand-chose d'utile à faire. Aucun visage connu à l'horizon, il est donc judicieux pour moi de vider les lieux, d'autant que l'odeur empeste le tabac tellement les fumeurs sont agglutinés juste devant la sortie de l'autre côté des deux portes béantes de l'entrée.

Expérience mitigée que ce Wipt Paris-Montparnasse, donc. On fera probablement mieux la prochaine fois.




vendredi 22 novembre 2024

En route vers le wipt Paris-Montparnasse !

Demain matin, j'ai rendez-vous du côté de Montparnasse afin d'y disputer l'étape parisienne du Winamax Poker Tour, le célèbre Wipt organisé avec brio par les équipes de Winamax comme chaque année ou presque. Peu assidu aux tables ces derniers mois, je suis tout de même parvenu à décrocher ma qualification en ligne en remportant le tournoi spécial organisé par le Club Poker il y a quinze jours de cela, et avec le froid mordant du moment, j'ai prévu de bien me couvrir.

L'occasion est belle d'étrenner mon nouveau sweet-shirt personnalisé tout droit sorti de l'usine, que j'ai commandé il y a quelques semaines à peine et qui affiche de manière ostentatoire mon bel avatar du phénix farouche. Il me tient bien chaud. Mon avis est forcément biaisé, mais je trouve l'illustration belle et le rendu sur le sweet me paraît absolument superbe. Ce dernier sera donc assorti avec ma figurine qui constitue mon traditionnel protège-cartes et j'espère que le combo sweet + figurine permettra d'impressionner et/ou d'effrayer mes adversaires.

800 joueurs sont attendus du côté de Montparnasse, mais Winamax ne décernera que 16 sésames permettant de jouer la grande finale qui se disputera une fois n'est pas coutume à Aix-en-Provence au printemps prochain. Certains viennent de loin et sont motivés comme jamais. Il va me falloir un maximum de chance et de talent pour y parvenir, mais à coeur vaillant rien n'est impossible. Et puis après tout, je suis le Fredyl ; nobody me fait peur !!! 

Puisse à présent mon phénix me protéger des attaques adverses et m'accompagner dans ma tentative de conquête de ce week-end. Pour l'occasion, je ressors également mon vieux macaron rouge du Club Poker, que j'entends exhiber fièrement. Place maintenant aux cartes, aux jetons, et au plaisir !

mercredi 20 novembre 2024

Reprise dans la douleur

Après une longue pause peu propice au jeu, j'ai finalement progressivement repris mes sessions poker du soir courant septembre, en renouvelant au passage ma licence Xeester qui avait expiré au début du printemps.

Le plaisir est-il toujours là ? La réponse est a priori oui. Mon jeu demeure-t-il compétitif ? Probablement. En revanche, la réussite, elle, continue à me fuir. Soyons honnêtes : je me mange actuellement de sacrées mandales et vu que mon volume de jeu n'est pas suffisant pour lisser la variance, les mandales en question, elles font mal. Une ou deux bulles par-ci par-là, deux ou trois bad beats vraiment malheureux en table finale, et ça suffit à m'impacter au point de freiner mon envie de reprendre mon ancien rythme de croisière.

Nous sommes en novembre et en jetant un rapide coup d'oeil à mon bilan financier provisoire, le constat est implacable : je suis pour le moment en pertes depuis le début de l'année ! Alors, certes je suis demeuré plusieurs mois sans réellement jouer, certes les pertes en question sont contenues vu mon très faible volume de jeu  ; il n'en demeure pas moins que le moral du moment demeure chancelant, faute de résultats. Il me faudrait assurément signer une performance notable pour mettre fin à ce qu'il convient d'appeler une période de disette.

Tout n'est cependant pas complètement noir. S'agissant des tournois live de fin d'année, s'il est vrai que j'ai loupé (de peu) la qualification pour le Hip'Poker Tour de Vincennes organisé par le PMU il y a un mois de cela, je suis en revanche parvenu à me qualifier pour l'étape parisienne du Wipt de Winamax qui se disputera ce week-end du côté de Montparnasse (au lieu de la traditionnelle Grande Halle de La Villette), et je me suis par ailleurs inscrit au Pokerthon de la Garenne-Colombes qui aura lieu dans une semaine. Deux petits tournois live à disputer à une semaine d'intervalle, donc : de quoi me redonner un peu d'allant en cette période difficile. On va donc tâter dès cette semaine du jeton, du vrai. C'est déjà ça.

dimanche 30 juin 2024

La tuile en plein dans la figure !

Bon, eh bien voilà. Le poker, c'est sympa, mais pour jouer, encore faut-il être apte à le faire. Physiquement et moralement. Et depuis quelques semaines, des problèmes personnels sont venus toquer à ma porte, au point que je n'ai plus envie de passer mes soirées à jouer et que mon volume de jeu est devenu famélique, pour ne pas dire inexistant.

Alors pendant un laps de temps indéterminé, ma priorité sera forcément ailleurs qu'autour des tables de poker. Une tuile vient de me tomber sur la tête, et l'urgence du moment consiste à soigner la plaie, retrouver mes esprits et ensuite réparer la toiture défaillante. Au diable le jeu et toutes les petites choses superficielles et futiles qui vont avec !

On ne mesure pas à quel point la chance et la malchance au jeu sont dérisoires en comparaison avec les hasards que l'on peut connaitre dans la vraie vie. Mes difficultés du moment constituent une douloureuse piqûre de rappel : se plaindre de la malchance au poker est d'une incroyable futilité tellement cela importe peu en vérité. Le déplaisir dans le plaisir demeure une forme de plaisir malgré tout. Je tâcherai de m'en souvenir le moment opportun.

Pouvoir manger à sa faim, vivre en bonne santé, avec un toit étanche sur la tête qui ne s'effondre pas, entouré d'une famille aimante, avec des voisins pacifiques, tout ceci n'est jamais définitivement acquis. La stabilité ne dure pas éternellement et ma bulle de confort est maintenant percée : je retournerai jouer aux tables une fois la brèche colmatée et le cocon de douceur retrouvé. Difficile de prédire la durée de cette phase tumultueuse que je suis amené à traverser, mais une chose est certaine : le poker attendra car l'important est ailleurs !


jeudi 29 février 2024

Le petit centime dopé à la testostérone

J'ai pour habitude de jouer chacun de mes tournois avec le plus de sérieux possible, quel que soit le coût d'entrée dudit tournoi. Certes, le calibrage des mises n'est pas le même sachant que la manière de jouer des adversaires n'est pas la même. Mais j'essaye toujours de jouer pour gagner. Toujours. Chez Fredyl, on ne brade pas la marchandise.

Assez régulièrement, lorsqu'il reste de la place sur mon écran d'ordinateur de 27 pouces capable d'afficher douze tables en simultané sans chevauchement, je complète mes sessions poker du soir par un ou deux tournois à faible coût, voire même par un freeroll. Ces tournois-là, je les relègue tout en bas sur le côté droit de mon écran. Mon organisation est plutôt simple : plus un tournoi est important, plus il aura tendance à se retrouver sur la rangée du haut, le plus important de tous étant situé invariablement en haut à gauche, car de la sorte je sais instinctivement où focaliser le plus mon attention lorsque je joue. Il n'en demeure pas moins que je ne néglige jamais les tournois à faible dotation sachant qu'au poker, on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.

Depuis le début de l'année, le PMU a inclus dans sa grille quotidienne des tournois dont le coût d'entrée symbolique se monte à 1 centime, plafonnés à 50 participants seulement, avec une dotation symbolique d'une poignée d'euros sous la forme de petits tickets à valoir sur des tournois un peu plus gros dont le coût d'entrée est de un euros et demi. L'affaire n'est pas nouvelle, en son temps Bwin proposait déjà ce type de tournoi que l'on appelait le centroll, y compris du temps lointain où il opérait encore sur la plateforme Ongame bien avant sa migration sur la plateforme partagée du réseau PartyGaming. Il n'y a pas si longtemps, j'avais déjà raconté ici comment j'avais pu passer de 1 centime à près de 100 euros via ce stratagème sur Bwin. Dans le jargon des initiés on appelle cela faire une montante.

Ces petits tournois dérisoires à 1 centime l'entrée proposés par le PMU durent moins d'une heure à disputer et en jouant sérieusement, les chances de remporter un ticket d'une valeur de 1,5 euros sont supérieures à 10%. C'est ainsi que ma nouvelle histoire commence.

A la suite du gain d'un de ces petits tickets à 1,5 euros à valoir sur un tournoi satellite, je me suis qualifié pour un plus gros tournoi satellite à 10 euros l'entrée. A ce stade toujours pas d'argent en vue, on passe d'un mini satellite à un petit satellite. Et c'est loin d'être terminé, puisque le satellite à 10 euros l'entrée aboutit au final à un ticket pour le plus gros tournoi régulier de la grille du PMU, le Super250 hebdomadaire qui se dispute le dimanche soir dont les places juteuses sont régulièrement trustées par les plus gros joueurs réguliers de la plateforme. Le joueur lambda, pour y participer, il doit cracher 250 euros au bassinet. Ce n'est pas rien et beaucoup passent par les satellites pour y parvenir.

C'est seulement une fois qualifié pour ce super250 que mon petit centime initial avait une chance de se convertir en sonnantes et trébuchantes. Un peu comme la petite histoire du club amateur jouant la finale de la coupe de France de football, ce phénomène n'arrive pas souvent. Et comme chacun sait, une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Même si dans mon parcours en tant que joueur de poker en ligne il m'arrive occasionnellement de disputer des tournois d'une telle importance, pouvoir vibrer pour de grosses sommes en partant d'une poussière d'euro, à savoir un centime, est aussi rare qu'insolite ! Il me fallait donc une performance à la hauteur de l'événement pour que l'histoire soit des plus belles à raconter.

L'histoire aurait été vraiment captivante de bout en bout si j'avais été loin dans ce beau tournoi à 250 euros l'entrée, mais malheureusement, ce n'est pas ce qu'il s'est passé. Je suis longtemps resté dans le creux du peloton, mais vers 23h il m'aura suffi de perdre presque coup sur coup un regrettable 50/50 puis un très problématique 70/30 pour me retrouver dans la zone rouge et être ainsi sorti du tournoi comme un pauvre soldat inconnu sur le champ de bataille. Résultat des courses : je suis rentré bredouille une fois mon écran d'ordinateur éteint. Ceci étant, ma déception a vite laissé la place à une forme de fatalité. Ce n'était pas mon heure. L'espace d'une soirée, j'aurai pu vibrer à moindre coût sur un tournoi majeur tel un passager clandestin débarquant en première classe en costume rapiécé et savourant sa première gorgée de champagne sourire aux lèvres, avant d'être stoppé vigoureusement par le service de sécurité et aussitôt raccompagné vers la sortie. 

Indépendamment du résultat final, avoir la chance de pouvoir connaitre ces moments si particuliers de temps à autre me fait vraiment du bien, ne serait-ce que parce que cela me permet de me rendre compte que techniquement je peux tenir tête aux cadors de la discipline et que par ailleurs ma lecture des dynamiques de jeu demeure toujours aussi bonne quels que soient les montants en jeu.

Pouvoir vibrer de temps à autre, ça fait tout de même bien plaisir, quand bien même on ne finisse pas la soirée dans des draps de satin. Tout ceci n'est possible que parce que je ne néglige jamais le moindre petit tournoi, aussi je me félicite intérieurement pour mon obstination et ma rigueur dans ma façon d'appréhender mes tournois de poker. Mon petit centime dopé à la testostérone m'aura donc fait du bien, surtout en cette période creuse où je n'ai pas grand-chose à me mettre sous la dent. Au poker, on ne sait jamais comment les histoires peuvent se terminer... Parfois, elles ont le droit d'être belles ; encore faut-il qu'elles le soient du début jusqu'à la toute fin !

dimanche 31 décembre 2023

Bilan 2023

2023 s'est achevé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et le moins que l'on puisse dire c'est que mon bilan poker pour l'année écoulée est famélique. 

Aucune qualification pour une épreuve en live. Pas même pour un petit tournoi de gala. Sans doute le signe que je suis moins à l'affût des opportunités que je ne l'étais par le passé. Et puis il faut aussi reconnaitre que l'offre en la matière s'est quelque peu réduite au fur et à mesure que les années passent. Elles sont loin désormais les années fécondent où je me qualifiais d'une manière ou d'un autre pour quatre à cinq tournois live par an.

Quant à mes prestations en ligne, elles sont contrastées en fonction des plateformes poker sur lesquelles je joue. Des gains ont été enregistrés sur PokerStars ainsi que sur PMU. Mon nouvel ordinateur depuis un an me permet de jouer sur PokerStars sans que cela mouline ou plante régulièrement que c'était le cas par le passé. Pour ce qui est des autres plateformes (Bwin, ParionsSport et Unibet) mon volume de jeu est faiblard et mes gains sont marginaux? Là où cela ne va pas du tout, c'est du côté de Winamax, puisque j'y ai enregistré des pertes nettes. Invariablement, tous les tournois Winamax à enjeu élevé auxquels je participe se refusent à moi. Pourtant, en termes de confort et d'habitudes de jeu, Winamax est ma plateforme de poker préférée. Et je précise que je joue rigoureusement de la même manière quelle que soit la plateforme.

Pour le reste, pas grand chose de plus à ajouter si ce n'est que mon volume de jeu se porte majoritairement sur le Omaha Pot Limit, devant le Texas Holdem, tandis que le PLO8 constitue ma troisième variante la plus pratiquée (et celle qui me procure toujours au final le plus de plaisir).



mardi 21 novembre 2023

Lutter contre une insolente malchance temporaire : faire le dos rond et attendre que ça passe

Peu de choses croustillantes à raconter ces temps derniers s'agissant de mon activité poker, si ce n'est que je suis forcé de constater que 2023 constitue jusqu'ici mon année la plus déséquilibrée en termes de ratio chance/malchance.

Je ne suis pas homme à me plaindre, d'autant que je fais partie des gens qui pensent que chance et malchance finissent toujours par se compenser sur le long terme. Sauf qu'à long terme, nous serons tous morts... et s'agissant du présent, mon logiciel de suivi statistique Xeester affiche un constat cinglant : je souffre cette année d'un déficit de l'ordre de près de 3 pts d'EV par rapport aux données théoriques (EV théorique +8 à mettre en perspective avec un EV réel de +5 seulement !). Certes, je n'ai joué que 150.000 mains jusqu'ici, rendant une telle anomalie statistique possible. Mais quand même, cela donne au total près de 3.000 blindes théoriques sacrifiées sur l'autel de la malchance. Une sacrée déveine tout de même, qui vient amplifier le passif cumulé des années précédentes et qui me prive tout de même potentiellement de milliers d'euros de gains.

Pourtant, malgré tout, je conserve le sourire et un semblant de moral me préservant de la dégradation de mon jeu. Tout simplement parce que cela fait partie du jeu. Aimer le combat au point de se plonger à corps perdu dans la bataille rangée, c'est accepter de se prendre des balles perdues qui ne nous étaient pas destinée. Au final, seuls ceux qui survivent ont raison. Alors face à ces quelques éraflures, plaies et bosses du moment, je serre les dents et je continue à aller de l'avant. Ca ira mieux demain. Ou en 2024. Ou après ma mort. Mais ça ira forcément mieux à un moment donné, sachant que la malchance n'est pas éternelle, d'une part, et qu'il suffit d'un seul gros succès pour nettoyer au Kärcher d'un jet puissant des rivières de déjections accumulées depuis des mois et des mois.

J'attends de pied ferme des lendemains qui chantent.

mercredi 4 octobre 2023

Automne 2023 : Impasse sur l'hippodrome

La période automnale est traditionnellement dévolue aux tournois live dits de gala, puisque c'est le moment de l'année où se disputent l'étape parisienne du Hip'Poker Tour, ainsi que le Winamax Poker Tour de La Grande Halle de la Villette, ou bien encore le Pokerthon de La Garenne-Colombes. Avec le recul, je reconnais volontiers éprouver une tendresse toute particulière pour ces événements-là, puisque je considère ces tournois comme des instants privilégiés, propices au tissage d'un lien social sain, où l'on peut jouer un poker de compétition sans pour autant devoir subir le côté négatif induit la pression financière des tournois payants.

Cette année 2023 ne sera toutefois pas pour moi l'occasion de tâter du jeton, puisque Winamax a repoussé au printemps l'organisation de son étape parisienne du Wipt, tandis que le Hip'Poker Tour édition 2023 organisé par le PMU se tiendra à l'hippodrome de Vincennes à une date où je suis malheureusement indisponible. Je me suis résolu à ne pas disputer les qualifications en ligne comme je le fais pourtant à chaque automne (ou presque). Ca me chagrine un tantinet, mais ce sont là les aléas du calendrier, et il faut savoir composer avec. On a tous une vie, avec ses priorités et ses contraintes. Pas de quoi se lamenter, sachant qu'il y aura d'autres occasions prochaines à saisir.

Tant pis pour les petits fours de l'hippodrome, qui seront engloutis par d'autres estomacs que les miens. Tant pis pour les jetons de tournoi qui seront manipulés par d'autres mains que les miennes. Il était manifestement écrit que l'année 2023 constituerait une année de disette pour moi, que ce soit en ligne ou en live. Pas de quoi faire grise mine pour autant. Une vie, c'est long. On fera mieux en 2024... sachant que ce ne sera guère difficile.

mercredi 13 septembre 2023

Snow-board : accident sur la pente de ski

La nuit dernière, lors de ma session de poker en ligne, j'ai croisé à mes tables de Omaha un drôle d'énergumène, de ceux que l'on croise occasionnellement : un dévaleur de pente tout schuss.

J'étais en train de contrôler tranquillement ma table de Omaha en position de chip leader, on avait atteint les places payées et quelques dizaines d'euros de gains étaient déjà assurées... la table finale et ses gains potentiels à trois chiffres se dessinaient à l'horizon. Avec ma centaine de blindes et une confortable avance par rapport au stack moyen, je me sentais alors inexpugnable dans ma position ultra dominante. Apprécier de tels moments - face à des adversaires que je domine de par ma technique, mon calme et une dynamique de table clairement en ma faveur - fait partie des petits bonheurs simples que procure le poker au joueur aguerri, et je sais les savourer.

Soudain, surgi de nulle part, un joueur attire mon attention sur un premier coup atypique, où il engage l'intégralité de son modeste tapis contre moi. Il remporte le coup et double son stack alors que ses chances de remporter le coup étaient des plus minces. Une vingtaine de blindes de perdues sur un coup de malchance contre un joueur peu inspiré ne constitue absolument pas un drame, d'autant que je demeure leader en jetons. 

Je décide aussitôt de me reconcentrer sur la suite de mon tournoi... sauf que sur le coup suivant je me retrouve avec une merveilleuse main de départ, confirmée par un flop de rêve qui me conduit tout naturellement à faire monter les enchères contre ce même joueur. Là encore, il engage contre moi l'intégralité de son tapis, cette fois-ci beaucoup moins maigrichon avec une main absolument pas légitime et moins de 10% de chances de remporter le coup. Pourtant, le Dieu du Poker, toujours aussi facétieux, décide de me chatouiller à nouveau sous les aisselles, et je perds le coup, non sans lâcher un sourire penaud devant pareille infortune. 

Salut, copain...
Perdre des coups improbables contre des joueurs plus faibles fait partie intégrante du poker alors hors de question de me plaindre, d'autant que je demeure vaillant. Me voilà désormais rentré dans le ventre mou du peloton en termes de jetons et à ce moment-là, je me harangue intérieurement pour demeurer concentré et ne pas rentrer dans une bataille d'ego contre le joueur qui m'a collé deux misères improbables à la suite. Mais il était dit que ce même joueur - que je me qualifierai même pas de "fantasque" mais plutôt de "mouton suiveur" au vu de son style de jeu - allait aussitôt faire parler de lui. Rebelote, dès le coup suivant, je me retrouve une nouvelle fois en position d'une forte main, que je valorise de telle sorte à faire aussitôt grossir le pot ; brelan floppé, je fais monter les enchères, la turn étant anodine, j'envoie alors tout mon stack, je suis payé par mon adversaire... à la river je n'ai plus que 80% de chances de gagner le coup car je découvre que la turn lui a ouvert quelques tirages. Las, il touche l'une des cartes dont il avait besoin et m'éjecte du tournoi en deux temps trois mouvements. Trois coups de malchance à la suite contre le même joueur et me voilà récupérant tout juste quelques miettes de gains alors que le podium, voire la victoire, étaient plus qu'à ma portée.

Par curiosité, je décide d'aller vérifier la courbe de gains/pertes du joueur qui vient de m'éjecter du tournoi de manière aussi brutale, d'autant que le pseudonyme qu'il s'est choisi est assez peu flatteur et m'interpelle forcément. Et là, je peux enfin mesurer l'ampleur du phénomène dans son côté statistique implacable et cruel : ce joueur joue régulièrement sans discontinuer depuis 2010 ; il s'avère qu'il s'agit d'un perdant éternel. Sa courbe décline avec une régularité métronomique qui fait froid dans le dos. Son déficit atteint près de 200 000 euros. Deux cent mille euros de pertes nettes. Voici donc quelqu'un qui consacre à fonds perdus l'équivalent d'un SMIC entier par mois, sans jamais parvenir à briller, puisque sa courbe descendante est d'une régularité à toute épreuve, aussi pentue qu'une piste noire aux sports d'hiver. Me faire percuter de plein fouet par un dévaleur de pente sur une piste noire m'aura laissé des traces puisque le choc fut assez traumatique, mais à la vérité, je bénis intérieurement ce type de joueur d'exister et de contribuer à alimenter l'écosystème. Plutôt que d'un addict pur, il s'agit probablement d'un sportif, d'un artiste ou d'un fils de. Des joueurs pareils, il en faut le plus possible. 

A la vérité, les dévaleurs de pente constituent mes adversaires préférés. J'ai hâte de rejouer contre lui. Encore et encore. Et tant pis pour les quelques accidents de ski que cela occasionne parfois à l'occasion des collisions brutales.

lundi 21 août 2023

Paresse estivale

A la faveur de l'été, cela fait maintenant deux mois pleins que j'ai stoppé mes sessions nocturnes de poker en ligne. Une douce torpeur semble m'avoir envahi. Même en rentrant de vacances, je n'ai pas su me motiver pour jouer ne serait-ce qu'un soir. Et pourtant, à diverses reprises, je me suis dit : ce soir je m'y remets. Sans que cela soit suivi d'effet jusqu'ici. La seule chose que je sois parvenu à faire, c'est mettre à jour mes logiciels, me connecter sur mes différents sites afin de vérifier si je n'avais pas un ticket dont la date d'expiration se rapprocherait dangereusement.

Quel est donc ce mal étrange qui semble m'habiter ? La nostalgie des temps anciens s'est doucement installée dans un recoin de mon cerveau, au point d'altérer quelque peu mon état d'esprit, m'incitant de facto à effectuer une coupure qui n'était pourtant pas prévue au programme. Et puis j'ai connu quelques soucis informatiques anodins qui n'ont pas aidé à me sentir à l'aise (grosse rayure de mon bel écran 27 pouces pourtant tout neuf et dysfonctionnement des mes hauts-parleurs). Toutefois, si j'écris cet article aujourd'hui lundi 21 août, c'est que ma paresse estivale touche vraisemblablement à sa fin et que je vais probablement rejouer cette semaine : le combattant balafré doit reprendre du service s'il veut rattraper son destin de joueur qui semble désormais vouloir le fuir.

Chaque rentrée est porteuse d'espoirs. Voyons ce que la saison 2023-2024 me réserve. Ce soir je m'y remets. Ou demain. Ou le jour suivant. Ou la semaine prochaine. Je n'ai pas peur. Les frustrations du passé sont oubliées. L'aventure sera belle, une fois encore.

vendredi 2 juin 2023

Les 10 héros de mon Panthéon poker : 2/10 Daniel Riolo

Daniel Riolo. L'homme a de la gouaille et s'en sert dans son sport de prédilection, le football, tandis que son talent pour le poker est tout relatif (il se définit lui-même comme un pur amateur peu armé pour la compétition). Ma découverte du poker s'est faite grâce à la chaîne du câble RTL9, en 2008.

A l'époque, la chaîne avait acquis les droits de diffusion des WSOP et les commentaires étaient assurés par le tandem constitué par Daniel Riolo (animateur-journaliste) et Bruno Fitoussi (joueur pro-consultant). J'ai déjà dit par le passé tout le bien que je pensais de Bruno Fitoussi, dont l'expertise mais aussi la classe et le flegme ont su me convaincre tout au long de la diffusion des épisodes hebdomadaires, tandis que Daniel Riolo assurait le rôle du profane qui découvre les subtilités du jeu au fur et à mesure des émissions. Or, si la personnalité de Bruno Fitoussi a vite fait l'unanimité, il n'en est pas de même avec Daniel Riolo. Surtout en dehors du poker. Il s'agit alors d'une période charnière au cours de laquelle le poker connaît en France un véritable âge d'or médiatique, et la présence de Daniel Riolo aux commentaires des WSOP a ainsi également rempli une fonction essentielle : servir de passerelle entre le grand public et un univers encore méconnu. Face à l'expertise technique de Bruno Fitoussi, Daniel Riolo a su incarner le téléspectateur candide mais curieux, posant les questions que beaucoup se posaient devant leur écran. Cette complémentarité a largement contribué à la qualité des retransmissions, quand bien même l'audience générée par le programme fut somme toute assez confidentielle. Avec le recul, ces émissions ont joué un rôle non négligeable dans la démocratisation du poker auprès d'une génération entière de joueurs français. J'en fais d'ailleurs partie, ce qui explique probablement pourquoi cette période conserve aujourd'hui encore une saveur toute particulière dans mes souvenirs. 

Daniel Riolo est un journaliste n'ayant pas sa langue dans sa poche, que ce soit dans son domaine de prédilection qu'est le football (il est la figure emblématique de l'After Foot sur les antennes de RMC en soirée) ou bien encore en tant que chroniqueur dans le talk show Estelle Midi sur RMC Story, le journalisme sportif n'étant pas sa seule casquette. Il est amené à intervenir sur tous les sujets d'actualité. Nonobstant le sujet abordé, qu'il soit ou non sportif, il se montre fréquemment clivant, et ses montées en température pour le moins régulières ne plaident pas toujours en sa faveur. Il est parfois excessif, il est vrai et sa communication n'est pas toujours maîtrisée sur la forme. Sur le fond, ses analyses se révèlent souvent plus solides que la forme ne le laisse parfois supposer. Quoi qu'il en soit, on lui accordera au moins le mérite de privilégier bien souvent le fait de dire les choses telles qu'elles sont réellement (s'attirant au passage des inimitiés) plutôt que de s'engoncer dans la tiédeur intellectuelle du politiquement correct.

Si son passage sur RTL9 à commenter les WSOP n'aura duré que deux ou trois saisons, le poker ne l'a pas quitté pour autant, et vice-versa. Car il co-anime depuis plus d'une décennie une émission hebdomadaire sur les ondes de RMC le dimanche à minuit, le RMC Poker Show (anciennement Docteur Poker). Son caractère bien trempé explique sans doute pourquoi le poker continue de l'intéresser : ce jeu récompense moins la recherche du consensus que la capacité à prendre des décisions clef sous pression. Dans ses différentes interventions consacrées au poker, Daniel Riolo a souvent mis en avant les dimensions psychologiques du jeu davantage que ses aspects purement mathématiques. Sans prétendre rivaliser avec les spécialistes de la discipline, il a toujours affiché une curiosité sincère pour les mécanismes de la prise de décision, de la gestion émotionnelle et de la compétition. Ces thématiques font écho à celles que l'on retrouve dans le journalisme sportif : analyse, confrontation des points de vue, gestion de l'incertitude et remise en question permanente. De temps à autre, il m'arrive encore d'écouter cette émission en dépit de l'heure tardive et malgré le fait que son co-animateur Moundir ait une personnalité peu compatible avec ma propre sensibilité.

Quoi qu'il en soit, c'est à l'occasion du Bwin XPokerTour survenu en 2013 que j'ai pu faire la connaissance de Daniel en chair et en os et m'entretenir avec lui en toute décontraction, bien que cela se soit déroulé dans des conditions pour le moins insolites, puisque le XPokerTour fut un programme au format court mettant le paquet sur l'adrénaline pure et que j'ai eu la chance de pouvoir vibrer en tant que participant à deux reprises (saut en parachute + saut du toit d'une usine désaffectée) ! Ce qu'il s'est dit entre lui et moi à cette occasion relève du secret de la confession. C'est l'une des raisons pour lesquelles je conserve, vaille que vaille, une tendresse toute particulière pour Daniel Riolo, véritable petite fourmi travailleuse du poker médiatique français. Nostalgie, quand tu nous tiens...

 

 
 
 
 

lundi 29 mai 2023

Les 10 héros de mon Panthéon Poker : 1/10 Bruno Fitoussi

2008. Mon année 0. Qu'il me semble loin, désormais, le temps où j'ai découvert le poker Texas Hold'em, via la chaîne de télévision RTL9, qui avait acquis à l'époque les droits de diffusion des World Series Of Poker qui se tiennent annuellement à Las Vegas et dont l'édition 2023 démarre d'ailleurs cette semaine !

Il y a donc une quinzaine d'années, cette émission hebdomaire était diffusée en seconde partie de soirée et co-animée par le tandem Bruno Fitoussi / Daniel Riolo, et ce binome avait su éveiller mon intérêt pour une discipline qui jusqu'alors était assez confidentielle. L'essor en concomitance du poker en ligne aura rebattu les cartes en quelques années à peine et permis une rapide expansion un peu partout à travers le monde.

A l'époque, sur RTL9, il était secondé par le frétillant Daniel Riolo, qui jouait le rôle de l'animateur un brin candide, tandis que l'expert Bruno Fitoussi livrait ses analyses des coups diffusés à l'écran ; le programme en tant que tel était le fruit d'un montage proposé clef en main par le diffuseur américain (interviews en VO comprises).

Avec sa placidité, son flegme et son humilité, Bruno Fitoussi a su altérer positivement l'image que je pouvais avoir des joueurs de poker professionnels. Certes, pas au point de me donner envie de m'y mettre immédiatement, puisque je ne me suis moi-même véritablement lancé dans le poker en ligne que bien des années plus tard. Mais on peut dire que l'homme aura été le véritable incubateur du virus, quand bien même les effets dudit virus aient été lents à se manifester dans mon pyschisme.

Il faut dire que l'homme a de la bouteille. Architecte de formation, il ne consacra à 100% au poker qu'un nombre limité d'années. Ensuite, il a continué son petit bonhomme de chemin dans le milieu en tant que consultant poker, ambassadeur poker, et en ne se consacrant plus au jeu à proprement dit qu'à temps partiel. Comparé à tant d'autres dans ce milieu, on peut dire qu'il a eu une vie relativement équilibrée.  A l'heure où l'immense majorité des pionniers du poker ont arrêté depuis de nombreuses années, Bruno Fitoussi continue sa carrière de joueur occasionnel éclairé et passionné, une carrière poncutée de quelques coups d'éclats de temps à autre. De quoi rappeler à la jeune génération que de par son expérience, un vieux loup gris solitaire peut faire valoir des qualités différentes par rapport à ceux aux crocs plus acérés - plus jeunes et plus insouciants - qui chassent en meute.

Il y a quelques semaines à peine, Bruno Fitoussi a d'ailleurs remporté un important tournoi de Omaha (au cours de l'EPT Paris 2023). Contrairement à tant d'autres dans ce milieu, Bruno Fitoussi n'est pas un monomaniaque du Texas Hold'em. Il aime les variantes, et je me demande même si mon propre goût immodéré pour les variantes ne vient pas de l'époque des ses lointains commentaires sur RTL 9 au cours de la période 2008-2010. Ma curiosité naturelle n'est peut être pas la seule responsable !

De Bruno Fitoussi, je conserve ancré en moi un enseignement fondamental lié au jeu, qui m'aura beaucoup servi au cours des années écoulées. Il ne faut jamais tomber amoureux de sa main, cette dernière devant être réévaluée à l'aune de chaque tirage et en fonction du momentum du tournoi. Savoir jeter n'importe quelle main, voilà bien un conseil avisé pour tout joueur aguerri.

Merci d'avoir été mon premier flirt avec le poker, Bruno. Quand bien même les WSOP ne t'aient pas encore intronisé au sein de leur Hall Of Fame, sache que tu figures en bonne place au sein de mon panthéon du Poker à moi : ton fluide coule à jamais dans mes veines car mon adrénaline, c'est aussi indirectement un peu la tienne. Merci.

mercredi 10 mai 2023

10 ans de poker : les 10 héros de mon Panthéon (préambule)

Saudade. Cela fait dix ans que j'alimente ce blog poker : dix ans de passion, dix ans de batailles, d'espoirs, de victoires parfois, de revers souvent, d'émotions brutes toujours. L'occasion de regarder un peu dans les rétroviseurs, et de mettre l'accent sur les dix personnes qui auront le plus impacté mon immersion dans le monde du poker. Non pas que je sois machiste, mais le monde des cartes est un milieu majoritairement masculin : il s'agit donc là de dix hommes, co-incubateurs du virus du poker - toujours vivace - qui m'habite depuis maintenant une décennie.

Au cours des semaines à venir, je reviendrai plus en détail sur mon lien direct ou indirect avec ces dix personnes. Je vais me contenter dans un premier temps de les lister ici par ordre chronologique de découverte :
- Bruno Fitoussi
- Daniel Riolo
- Benny (Benjamin Bruneteaux)
- Yu (Julien Brécard)
- Supercaddy
- Veunstyle
- Yul80
- TomLarson
- Cianciana
- Kalimhiro

Messieurs, si vous figurez sur cette liste, réjouissez-vous car vous êtes les authentiques héros de mon Panthéon du Poker : voici venu le temps de votre canonisation.

jeudi 4 mai 2023

La damnation des "festivals" et autres "series"

Avril a filé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et pourtant, j'aurais pu livrer ici quelques réflexions et ressentis qui demeurent en friche dans les recoins de mon cerveau. Il faut dire que l'heure n'est pas à la fête. Pour la trentième fois (ou peut-être est-ce déjà la cinquantième ?), je viens de me faire malmener à l'occasion d'un énième événement poker en ligne. Plus qu'une habitude, on pourrait presque parler de malédiction, me concernant. Episodiquement, les plateformes en ligne organisent le temps d'une semaine ou d'une quinzaine des petits festivals poker avec des dotations beaucoup plus musclées que d'ordinaire. Qu'on les appelles "Series", "Festivals", "Scoop" ou autres, le principe demeure le même : plus de dotations, plus de joueurs, plus de droits d'entrée que d'ordinaire. J'aime bien en disputer quelques uns. Même si ça se passe invariablement mal pour moi !

Il faut dire ces événements accroissent sensiblement la part de variance et d'aléas par rapport à mes sessions habituelles, celles que j'intègre dans mes rituels du quotidien. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fait des années que ce type d'événement ne me sourit plus du tout. Perdre plus d'une centaine d'euros en une soirée de poker, cela n'a rien de dramatique, mais lorsque ce type de scénario se reproduit toute une semaine durant, voire plus, cela finit par faire du dégât. Mon logiciel de suivi statistique a beau m'indiquer que du point de vue purement mathématique mon degré de performance moyen est plus que correct, voire carrément bon, mon ROI (le retour sur investissement) lui demeure imperturbablement dans le rouge. Deux ou trois mois d'efforts réduits à néant en une petite semaine de festivals, telle est mon équation en apparence insoluble que je m'astreins à griffonner encore et encore sur mon tableau noir mental dans l'espoir de crier un jour "Eureka". Ce n'est pas toujours facile de rester imperturbable devant cette sensation de dilapidation de son capital.

Ma frustration est palpable. Pourtant, cela ne m'empêchera pas de continuer à tenter de gravir ces montagnes abruptes des festivals. Pour trois raisons, que je considère toutes comme parfaitement valables. Premièrement, cela me force à m'extirper de ma petite zone de confort ; les rituels du quotidien, la discipline de tous les instants et la routine maitrisée c'est bien, mais un joueur ambitieux a vocation à s'en extraire pour franchir des paliers en termes de gains financiers. La deuxième raison pour laquelle je continue à dégringoler des falaises en poursuivant mes tentatives d'escalades lors des festivals de poker en ligne, c'est que statistiquement parlant, en conservant un moral solide et en maintenant mon niveau de jeu, cela devrait finir par passer à un moment ou à un autre, et la perspective de décrocher un gain à cinq chiffres d'un coup d'un seul, n'est pas mission impossible à la condition de bénéficier d'un zeste de chance au bon moment : je ne crois pas aux malédictions, tout ce qu'il me faut c'est un échantillonnage plus large pour repasser durablement dans le vert. Enfin, la troisième raison qui me conduit à continuer vouloir ferrailler contre pléthore d'adversaires lors des festivals malgré les bosses, elle se situe au niveau émotionnel : c'est tout de même plaisant, cette sensation de foncer au galop dans la mêlée, espérant tout renverser sur son passage... Trop souvent je tombe, mais à la vérité, la sensation de douleur est contenue car purement virtuelle (après tout ce ne sont que des euros de perdus) tandis qu'en cas de victoire, l'euphorie, elle, est bien réelle.

J'aime ce jeu. Pour tout ce qu'il m'apporte : humainement, comptablement, émotionnellement. Et pour tout ce qu'il ne m'apporte pas, aussi ! Tant pis si je me prends régulièrement des claques lors des grands événements. Car je finis toujours par me relever. Toujours !

lundi 27 mars 2023

Impressions printanières

Le printemps est là, le moral aux tables est bon, j'ai tourné non sans un brin de nostalgie la page de mon vieux PC obsolète et dispose désormais de conditions de jeu pour ainsi dire optimales grâce à mon mini-PC flambant neuf qui est vite devenu mon nouvel ami.

Mon challenge PLO automnal (300 tournois de Pot Limit Omaha à disputer avec un droit d'entrée moyen compris entre 1 et 10€) s'est terminé depuis janvier déjà, sans que j'en publie les résultats exhaustifs, la faute à un excès de procrastination et à un changement d'outil informatique peu propice à la mise en ligne de mes résultats. En substance, il s'est achevé avec un ROI de l'ordre de 26%, c'est un peu moins que ce que j'espérais initialement comme bénéfice, la faute à des contreperformances sur les tournois le plus onéreux à 10€ de droit d'entrée, tandis que j'ai surperformé sur ceux à 2 et à 3 € sans que cela suffise néanmoins à générer un retour sur investissement flamboyant. Mes résultats par plateforme sont par ailleurs très contrastés, puisque j'ai confortablement gagné sur Pokerstars, un peu gagné sur PMU et Bwin, et carrément perdu de l'argent sur les tables de Winamax. Dois-je en conclure que les joueurs de Pot Limit Omaha sont meilleurs sur Winamax que sur les autres plateformes ? Je n'en ai pas l'impression, la taille de mon échantillon est d'ailleurs beaucoup trop juste pour en tirer la moindre conclusion probante... sans parler de cette satanée variance, qui brouille encore davantage les pistes. Bref, on a gagné quelques centaines d'euros sur ce challenge, pas de quoi pavoiser, mais ce fut néanmoins plaisant de faire des soirées poker 100% Omaha et ça m'a redonné envie d'inclure davantage de Omaha dans mes panels de tournois quotidiens.

Qui dit changement de repères dit aussi tâtonnements et essuyage de plâtres. Avec mon nouveau PC, tous mes anciens paramètres préférentiels se sont effacés et il a fallu les reconfigurer un par un, plateforme par plateforme, ce qui n'a pas été sans couacs puisque j'en ai oublié/altéré un par-ci un par-là. N'ayant pas immédiatement recouvré l'intégralité de mes repères ancrés depuis de nombreuses années, j'ai malheureusement commis ces derniers jours quelques erreurs préjudiciables, la dernière en date étant due au fait que j'avais omis de cocher l'option "4 couleurs" (bleu-vert-rouge-noir) s'agissant de l'affichage des cartes du paquet. Les erreurs de lecture grossières de ce type sont facilement évitables dès lors qu'on délaisse l'affichage bicolore traditionnel (couleur noire pour les piques et les trèfles -  couleur rouge pour les carreaux et les coeurs), et c'est ce que j'ai toujours privilégié. Puisque je suis amené à devoir gérer de multiples tables en parallèle, avec le plus souvent des plateformes poker différentes affichées en simultané sur mon écran, le temps d'analyse consacré à chaque coup disputé est forcément beaucoup plus réduit que dans l'idéal, et le fait de ne pas avoir sélectionné la bonne option d'affichage de la physionomie et de la couleur des cartes m'a fait perdre un coup importantissime. Rageant de perdre des euros pour pareille broutille. Mais au poker, le moindre détail a de l'importance, qu'on se le dise !

Dernier détail important à signaler, le fait de désormais disposer d'un mini-PC flambant neuf m'a permis de réintroduire mon logiciel de suivi de performance Xeester au quotidien (alors que je l'avais délaissé depuis cinq années en raison des multiples bugs et problèmes de fluidité imputables à mon vieux PC). Ce changement substantiel est venu chambouler mes habitudes de jeu. Dès lors que l'on bénéficie de ce type de logiciel, plus on dispute de mains contre un adversaire donné mieux on peut comprendre et analyser les habitudes de jeu dudit adversaire, pour en fin de compte pouvoir dévier efficacement d'un style de jeu académique "équilibré" vers un style plus personnalisé que l'on appelle au poker "exploitant" et générant des coups joués de façon plus atypique. A la vérité, j'aime beaucoup jouer en privilégiant ce style exploitant, plus créatif, plus fantaisiste, fondé sur le marquage à la culotte et la contre-attaque. Reste maintenant à en récolter les fruits. Cela prendra assurément un peu de temps, mais au final une fois la phase de ré-acclimatation tactique achevée, il n'en résultera probablement que du positif pour moi.

Tous mes clignotants sont en train de repasser a vert en cette entame de printemps. De bon augure pour la suite de mes aventures...


mardi 28 février 2023

Un petit cadeau d'anniversaire qui fait vraiment plaisir !

Cela faisait une éternité que je rouspétais régulièrement contre la lenteur et les dysfonctionnements de mon vieux PC, vaillant compagnon de la totalité de mes aventures pokéristiques en ligne depuis mes débuts il y a dix ans. Cette vieille tour que j'avais acquise en 2009 et fonctionnant avec Windows 7 a fait son temps, bien que toujours fonctionnelle. 

Le fait de franchir ce cap symbolique des dix ans de poker m'a convaincu de procéder à l'achat d'un nouveau PC, en guise de cadeau symbolique que je me fais à moi-même, d'autant que mon challenge PLO automnal a généré un petit bénéfice confortable, à hauteur du coût de l'appareil.

Je n'ai jamais été consumériste, loin s'en faut, mais là, force est de constater que mon ancien PC me faisait perdre de l'argent via ses freezes aléatoires répétés (notamment sur les plateformes PokerStars et PMU Poker) et sa lenteur chronique, de nature à exaspérer même le plus zen des hommes. Or, au poker, l'exaspération et l'agacement contribuent à éloigner considérablement le joueur de son A-Game.

Suite à mon achat, me voici à présent détenteur d'un mini-PC ultra moderne NiPoGi équipé de Windows 11Pro. Ceci est loin d'être anecdotique : après quelques jours de tests, je peux dire que cette bestiole silencieuse, peu énergivore et malgré tout très puissante arrive à point nommé pour insuffler une nouvelle dynamique à ma conquête du poker qui patine depuis quelques années. La preuve, j'ai pu refaire fonctionner mon logiciel de tracking Xeester sans ralentissement aucun. Pensant que Xeester était trop vorace, j'avais tenté d'installer Holdem Manager 3 il y a deux ans en guise d'alternative, mais en pure perte car c'est le degré de vétusté de mon ancienne tour PC qui était la source du problème.

Désormais, place à la fluidité et à l'instantanéité ! C'est bien simple, quelle que soit la plateforme de poker en ligne utilisée, je me sens tout léger et tout guilleret aux tables. Plus qu'un luxe, il s'agit-là d'un véritable investissement qui sera - je l'espère - promptement rentabilisé.