Translate

lundi 29 mai 2023

Les 10 héros de mon Panthéon Poker : 1/10 Bruno Fitoussi

2008. Mon année 0. Qu'il me semble loin, désormais, le temps où j'ai découvert le poker Texas Hold'em, via la chaîne de télévision RTL9, qui avait acquis à l'époque les droits de diffusion des World Series Of Poker qui se tiennent annuellement à Las Vegas et dont l'édition 2023 démarre d'ailleurs cette semaine !

Il y a donc une quinzaine d'années, cette émission hebdomaire était diffusée en seconde partie de soirée et co-animée par le tandem Bruno Fitoussi / Daniel Riolo, et ce binome avait su éveiller mon intérêt pour une discipline qui jusqu'alors était assez confidentielle. L'essor en concomitance du poker en ligne aura rebattu les cartes en quelques années à peine et permis une rapide expansion un peu partout à travers le monde.

A l'époque, sur RTL9, il était secondé par le frétillant Daniel Riolo, qui jouait le rôle de l'animateur un brin candide, tandis que l'expert Bruno Fitoussi livrait ses analyses des coups diffusés à l'écran ; le programme en tant que tel était le fruit d'un montage proposé clef en main par le diffuseur américain (interviews en VO comprises).

Avec sa placidité, son flegme et son humilité, Bruno Fitoussi a su altérer positivement l'image que je pouvais avoir des joueurs de poker professionnels. Certes, pas au point de me donner envie de m'y mettre immédiatement, puisque je ne me suis moi-même véritablement lancé dans le poker en ligne que bien des années plus tard. Mais on peut dire que l'homme aura été le véritable incubateur du virus, quand bien même les effets dudit virus aient été lents à se manifester dans mon pyschisme.

Il faut dire que l'homme a de la bouteille. Architecte de formation, il ne consacra à 100% au poker qu'un nombre limité d'années. Ensuite, il a continué son petit bonhomme de chemin dans le milieu en tant que consultant poker, ambassadeur poker, et en ne se consacrant plus au jeu à proprement dit qu'à temps partiel. Comparé à tant d'autres dans ce milieu, on peut dire qu'il a eu une vie relativement équilibrée.  A l'heure où l'immense majorité des pionniers du poker ont arrêté depuis de nombreuses années, Bruno Fitoussi continue sa carrière de joueur occasionnel éclairé et passionné, une carrière poncutée de quelques coups d'éclats de temps à autre. De quoi rappeler à la jeune génération que de par son expérience, un vieux loup gris solitaire peut faire valoir des qualités différentes par rapport à ceux aux crocs plus acérés - plus jeunes et plus insouciants - qui chassent en meute.

Il y a quelques semaines à peine, Bruno Fitoussi a d'ailleurs remporté un important tournoi de Omaha (au cours de l'EPT Paris 2023). Contrairement à tant d'autres dans ce milieu, Bruno Fitoussi n'est pas un monomaniaque du Texas Hold'em. Il aime les variantes, et je me demande même si mon propre goût immodéré pour les variantes ne vient pas de l'époque des ses lointains commentaires sur RTL 9 au cours de la période 2008-2010. Ma curiosité naturelle n'est peut être pas la seule responsable !

De Bruno Fitoussi, je conserve ancré en moi un enseignement fondamental lié au jeu, qui m'aura beaucoup servi au cours des années écoulées. Il ne faut jamais tomber amoureux de sa main, cette dernière devant être réévaluée à l'aune de chaque tirage et en fonction du momentum du tournoi. Savoir jeter n'importe quelle main, voilà bien un conseil avisé pour tout joueur aguerri.

Merci d'avoir été mon premier flirt avec le poker, Bruno. Quand bien même les WSOP ne t'aient pas encore intronisé au sein de leur Hall Of Fame, sache que tu figures en bonne place au sein de mon panthéon du Poker à moi : ton fluide coule à jamais dans mes veines car mon adrénaline, c'est aussi indirectement un peu la tienne. Merci.

mercredi 10 mai 2023

10 ans de poker : les 10 héros de mon Panthéon (préambule)

Saudade. Cela fait dix ans que j'alimente ce blog poker : dix ans de passion, dix ans de batailles, d'espoirs, de victoires parfois, de revers souvent, d'émotions brutes toujours. L'occasion de regarder un peu dans les rétroviseurs, et de mettre l'accent sur les dix personnes qui auront le plus impacté mon immersion dans le monde du poker. Non pas que je sois machiste, mais le monde des cartes est un milieu majoritairement masculin : il s'agit donc là de dix hommes, co-incubateurs du virus du poker - toujours vivace - qui m'habite depuis maintenant une décennie.

Au cours des semaines à venir, je reviendrai plus en détail sur mon lien direct ou indirect avec ces dix personnes. Je vais me contenter dans un premier temps de les lister ici par ordre chronologique de découverte :
- Bruno Fitoussi
- Daniel Riolo
- Benny (Benjamin Bruneteaux)
- Yu (Julien Brécard)
- Supercaddy
- Veunstyle
- Yul80
- TomLarson
- Cianciana
- Kalimhiro

Messieurs, si vous figurez sur cette liste, réjouissez-vous car vous êtes les authentiques héros de mon Panthéon du Poker : voici venu le temps de votre canonisation.

jeudi 4 mai 2023

La damnation des "festivals" et autres "series"

Avril a filé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et pourtant, j'aurais pu livrer ici quelques réflexions et ressentis qui demeurent en friche dans les recoins de mon cerveau. Il faut dire que l'heure n'est pas à la fête. Pour la trentième fois (ou peut-être est-ce déjà la cinquantième ?), je viens de me faire malmener à l'occasion d'un énième événement poker en ligne. Plus qu'une habitude, on pourrait presque parler de malédiction, me concernant. Episodiquement, les plateformes en ligne organisent le temps d'une semaine ou d'une quinzaine des petits festivals poker avec des dotations beaucoup plus musclées que d'ordinaire. Qu'on les appelles "Series", "Festivals", "Scoop" ou autres, le principe demeure le même : plus de dotations, plus de joueurs, plus de droits d'entrée que d'ordinaire. J'aime bien en disputer quelques uns. Même si ça se passe invariablement mal pour moi !

Il faut dire ces événements accroissent sensiblement la part de variance et d'aléas par rapport à mes sessions habituelles, celles que j'intègre dans mes rituels du quotidien. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela fait des années que ce type d'événement ne me sourit plus du tout. Perdre plus d'une centaine d'euros en une soirée de poker, cela n'a rien de dramatique, mais lorsque ce type de scénario se reproduit toute une semaine durant, voire plus, cela finit par faire du dégât. Mon logiciel de suivi statistique a beau m'indiquer que du point de vue purement mathématique mon degré de performance moyen est plus que correct, voire carrément bon, mon ROI (le retour sur investissement) lui demeure imperturbablement dans le rouge. Deux ou trois mois d'efforts réduits à néant en une petite semaine de festivals, telle est mon équation en apparence insoluble que je m'astreins à griffonner encore et encore sur mon tableau noir mental dans l'espoir de crier un jour "Eureka". Ce n'est pas toujours facile de rester imperturbable devant cette sensation de dilapidation de son capital.

Ma frustration est palpable. Pourtant, cela ne m'empêchera pas de continuer à tenter de gravir ces montagnes abruptes des festivals. Pour trois raisons, que je considère toutes comme parfaitement valables. Premièrement, cela me force à m'extirper de ma petite zone de confort ; les rituels du quotidien, la discipline de tous les instants et la routine maitrisée c'est bien, mais un joueur ambitieux a vocation à s'en extraire pour franchir des paliers en termes de gains financiers. La deuxième raison pour laquelle je continue à dégringoler des falaises en poursuivant mes tentatives d'escalades lors des festivals de poker en ligne, c'est que statistiquement parlant, en conservant un moral solide et en maintenant mon niveau de jeu, cela devrait finir par passer à un moment ou à un autre, et la perspective de décrocher un gain à cinq chiffres d'un coup d'un seul, n'est pas mission impossible à la condition de bénéficier d'un zeste de chance au bon moment : je ne crois pas aux malédictions, tout ce qu'il me faut c'est un échantillonnage plus large pour repasser durablement dans le vert. Enfin, la troisième raison qui me conduit à continuer vouloir ferrailler contre pléthore d'adversaires lors des festivals malgré les bosses, elle se situe au niveau émotionnel : c'est tout de même plaisant, cette sensation de foncer au galop dans la mêlée, espérant tout renverser sur son passage... Trop souvent je tombe, mais à la vérité, la sensation de douleur est contenue car purement virtuelle (après tout ce ne sont que des euros de perdus) tandis qu'en cas de victoire, l'euphorie, elle, est bien réelle.

J'aime ce jeu. Pour tout ce qu'il m'apporte : humainement, comptablement, émotionnellement. Et pour tout ce qu'il ne m'apporte pas, aussi ! Tant pis si je me prends régulièrement des claques lors des grands événements. Car je finis toujours par me relever. Toujours !

lundi 27 mars 2023

Impressions printanières

Le printemps est là, le moral aux tables est bon, j'ai tourné non sans un brin de nostalgie la page de mon vieux PC obsolète et dispose désormais de conditions de jeu pour ainsi dire optimales grâce à mon mini-PC flambant neuf qui est vite devenu mon nouvel ami.

Mon challenge PLO automnal (300 tournois de Pot Limit Omaha à disputer avec un droit d'entrée moyen compris entre 1 et 10€) s'est terminé depuis janvier déjà, sans que j'en publie les résultats exhaustifs, la faute à un excès de procrastination et à un changement d'outil informatique peu propice à la mise en ligne de mes résultats. En substance, il s'est achevé avec un ROI de l'ordre de 26%, c'est un peu moins que ce que j'espérais initialement comme bénéfice, la faute à des contreperformances sur les tournois le plus onéreux à 10€ de droit d'entrée, tandis que j'ai surperformé sur ceux à 2 et à 3 € sans que cela suffise néanmoins à générer un retour sur investissement flamboyant. Mes résultats par plateforme sont par ailleurs très contrastés, puisque j'ai confortablement gagné sur Pokerstars, un peu gagné sur PMU et Bwin, et carrément perdu de l'argent sur les tables de Winamax. Dois-je en conclure que les joueurs de Pot Limit Omaha sont meilleurs sur Winamax que sur les autres plateformes ? Je n'en ai pas l'impression, la taille de mon échantillon est d'ailleurs beaucoup trop juste pour en tirer la moindre conclusion probante... sans parler de cette satanée variance, qui brouille encore davantage les pistes. Bref, on a gagné quelques centaines d'euros sur ce challenge, pas de quoi pavoiser, mais ce fut néanmoins plaisant de faire des soirées poker 100% Omaha et ça m'a redonné envie d'inclure davantage de Omaha dans mes panels de tournois quotidiens.

Qui dit changement de repères dit aussi tâtonnements et essuyage de plâtres. Avec mon nouveau PC, tous mes anciens paramètres préférentiels se sont effacés et il a fallu les reconfigurer un par un, plateforme par plateforme, ce qui n'a pas été sans couacs puisque j'en ai oublié/altéré un par-ci un par-là. N'ayant pas immédiatement recouvré l'intégralité de mes repères ancrés depuis de nombreuses années, j'ai malheureusement commis ces derniers jours quelques erreurs préjudiciables, la dernière en date étant due au fait que j'avais omis de cocher l'option "4 couleurs" (bleu-vert-rouge-noir) s'agissant de l'affichage des cartes du paquet. Les erreurs de lecture grossières de ce type sont facilement évitables dès lors qu'on délaisse l'affichage bicolore traditionnel (couleur noire pour les piques et les trèfles -  couleur rouge pour les carreaux et les coeurs), et c'est ce que j'ai toujours privilégié. Puisque je suis amené à devoir gérer de multiples tables en parallèle, avec le plus souvent des plateformes poker différentes affichées en simultané sur mon écran, le temps d'analyse consacré à chaque coup disputé est forcément beaucoup plus réduit que dans l'idéal, et le fait de ne pas avoir sélectionné la bonne option d'affichage de la physionomie et de la couleur des cartes m'a fait perdre un coup importantissime. Rageant de perdre des euros pour pareille broutille. Mais au poker, le moindre détail a de l'importance, qu'on se le dise !

Dernier détail important à signaler, le fait de désormais disposer d'un mini-PC flambant neuf m'a permis de réintroduire mon logiciel de suivi de performance Xeester au quotidien (alors que je l'avais délaissé depuis cinq années en raison des multiples bugs et problèmes de fluidité imputables à mon vieux PC). Ce changement substantiel est venu chambouler mes habitudes de jeu. Dès lors que l'on bénéficie de ce type de logiciel, plus on dispute de mains contre un adversaire donné mieux on peut comprendre et analyser les habitudes de jeu dudit adversaire, pour en fin de compte pouvoir dévier efficacement d'un style de jeu académique "équilibré" vers un style plus personnalisé que l'on appelle au poker "exploitant" et générant des coups joués de façon plus atypique. A la vérité, j'aime beaucoup jouer en privilégiant ce style exploitant, plus créatif, plus fantaisiste, fondé sur le marquage à la culotte et la contre-attaque. Reste maintenant à en récolter les fruits. Cela prendra assurément un peu de temps, mais au final une fois la phase de ré-acclimatation tactique achevée, il n'en résultera probablement que du positif pour moi.

Tous mes clignotants sont en train de repasser a vert en cette entame de printemps. De bon augure pour la suite de mes aventures...


mardi 28 février 2023

Un petit cadeau d'anniversaire qui fait vraiment plaisir !

Cela faisait une éternité que je rouspétais régulièrement contre la lenteur et les dysfonctionnements de mon vieux PC, vaillant compagnon de la totalité de mes aventures pokéristiques en ligne depuis mes débuts il y a dix ans. Cette vieille tour que j'avais acquise en 2009 et fonctionnant avec Windows 7 a fait son temps, bien que toujours fonctionnelle. 

Le fait de franchir ce cap symbolique des dix ans de poker m'a convaincu de procéder à l'achat d'un nouveau PC, en guise de cadeau symbolique que je me fais à moi-même, d'autant que mon challenge PLO automnal a généré un petit bénéfice confortable, à hauteur du coût de l'appareil.

Je n'ai jamais été consumériste, loin s'en faut, mais là, force est de constater que mon ancien PC me faisait perdre de l'argent via ses freezes aléatoires répétés (notamment sur les plateformes PokerStars et PMU Poker) et sa lenteur chronique, de nature à exaspérer même le plus zen des hommes. Or, au poker, l'exaspération et l'agacement contribuent à éloigner considérablement le joueur de son A-Game.

Suite à mon achat, me voici à présent détenteur d'un mini-PC ultra moderne NiPoGi équipé de Windows 11Pro. Ceci est loin d'être anecdotique : après quelques jours de tests, je peux dire que cette bestiole silencieuse, peu énergivore et malgré tout très puissante arrive à point nommé pour insuffler une nouvelle dynamique à ma conquête du poker qui patine depuis quelques années. La preuve, j'ai pu refaire fonctionner mon logiciel de tracking Xeester sans ralentissement aucun. Pensant que Xeester était trop vorace, j'avais tenté d'installer Holdem Manager 3 il y a deux ans en guise d'alternative, mais en pure perte car c'est le degré de vétusté de mon ancienne tour PC qui était la source du problème.

Désormais, place à la fluidité et à l'instantanéité ! C'est bien simple, quelle que soit la plateforme de poker en ligne utilisée, je me sens tout léger et tout guilleret aux tables. Plus qu'un luxe, il s'agit-là d'un véritable investissement qui sera - je l'espère - promptement rentabilisé.


samedi 11 février 2023

Ce blog a 10 ans !

Incroyable ! Ce blog a désormais dix ans d'âge !!! Cela fait donc dix longues et belles années que je relate ici mes aventures et mes états d'âme dans cet univers si particulier qu'est le poker.

Au total, la bagatelle de 424 articles, comptes-rendus et brèves ont été mis en ligne, ce qui nous donne une quarantaine de publications en moyenne par an. Et si le rythme des premières années était plus soutenu qu'il ne l'est actuellement, je continue à battre le fer vaille que vaille, année après année. Si les affres de la procrastination n'étaient pas venues me tirailler un peu trop souvent à mon goût, j'en aurais pondus bien d'autres : mon historique est entrecoupé de dizaines d'articles commencés mais non publiés, tandis que mon cerveau conserve dans ses recoins de multiples idées jamais formellement exprimées, ainsi que des tas d'états d'âmes jamais partagés à ce jour.

Il me reste des tas de choses à dire. Et je l'espère aussi des tas de palpitantes aventures à vivre. Le tout, sans rien débourser, c'est l'un de mes credos depuis mes débuts : ne jamais dépenser mon propre argent. Pas de gestion de cagnotte sur la corde raide, pas d'aspirations fantaisistes de lorgner vers le professionnalisme sachant tous les écueils qu'une telle vie génèrerait. C'est d'autant plus facile pour moi de demeurer humble que l'argent ne me fait pas rêver et que strass et paillettes suscitent au mieux mon indifférence : je ne sais pas si c'est une chance ou une malédiction, toujours est-il que tel est mon ressenti vis-à-vis du poker. J'ai l'âme de l'artisan plutôt que celle de l'investisseur.

Je fais partie des rares personnes qui jouent non pas pour passer le temps, non pas non plus pour gagner de l'argent, mais par défi intellectuel exprimé sous une forme ludique. A ce titre le poker coche bon nombre de cases favorables : des adversaires innombrables aux quatre coins de la France et même d'ailleurs, prêts à en découvre avec moi et motivés au point d'accepter d'y laisser quelques plumes. Aimant jouer et gagner dans une atmosphère d'humilité, de partage et de bonne humeur, cela explique pourquoi mon immersion dans le poker s'est en bonne partie faite au travers de sites communautaires, et cela explique aussi pourquoi j'ai créé et entretenu ce blog entre février 2013 et aujourd'hui. Certes, entretemps, la mode des blogs est passée et le plus grand nombre se repaissent désormais de publications via d'autres sources réputées plus modernes telles que les posts Instagram, les échanges sur Discord ou bien encore les streams sur Twitch... mais il en faut pour tous les goûts et je demeure fervent défenseur du simple plaisir des mots couchés par écrit quand bien même mon blog génère une audience confidentielle au regard de ce que d'autres font. Passion et rigueur sont mes deux leitmotivs s'agissant de ce blog.

Au poker, au final, on ne fait que de se raconter des histoires par cartes interposées, et il faut bien des volontaires pour les traduire avec des mots intelligibles, ces histoires de cartes. Ce blog n'en est au final que l'un des vecteurs de communication. Tel Mercure, je suis le messager du Dieu du poker et ce blog ressemble furieusement à sa paire de sandales ailées. La bonne nouvelle, c'est que de telles sandales s'usent beaucoup moins vite que des sandales communes frottant le sol. Alors je poursuis inlassablement ma course (mon vol plané, devrais-je dire...). Encore quelques années de bons et loyaux services et ma place au Panthéon sera assurée.

jeudi 9 février 2023

Cachez ce solde que je ne saurais voir !!!

Lorsqu'il s'agit de décortiquer les stratégies commerciales des opérateurs, il convient de toujours garder à l'esprit que l'immense majorité des joueurs sont perdants, alors même qu'au quotidien on leur vend certes du divertissement, mais également et surtout du rêve ! Là réside tout le paradoxe du monde du poker en ligne, la frontière entre rêve et cauchemar étant poreuse.

Mettre l'accent sur le part de rêve est chose aisée (achat d'espaces publicitaires, sponsorisation de joueurs, organisation de tournois de gala, médiatisation de tournois via un support TV ou un quelconque flux de type stream, couvreurs en charge d'alimenter la presse spécialisée, etc.). Voilà pour le côté pile.

Examinons maintenant le côté face. Comment faire en sorte d'atténuer la phase de "cauchemar" que constitue la gestion des pertes ? Une solution a été trouvée il y a quelques temps et dupliquée par tous. Car s'il y a bien une constante que j'ai pu observer s'agissant des pratiques des opérateurs de poker en ligne depuis 10 ans que je gravite dans ce milieu, c'est qu'ils se copient allègrement leurs idées les plus marquantes les uns sur les autres ! C'est ainsi que profitant de l'incroyable passivité de l'ANJ (Autorité Nationale des Jeux) en matière de prévention des addictions et de protection effective des joueurs, les opérateurs en ligne ont dégainé un bluff digne des meilleurs prestidigitateurs, en permettant au joueur de faire disparaitre son solde de son interface. Purement et simplement. Un tout petit clic à effectuer et pouf... le joueur n'est plus embêté par la vision déprimante de son pécule fondant comme neige au soleil. Et tant pis pour lui s'il tombe à zéro plus vite que prévu. Se voiler la face a toujours des conséquences à moyen-long terme.

A titre personnel, je ne me suis jamais hasardé à prendre habitude aussi vilaine que celle-là. J'ai une vision ultra-rigoriste des choses en la matière et ne choisis de livrer que des batailles qui ne me feront jamais perdre la guerre quoi qu'il advienne. Depuis 10 ans que je joue, je n'ai JAMAIS eu besoin de recharger mes comptes poker. Que des retraits. Jamais de dépôts. Mais je suis l'exception qui confirme la règle.

Je ne saurais dire lequel des opérateurs de poker en ligne a le premier instauré pareil subterfuge, ni même situer avec exactitude le jour où cet habile tour de passe-passe a été inauguré. Toujours est-il que l'ensemble des opérateurs ont désormais emboité le pas au diabolique pionnier qui a osé bluffer l'ANJ (anciennement ARJEL) sur cet aspect-là. Vous êtes fiévreux ? Pas de panique, il vous suffit de jeter votre thermomètre contre la paroi et votre mal s'en trouvera aussitôt atténué. Le docteur est d'accord. "Cachez ce solde que je ne saurais voir ! "

La médiocrité de ce milieu hostile et sauvage qu'est le poker ne cessera décidément jamais de m'étonner. Mais ne le répétez surtout à personne...



lundi 30 janvier 2023

Un dimanche sanglant

Ce dimanche, je viens de vivre une session compliquée sur le plan émotionnel. Une fois n'est pas coutume, je me suis inscrit à beaucoup de tournois en commençant ma session dès 17h00 et jusque tard le soir... avec un résultat final cauchemardesque et un bilan négatif matérialisé par une perte à trois chiffres comme il ne m'en arrive quasiment jamais. Tout y sera passé au cours de la soirée, rien ne m'ayant été épargné. Poisse et malheur. Tristesse et frustration : au bilan (sanglant) de ma session dominicale nous avons pu expérimenter des bulles, des pré-bulles, un bad beat improbable en table finale, ainsi que pas moins de trois erreurs critiques de mon ordinateur ! Excusez du peu.

Les freezes et autres erreurs critiques de mon vénérable ordinateur, parlons-en. Il faut les vivre pour comprendre l'ampleur de ma frustration. 3 au cours d'une seule et même soirée, cela fait beaucoup. Mais il faut comprendre que mon vénérable ordinateur est un vétéran de 14 ans d'âge fonctionnant encore sous Windows 7. Entre le moment où j'appuie sur le bouton (re)démarrer et celui où les applications poker que je lance dans la foulée sont enfin opérationnelles, il me faut patienter pas moins de 4 à 5 minutes en moyenne. Sans compter le temps nécessaire à la réorganisation des tables, moment toujours délicat à gérer avec le stress ! Trois erreurs critiques au cours de la même soirée, c'est vraiment trop. L'une d'elles m'a tenu éloigné des tables 11 fichues minutes d'affilée ! Impossible de rester serein après ça. Ca altère à coup sûr ma qualité de jeu pour le reste de la session. Pourtant, après scan antivirus complet et défragmentation du disque dur une fois ma session terminée (opération longue et ennuyeuse), rien d'anormal n'a semblé poindre. Et pourtant, je possède bel et bien un ordinateur atteint d'une forme de maladie d'Alzheimer.

Conséquence de ces freezes à répétition du soir, j'ai malencontreusement loupé la reprise d'un de mes tournois pour lesquels j'étais grassement pourvu en jetons. Je ne me suis rendu compte qu'une heure plus tard de la bourde, me reconnectant enfin à la table alors qu'il me restait deux blindes et que les places payées approchaient... sans que je ne puisse les atteindre au final. Rageant.

Mais ce n'est pas tout : pour couronner un dimanche bien sanglant, il me fallait aussi mon lot de bad beats. J'en ai notamment essuyé un bien improbable en table finale de l'un de mes tournois, alors qu'il ne restait plus que 5 joueurs en lice, que j'étais second en jetons avec une confortable profondeur de jetons et qu'une victoire dudit tournoi aurait à elle seule suffit à amortir ma soirée. Au lieu de ça on termine la session dans le rouge vif.

Le poker est aussi cruauté. Le poker est aussi souffrance. Le poker est aussi frustration. Ces condiments épicés font pourtant pleinement partie de la recette qui fait son succès. En ce dimanche sanglant, j'ai l'impression d'avoir renversé plusieurs moulins à poivre sur mon plat du jour et avoir dû tout ingurgiter malgré les éternuements et les larmes. Affreux !



jeudi 26 janvier 2023

La poisse à l'état pur (maladie orpheline d'un soir)

La nuit dernière, je viens de vivre une soirée poker particulièrement cocasse : de mémoire de Fredyl, cela faisait des années que je n'avais pas connu pareille déveine aux tables. Je me demande même si ce n'est pas carrément la soirée la plus dégueulasse qu'il m'ait été donné de vivre d'un point de vue statistique.

Tous mes gros pots de début de soirée perdus lamentablement. Les uns à la suite des autres. Encore et encore. Et encore. Ad nauseam. Pourtant, je l'ai déjà relaté ici par le passé, se prendre des échecs cuisants de la sorte  lorsque que les probabilités sont largement en notre faveur constituent un signal positif. Jouer ses gros pots à tapis avec 90%, 80%, 70% ou même seulement 60% de chances de les remporter, cela signifie que les décisions prises sont particulièrement bonnes. Peu importe le résultat, sur le long terme. Sur le très court terme, en revanche, cela peut s'avérer pénible à vivre.

Lorsque le Dieu du poker a décidé d'intervenir arbitrairement pour favoriser ou défavoriser un joueur, on n'y peut rien. La malchance est une maladie orpheline avec laquelle le joueur de poker doit apprendre à vivre. Pas de cure, pas de traitement, pas de guérison possible. Uniquement des phases de rémission et des rechutes. Sans jamais la moindre logique, ni la moindre explication.

Pour en revenir à la nuit dernière, j'ai donc été victime d'une phase de poisse à l'état pur, qui m'a effrayé et amusé tout à la fois. Pour couronner le tout, alors que ma session était déjà marquée du sceau de la totale malchance, j'ai été victime d'un 1 outer à la river en table finale d'un tournoi qui allait potentiellement me rapporter gros. Une seule carte dans le paquet pour me crucifier et la voilà qui tombe. 98% de chances de gagner un pot, ce n'est pas 100%. Il faut l'accepter. Ca, c'est pour le côté effrayant de ce jeu lorsque la poisse s'invite sur mon épaule. Le côté amusant de tout ceci, c'est que malgré un déficit d'EV abyssal et ma malchance chronique du soir, j'ai continué à produire mon A-Game et ai ainsi terminé la soirée largement bénéficiaire sur le plan financier. Tout est bien qui finit bien. Mais dieu que cette soirée fut pénible à vivre d'un point de vue statistique, avec une poisse omniprésente tout du long.

Bien jouer au poker, c'est accepter d'embrasser régulièrement les lèvres amères de son destin sans sourciller ni même cligner des yeux. Qu'on se le dise.



mercredi 18 janvier 2023

La FDJ revient sur le marché hexagonal via Parions Sport Poker

Après un mariage peu heureux avec Barrière Poker il y a une douzaine d'années du fait d'un retard à l'allumage fatal contre une concurrence qui occupait déjà le terrain, voilà que La Française des Jeux refait irruption - tout en douceur ceci étant - sur le marché du poker en ligne. Nouvelle licence, nouvelle marque, la particulièrement mal nommée Parions Sports Poker En Ligne.

Il faut dire que lorsque la décision avait été prise de stopper l'aventure menée en partenariat avec Barrière fin 2013 le marché était à l'époque atone. Par ailleurs, la FDJ n'était pas seule décisionnaire du développement de son produit. C'était la marque Barrière qui était mise en avant, pas celle de la FDJ.

Nous sommes désormais en 2023 et le marché du poker en ligne se porte plutôt bien. La culture poker s'est progressivement démocratisée dans les foyers français. Le confinement imposé par l'actualité sanitaire a eu pour effet d'attirer de nouveaux joueurs, désireux à l'époque de contrer efficacement l'oisiveté qui leur était imposée. Alors la FDJ s'est dit pourquoi pas, d'autant que les autres opérateurs de poker en ligne bénéficient tous d'un effet de synergie poker/paris sportifs.

Je viens de me créer un nouveau compte, et cela m'a fait tout drôle. Ma dernière création de compte remonte à l'époque Europoker. Tout ceci ne nous rajeunit pas. Il n'en demeure pas moins que fêter l'arriver d'un nouvel acteur et créer dans la foulée un nouveau compte est toujours porteur d'espoirs. Espoirs de belle promotions alléchantes. Espoirs de veine. Espoirs de belle victoires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la FDJ a décidé de jouer la carte de l'humilité en remettant les pieds sur le marché du poker en ligne. Pas de logiciel développé en propre par la FDJ pour développer son offre puisque celui qui a été retenu au final est le même que celui de Betclic. Seul le design change, ce qui est au final décevant. J'ai déjà eu le loisir de m'apesantir par le passé sur les faiblesses dudit logiciel, inutile de revenir ici dessus.

Je n'ai jamais caché mon affection toute particulière pour le club de football du Paris Saint-Germain, et le fait est que la FDJ a conclu un partenariat avec le club en reprenant le flambeau d'Unibet, qui lui-même l'avait repris des mains du PMU. Le nouveau partenariat entre le club et l'opérateur a été conclu jusqu'en 2025. De là à penser qu'il y aura prochainement sur Parions Sports Poker une promotion poker permettant de gagner des places pour les matches du PSG il n'y a qu'un pas...





jeudi 12 janvier 2023

2023 : entre résilience et nostalgie

Une nouvelle année calendaire est là, 2023, et de nouveaux espoirs font leur apparition car cette année sera symboliquement importante pour moi dans mon parcours de joueur passionné : le cap des dix ans de jeu est atteint. Dix ans de blog, aussi. Ca commence à chiffrer, mine de rien !

Mon manque d'assiduité aux tables ces derniers mois constitue l'occasion de me ressourcer mentalement, de désapprendre certaines prises de décision que je prenais peut-être à tort de façon quasiment automatisée et de redécouvrir certains aspects du jeu avec un oeil sinon totalement neuf, du moins partiellement requinqué.

Je regrette quelque peu ma période naïve (jusqu'en 2015), époque bénie où après avoir découvert les mécanismes de ce jeu je compensais avec brio mon manque de technique pure par davantage de fraîcheur et de punch que l'ensemble de mes adversaires. Avec le temps, j'ai lissé mon style de jeu au point d'y perdre ce qui était une composante essentielle de ma personnalité aux tables, à savoir ma créativité. Car si la technique académique pure est indispensable pour réussir en cash game, il n'en est pas de même en tournois MTT, où il est tout à fait possible de déployer avec succès une forme d'art naïf, pour peu que le style de jeu proposé soit cohérent.

2023 constituera également pour moi l'occasion de parler des gens qui m'ont influencé dans ce monde impitoyable qu'est le poker. Certains bénéficient d'une notoriété qui s'eténd hors du microcosme du poker, tandis que d'autres sont de parfait inconnus noyés dans l'immensité du monde du jeu. Tous auront eu le mérite de contribuer à me faire surfer sur la vague poker, d'une manière ou d'une autre.

Alors c'est dit : on va mettre l'accent sur la résilience en cette nouvelle année, tout en savourant à leur juste valeur les souvenirs nostalgiques, notamment via ce blog qui m'accompagne depuis dix ans maintenant.


samedi 31 décembre 2022

2022 année transparente

Voilà, 2022 est derrière nous et le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été d'une grande assiduité aux tables. Ma patience et ma motivation auront été mises à rude épreuve, car les quelques occasions que j'ai eu de briller n'ont pas été saisies. Certes, je n'ai pas perdu d'argent, mais n'en ai pas gagné non plus : l'encéphalogramme est désespérément plat. 

Je pourrais maudire mon hypothétique malchance, mais je doute qu'elle existe vraiment... et puis le manque de chance est l'excuse facile brandie par les joueurs qui ne se remettent pas en question. Alors si l'on met de côté la part de hasard, que se passe-t'il donc dans ma tête pour que je me retrouve englué dans pareil bourbier à espérer un dégel prochain ? Sans parler de lassitude, force est de constater que le poker s'avère être à bien des égards une activité  non seulement chronophage et mais également éprouvante sur le plan mental, et le temps file sans que je sois en mesure de renouer avec mes performances d'antan.

Disons simplement que j'ai progressivement redéfini mes priorités. J'ai zappé moult soirées qui auraient pu s'avérer excitantes à défaut de s'avérer toutes lucratives. Betclic m'a expulsé manu militari pour manque d'activité. Le forum poker de Winamax m'est mystérieusement devenu inaccessible sans que j'éprouve la moindre envie d'aller rouspéter auprès de leur service client. Je consomme beaucoup moins de vidéos pédagogiques. Pour couronner le tout, je n'ai toujours pas terminé mon challenge PLO automnal. Bref, je respire de moins en moins poker. Preuve en est que ma motivation est atteinte. On est toutefois encore bien loin de la fin de mon aventure poker. J'ai toujours envie d'en découvre face à un pool d'adversaires français dont le niveau aura sans doute progressé au fur et à mesure des années, de telle sorte qu'il faille batailler âprement pour tirer son épingle du jeu. Alors tout demeure possible. Il me suffit de continuer à vibrer pour que la magie puisse opérer. 

2022, une année à oublier. La suite au prochain numéro.

mardi 27 décembre 2022

Fin de parenthèse "Mondial 2022"

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours adoré le football, sport populaire par excellence. Et à l'occasion de cette coupe du monde 2022 au Qatar, le passionné que je suis s'est goinfré de matches plus que d'accoutumée. Avec les performances des bleus, le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai largement eu mon quota d'émotions au cours du mois qui vient de s'écouler.

Quel lien avec le poker, me direz-vous ? Eh bien, il s'avère qu'il y a un prix à payer lorsque l'on choisit de se laisser emporter par ses passions (et que l'adrénaline ainsi que l'endorphine irriguent le cerveau à plein régime). Elles exigent une attention de tous les instants. Sachant que bon nombre de matches se sont disputés sur les mêmes créneaux horaires que ceux de mes sessions de poker habituelles derrière mon écran d'ordinateur, j'ai fait le choix de systématiquement privilégier la coupe du monde au détriment du poker. Mais ce n'est pas tout : il y a des soirs, surtout en fin de compétition, où il n'y avait plus de matches programmés mais où j'ai délibérément choisi de ne pas lancer de session de poker, puisque sentant mon influx nerveux déjà entamé par ailleurs.

Le poker étant au final un labeur du même acabit que celui de Sisyphe - à savoir un éternel recommencement - je préfère jouer dans de bonnes conditions mentales et m'accorder des pauses spontanément lorsque le besoin s'en fait sentir. Tel aura été le cas à l'occasion de cette coupe du monde de football, qui une fois n'est pas coutume, se sera jouée à une période totalement inhabituelle de l'année.

Après une compétition où la France aura particulièrement brillé, son plus brillant élément Kylian Mbappé, aura été le premier bleu à reprendre le chemin de l'entrainement au sein de son club, devançant bon nombre de ses petits camarades mondialistes. La parenthèse qatari se referme : retour au quotidien. Il en va de même pour moi. Cette semaine, je reprends les hostilités aux tables de poker de la même manière que la Ligue 1 de football redémarre après plus d'un mois d'interruption. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je me sens particulièrement frais et dispos. Alors gare à ceux qui croiseront mon chemin au cours des jours à venir !
 

 

lundi 19 décembre 2022

Un pokerthon 2022 sans réussite mais avec une réelle dose de plaisir

Lorsque je suis éliminé d'un tournoi live, quelle que soit son importance, je dois toujours faire face à un processus de décompression plus ou moins pénible. Cette édition 2022 du Pokerthon au théâtre de la Garenne-Colombes qui s'est déroulée il y a quinze jours de cela ne fait pas exception à cette règle, et ce en dépit de l'absence de réel enjeu.

Allons à l'essentiel, j'ai passé un bon moment... mais il n'aura pas duré aussi longtemps qu'escompté. Une fois le processus d'inscription validé et la petite donation effectuée en faveur du Téléthon, j'ai pu entrer dans le vif du sujet, non sans avoir échangé quelques amabilités avec une ou deux têtes connues.

 

Je suis éliminé aux alentours de la 150e place, peu après la pause déjeuner. Sachant qu'il y avait 264 participants, on ne peut pas dire qu'on aura fait de vieux os. L'avantage d'avoir vécu pareille élimination, c'est que j'ai pu rentrer chez moi dare dare afin d'aller regarder un joli match de coupe du monde de football à la télévision (ou tout du moins sa seconde mi-temps). Nonobstant cette élimination précoce, j'aurai tout de même eu droit à ma dose de plaisir au cours de cette journée sans même m'être inscrit au tournoi sit and go des repêchés. Aucun regret, ma journée fut belle !

 

Le plaisir constitue la pierre angulaire de mon investissement personnel dans le poker depuis maintenant dix ans. Et face à des joueurs amateurs mais sérieux et impliqués, cela demeure pour moi agréable en toutes circonstances de participer, même lorsqu'il s'avère que l'ambiance à table n'est pas folichonne. Ceci dit, ma plus grande satisfaction, je l'ai surtout éprouvée grâce à mes lectures du jeu au cours de cette journée : lorsque je me suis amusé à imaginer les mains possibles que détenaient les autres protagonistes à la table, j'ai fait mouche à peu près à chaque fois ! Toutes mes analyses comportementales - je dis bien toutes - qui s'avèrent être les bonnes, je crois bien que c'est la première fois que cela m'arrive en tournoi live. D'un point de vue purement intellectuel, j'ai été comblé. Aucun doute quant au fait que mon jeu du moment soit plus affûté que jamais.

La diabolique cruauté de ce jeu, c'est qu'on a parfois beau être en pleine forme, on ne peut strictement rien y faire et la sortie de piste s'avère inévitable. Certains scenarios semblent comme écrits à l'avance, et comme tout un chacun, j'en ai été cette victime sans pour autant mal jouer ni essuyer de revers de fortune notable. Il était écrit que je ne brillerais pas ce samedi 3 décembre. On tâchera de faire mieux la prochaine fois. En attendant, je suis malgré tout heureux, à mes yeux le plaisir étant plus important que le succès.

samedi 3 décembre 2022

En route vers le Pokerthon 2022

A l'instant où je rédige ces quelques lignes, je m'apprête à me rendre au théâtre de la Garenne-Colombes afin d'y disputer l'édition 2022 du Pokerthon.

L'an dernier, à pareille époque, j'avais livré une prestation en demi-teinte. Mais l'ambiance y avait été des plus chaleureuses, avec des camarades de table des plus agréables. Le poker, c'est évidemment des cartes qui se rencontrent. Mais c'est aussi des rencontres humaines.

L'objectif du jour, en ce samedi 3 décembre 2022, consistera simplement à m'amuser. Pour tout le reste, advienne que pourra...

mercredi 30 novembre 2022

Betclic et moi : un divorce entre surprise et indifférence

Il y a quelques semaines de cela, j'ai reçu un e-mail insolite de la part de Betclic en plein milieu de la nuit (3h du matin un samedi) m'informant que ma demande de retrait avait été validée (sic) et que je recevrais la somme sur mon compte bancaire dans un délai de 1 à 5 jours ouvrés. Un mail pas tout à fait conforme à la réalité des faits...

N'ayant pas demandé le moindre retrait et la somme indiquée correspondant à la totalité de mon solde créditeur sur Betclic (un peu plus de 600 euros tout de même), j'ai eu à mon réveil une poussée d'adrénaline, redoutant que mon compte n'ait été piraté et mes coordonnées bancaires frauduleusement changées au profit d'un tiers, d'autant qu'il m'a alors été impossible de me connecter à mon compte Betclic, que ce soit via la plateforme poker ou via le site internet : impossible de dialoguer en direct via leur plateforme dédiée. C'est non sans inquiétude que j'ai contacté par un email classique le service client de Betclic afin de signaler cette anomalie puisque n'ayant rien demandé de mon propre chef, contrairement à ce qui était indiqué dans leur mail.

Certes, ma présence sur Betclic s'inscrivait en pointillés depuis quelques temps déjà pour diverses raisons (peu de promotions, un logiciel moins confortable que ceux proposés par la concurrence...), mais je m'y connectais pour y jouer un ticket gratuit de temps à autre. Logiquement, je n'étais donc pas sous le coup de la fermeture automatique de compte inactif depuis un an révolu. J'ai d'ailleurs souvenir d'y avoir très brièvement joué courant septembre.

Pourtant, à ma grande surprise, c'est cet argument que m'a sorti le service client de Betclic le lundi - c'est à dire le surlendemain - pour justifier de la désactivation définitive de mon compte joueur suite à une période d'inactivité de 12 mois. Rassuré quant au fait que mon compte n'ait pas au final été piraté, c'est donc avec sérénité que j'ai donc attendu que la somme atterrisse bel et bien sur mon compte bancaire. Mon inquiétude n'aura duré que 48h. C'est donc au final un moindre mal, d'autant que Betclic m'offre la possibilité de procéder à une réinscription. Dans l'immédiat je n'en ressens ni le besoin, ni l'envie. On verra dans les prochains mois si je change d'avis.

En attendant, je ne saurais trop conseiller aux équipes de Betclic d'être plus précises dans le libellé de leurs messages à l'attention des clients dont les comptes sont automatiquement clôturés.

Au revoir, Betclic ! Et merci pour tout.


 

jeudi 17 novembre 2022

Wipt Lille 2022 : le choix de l'esquive !

Il y a cinq ans de cela, je m'étais qualifié pour l'étape lilloise du Wipt organisée par Winamax et m'y étais rendu avec la curiosité d'aller batailler dans l'enfer du nord contre le peuple chti. Le tournoi avait été organisé dans une vaste halle industrielle reconvertie, à quelques km de Lille... et mon expérience s'était soldée par une sortie de piste assez rapide au goût de cuisant échec. Cette année, l'idée m'a fortement titillé d'y retourner, d'autant que les trajets en bus pour m'y rendre coutent une bouchée de pain (10€ l'aller simple) et que l'événement se déroulera cette fois-ci en plein centre ville, non loin du terminal de bus !

Je me suis qualifié gratuitement (et sans trop d'effort) pour éventuellement y disputer l'édition 2022. Restait toutefois à savoir si l'envie d'y aller était là ou pas. Car depuis ma qualification, j'ai beaucoup gambergé. Oui, non, oui, non, oui, non... Je me suis laissé le temps de la réflexion. A la vérité, mes deux récentes expériences à Vincennes et à La Villette ont étanché ma soif de jeu sur le court terme. Mon sphinx a beaucoup rugi au cours de ces deux week-ends d'octobre. 

Ce n'est donc que ce matin, à J-2 de l'événement qui se tiendra à Lille Grand Palais, que j'ai pris la décision de renoncer au déplacement. Sans regrets ni remords, car je ne me sens pas en phase pour aller batailler contre eux le temps d'un week-end. Je vais donc snober les joueurs lillois pour cette année. Je conserve mon influx nerveux pour d'autres événements futurs... pour peu que le Dieu du poker veuille bien les cocher sur mon calendrier.

mercredi 9 novembre 2022

Wipt La Villette 2022 : un day 2 aux airs de déjà-vu...

Une fois la fin du day 1 prononcée et les jetons rangés dans les sachets, je ne m'attarde pas et décide de rentrer au plus vite me reposer tandis que d'autres joueurs plus vaillants découvrent les joies du bingo loufoque animé par un génial olibrius aux faux airs de Saul Goodman. BINGO ! Un heureux veinard décroche ainsi gratuitement son buy in pour la grande finale qui aura lieu dans quelques mois sans avoir le moindre effort à faire cartes en main.

Dimanche, le réveil sonne. Changement d'accoutrement pour moi. Je revêts un T-shirt usé à manches longues qui me rajeunit de quelques années. Je me sens bien. Le jour s'est levé avec une heure de retard (comme moi la veille), si bien que j'arrive cette fois-ci à La Villette nettement en avance. Sur les coups de 10h, les portes de La Grand Halle sont de nouveau ouvertes aux survivants ainsi qu'aux repêchés de la veille. J'exhibe fièrement mon bracelet argenté à l'entrée et vais flâner quelques instants à l'étage du côté de la petite cafeteria puis, poursuivant mon chemin sur la passerelle, du coté de la boutique Winamax. Les articles exposés sont chouettes : on peut les acheter en sonnantes et trébuchantes en lieu et place des habituelles transactions en miles sur le site internet de la plateforme.

Nous sommes encore 255 joueurs à la reprise effective du tournoi. La configuration est exactement la même que la veille... même table et mêmes adversaires que la veille au soir. Les premières places payées sont immédiatement à notre portée ; 250 joueurs sont récompensés de la manière suivante : un buy in direct pour la grande finale (d'une valeur de 500 euros chacun) pour les 42 premiers et des clopinettes plus ou moins acides pour les 208 autres.

La pré-bulle saute dès la deuxième main disputée. C'est loin d'être la liesse à ma table, tout le monde a surtout en tête les 42 premières places, celles qui envoient vraiment du rêve. L'ambiance reste cordiale. Certains présents à cette table iront jusqu'au bout. Reste à savoir lesquels. Mes mains de départ sont nettement moins sexy que celles de la veille. Et pourtant, je surnage. Je monte à 300.000 jetons alors qu'il reste 150 joueurs sur les 2.500 de départ.

La table casse un peu avant la pause déjeuner. J'implore la demoiselle du floor qui m'accompagne à ma nouvelle table de ne pas me jeter dans un traquenard. Clémente, cette dernière esquisse un sourire tandis qu'elle me laisse découvrir un merveilleux panorama. La plage est dorée, aucun aileron de requin à l'horizon ! Je me sens béni. Las ! Trois minutes plus tard, le marchand du temple de la veille avec lequel j'ai entamé la journée, celui qui a raté de peu une carrière de poissonnier toute tracée se retrouve immédiatement à ma gauche, avec un stack qui dépasse le million de jetons. Deux fois encore, il me mettra en difficulté alors que mon jeu était meilleur que celui de mes adversaires sur le point d'être éliminés. Lui, il prospère encore et fait le ménage à table à ma place. Pour compenser mon début de tristesse il m'offre un bonbon.

Il reste à peine plus de 100 joueurs au moment de la pause déjeuner et c'est pour moi l'entrée dans la zone rouge. Je sirote un jus d'orange sans plaisir et avale un jambon beurre au goût fade en maudissant mon manque de réussite ainsi que mon désert de cartes du moment.

Avant la reprise, je croise Pierre Calamusa, alias LeVietFou devant les marches qui conduisent aux WC. Il sifflote le sourire aux lèvres, après avoir manifestement brillamment réussi son grand oral puisqu'une MasterClass était prévue en fin de matinée. De tous les ambassadeurs de la marque au W, c'est probablement celui qui a le mieux compris les tenants et aboutissants de sa fonction.

Mon élimination surviendra peu après le retour de la pause déjeuner vers 14h30, contre ce maudit bonimenteur, dans des conditions quelque peu rocambolesques. Je pousse mes 8 fragiles blindes avec un Roi-Valet suité vulnérable alors qu'il est au bouton avec son puissant As-Roi et ses deux millions de jetons. Et puisqu'il est au bouton, la distribution lui incombe : il dévoile les trois premières cartes du flop avec une certaine désinvolture ; désinvolture qui s'accentuera sensiblement après qu'il ait révélé un T provisoirement salvateur pour moi. Sa désinvolture se mue alors en tempête, et la 4e carte claque bruyamment (une brique ne change rien à la situation), et il abat alors la 5e carte comme une tornade... la carte va ainsi directement rejoindre le muck en désordre constitué par les main de départ couchées par tous les autres. La carte ne s'est pas retournée du tout. Il y a un léger doute, mais le dealer au tempérament volcanique extirpe du tas une carte - probablement la bonne mais sans certitude - qui s'avèrera être bénéfique pour lui, puisqu'elle lui permet de toucher couleur river. Je demeure interdit et ne dis rien. Un joueur à la table fait la moue et prend la parole pour dire que le coup ne s'est pas tout à fait disputé dans les règles et qu'il faudrait peut-être appeler le juge-arbitre (floor), ladite 5e carte du board ayant directement rejoint le muck en désordre sans qu'elle ait été retournée. Il y a un réel début de flottement à la table, mais étant bon perdant et ayant un certain code de l'honneur, je renonce à demander l'arbitrage et me lève pour quitter les lieux.

Sur le petit carton que me remet un des membres de l'organisation, il y est écrit que je termine à une honorable mais peu glorieuse 94e place. On y était presque, cette fois encore. Mais on repart avec des clopinettes. Cette fois encore. La fois de plus. Mais pas la fois de trop. Etonnamment, cette seconde journée de compétition à La Villette aura furieusement ressemblé à ma seconde journée du Hip'Hop Poker Tour vécue il y a trois petites semaines de cela du côté de l'hippodrome de Vincennes. La performance XL était à portée de main... et la sortie de piste survint tout proche du but, dans un cas comme dans l'autre dans des conditions un peu particulières. Enfin, bon, c'est le jeu...

Tout à ma déception, je me décide aussitôt à ne pas trainer pour rentrer, et regarde avec intérêt le stream de la table TV où le WIP CarbonRH (ancienne gloire des jeux vidéo) fait un carnage en carbonisant à petits feux ses adversaires au fur et à mesure que la vraie bulle approche, celle des 43 derniers survivants. Parmi les joueurs qui récoltent le précieux sésame pour la grand finale, j'entraperçois au moins 3 des joueurs de ma table de la veille au soir contre lesquels j'ai bataillé à la reprise. Il est aussi un peu là, mon lot de consolation... car je suis content pour eux. Quant à moi, ma tristesse est là. Mais elle sera vite oubliée. Ce jeu est un éternel recommencement. Et je l'aime.


 

vendredi 4 novembre 2022

Wipt La Villette 2022 : On passe entre les gouttes du day 1

La météo était excessivement clémente sur Paris en ce samedi 29 octobre 2022. Pour l'occasion, j'ai étrenné un nouvel habit de gala, ample et confortable, me sentant à mon aise au moment de me rendre à La Villette pour y rencontrer les passionnés de poker qualifiés sur Winamax.

Arrivé au pied de la Grande Halle de la Villette peu après 10h15, je constate avec dépit que la file d'attente pour l'enregistrement s'étend sur plus d'une centaine de mètres au dehors du pavillon. Pas le temps de maugréer : les enregistrements se font à la vitesse de l'éclair (Winamax ayant prévu les choses en grand avec pas moins de 12 personnes au comptoir). En quinze ou vingt minutes à peine, mon intronisation dans le grand temple du poker amateur hexagonal est validée !

La bagatelle de 2.500 joueurs se sont réunis autour de 440 tables (pas moins !) pour raviver la flamme du Wipt éteinte depuis 5 ans déjà. Ca en fait, du monde, et ça ce met à discuter dans tous les sens au moment où l'accès aux tables est autorisé par l'organisation ! Le brouhaha de la salle est intense, les voix des uns et des autres s'entendent parfois bien au-delà des tables voisines, de telle sorte que la salle est déjà animée d'une vie qui lui est propre, avec un bruit de fond presque aussi intense que celui de la corbeille au Palais Brongniart de la belle époque. J'adresse pour ma part une prière muette au dieu du poker en m'asseyant à ma table, la numéro 209, en espérant qu'il parvienne à l'entendre dans le brouhaha ambiant. Je récupère mes cadeaux, à savoir un paquet de cartes et un tapis de souris, puis les haut-parleurs se mettent à cracher une musique atroce déchirant les tympans, tandis que survient la présentation en grande pompe de l'ensemble des joueurs emblématiques de Winamax, chacun disposant même de sa courte musique personnalisée d'une douzaine de secondes de pure souffrance auditive.

Place ensuite au jeu. Je dispose de 20.000 jetons. A ma première table, une brochette de joueurs peu ou pas aguerris venus de divers coins de l'hexagone. Ils manient les cartes avec une main certes malhabile, mais l'ambiance est incroyablement bonne. Je me crois déjà au paradis, d'autant que le seul adversaire potentiellement problématique sera le premier à partir, éliminé par un authentique surfeur des montagnes jurassiennes (ou vosgiennes ?) qui semble avoir fait un périple par le Mexique, tellement sa peau est mordorée et tellement ses cheveux hirsutes aux tresses asymétriques ont été blondies par l'écume de l'océan. J'éjecte un second joueur au bout d'une petite heure (il sera donc l'un des tout premiers à pouvoir s'enregistrer au tournoi des sit and go de repêchage), et notre table casse aussitôt.

Seconde table expresse, à peine une ou deux orbites, le temps de glaner quelques oboles de ce de là et je suis affecté à une nouvelle paroisse. J'ai déjà doublé ou triplé mes jetons de départ. La pause déjeuner assez tardive offre un court répit à la foule encore compacte.

Je vais demeurer assez longtemps à cette troisième table ! De nouveau une table composée de gens très sympathiques. A ma droite, l'animateur du Club Poker Radio, répondant au doux pseudo de Shishi. Il finit par me reconnaitre au bout de quelques minutes, et un respect mutuel s'installe entre nous. Moult personnalités du monde du poker viennent spécialement à notre table le saluer. La joueuse sponsorisée par Winamax Gaelle Baumann est située à la table d'à côté et les deux s'encouragent mutuellement dans leur quête rédemptrice.

A ma gauche, un joueur d'une gentillesse et d'une douceur telles que je décide de hausser mon agressivité d'un cran contre lui. Un cruel bad beat contre un autre de nos adversaires lui sera fatal. Pour ma part, j'élimine un joueur, deux joueurs, trois joueurs, quatre joueurs, tant est si bien que je franchis le seuil psychologique des 100.000 jetons.

Quatrième table de ce jour 1. Deux dames à ma table (en chair et en os) ! Les deux premières de la journée alors qu'il est déjà plus de 18h. Les joueurs semblent commencer à fatiguer. Je culmine à plus de 250.000 jetons en profitant d'un début de passivité ambiante. Il m'avouent que l'illustre Moundir était assis là, à ma nouvelle chaise il y a peu encore. Il ne leur a pas laissé un bon souvenir, loin de là. En parallèle, un baratineur-né dynamite la table avec une gouaille plus que suspecte. Il m'infligera en distribuant les cartes un premier bad beat douloureux. Ce ne sera malheureusement pas le dernier. Ma marche en avant s'en retrouve entravée, et je me mets à végéter, mais garde confiance malgré tout, le niveau de la table n'étant pas très relevé. Il ne reste en tout et pour tout que 255 survivants au moment de remballer les jetons dans les sacs sur les coups 20h00. Les dégâts, bien que sévères, ont été contenus. Je conserve 157.000 jetons pour la seconde journée, celle du dimanche...

mardi 18 octobre 2022

On ira à La Villette

Après le Hip'Poker Tour du PMU (annulé en 2020 et 2021 pour cause de tempête sanitaire), c'est au tour du WiPT de Winamax de renaître de ses cendres en cette fin d'année 2022. S'agissant du Winamax Poker Tour, l'interruption aura été encore plus longue que celle du PMU, du fait de déboires judiciaires initiés par des casinotiers peu complaisants face à la grande parade nuptiale annuelle de Winamax avec le monde du poker amateur. Tout semble être rentré dans l'ordre, et Winamax a donc repris sa vieille recette qui a contribué à son succès : des qualifications dans les grandes villes de France avec en tête de gondole l'étape parisienne à la Villette.

Mes précédentes (et rares) incursions dans le temple du poker improvisé que devient la Grande Halle de La Villette le temps d'un week-end n'ont pas fait de moi un joueur comblé, loin s'en faut. 2 qualifications pour 2 éliminations cruelles mathématiquement parlant, dont la première face à la légende belge Davidi Kitai. Cela m'avait probablement affecté plus que je ne l'aurais cru, puisque par la suite j'ai négligé pendant quelques années les qualifications pour cette boucherie l'événement, alors même que ces qualifications en ligne sont pourtant largement accessibles pour qui sait faire preuve de patience et d'abnégation.

Toujours est-il qu'il y a quelques jours, je me suis qualifié sur le site de Winamax pour l'événement qui se tiendra à La Villette le week-end de ce 29 octobre 2022. De quoi aller de nouveau faire mumuse avec des jetons sans pression aucune. Juste pour le plaisir. Alors je serai présent samedi 29, avec l'espoir de faire rugir mon sphinx assoiffé de victoire face à une cohorte de joueurs (près de 2.000) qui viendront des quatre coins de la France pour en découdre. Avec quel accoutrement, je ne sais pas encore. Mais je serai là, c'est une certitude.