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vendredi 26 août 2022

Reprises des hostilités !

Comme chaque année à la même époque, après une pause estivale de longue durée, je reprends mes petites habitudes dans la seconde quinzaine d'août, l'esprit apaisé, débarrassé de la charge mentale d'une année passée à subir des sessions poker exaltantes. Parfois trop exaltantes.

Oui, le monde est entré dans une ère sombre, avec davantage d'incertitudes. Une sinistre guerre s'est installée en Ukraine, sous l'impulsion d'une Russie impérialiste dirigée par un dictateur sanguinaire. Le climat fait des siennes avec des vagues de chaleur estivales à même de malmener les ordinateurs les moins bien ventilés. Pour couronner le tout, cela fait maintenant une éternité que je végète aux tables de poker sans parvenir à m'extraire de la masse comme c'était le cas auparavant. Et pourtant, je garde la foi. Il y aura des lendemains meilleurs, c'est une certitude.

Le simple fait de pouvoir jouer constitue une chance. Je ne suis pas prêt de l'oublier. Alors c'est le moment de reprendre les hostilités ! Puissé-je connaitre prochainement à nouveau le goût de la victoire...

mardi 21 juin 2022

Voilà l'été !

L'été est là ! A vrai dire, la canicule observée sur toute la France dès la semaine dernière ne laissait guère de doute quant au fait que la période estivale arrivait à grands pas.

D'un point de vue poker, qu'est ce que ça change pour moi ? Pas grand chose. Intuitivement, je n'aime pas jouer sur mon ordinateur lorsque les conditions ne sont pas propices. Il faut dire que mon PC peut revendiquer le titre de vénérable antiquité, puisqu'il a dépassé les douze ans d'âge et qu'il génère son quota de chaleur lorsqu'il est allumé. Mon appartement a beau être a l'abri de la majorité des rayons du soleil dans la journée - de telle sorte que la température n'y grimpe jamais au dessus du raisonnable - je sais que le cerveau humain est plus performant lorsque le thermomètre est compris entre 20 et 22 degrés et j'ai donc tendance à esquiver les sessions de poker en ligne lorsqu'il fait chaud. Question de sensations plus que de productivité.

Toutefois, inutile de se chercher des fausses excuses, je joue assez peu ces temps derniers, indépendamment du temps qu'il fait. Preuve en est la torpeur dans laquelle ce blog se retrouve plongé faute de péripéties à me mettre sous la dent et à raconter. Mes vacances d'été étant imminentes, j'espère juste ne pas tomber en phase de léthargie totale à la suite de ma traditionnelle coupure estivale. Et pour le reste, on verra...

mercredi 13 avril 2022

Brèves de smartphone - Chapitre 3 : jouer en étant au four et au moulin

Parmi les quelques facéties qu'il m'a été permis d'accomplir dans ma vie ludique, il y en a une qui vaut son pesant de cacahuètes, puisqu'il m'est arrivé une fois de remporter un tournoi de poker en ligne sur mon smartphone, pendant une soirée de jeu de rôle, sans que mes partenaires de jeu ne s'en aperçoivent. Cela remonte à il y a plus de deux ans de cela, mais puisque j'ai lancé une thématique sur les smartphones, cette anecdote méritait bien un petit coup de projecteur avant qu'elle ne disparaisse de ma mémoire.

S'adonner à deux jeux différents simultanément, voilà quelque chose d'assez incongru. D'aucuns pourraient y voir là un signe manifeste d'addiction, arguant que ces deux activités menées de concert lors d'une même soirée se parasitent entre elles et seraient susceptibles de gâcher mon plaisir, voire celui de mes partenaires de jeu de rôle, mais à la vérité j'avais des circonstances atténuantes pour justifier pareille situation.

Tout d'abord, ma séance de jeu de rôle se déroulait en famille, dans un cadre détendu et moins formel que la moyenne. Ensuite, il se trouve que j'endossais ce soir-là la casquette de meneur de jeu et que je connaissais parfaitement le scénario proposé pour l'avoir déjà fait jouer par le passé. C'est ainsi que de la même manière qu'un meneur de jeu consciencieux abrite derrière son paravent ses jets de dés, plans, notes et autres figurines, j'ai pu disputer mon tournoi en adossant mon smartphone à mon paravent.

Pourquoi avoir joué double jeu ce soir-là ? Pour la simple et bonne raison que ce tournoi particulier constituait une manche d'un championnat étalé sur plusieurs semaines, que l'on arrivait en toute fin de championnat et que je faisais partie des joueurs dans le peloton de tête du classement général. Je m'étais inscrit uniquement avec l'idée de ne pas dégringoler au classement général (ce qui aurait été le cas si j'avais choisi de faire l'impasse sur ce tournoi-là), et ai disputé les deux premières heures de tournoi de façon toute à fait passive et nonchalante, couchant un nombre stratosphérique de mains. Ce n'est qu'à la toute fin que je me suis quelque peu concentré sur la partie de poker disputée en sous-marin. Au final, en gagnant le tournoi ce sont quelques dizaines d'euros en plus qui ont fini dans ma besace.

Voilà ce qui peut arriver lorsque l'on est un passionné et que les emplois du temps avec les partenaires de jeu sont difficilement compatibles : les arbitrages s'avèrent difficiles à effectuer et il se peut que l'on soit tenté de se lancer dans un exercice de funambule tel que celui-là. Ce n'est qu'une fois ma partie de jeu de rôle terminée que j'ai confessé avoir joué un tournoi de poker en parallèle, ma session de jeu de rôle ayant connu son épilogue dans les minutes qui ont suivi. Sans que cela ait nuit au plaisir de jeu de mes partenaires. Ni au mien.

A présent que je suis moins investi dans le poker, je n'hésite plus à carrément faire l'impasse sur mes sessions en ligne au profit de mes autres activités, quand bien même le poker nomade via smartphone ou tablette soit devenu plus que jamais accessible pour qui veut s'y adonner avec un peu de wi-fi ou une connexion 4G.

jeudi 31 mars 2022

Brèves de smartphone - chapitre 2 : 14 milliards de pixels évaporés

Je l'ai déjà mentionné dans ce blog à divers reprises, c'est avec l'application gratuite Pokerist que j'ai fait mes premiers pas dans l'univers du poker en ligne, en 2012. J'en conserve un merveilleux souvenir, car cela m'a permis non seulement de faire mes armes sans risque aucun, mais également d'acquérir une confiance en moi qui m'a indubitablement servi par la suite, facilitant ma progression.

Six mois durant, je me suis quotidiennement exercé face à des adversaires aussi peu aguerris que moi, avec des styles de jeu extrêmement variés, parfois fantasques ou même erratiques, sachant que les jetons et autres crédits de jeu étaient en grande partie gratuits. Dans le jargon du poker moderne, émaillé d'anglicismes, on appelle cela jouer avec de la play money. Toutefois, à bien y regarder, ce n'était pas pour autant une complète monnaie de singe, puisque de nombreux joueurs rechargeaient leur compte en déboursant de vrais sous. Nombreux sont les joueurs aisés, leurrés par leur ego et limités tout à la fois par leur manque de compétence qui apprécient tellement de ressentir la caresse ébouriffante des plus hautes tables et des plus hautes limites qu'il leur apparait comme justifié de mettre la main au portefeuille plutôt que de jouer sur les tables aux enjeux misérabilistes, quand bien même il ne s'agisse au final que de pixels dans les deux cas. Il existait même un authentique marché parallèle des jetons, certains petits malins vendant directement des jetons contre rétribution à un cours sensiblement inférieur au cours officiel proposé par le développeur de l'application Kama Games sur sa boutique en ligne officielle. Sur divers sites marchands ayant pignon sur rue, il était donc possible d'acheter des jetons. Ensuite, l'acheteur et le vendeur se transféraient les jetons sous le manteau, en comité restreint sur des tables de cash game.

Me concernant, je n'ai bien entendu jamais déboursé le moindre centime avec cette application, ni sur le marché officiel ni sur le marché gris. Ce n'est pas que je sois pingre, mais je pars du principe que je n'ai jamais besoin de jouer avec mon propre argent. Ce qui vaut pour les jeux vidéos, les applications Android, vaut d'ailleurs également pour le poker en ligne. Et puis je suis attaché à la notion de mérite. Pour en revenir à Pokerist, je suis donc parti du montant initial alloué à l'ouverture de chaque nouveau compte, à savoir 5.000 jetons, et j'ai mis en marche mon rouleau compresseur, en me fiant aux mathématiques ainsi qu'aux quelques connaissances techniques glanées empiriquement sur RTL9 (diffuseur des WSOP, commentés par le binôme composé du joueur aguerri Bruno Fitoussi et du journaliste passionné Daniel Riolo). Malgré mon statut de complet débutant à l'époque il ne m'aura fallu qu'une quinzaine de jours à peine pour accumuler mon premier million, tellement le niveau était faiblard en face. Et cela a continué de façon toute aussi exponentielle, jusqu'à ce que je parvienne aux plus hautes limites de mises autorisées par la plateforme.

En fin d'année 2012, en jouant quotidiennement de façon, méthodique, appliquée et enthousiaste, j'avais accumulé la bagatelle de 14 milliards de jetons sur Pokerist. Oui, quatorze milliards (à moins que ce ne soit un tout petit peu plus... ma mémoire flanche, désormais) ! De quoi insuffler confiance, au point d'avoir envie de me frotter à des joueurs "pour de vrai", et de m'inscrire sur PMU Poker ainsi que sur Winamax. Cette confiance en moi qui m'a été insufflée grâce à ces succès virtuels m'aura indubitablement servi à mes débuts. Sans oublier le fait que cela m'a également en grande partie insensibilisé aux bad beats, ce qui est toujours utile pour performer dans la durée.

J'ai conservé cette application Pokerist sur mon smartphone, Xperia Mini tout du long de sa durée de vie, quand bien même à partir de 2013 j'y aie joué de moins en moins, pour ne pas dire presque plus du tout. Une chose m'aura toutefois étonné pendant plusieurs années : comment une application gratuite développée par une modeste société irlandaise (Kama Games) a t'elle bien pu proposer une offre aussi ludique et agréable tandis que les plateformes françaises de poker payant étaient à la traîne, voire carrément aux abonnés absents pendant de nombreuses années ? Comment se fait-il que les plateformes de poker générant des volumes financiers aussi importants aient mis autant de temps à prendre en marché le train du nomadisme ? Aujourd'hui encore, je m'interroge sur les choix stratégiques qui ont été faits par certains.

C'est donc non sans un léger pincement au coeur que j'ai abandonné mes milliards de jetons virtuels accumulés sur Pokerist à l'occasion d'un premier changement de smartphone en 2016, tel que brièvement relaté dans mon article précédent. Je ne me souviens pas clairement des cours pratiqués à l'époque, mais sur le marché gris, ces quartorze milliards de jetons étaient cotés bien au delà du millier d'euro. Ils se sont évaporés avec le recyclage de mon premier smartphone. Sans que jamais l'envie ne me vienne de les revendre sur le marché gris. Fierté et probité.

lundi 28 mars 2022

Brèves de smartphone - chapitre 1 : le plaisir du nomadisme

Il est loin le temps où le poker en ligne ne pouvait se consommer que derrière l'écran de son PC. Si les ordinateurs portables ont déjà en grande partie révolutionné le monde du jeu (grâce au wi-fi omniprésent partout sur la planète et grâce aux clefs 4G), le nomadisme poker s'est considérablement étendu ces dernières années à la faveur du développement des applications pour smartphone et tablettes, que ce soit sur IOS ou sur Android.   

Il y a maintenant dix ans de cela, presque jour pour jour, je me suis acheté mon premier smartphone, un appareil Sony Xperia Mini au format miniature se glissant dans la poche avec une facilité déconcertante. Certes, c'était un smartphone à très faible capacité en termes de mémoire, mais il m'a permis de découvrir le monde merveilleux des applications poker, et c'est ainsi que j'ai mis le pied à l'étrier en choisissant l'application gratuite Pokerist. J'aurai l'occasion de revenir sur mon expérience Pokerist lors dans mon prochain article. En 2012, les plateformes de poker hexagonales n'avaient pas encore lancé leurs applications pour Android et seules les applications gratuites qui avaient flairé le filon étaient suffisamment évoluées pour présenter une expérience de jeu. En 2016, je me suis acheté un second smartphone, un Honor à peine plus puissant que le Xperia Mini, dont les capacités étaient là encore extrêmement limitées au regard des standards de 2022, mais cela m'a néanmoins permis de cultiver un certain goût de la liberté en tant que joueur d'autant que c'est à cette époque que les plateformes françaises ont été progressivement introduites sur Android et IOS. Cela m'aura permis de disputer parfois des tournois en des lieux improbables, y compris à l'étranger, sans oublier les tournois démarrés dans les transports en commun pour ensuite être disputés dans des conditions plus classiques une fois arrivé à la maison devant son PC. Toujours est-il que mon vénérable Honor était arrivé à bout de souffle depuis quelques temps déjà, que ce soit en termes de performances ou en termes de capacités et de mémoire (à tel point que j'avais été contraint de progressivement supprimer les applications de poker une à une) et qu'il était temps de me doter d'un appareil plus performant.

C'est désormais chose faite : à l'occasion de l'achat d'un nouveau smartphone, j'ai non seulement pu télécharger à nouveau l'ensemble des applications hexagonales de poker en ligne, mais voilà que je redécouvre un nouvel aspect ludique venant quelque peu altérer mes habitudes de consommateur nomade : le monde merveilleux des podcasts, et plus particulièrement celui des podcasts consacrés au poker s'offre réellement à moi. En moins d'un mois, j'ai pu écouter et/ou regarder pas mal de contenu poker, comme à la grande époque où j'étais au courant de tout ce qui se disait et se faisait en matière de poker. Même sans wi-fi ni 4G, ni 5G, il est possible de télécharger son petit programme de podcast en quelques secondes à peine pour le réécouter sereinement ensuite, quel que soit le lieu. Je ne m'étalerai pas ici sur les petites pépites que propose Twitch et ses streamers qui proposent du contenu tous azimuts, mais il y a vraiment de quoi se faire plaisir lorsqu'on aime le jeu en général et le poker en particulier, que ce soit en live ou en replay.

Pour certains, tout ceci relève de l'évidence depuis longtemps, mais il y a là pour moi un parfum de fraicheur qui contribue à raviver quelque peu le feu de ma passion qui a pas mal dépéri ces derniers temps ! Disposer d'un smartphone flambant neuf doté de grosses capacités ainsi que d'une énorme capacité de stockage, ce n'est rien et c'est beaucoup tout à la fois puisque cela vous facilite la vie pour tout un tas de choses : que ce soit dans la vie de tous les jours ou bien sur le segment spécifique du poker. Ah le plaisir simple du nomadisme poker : il n'y a pas à dire, ça a vraiment du bon !

Pour donner un peu d'allant à ce petit bijou technologique, j'ai mis une sublime photo de Las Vegas en guise de fonds d'écran. Sait-on jamais... peut-être serai-je amené à y retourner un jour prochain.

lundi 28 février 2022

Microdécos !

De la même manière que c'est lorsque le bonheur nous fuit que l'on se rend compte qu'il était là précédemment, je crois que l'on ne mesure pas la chance qui est la notre lorsque l'on dispose d'un connexion internet stable et d'un équipement informatique parfaitement fonctionnel pour disputer ses tournois de poker en ligne, car il suffit d'un petit grain de sable dans la mécanique pour que tout s'enraye. Pas seulement sur le plan technologique, mais également sur le plan du mental.

Je conserve un souvenir nostalgique bien que parfois pénible de la période lointaine où mon ordinateur - en raison de drivers mal installés - était quasi quotidiennement victime d'une erreur fatale par session, avec écran bleu et redémarrage intempestif générant un black out poker de 3 à 4 minutes, voire davantage. Je me dis que j'y ai laissé pas mal de plumes, quand j'y repense. Puis, un joueur communautaire bienveillant avec lequel j'avais tissé quelques liens m'a miraculeusement dépanné à distance, de telle sorte que ce désagrément a subitement cessé, me permettant de rentrer dans le monde merveilleux de la normalité. Ma connexion Free était à l'époque extrêmement fiable, à tel point que j'en ai oublié ce que les galères technologiques pouvaient être.

A l'occasion d'un déménagement qui ne s'est pas passé comme prévu, puisque le câblage internet connaissait quelques imperfections et/ou malfaçons,  j'ai subi une piqûre de rappel : le joueur de poker en ligne ne peut rien faire lorsque la technologie s'avère réfractaire. Pendant de longues semaines, j'ai donc vécu avec sérénité une sorte de black out qui m'a tenu éloigné des tables en ayant pour effet de diminuer mon envie de jouer. J'ai cru que cette mise en friche me permettrait de régénérer mon envie et mes ressources mentales. Mais force est de constater que cela n'aura pas été le cas dans les faits. Lorsque la fibre optique a enfin été fonctionnelle dans mon appartement, mon implication poker avait fortement diminué. Mon désir d'en découdre avec l'adversité et la variance avait diminué. Ma passion avait diminué. Ma patience à l'encontre de la mauvaise fortune ayant également diminué, le boost mental escompté n'a pas eu lieu. Et vu la situation actuelle, le retour à un ciel sans nuages n'est peut-être pas pour tout de suite.

Il y a peu, j'ai ici relaté ma mésaventure survenue lors d'une de mes sessions nocturnes, suite à une longue déconnexion survenue en toute fin de soirée me privant de potentiels gains financiers alors que la victoire me tendait les bras. Depuis lors, ayant goûté malgré moi à cette coupe d'amertume, je trempe mes lèvres dans le poker en ligne nettement plus précautionneusement, apeuré par les déconnexions intempestives en réduisant le nombre de tables jouées par session, par peur du vide. Car ces derniers jours j'ai été à plusieurs reprises victimes de micro-déconnexions. Oh, rien à voir avec celle de la fois précédente. Il s'agit de coupures qui ne durent guère plus d'une vingtaine de secondes, mais cela suffit à générer une sensation de gêne et d'inconfort.

Plus jeune, j'ai fait pas mal de cyclisme, à un niveau tout à fait honorable. J'aimais tout particulièrement lorsque le relief était accidenté : la souffrance d'une montée pénible avec des forts pourcentages était toujours atténuée par le plaisir de l'effort du moment mais aussi et surtout par la promesse de la récompense occasionnée par la descente à venir. D'autant que j'avais une très bonne science des trajectoires lorsqu'il s'agissait de descentes que je dévalais à toutes berzingues. Une inconscience, même plutôt qu'une science, lorsque je repense à la prise de risques que cela pouvait parfois présenter. Jusqu'au jour où je me suis mangé la gamelle de ma vie, alors que je dévalais à grande vitesse dans un froid glacial un col de haute-montage au Pérou à plus de 4.500 mètres d'altitude qui m'a meurtri dans ma chair et dans mes os et qui a nécessité un rapatriement sanitaire via Europe Assistance. Depuis lors, s'il m'est advenu de refaire du vélo à petite dose, plus jamais je n'ai retrouvé le sens inné des trajectoires en descente et je conserve toujours par ailleurs le frein sur les cocottes : quand bien même je voudrais retrouver ma fluidité d'autant je n'y parviens plus. Toutes proportions gardées, c'est un peu le même état d'esprit qui m'habite en ce moment s'agissant de mes sessions de poker en ligne. La peur de la chute. Car outre la technique, ce qui fait souvent la différence au poker, c'est bien le mental. Pour obtenir des résultats, il faut être dans un état de sérénité difficilement conciliable avec l'incertitude liée à la survenance de micro-déconnexions comme c'est actuellement le cas. Chaque micro-déconnexion que je subis amoindrit mon bien-être aux tables et fissure ma confiance. La peur de perdre un gros pot pour des raisons "technologiques" a désormais pris le dessus sur mon plaisir de jouer. Difficile de dire combien de temps cela durera, toujours est-il que c'est un épisode assez pénible à vivre... Espérons que tout ceci ne soit bientôt plus qu'un lointain souvenir, lui aussi enrobé de nostalgie.



lundi 31 janvier 2022

Le coût de la panne

Je viens de connaître il y a quelques heures à peine une bien triste expérience lors de ma sessions de poker en ligne : alors que minuit sonnait, j'ai essuyé les affres d'une panne internet au plus mauvais des moments, puisque survenue dans le money time.

Alors que se profilait la victoire d'un petit tournoi de Omaha sur PMU poker et que nous n'étions plus que huit joueurs pouvant encore prétendre à la gagne (sachant que j'étais en outre en position extrêmement confortable de cheap leader et que les autres étaient presque tous à l'agonie), j'ai vécu l'une des plus désagréables sensations qui soit pour un joueur de poker en ligne : le désarroi soudain et brutal de la panne internet de longue durée.

Pour une mystérieuse raison, l'une des diodes de mon boitier internet est passée du vert au rouge, de telle sorte que je me suis retrouvé privé de connexion internet pendant de cruciales minutes, mon ordinateur moulinant en boucle à la recherche du signal perdu. J'ai dû télécharger au plus vite l'application mobile Android du PMU sur smartphone avec une connexion en 4G atrocement lente, en espérant pouvoir sauvegarder en grande partie mon stack. Las ! Les secondes sont devenues des minutes interminables, tant et si bien que lorsque j'ai enfin pu me reconnecter les choses avaient dramatiquement changé : la table finale était déjà bien avancée, nous n'étions plus que cinq joueurs en course, tandis que mes jetons avaient malheureusement fondu comme neige au soleil, redistribués au bénéfice de mes adversaires au fur et à mesure que le temps passait.

Je me suis incliné quelques instants plus tard en cinquième position, contraint de prendre un risque en  poussant le peu de jetons qu'il me restait encore. Quelle sensation désagréable : m'être reconnecté juste à temps pour assister à ma propre élimination en direct (sur un petit bad beat) a encore ajouté un zeste de frustration supplémentaire à une situation déjà en soi particulièrement pénible à vivre ! Inutile de préciser qu'une élimination en cinquième position se traduit par un écart de gains substantiel par rapport à une première place.

Voilà donc le coût de la panne : une coupure internet qui m'aura coûté quelques dizaines d'euros. Merci RedBySFR !

mercredi 26 janvier 2022

Bienvenue en 2022

Nous sommes en 2022 et je suis toujours là. Solide et vaillant. Je prends toujours du plaisir aux tables de jeu, assis derrière mon écran d'ordinateur le soir, en dépit d'une cadence moins soutenue que par le passé.

Que dois-je espérer et quels objectifs me fixer pour cette nouvelle année ? Ne pas perdre la flamme, d'une part, et si possible me qualifier d'une manière ou d'une autre pour du live, histoire de ne pas rouiller complètement de ce côté là. Il y a quelques jours, j'ai remis un peu d'ordre dans mes placards et j'ai constaté que mon sombrero péruvien - qui fait intégralement partie de mon attirail poker - avait contracté une petite pliure sur le cuir. Il aurait besoin d'un petit cirage pour retrouver son éclat d'autant. Moi aussi, apparemment.

Comme d'habitude on entame l'année sans pression aucune. Mais avec l'espoir de vivre de belles sensations aux tables et de gagner quelques sonnantes et trébuchantes, histoire de me coucher le soir avec le sourire aux lèvres plus souvent qu'à mon tour et d'avoir envie de continuer à raconter ici de belles histoires aussi longtemps que la flamme continuera de m'habiter.

lundi 10 janvier 2022

Bilan 2021 : encore une année sans saveur

2021 est derrière nous, et je crois bien que c'est une année que je ne regretterai pas. Une année marquée par l'emprunte néfaste du Covid-19. Une année avec peu d'action à mes tables de poker. Certes, je termine positif, certes je suis allé gratuitement au Parc des Princes voir le PSG, certes mon rayon quincaillerie s'est encore étoffé, mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a pas de quoi se réjouir. Mes gains ne sont pas folichons et mes émotions ont été réduites à la portion congrue. Et c'est ça que je regrette au final.

Faute de perspectives alléchantes (pas de qualifications pour des tournois live), mon envie de jouer s'est ratatinée. Avec le temps, je ne peux que constater que je n'ai vraiment pas l'appât du gain et que cela nuit assurément à mes performances et à mon rendement. J'ai faim de souvenirs, faim d'émotions, faim d'aventures, faim d'incertitudes. Mais pas faim d'argent. Voilà assurément pourquoi je ne serai a priori jamais joueur de poker professionnel et resterai à jamais un amateur passionné. 

Ca sonne un peu creux, non ?
Il m'aura fallu un peu de temps pour le comprendre et l'intégrer dans mon raisonnement vis-à-vis de la manière dont j'appréhende la discipline mais au final je constate chaque jour un peu plus que je ne joue réellement au poker que pour la beauté d'une discipline que je sais universelle, motivé par le challenge intellectuel ainsi que pour les émotions brutes que me procurent parfois les cartes. Le poker est pour moi une belle aventure ; les gains éventuels ne sont quant à eux qu'un points de détail. Au grand dam de mon banquier.



jeudi 16 décembre 2021

Pokerthon 2021 : ça n'a pas traîné !

C'est sous un crachin glacial que je me suis rendu ce samedi 4 décembre au théâtre de La Garenne-Colombes pour y disputer le Pokerthon, tournoi caritatif permettant de récolter quelques fonds en faveur du Téléthon organisé par le club de poker local. Cet événement est organisé depuis une dizaine d'années maintenant, autant dire que ce club comporte assurément un quota important de gens biens, lorsqu'on sait tout le mal qu'il faut se donner pour monter un tournoi pareil (gestion du site internet, listing des participants, location de la salle, logistique des tables, collecte des petits lots auprès de sponsors, organisation de l'espace cafétaria, confection et acheminement des sandwiches et desserts).

Certes le théâtre de la Garenne-Colombes ne constitue pas à proprement parler une splendeur architecturale. Certes les tables de poker étaient disparates (vertes, bleues, grises, certaines avec des logos PMU poker, d'autres vierges). Certes les lots promis aux plus méritants du tournoi étaient symboliques. Certes j'ai hérité d'une table un peu trop poussiéreuse à mon goût. Certes le niveau des joueurs présents était disparate comme c'est systématiquement le cas dans l'univers du poker associatif. Certes je suis venu incognito sans mon attirail poker qui est resté à la maison et qui commence à prendre la poussière lui aussi. Mais pour le reste, ce Pokerthon édition 2021 ne fût pour moi que joie et plaisir innocent de jouer dans un tel cadre, avec des camarades de table particulièrement sympathiques, courtois et avenants. C'est suffisamment rare pour que ce soit signalé.

Alors oui, le plaisir de jeu fut relativement court, puisque je termine peu après la pause déjeuner aux alentours de la 170e place (pour 230 participants). Un move audacieux de ma part qui fait pschitt comme une canette de soda qui tombe au sol et me voilà éjecté. Mais peu importe, car à vrai dire en ce samedi c'est surtout le plaisir social qui fut de la partie, puisque non seulement j'ai eu la chance de tomber tout du long sur une table de bons vivants (avec des membres actifs du club pleins de bonne humeur), mais cela a également été l'occasion de retrouvailles avec deux personnes qui gravitent depuis longtemps dans le microcosme des tournois communautaires en ligne que j'affectionne tant. 

Cette journée fut pour moi en tous points agréable. Et que dire de l'excellent surprise que me réserva le repas (ainsi que le coin cafétaria) ? Sandwich délicieux, boisson, pâtisseries faites maison... avec pour chaque cas un large éventail de choix. Sans oublier le plaisir procuré par le petit café final, crucial pour bien entamer la digestion au retour de la pause. Le tout pour un prix modique, servi par des gens agréables, d'une amabilité, d'une gentillesse et d'une bonne humeur de tous les instants. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été touché par cette bienveillance générale. 

Au poker, on côtoie parfois le pire, mais ce samedi 4 décembre je n'ai eu l'impression de côtoyer que le meilleur, humainement parlant. Peut-être était-ce dû au fait que tout ce petit monde - moi y compris - n'avait pas tâté de jetons en configuration tournoi depuis longtemps (crise sanitaire oblige). Passion et bienveillance réunies sous la bannière du Téléthon.

En tous les cas, en dépit d'une élimination rapide du tournoi, le fait est que j'ai passé une de mes meilleures journées poker. Car au final, c'est surtout ça qui compte : glaner de bons souvenirs pour ses vieux jours. Merci. Merci. merci.

vendredi 3 décembre 2021

En route pour le Pokerthon 2021

Le poker associatif et moi, on ne se fréquente guère, depuis mes débuts. Et pourtant, je sais apprécier le fait de jouer au poker lorsqu'il les enjeux sont insignifiants, car l'ambiance aux tables y est invariablement plus conviviale qu'en tournoi payant. Les clopinettes, ça a du bon.

Dans ces conditions, et sachant que je n'ai plus tâté du jeton en live depuis maintenant deux ans, je me suis décidé à participer à l'édition 2021 du Pokerthon organisé par le club de La Garenne-Colombes situé dans les Hauts-de-Seine. L'embellie sanitaire actuelle n'est peut-être que de courte durée, et difficile de dire si je serai amené à pouvoir rejouer de nouveau aux tables prochainement, alors l'occasion est belle d'aller se faire plaisir en ferraillant avec des adversaires amateurs passionnés. Une cagnotte est constituée en faveur du Téléthon par les joueurs eux-mêmes, tandis que des partenaires bienveillants abondent pour leur part la corbeille de prix destinée aux joueurs les plus méritants.

L'occasion pour moi également de recroiser une ou deux têtes connus. Je me rends donc ce samedi 4 décembre au théâtre de La Garenne-Colombes sans pression aucune. Juste du plaisir et du partage. C'est aussi ça, le poker : la rencontre de gens passionnés venus partager l'espace d'un instant une même histoire.


 

mardi 30 novembre 2021

WSOP 2021 : un petit coin de ciel bleu au milieu de la grisaille

Malgré les nombreuses incertitudes qui demeurent du fait de la crise sanitaire toujours en cours, les WSOP édition 2021 ont pu se tenir à Las Vegas cet automne, dans des conditions presque normales. Certes, l'affluence était quelque peu en baisse par rapport aux étés fastes de la décade précédente, mais tout a pu se dérouler correctement, de telle sorte que l'on a pu assister à l'habituelle moisson de bracelets et au sacre de nombreux "champions du monde" comme à la grande époque.

Dans ces conditions, malgré un contingent français clairsemé, nous avons contre toute attente assisté au sacre de quatre champions tricolores, faisant de la France la deuxième nation la plus titrée derrière les intouchables Etats-Unis et leur cohorte de joueurs.

Parmi les quatre joueurs français titrés, deux réguliers du circuit poker international habitués aux performances que j'ai eu l'occasion de croiser sur mon chemin par le passé : Alexandre Réard (sponsorisé par Unibet) et Romain Lewis (sponsorisé par Winamax). Alexandre le vieux loup et Romain le jeune chacal repartent donc de Vegas les poches pleines. Quant aux deux lauréats vainqueurs français que sont Mourad Amokrane et Jean-Luc Adam, il s'agit de deux joueurs que je ne connaissais pas mais qui n'en sont pas moins méritants, a fortiori dans un tel contexte. D'ailleurs, qui sait si eux aussi, je ne les ai pas déjà croisés aux tables lors de mes pérégrinations passées ? Le poker a beau être un jeu de chance, il faut tout de même du talent pour décrocher un bracelet WSOP, véritable graal pour tout joueur de poker digne de ce nom. Bravo donc aux joueurs français.

Outre les performances franco-françaises, on notera également l'insolente réussite des joueurs sponsorisés par Winamax : outre le français Romain Lewis et la forme éblouissante du charismatique Pierre Calamusa, la toute fin de ces WSOP aura également souri aux espagnols Adrian Mateos (vainqueur d'un tournoi de type highroller) et Leo Margets (lauréate inattendue du closer).

Célébrons un court instant ce grand cru Vegas 2021 pour le contingent tricolore, mais restons sobre en attendant de voir ce que nous réserve 2022. Ce petit coin de ciel bleu automnal ne saurait occulter les nuages noirs qui continuent à s'amonceler sur la planète poker en raison du contexte sanitaire toujours aussi incertain : preuve en est, l'annulation de l'EPT Prague est là pour rappeler aux joueurs de poker que ce jeu ne constitue pas une priorité au regard des enjeux de santé. Disons-le tout de go: dans la hiérarchie des activités économiques humaines, le poker, avec ses joies, ses peines, ses risques (avec ses jetons et ses cartes qui circulent de main en main) figure en queue de peloton. Il y a d'autres priorités dans la vie, et cette crise sanitaire durable est là pour servir de douloureuse piqûre de rappel.


 

jeudi 28 octobre 2021

Confidences chapitre 5 : joue-la comme Obama !

Voici un article maudit que j'avais pourtant rédigé en totalité sans pour autant que je parvienne à le publier correctement, puisqu'il s'est perdu une première fois dans les méandres du net, en raison de la survenance d'un regrettable reboot informatique sans avoir effectué de sauvegarde au préalable. Enfin, bref... le voici réécrit autrement. Car si le temps en a partiellement atténué le contenu, l'idée force demeure. Je souhaitais aborder le thème de l'importance de l'usure mentale au poker dans le processus décisionnel lorsque l'on joue aux tables. Une usure mentale qui trouve souvent sa source bien en amont des tables de jeu, au cours de la journée.

Il y a quelques années de cela, j'avais été littéralement subjugué par ces propos tenus par le président Barack Obama en 2012 dans le magazine Vanity Fair : "Vous constaterez que je ne porte que des costumes de couleur bleue ou grise. J'essaie de réduire autant que possible ce type de décisions. Je ne veux en prendre aucune qui ait trait à ce que je dois porter ou manger, sachant que des arbitrages autrement plus cruciaux m'attendent au cours de ma journée." Il ajoutera ensuite que l'instauration d'une routine de travail contribue à encadrer ce processus décisionnel et à le préserver pour les moments-clefs.

Depuis lors, j'ai gravé ces propos dans un recoin de ma tête, quand bien même j'avais déjà intuitivement tendance à me les appliquer à moi-même en grande partie dans ma vie quotidienne. Des propos d'autant plus censés que l'on constatera que nombre de grands décideurs savent eux aussi hiérarchiser leurs priorités jusque dans ce type de détails, et c'est certainement la raison pour laquelle nombre de décideurs qui comptent dans le monde appliquent ce même principe (tels Mark Zuckerberg et ses T-shirts gris, Steve Jobs avec ses cols roulés, ou encore Elon Musk et ses costumes de croque-mort). Ces gens ne sont pas ennuyeux, ils optimisent leur processus décisionnel.

Tout ceci pour dire que j'ai décidé depuis longtemps déjà de calquer ce même protocole lors de mes sessions au poker : j'ai remarqué que le fait de me poser la moindre question - même la plus anodine - à l'entame de mes sessions poker avait pour effet de diminuer aussitôt mon confort, ma concentration et mon plaisir de jeu. Puisque c'est invariablement en fin de soirée que se joue le money time, il convient de ne pas ajouter à un début de fatigue physique une fatigue mentale provoquée par un excès de décisions prises au cours de la journée écoulée. Car la fatigue nous conduit invariablement à prendre de mauvaises décisions. Au poker, la perfection n'existe pas, on commet tous régulièrement des erreurs, et pour espérer gagner sur le long terme il suffit de savoir en faire moins que ses adversaires, en restant frais le plus longtemps possible dans son processus décisionnel.

En conclusion, lorsqu'on joue, il faut laisser ses problèmes au vestiaire pour espérer performer sans avoir à se remettre au seul facteur chance. Dans cette optique, ne pas prendre de décisions avant de se lancer dans une session, ne pas gamberger non plus sur ses problèmes existentiels du moment, ne pas se poser de questions : voilà la ligne de conduite à adopter. Se concentrer, en s'entourant si besoin d'une routine faisant office de cordon sanitaire et puis se hâter... à petit trot.

Toi qui aimes le poker et lis ce blog, un conseil : joue-la comme Obama ! On n'a jamais dit qu'être un décideur était chose facile. Mais une chose est certaine : avec une meilleure endurance mentale que ses adversaires, cela devient déjà un peu moins difficile ! Au poker comme ailleurs.


dimanche 24 octobre 2021

Confidences chapitre 4 : l'intouchable !

Je poursuis la publication de mes "confidences" avec la révélation d'un défaut assez cocasse qui me caractérise lorsque je joue au poker : je ne supporte pas d'être touché pendant mes sessions. Pas même effleuré.

Avec les années, j'ai appris à me connaître, et je sais depuis belle lurette que je suis un homme qui a besoin de s'entourer d'une bulle de concentration pour être au top de mes performances intellectuelles. C'est en faisant abstraction de mon environnement extérieur que je suis en mesure de produire mon A-Game. 

Cette particularité d'intouchabilité s'applique donc malheureusement au poker, a fortiori si je suis en train de faire une session en multi-tablant : dès lors que quelqu'un me touche ou même m'effleure sans y avoir été invité alors que je suis attablé en train de calculer des cotes mathématiques ou à observer des dynamiques de table, je me sens comme violemment expulsé de ma bulle de concentration à cause de ce stimulus imprévu, happé vers un monde réel que j'avais volontairement mis en sourdine. Et je maudis alors intérieurement la personne qui vient de commettre pareil sacrilège. Cela peut même aller bien au-delà, puisque ma contrariété est parfois telle que je suis susceptible d'avoir une réaction épidermique forte en haussant aussitôt le ton ; dans le pire des cas, cela peut même susciter chez moi jusqu'à un début de colère. Pas moyen d'échapper à ce processus.

Les fois où cela arrive, je sais déjà que je ne parviendrai que très difficilement à retrouver un niveau de concentration optimale, quoi qu'il advienne. Me toucher par mégarde lorsque je joue au poker derrière mon écran d'ordinateur revient à m'handicaper lourdement pour toute la soirée. A ce jour, je n'ai toujours pas trouvé le moindre remède à ce mal...

mercredi 20 octobre 2021

Les soirées 100% bad beat

Il y a des soirs où je me fais sortir de tous mes tournois sur des bad beats, de véritables coups du sort au regard des probabilités. Cela a été notamment le cas ce soir. Il est 23h et ma session est déjà terminée.  Pourtant, j'ai la certitude d'avoir bien joué. A tel point que je reste zen en dépit de ce zéro pointé : à la vérité je suis même heureux de ne pas avoir cédé à l'énervement ou au désespoir. Car les soirées 100% bad beat comme celle que je viens de vivre, ça existe. Et il faut savoir composer avec pour durer dans le poker, sinon c'est la crise de nerfs assurée. Car celui qui s'aplatit comme une crêpe ne rebondit pas. Qu'on se le dise !

Le poker a ceci de fascinant qu'il s'agit d'un jeu profondément injuste. Bien plus injuste que l'immense majorité des jeux auxquels s'adonnent les humains. L'injustice constitue une règle fondamentale du poker. Et cette injustice, elle ne s'encombre en définitive que de peu d'exceptions. Or, pour que le poker soit vécu de façon heureuse, il faut que le plaisir originel ne soit pas ébranlé par les assauts répétés de la malchance, qui reviennent aussi inlassablement que le dépôt des plaintes s'accumulant sur un bureau d'un agent de police.

Aimer ce jeu, l'aimer vraiment, c'est donc aussi intégrer sa part d'injustice, qu'il convient d'édulcorer au plus vite afin de ne pas s'enliser dans le piège de la souffrance. Que ce soit avec une part d'ironie, un mental de cyborg, une once de masochisme ou bien encore une mémoire de poisson rouge, l'important est de parvenir à accepter l'injustice pour mieux en limiter les effets indésirables et pouvoir aussitôt retrouver l'indispensable sérénité permettant de se rapprocher de son niveau de jeu optimal.

Aussitôt vécue, aussitôt oubliée : ma soirée 100% bad beat n'aura pas ma peau : ni aujourd'hui, ni jamais ! Je me sens bien et n'oublie surtout pas que les coups de malchance à répétition constituent le signe contre-intuitif d'un niveau de jeu supérieur à la moyenne. Alors j'esquisse un ultime sourire (amusé ? désabusé ? penaud ?) en clôturant ma session et me dis que cela ira probablement mieux demain. Ou après-demain. Ou la semaine prochaine. Ou la suivante. Mais les résultats positifs reviendront bientôt. C'est écrit.

vendredi 8 octobre 2021

Le retour des WSOP à Las Vegas : la planète poker se remet enfin à tourner rond !

Après une longue absence due à la crise sanitaire, les World Series Of Poker sont de retour depuis quelques jours. Et ça fait du bien de les voir à nouveau figurer au calendrier des événements à suivre en cette fin d'année 2021 !

Certes, ces championnats du monde de poker tardifs se déroulent en octobre/novembre sous une fraicheur automnale (toute relative sachant que les températures extérieures y grimpent actuellement jusqu'à 25-30° celsius) au lieu de la fournaise traditionnelle de juin/juillet. Lors de mon précédent passage là-bas à l'occasion des WSOP en juin 2015, le thermomètre y dépassait allègrement les 40° à l'ombre. 

Certes, l'accès aux tables de poker pour cette édition un peu spéciale de 2021 y est conditionné à la présentation d'un schéma vaccinal complet (Pfizer, Moderna ou Jansen). Certes, les joueurs européens débarquant sur le sol américain doivent avoir observé une contraignante quarantaine les obligeant à s'isoler plusieurs jours juste avant de pouvoir croiser le fer... mais quelques jours d'isolement forcé (notamment via le Mexique) ne sauraient constituer un obstacle infranchissable pour des joueurs affamés de poker live, épris de gloire et rêvant de fortune.

Certes, l'affluence globale sera forcément cette année en baisse lors de cette édition 2021. Un quart ou un tiers de joueurs en moins selon les projections.

Certes, les joueurs présents à ces WSOP un peu particuliers y sont (partiellement) masqués, notamment lors de leurs déambulations dans les couloirs du Rio. Mais du fait de la vaccination de l'ensemble des participants et personnels, il est possible d'ôter le masque aux tables lors des phases de jeu, et ça, ça change assurément beaucoup de choses au niveau des sensations de jeu.

Enfin, on ajoutera que certes les spectateurs et couvreurs ne sont pas au rendez-vous cette année, et l'ambiance ne sera assurément pas la même par rapport aux éditions précédents. 

Mais tout ceci vaut infiniment mieux qu'une annulation complète comme en 2020. Et le fait est que le succès semble malgré tout être au rendez-vous cette année si l'on se fie aux chiffres : les garanties des premiers tournois sont atteintes et la foule est bel et bien là en ces premiers jours de compétition. Après une longue période de morosité, les gens ont envie de se distraire et s'amuser comme avant. Tout ceci laisse donc augurer d'un retour à la vie normale sur la planète poker, avec des organisateurs qui organisent, des croupiers qui dealent et des joueurs qui jouent. En France, les compétitions de poker ont d'ailleurs également repris dans les casinos et autres cercles de jeux depuis quelques semaines.

Las Vegas retrouve donc un peu de sa splendeur et de son insouciance d'antan. Un premier français, le charismatique (et compétent) Pierre Calamusa vient de passer à un cheveu d'un premier bracelet WSOP dès les premiers jours de compétition, en terminant second d'un des tournois inaugurant cette édition 2021, et nul doute que d'autres joueurs français ultra-motivés parviendront également à briller au firmament au cours des semaines à venir.

En cette fin d'année, la planète poker semble donc enfin avoir retrouvé un semblant de normalité en live : jetons, cartes, caméras, projecteurs, bracelets, liasses de billets : la fabrique à rêves est de retour, et ça fait du bien au moral après un an et demi de morosité pour cause de COVID-19. A la vérité, même moi derrière mon lointain écran d'ordinateur, je suis pris d'une bouffée d'enthousiasme. Espérons juste qu'elle ne soit pas de courte durée.


mardi 21 septembre 2021

PSG : voir Lionel Messi et mourir...

Ce n'est plus un secret depuis bien longtemps pour celui qui lit ce blog depuis ses débuts. Depuis tout petit, je suis un aficionado du Paris Saint-Germain. J'aime profondément ce club. Et le fait est que le poker m'a maintes fois permis de mettre les pieds dans l'univers parfois feutré (Paris Poker Live dans les entrailles du Parc des Princes) parfois gargantuesque (petits fours des salons du Parc), parfois festif (salons VIP du Parc des Princes ou encore Big Soirée), souvent sportif (y compris lors de la finale de la Coupe de France 2016 au Stade de France). Sans oublier que ma retentissante victoire de la PSG Poker Ligue de PMU en 2015 qui m'aura m'aura propulsé à Las Vegas pour y disputer les WSOP sous les couleurs du club ! Rien que ça.

Avoir la possibilité de remporter des places pour les matches du PSG a toujours constitué pour moi une source de motivation me conduisant à jouer mon A-game plus souvent que sur n'importe quel autre type de tournoi de poker. Ce petit supplément d'âme en plus m'habite à chaque fois. Du temps où le PMU était sponsor du PSG, j'ai moult fois gagné des places pour les matches au Parc des Princes. Il suffisait alors de terminer dans les trois premiers du petit tournoi payant dédié pour gagner en prime du cash classique deux places pour assister au prochain match du club de la capitale (en tribunes, en salon ou même en loges). Depuis maintenant 3 ans, c'est Unibet qui a repris le flambeau du sponsoring ludique - paris sportifs et poker - du PSG et force est de constater que les choses s'avèrent autrement plus compliquées pour aller au Parc des Princes à l'oeil grâce au poker. Un an de COVID et de matches joués à huis clos ont stoppé toute distribution de places au cours de la saison 2020-2021. Mais ce n'est pas tout : le tournoi qualificatif se disputant sur Unibet ne récompense que le vainqueur du tournoi. Winner takes all. Et ledit tournoi est gratuit, de telle sorte que le nombre de participants pour chaque tournoi est quatre à cinq fois plus important que du temps béni du PMU. Conséquence : au poker, il est désormais dix fois plus compliqué de gagner des places pour le PSG via Unibet que du temps du PMU. Autant dire que ça devient chimérique.

Qu'à cela ne tienne ! I am le Fredyl, nobody me fait peur. Lorsqu'il s'agit du PSG je sais déjouer tous les pièges de la variance. C'est comme ça. Ca ne s'explique pas. J'ai donc trouvé le moyen de triompher ce lundi du freeroll PSG Unibet Experience sur Unibet Poker devant 700 (!) joueurs pour aller voir PSG-Montpellier ce samedi 25 septembre au Parc des Princes. Merci Dame Chance. Trois belles places dans mon escarcelle, bien situées en tribune Borelli. On devra certes faire l'impasse sur les petits-fours, mais qu'importe ! Au diable la gourmandise. Lorsqu'on sait que le PSG a effectué un recrutement XXL cette année en faisant venir des stars telles que Hakimi, Sergio Ramos, Wijnaldum et surtout l'authentique Dieu du Football qu'est Lionel Messi il est interdit de faire la fine bouche. Le PSG dispose cette saison d'un effectif de rêve et je vais pouvoir aller au stade voir évoluer le nouvel ogre du football mondial : j'en salive à l'avance.

Jouera, jouera pas ?

Ce samedi 21h je serai au Parc des Princes pour assister au match opposant le PSG à Montpellier. Lionel Messi a été remplacé ce dimanche 19 en fin de rencontre contre Lyon, faisant au passage une légère moue dubitative laissant augurer d'une petite blessure (ou d'un profond mécontentement contre son entraîneur). Il y a donc des chances pour qu'il soit forfait pour le match contre Montpellier. Qu'à cela ne tienne. En cas de soupe à la grimace, si d'aventure Messi ne foule pas la pelouse du Parc ce samedi-ci, je saurai invoquer à nouveau Dame Chance pour qu'elle me permette de renouveler l'exploit ultérieurement. Lionel Messi, en authentique amoureux du football que je suis, je veux te voir jouer ! Oh oui, je le veux vraiment. Et si par malchance, ce n'est pas pour cette fois-ci, ce sera pour la prochaine. Car le PSG et moi, c'est décidément une histoire loin d'être finie.

Paris est magique. Et Fredyl aussi. Du moins parfois.



lundi 13 septembre 2021

Confidences chapitre 3 : au bout du monde par accident

9 162 Km. Telle est la distance que Google livre à l'internaute curieux désirant connaître la distance séparant Paris de Rio de Janeiro. J'ai initié ici récemment la narration de quelques confidences relatives à mon parcours de joueur, et je poursuis ici ma série en ouvrant la porte des coulisses de l'événement, en relatant via quel concours de circonstances incroyable le poker m'aura propulsé à l'autre bout du monde (lorsque j'ai gagné mon package pour la Coupe du Monde au Brésil en juin 2014).

Tout commence par une qualification tirée par les cheveux pour le tournoi de gala du PSG Poker Live au Parc des Princes, quelques semaines auparavant sur PMU Poker. En effet, je me qualifie pour cet événement en glanant l'ultime siège à pourvoir pour l'événement dans des conditions assez rocambolesques. Il fallait impérativement remporter ce tournoi communautaire pour me qualifier et à un moment du tournoi je me retrouve à faire tapis au flop avec une paire non consolidée contre un adversaire ayant un meilleur kicker... et je touche à la river. 

Mais ce n'est pas tout ! Lorsque je me retrouve en heads-up final de ce tournoi qualificatif sur PMU, il doit me rester moins d'une demi-douzaine de blindes, contre un adversaire qui en dispose de près d'une centaine ! Or, ce dernier préfère saboter sa victoire plutôt que de m'achever... sachant qu'il habitait loin de Paris et qu'un joli ticket d'une valeur de 150 euros était à gagner pour le second de ce tournoi online. Mon adversaire préférait le ticket, tandis que moi je mourais d'envie d'aller au Parc des Princes disputer ce tournoi pour la seconde fois consécutive.

Le vainqueur du PSG Poker Live gagnait un package pour Las Vegas et ses WSOP. A 3 joueurs restants je suis passé à un coup de décrocher le package pour les WSOP... mais Dame Chance m'a murmuré dans l'oreille : "non, pas cette année". Car elle avait un autre plan pour moi. En heads-up je fais un mauvais choix crucial, et je perds de ce fait le tournoi. Je n'aime pas perdre en ayant fait une erreur tactique. Je rêvais de Vegas et voilà que je repars presque bredouille. Oui, presque. La seconde place a à ce moment-là des allures de débâcle absolue, mais tel n'est pas le cas. Je rentre du Parc des Princes avec en poche notamment un ticket à 100 € à valoir sur le tournoi Spécial Coupe du Monde à jouer en ligne sur le site du PMU. Un tournoi vraiment à part, s'agissant d'un winner takes all. Le voyage au Brésil pour le vainqueur et rien du tout pour tous les autres. Lorsque je m'aligne en début de ce soirée sur ce tournoi-là, je n'imagine pas un seul instant que je peux gagner. Et pourtant, c'est ce qu'il s'est produit... j'ai encore en tête bon nombre d'images de mon tête-à-tête final, un duel interminable de deux heures remporté au forceps, où je suis descendu à dix blindes à peine avant de remonter et de triompher de mon adversaire peu avant quatre heures du matin.

Le concours de circonstances est totalement improbable. Je remporte un tournoi qualificatif pour le Parc des Princes que je dois normalement perdre, à la faveur d'un double coup de chance comme jamais je n'en avais connu. Puis je rate le coche pour Las Vegas mais gagne pourtant un lot de consolation qui me permet de participer au tournoi phare sur PMU et de décrocher par la suite LE package à 8.000 € pour le soleil de Rio de Janeiro et la Coupe du Monde 2014, dans le sacro-saint stade Maracana, véritable Mecque pour tout aficionado de football.

Voilà comment je me suis retrouvé cette année-là à plus de 9 000 km de mon écran d'ordinateur : grâce à la magie du poker ! Par accident et plutôt que par talent. Parce que Dame Chance avait tout prévu pour moi. Voilà pourquoi j'ai du mal à maudire mes coups de malchance... parce que je sais que Chance et Malchance sont les deux face d'une même piécette qui virevolte en permanence lorsque l'on s'adonne au poker.

Ce jeu m'a conduit au bout du monde par accident une fois déjà. Depuis lors, je cultive une certaine forme d'humilité vis-à-vis de ce jeu. Et j'espère secrètement que je ne suis pas au bout du chemin. Alors j'avance. Un pas après l'autre. Qui sait où tout ceci me mènera à nouveau ?

mardi 31 août 2021

Frissons et frémissements

Ce lundi 30 août, je suis passé à pas grand chose de décrocher un package pour un tournoi live. Cela fait une éternité qu'une telle opportunité ne s'était pas présentée à moi : je termine 3e d'un tournoi pour lequel il fallait impérativement finir premier, privé de l'opportunité d'aller traîner mes guêtres gratuitement dans un casino comme à la belle époque, en raison d'un coin flip qui ne passe pas contre le joueur qui avait la même quantité de jetons que moi (tandis que le dernier larron était déjà mourant à moins de cinq blindes).

Même pas mal !
Même pas mal !

C'était du 50/50. Et même un peu plus en ma faveur, sur ce coup... mais la pièce est tombée du mauvais côté. C'est comme ça ! Je pourrais être là à ruminer sur mon infortune du soir, mais à la vérité, je me sens heureux d'avoir pu à nouveau goûter à ces frémissements avant-coureurs de performances lucratives. Heureux d'avoir parfaitement mené ma barque du début à la fin de la soirée, en jouant un tournoi très propre tout du long. Heureux d'avoir mentalement imaginé la victoire, qui était bel et bien là, à portée de main pour peu que Dame Chance soit d'accord. Les esquisses sont parfois aussi belles que les toiles.

Effleurer la victoire m'aura permis de frissonner à nouveau. Cela faisait longtemps que ceci ne m'était plus arrivé. Aucune amertume, aucun effet secondaire, je me sens étonnement serein. Les clignotants sont au vert : le plaisir du jeu est là, décuplé par cette bonne piqûre de rappel... j'ai pu re-goûté aux effets bénéfiques de l'adrénaline, sans devoir en subir les effets secondaires parfois déplaisants. A n'en pas douter, les premiers frémissements de la nouvelle saison poker sont là. Ca laisser augurer de nouvelles aventures palpitantes qui mettront assurément fin à la petite sinistrose du moment. Je le sais, je le sens. Il va se passer des choses. J'en frissonne déjà.

samedi 28 août 2021

Une reprise et des espoirs

Après mon habituelle coupure estivale, j'ai repris à petite dose mes sessions de poker en ligne, sans aucune forme de pression ni appréhension particulière. Certes, en dehors des tournois classiques, les promotions alléchantes devant lesquelles saliver se font plus rares qu'il y a quelques années, mais il y a toujours moyen pour un fouineur motivé de dégoter des tournois à haute valeur ajoutée, que ce soit pour gagner des tickets à moindre frais, des qualifications pour du live, des places de football et autres lots à même de garnir mon légendaire rayon quincaillerie.

La parenthèse COVID-19 commence doucement à se refermer à mesure que le taux de vaccination progresse (en France et de par le monde) et nul doute qu'un retour imminent à la vie normale devrait me permettre à un moment où à un autre de décrocher quelques victoires sympathiques derrière mon écran d'ordinateur. Ca a toujours été le cas par le passé, il n'y a pas de raison que la manne se tarisse.

Je n'ai certes plus la fraîcheur de mes débuts, qui me permettait de louvoyer sans peur sur la corde raide, mais je suis désormais 100% vacciné contre les bad beats. J'ai confiance en moi. Confiance en mon jeu. Confiance en mon mental. Confiance en Dame Chance. Confiance en mon destin. Alors gageons que la saison 2021-2022 saura me procurer son quota de joies et d'émotions, d'une manière ou d'une autre. Ce n'est qu'une question de temps... et je ne suis pas un homme pressé. Place aux espoirs d'une nouvelle saison fructueuse !