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lundi 29 mai 2017

Multiplex poker & Co.

Mon invitation à participer au Multiplex Poker de Winamax constitue mon seul fait d'armes de ces dernières semaines. Et pourtant, je ne me suis pas empressé d'en dresser un petit compte-rendu. Autant dire que le poker est loin d'être prioritaire ces temps derniers. Toujours est-il qu'il serait malvenu de ma part de bouder mon plaisir au moment d'évoquer les heures joyeuses vécues à cette occasion.

Tom et l'épée légendaire du WIPT
Avoir été officiellement invité au Multiplex Poker en ce printemps 2017 dans les prestigieux locaux de Winamax situés rue de Grenelle dans le 7e arrondissement de Paris, constitue à la fois un privilège accordé à très peu de personnes et un honneur (au même titre que le Club Poker Radio à l'automne dernier). J'ai conscience que ce petit coup de projecteur médiatique est bon pour la confiance, puisque de nature à légitimer ma présence dans l'arène poker. C'est une forme de reconnaissance symbolique du chemin parcouru, quand bien même ce ne soit pas encore une autoroute asphaltée. En ce qui concerne la nature et le pedigree des invités présents à l'émission, il y a grosso modo un tiers de joueurs professionnels issus de l'écurie Winamax, un tiers de joueurs professionnels autres ayant récemment connu un gros succès sur le circuit, tandis que le dernier tiers est réservé à des joueurs amateurs passionnés ou à des personnalités. Je fais partie de cette troisième catégorie de joueurs passionnés, et je n'en suis pas peu fier. Beaucoup d'invités terminent l'émission avec une grosse bosse sur le front en raison d'une poutre traitresse (le studio étant situé sur une mezzanine dans les combles de l'immeuble), mais Tom et moi avons su déjouer sans aucun problème cet obstacle. En revanche, impossible de déloger l'épée du WIPT prisonnière sa gangue rocheuse dans le hall : pas moyen d'être couronné roi du poker tout de suite !

Je le répète inlassablement et en toute objectivité : Les équipes de Winamax sont de loin les meilleures sur le marché du poker en ligne français. Ce leadership en termes de créativité ne se dément pas lorsqu'il s'agit d'évoquer le segment de la communication : il suffit ainsi d'avoir le logiciel Winamax activé pour que la radio s'allume toute seule chaque dimanche, de telle sorte que bon nombre de joueurs passifs l'écoutent quand même, alors que sinon ils ne feraient pas l'effort de se connecter. Ce n'est pas rien, comme tour de force, que de parvenir à se faire entendre par des oreilles profanes ! L'émission peut également être écoutée en Podcast.

Benny et Yu débarquent sur Betclic Poker le dimanche.
Face au leader français, les autres plate-formes ne proposent de leur côté qu'un maigre contenu audiovisuel. PokerStars a opéré des coupes sombres dans son budget communication de telle sorte que les lives de PokerStars Live ont cessé d'occuper efficacement le terrain médiatique. PMU Poker a certes eu la bonne idée de reprendre sous sa bannière les sessions Twitch et Facebook Live de Johan Guilbert (joueur de talent plus connu sous le pseudo de Yoh Viral), mais le créneau du dimanche soir est extrêmement concurrentiel, du fait de l'implantation solide du Multiplex Poker dans le paysage audiovisuel poker hexagonal ou bien encore de l'affiche de Ligue 1 de football, sur Canal+. On signalera toutefois le lancement récent d'une nouvelle émission Twitch le dimanche en fin d'après-midi (18h) en partenariat avec Betclic, baptisée l'Aquarium, avec le tandem de génie Benny et Yu aux manettes, et qui déborde du cadre strict du poker pour aller lorgner également du côté du gaming.

Tout joueur régulier de poker sait que le Multiplex Poker constitue la grand messe dominicale pour les passionnés, puisque cinq heures durant - de 20h à 01h, cette émission conviviale du dimanche soir égaye les sessions des joueurs, avec des quiz mais aussi des news liées à l'actualité poker et des débats de fond. Sur le moment, j'ai passé une excellente soirée. Un parfait exercice d'équilibriste qui demeurera longtemps dans mes souvenirs. L'ambiance était chouette, les anecdotes et jeux de mots distillés par mon binôme Tom et moi plutôt de nature croustillante, et nous avons su tirer notre épingle du jeu en compagnie des talentueux animateurs habituels que sont Benjo, Harper et JayPee avec pas mal de spontanéité. Il faut dire que le concept est bien rodé et les animateurs au taquet, l'émission existant depuis 5 cinq ans maintenant.

Une hégémonie de Winamax sur le plan de la communication encore renforcée par un partenariat d'envergure avec la radio RMC et la mise en place de passerelles et de synergies entre l'équipe du Multiplex Poker et le RMC Poker Show (présenté par Daniel Riolo le dimanche à minuit). A l'heure des grandes manoeuvres en coulisses, puisque le marché français est sur le point de se décloisonner dans les mois à venir, nul doute que les équipes de Winamax sauront saisir une opportunité nouvelle en élargissant leur horizon de façon efficace aux marchés italiens, espagnols ou encore portugais. L'ambiance de start-up qui se dégage lorsqu'on se promène dans leurs locaux devrait constituer une nouvelle fois un atout au moment de devenir polyglottes. Qui vivra verra.




mardi 9 mai 2017

Winamax Club Trophy : un tournoi de gala haut de gamme !

Celui qui a lu "Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi" de Jean-Christophe Ruffin comprendra à quel point laisser maturer un certain temps les souvenirs et les sensations peut s'avérer efficace lorsqu'il s'agit de retranscrire avec passion un vécu ressenti comme intense sur le moment, à l'image de la couche de vernis que l'on applique avec délicatesse sur un tableau : par un subtil jeu de lumières, le présent se teinte alors de la nostalgie du passé et le vernis brillant sublime la toile tout en se muant en rempart efficace contre l'oubli et les ravages du temps.


Le Winamax Club Trophy édition 2017 s'est tenu les 29 et 30 avril à Paris, dans l'enceinte de l'hôtel Pullman Bercy, à quelques mètres de la Seine qui a coulé d'un débit régulier et serein tout le long de l'événement. Il faut dire que la météo fût clémente, ce qui eut pour effet de magnifier la soirée du samedi, passée sur une péniche taille XXL capable d'accueillir plusieurs centaines de convives sans qu'il y ait besoin de jouer des coudes. Les qualifications gratuites en ligne sur Winamax ayant eu lieu en janvier et février, cela faisait quelques semaines que mon binôme Thomas (alias Tom_Larson) et moi trépignions d'impatience à l'idée de vivre cet événement et de défendre au mieux nos couleurs. Nous avions pris la première place du classement général dès la première manche qualificative et avons su la conserver jusqu'à la fin. Mais le plus dur restait à faire : 110 clubs présents sous forme de binômes, avec bon nombre de joueurs redoutables parmi eux. Tout sauf des touristes, donc.


C'est sous un soleil matinal plaisant que Tom et moi avons pris un petit-déjeuner à Bercy Village, accompagnés de notre bienveillant "consultant" pour l'occasion : Nicolas alias Perko, qui réside en effet à deux pas de l'hôtel Pullman Bercy et avait participé au Winamax Club Trophy l'an passé. Toute expérience étant bonne à prendre, nous avions ainsi convenu qu'il nous rejoindrait Tom et moi afin non seulement qu'il nous remette les derniers stickers 3DMAX mais aussi qu'il nous souffle un ou deux conseils relatifs à la gestion de cet événement un peu particulier où les performances individuelles et collectives du binôme s'enchevêtrent le temps d'un week-end.


Un polo personnalisé !
Le tournoi principal Main Event ne commençait qu'en tout début d'après-midi vers 13h15, mais nous avons donc pu procéder à la validation de notre inscription dès 10h30, recevoir les goodies de bienvenue (Polos personnalisés avec l'emblème du Winamax Club Trophy) et prendre possession du pass magnétique de notre chambre. La chambre s'avère spacieuse et luxueuse. En prime, vu que nous sommes plutôt en avance, nous avons même pu reprendre une ou deux viennoiseries et jus de fruits en attendant l'arrivée de l'ensemble des participants.


En tant que fidèle auditeur du Multiplex Poker du dimanche, je reconnais la voix caractéristique de Benjo derrière moi et nous échangeons quelques mots. Il est couvreur officiel Winamax pour l'événement et c'est l'occasion d'échanger quelques mots bienveillants en sa compagnie. Il choisira d'ailleurs d'immortaliser notre entrée en lice dans la compétition avec une petite photo qui illustrera son reportage officiel sur les pages internet de Winamax ainsi que sur le forum wam-poker. Nous arborons fièrement nos patches 3DMAX et bombons le torse. La vie est belle et nous sommes résolus à ce qu'elle le demeure le plus longtemps possible.


Miam miam !
Le plantureux repas du midi constitue un exquis préambule au regard du week-end de compétition qui nous attendait. La preuve en images avec mon entrée XXL. Je me pourlèche les babines à tel point que prendre une photo avant de goûter ressemble déjà à un effort surhumain, tellement on appétit est exacerbé par la compétition à venir. Le choix du plat de résistance  - faux-filet ou saumon - est cornélien, mais j'opte finalement pour la viande. Tendre et juteuse comme j'aime. La panse est pleine. Je me sens bien. Mes adversaires vont pouvoir voir de quel bois je me chauffe, moi le nouveau Pantagruel du poker.


Goodies bonus : paquet de cartes, sac de toile, foulard.
Une fois le Main Event commencé, ce fut malheureusement pour moi un parcours du combattant. Option gadoue et éraflures. Il faut dire que le niveau de jeu moyen est plutôt solide, et s'extraire de la masse s'avère être une opération plus délicate que prévu. Je patine bien plus que je ne le souhaiterais face à cette centaine d'adversaires affûtés, tant et si bien que je possède un stack légèrement inférieur à la moyenne à la pause. La faute à deux gros coups difficilement évitables m'ayant mis en situation inconfortable :
- Avec deux paires max floppées, on se croit beau... mais lorsque l'adversaire a brelan dans le même temps, ça fait mal aux dents.
- Placer avec succès deux barrels suivis par l'adversaire optimiste qui défend sa petite paire alors qu'on est largement devant, c'est bien ; mais lorsque la river lui offre un full miraculeux, c'est autrement plus problématique.


Marée basse
Passé la pause, je ne peux que constater les dégâts : Tom est déjà éliminé, tandis que je demeure en position fragile. Pour rebondir, il me faut serrer les fesses (ainsi que mon jeu) et invoquer dame chance lors des confrontations à tapis. Bien qu'en fâcheuse posture, j'y crois toujours, rien n'est joué. Malheureusement, la première rencontre à tapis pré-flop m'est immédiatement fatale. Le poker est souvent affaire de coin flips : paire de 10 chez moi vs As-Dame chez mon adversaire, en l'espèce. Une dame au flop et l'élimination aux alentours de la 75e place (pour 110 inscrits) met un terme à mes ambitions individuelles. Tout du moins dans l'immédiat.


Embarquement immédiat
Nous savons qu'il nous faut à tout prix briller sur le tournoi turbo de rattrapage du lendemain Tom et moi pour espérer sauver la situation, à l'image de ces judokas éliminés prématurément aux JO mais qui peuvent encore rêver de médaille de bronze lors des phases de repêchage. En attendant, une belle soirée de gala dans les entrailles d'une péniche nous attend et je décide de me faire beau en prenant un langoureux bain chaud. D'humeur guillerette malgré les quelques éliminés déçus de leur prestation, la troupe de plus de deux cent vingt qualifiés longe la Seine quelques minutes et pose pied vers 19h30 sur une vaste péniche baptisée à raison "Le Paquebot" afin d'y prendre un apéro, avant embarquement pour une promenade fluviale inoubliable.


Paris sur la Seine dans le crépuscule
Sur la péniche, ça discute à tout va : on refait le match avec ses binômes, avec ses adversaires, avec ses connaissances, aussi, puisque certains pseudos et visages familiers sont présents. La promenade sur la péniche est ainsi des plus plaisantes : la météo est bonne, le soleil décline paresseusement comme lors des douces journées de printemps et les mignardises et autres coupes de champagne contribuent à rendre l'instant inoubliable. C'est une Dolce Vita made in Winamax mâtinée de La croisière s'amuse, un groupe musical égayant la promenade fluviale de la plus belle des manières tandis que deux prestidigitateurs font fureur avec leurs tours de magie.


Club Poker Radio aux premières loges
Julien Cazarre, mon idole, est également présent sur la péniche en tant que guest star, flanqué de son acolyte Thomas Séraphine. Autres convives de qualité : l'équipe de Club Poker Radio, qui a tôt fait d'entamer un live radio dans les entrailles de la péniche. Je suis d'ailleurs invité par Webmaster Laurent à assister au show, marqué du sceau de l'humour et de la détente, Julien Cazarre faisant office de trublion parmi les invités joueurs de club qui s'expriment à l'antenne en toute décontraction. Une fois Le Paquebot revenu à quai, chacun est libre de rentrer à l'heure de son choix. Je me sens léger comme une plume et profite un dernier instant des réjouissances. En rentrant dans la chambre, je vois que Tom est déjà en train de batailler sur son ordinateur portable sur les tables de Winamax. Pour ma part, je préfère miser sur la récupération et m'endors du sommeil du juste... Je l'entends ronfler à un moment donné, mais parviens à passer outre : le jour commence déjà à poindre, une belle journée de poker m'attend.


Side Event Turbo
Mon tournoi turbo de rattrapage du dimanche matin ressemble beaucoup au Main Event, à ceci près que la structure est bien plus rapide et que certaines mines sont un peu plus renfermées et fatiguées par rapport à la veille, certains joueurs n'ayant pas hésité à jouer les prolongations festives jusque très tard dans la nuit. Je suis éjecté de la compétition en milieu de peloton là encore sur un coin flip perdu (77 vs AK) tandis que Tom fait quant à lui durer le plaisir pour un temps. Manque de bol, les inscriptions pour le tournoi de Head's Up sur ipad sont closes au moment où je suis éliminé du tournoi turbo. J'accuse un peu le coup, triste de ne pas faire partie des 32 participants à ce mini-tournoi de la dernière chance, mais l'heure du déjeuner approche et je retrouve alors un semblant d'appétit. Cette fois-ci, j'opte pour le plat de poisson et déjeune ainsi en mode ogre gourmet : menu XXL mais équilibré ! Ma meilleure performance du week-end à n'en pas douter.


Henri IV : "Ralliez vous à mon panache blanc".
Le soleil fait face à la concurrence des nuages au fur et à mesure que l'après-midi avance. C'est pour moi l'occasion de me livrer à quelques discussions finales autour d'un ou deux cafés avant les adieux aux quelques têtes connues amicales croisées lors de l'événement. D'humeur nostalgique, je choisis de longer les quais de Seine au fur et à mesure que les nuages s'amoncellent. La pluie s'invite alors et me glace peu à peu l'échine au fur et à mesure de ma promenade sur les quais pour rejoindre les locaux de Winamax afin de participer au Multiplex Poker. La dolce vita de la veille n'est plus qu'un doux souvenir. 3DMAX termine dans les profondeurs du classement général, tandis que le Club Gambetta Poker brille au firmament. Mais le combat ne s'arrête pas là. Car nous ferons mieux l'an prochain... c'est une certitude.









samedi 6 mai 2017

Avril : ronces communes et mûres sucrées

Avril aura été un mois poker vécu en pointillés, puisque j'ai relativement peu joué par rapport à mon rythme habituel. Il faut dire qu'entre le football, la campagne présidentielle, les programmes TV tels que Koh-Lanta et The Island, mon loisir poker a été confronté à une rude concurrence le soir. On sera plus assidu les mois prochains. J'ai toutefois secrètement espéré que le Winamax Club Trophy en toute fin de mois m'apporterait non seulement mon quota d'adrénaline mais aussi quelques lots autres que des goodies de consolation. Las ! Il n'en fut rien. Je reviendrai sur cette petite escapade live dans un article ultérieur.

Pas si bredouille...
La conquête du poker n'est pas toujours une promenade de santé, loin s'en faut. Mon mois d'avril aura donc plutôt ressemblé à la traversée d'un amas de ronces bien dense, dans lequel j'ai malgré tout essayé de me frayer un chemin tant bien que mal. Je n'en sors pas indemne, car des épines traitresses m'auront éraflé de partout au fur et à mesure de ma progression d'avril. Mais au milieu de ces buissons hostile de ronces communes en travers de mon chemin, j'ai pu goûter quelques succulentes mûres, plus juteuses et sucrées que toutes les autres, matérialisées par une invitation dans les locaux de Winamax afin de participer au Multiplex Poker Radio. Et ça, ça restera à jamais un excellent souvenir de nature à adoucir mes éraflures aux tables de poker.

Je retrouverai le chemin du succès un autre jour. En attendant retour à meilleure fortune, je panse mes plaies, avec un exquis goût sucré dans la bouche qui me fait oublier mes frustrations du moment, ainsi que mes douleurs et mes peines... C'est déjà ça !


jeudi 27 avril 2017

En route vers le Winamax Club Trophy

En ce moment, il ne m'arrive rien de bien palpitant. Au contraire : les mois bénéficiaires sont provisoirement aux abonnés absents, les qualifications en ligne pour des tournois live se sont taries et  mon volume de jeu s'est quelque peu rétréci, ce qui n'arrange rien. Autant dire que l'ornière dans laquelle je suis fourré depuis quelques mois est plus que jamais profonde... ça patine un peu trop à mon goût.

Un bel événement se profile toutefois à l'horizon, puisque je me suis qualifié pour la finale du Winamax Club Trophy (qui constitue officieusement une sorte de Coupe de France des clubs de poker, qui se dispute à Paris-Bercy par binômes). Mon coéquipier Tom_Larson et moi-même aurons l'honneur de représenter la communauté 3dmaxpoker et serons ainsi opposés à une centaine d'autres clubs et communautés poker de la France entière ayant noué un partenariat avec Winamax. 

Les qualifications étalées sur janvier et février n'ont pas été dépourvues de péripéties car il y a toujours une brebis galeuse dans un troupeau (une équipe concurrence ayant triché afin d'essayer d'évincer notre binôme de la première place qualificative qui nous tendait les bras) mais nous y voici : ce week-end du 29 et 30 avril promet d'être intense sur le plan du jeu, puisque la structure du Winamax Club Trophy permet de déployer du beau jeu sans être aussitôt étouffé par une structure trop rapide comme c'est parfois le cas lors de tournois de gala tels que celui-ci.

Il y a des dotations généreuses promises aux meilleurs binômes et par ricochet aux clubs lauréats (packages, buy-ins, tickets de tournoi, matériel de poker...), ce qui en soi est déjà motivant. Mais cet événement constitue également l'occasion de croiser d'autres passionnés de poker ayant choisi de s'investir au sein de clubs locaux. On y retrouvera donc un véritable noyau dur de passionnés. J'ai déjà dit par le passé tout le bien que je pense de ces tournois de gala vecteurs de lien social où l'argent ne constitue pas une finalité, ce qui a pour effet vertueux de faire la part belle au jeu et à la convivialité sans avoir à subir les effets secondaires indésirables de la pression financière. Et le fait est que pour une fois, les résultats individuels ne suffiront pas à faire la différence puisque mes performances en vue du classement général final seront couplées à celles de mon binôme. C'est l'esprit d'équipe qui va primer, ce qui a tendance à me réjouit puisque je m'entends à merveille avec mon binôme, qui est vraiment une personne remarquable en sus d'être un bon joueur solide et compétent. Voilà donc un événement qui promet d'être chouette, d'autant que Winamax offre gîte, couvert, et soirée touristique en bateaux-mouche aux joueurs venus de la France entière arborer fièrement les couleurs de leur club. La communauté 3dmaxpoker est bienveillante et conviviale : nous tâcherons de lui faire honneur en déployant notre meilleur poker. Ensuite, advienne que pourra.

Invité au Multiplex Poker Radio de ce dimanche !
En prime, une fois le Winamax Club Trophy terminé, je suis également invité à participer à l'émission Multiplex Poker Radio en direct sur Winamax ce dimanche 30 avril à partir de 20h00. Je suis en effet un auditeur fidèle et zélé. 

La légende du run good radio prétend que les joueurs invités au Multiplex Poker Radio surperforment dans leurs tournois de poker dans les semaines qui suivent leur passage à la radio. Ce sera pour moi l'occasion de vérifier prochainement si cette légende contient un fond de vérité. Mais je ne serais pas étonné qu'il y ait un fond de vérité là-dedans : la lumière génère une dynamique. A moi se surfer dessus ensuite. 

Bref, voici donc un week-end poker qui s'annonce passionnant pour moi à bien des égards ! J'ai vraiment hâte, pour une fois... 

Je n'ai pas encore conquis la planète poker, loin s'en faut. Mais je continue à m'extraire doucement de l'anonymat. C'est là le fruit d'une passion authentique, et ça fait chaud au coeur de pouvoir partager cette passion avec chaleur et générosité.







mercredi 26 avril 2017

Le théorème de la river de zebezt

LA MINUTE TECHNIQUE DE MONSIEUR FREDYL - chapitre 2


J'ai beau éviter de parler de technique sur ce blog afin de ne pas rebuter le lecteur profane, j'ai tout de même envie de vulgariser quelques détails techniques et anecdotes s'y rapportant issus de mon expérience personnelle. Il y a quelques temps, j'avais été amené à me prononcer sur une action effectuée par un joueur à la river en disséquant une main sur le site rankinghero.com dans le cadre d'un petit jeu-concours : NOTRE ADVERSAIRE NOUS SURRELANCE A LA RIVER APRES QUE NOUS AYONS MISE TOUT DU LONG (FLOP TURN ET RIVER).

Mon analyse - certes empirique mais corroborée tout au long de ma vie de joueur de poker - me conduit à affirmer que lorsque l'on est sur-relancé à la river après avoir pourtant misé 3 barrels, notre main est perdante dans plus de 90% des cas, indépendamment de sa force et du montant de la sur-relance adverse. C'est ce que j'ai appelé Le théorème de la River de zebezt (par opposition au théorème de Zeebo en vertu duquel personne ne jette un full). Beaucoup de joueurs font l'erreur de call dans ce type de situation, fiers qu'ils sont de leur belle main (quinte, couleur, full...) Pourtant, il s'agit malgré tout d'un call extrêmement périlleux à faire. Quant à la sur-sur-relance elle est carrément à proscrire dans un tel cas de figure (sauf à posséder soi-même la main gagnante).

J'ai listé les 4 types d'exceptions à ce théorème de la river de zebezt qui justifieront toutefois un call en lieu et place du douloureux fold :
- Exception n° 1 : La Kamikazite aigüe. Lorsque l'on a profilé en amont un joueur particulièrement agressif et vicieux à tendance kamikaze (ou bien un joueur carrément mauvais à tendance suicidaire). Une rencontre de ce type aura tendance à se produire plutôt en début ou en milieu de tournoi.
- Exception n° 2 : Le tilté. Lorsque l'on à affaire à un joueur en tilt qui vient tout récemment de perdre un gros pot d'une façon qu'il considère comme injuste.
- Exception n° 3 : L'Ego Trip. Lorsque l'adversaire nous a nous même cerné (à tort ou à raison) comme un bluffeur patenté sur plusieurs coups en amont. Désireux de nous rendre la monnaie de notre pièce, notre adversaire peut avoir choisi cette main dans son plan de jeu en nous bluffant précisément sur ce type de coup.
- Exception n° 4 : Le Cliffhanger. Lorsqu'il s'agit d'un moment particulier du tournoi, ce type de move atypique avec une main non légitime peut alors émerger dans le cerveau d'un adversaire retors. Le momentum propice au vol : la bulle d'un tournoi, la bulle d'un palier de gains, ou bien encore lorsqu'il s'agit du dernier coup avant une pause.

Lorsque l'on possède soi-même la main gagnante en étant sur-relancé river après avoir placé trois barrels, on peut continuer à faire grossir le pot les yeux fermés. Mais dans tous les autres cas de figure, lorsqu'on est sur-relancé river par un adversaire alors qu'on a misé successivement trois barrels, le call est à proscrire dès lors que l'on ait pas clairement identifié l'une des quatre exceptions au théorème de la river (telles que recensées ci-dessus). J'ajouterai que ce théorème de la river de zebezt s'applique également au Omaha. On doit jeter sa main. Même si elle est très puissante. Même si la sur-relance adverse est modeste. Même si le pot est conséquent. L'adversaire sera en value dans presque tous les cas de figure.

Se résoudre à abandonner une magnifique main constitue une décision certes douloureuse à prendre, mais savoir souffrir en silence lors d'une mauvaise rencontre est l'apanage des vrais bons joueurs. Du moins, c'est ce que je crois.

lundi 10 avril 2017

Et Marketluck s'en est allé...

En juin 2004, le mythique Patrick Le Lay, alors président de TF1, suscitant l'émoi - voire l'effroi - avec une déclaration cynique assumée. " A la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...). Or, pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible". Il n'avait pas tort, sur le fond. Sur la forme, en revanche, cette stupéfiante franchise lui a valu une levée de bouclier dans les milieux de la culture et de la création artistique.

Dans le poker aussi, et avec une petite décennie de décalage, certains ont repris ce même concept consistant à détendre le consommateur-joueur afin de le rendre réceptif à un message publicitaire imminent. Plutôt que de miser sur une offre de poker payante au sens classique du terme, BankOfPoker et Marketluck ont ainsi investi le créneau du poker en ligne gratuit avec des spots de publicité obligatoires à se farcir entre deux coups de poker. Avec à la gagne des bons d'achat ou des chèques de faible montant.

Mais je ne pense pas que ce segment ait été optimisé au mieux. Je n'ai pas été séduit ni même convaincu par BankOfPoker, vite délaissé. En revanche, j'ai pas mal joué sur Marketluck, et accumulé de la sorte bon nombre de bons d'achats. Mais cela ne m'a pas empêché de demeurer critique sur les (non) choix stratégiques dans le développement de cette offre poker alternative. Car si sur le papier le concept était viable, en pratique trop de flou dans le plan de développement de cette offre d'un type particulier a contribué à la rendre difficilement tenable sur le long terme. Trop de passivité dans la gestion au jour le jour de la plate-forme, des erreurs tactiques et des approximations : difficile dans de telles conditions d'instaurer un business model pérenne et profitable à tous (entreprise, partenaires et clients). On passera sur le côté sulfureux de ce dossier, en l'absence d'éléments objectifs pour se prononcer.

Ce lundi 10 avril 2017 marque donc la fin d'un chapitre pour le poker ludique et récréatif, puisque c'est en ce jour que Marketluck et son alter ego BankOfPoker cessent leur offre de poker gratuit. Finis, les bons d'achat gagnés gratuitement au poker par les joueurs récréatifs en échange d'un peu de leurs temps de cerveau disponible. Même si cela faisait quelques temps que je n'y trainais plus mes guêtres, cette nouvelle ne  me laisse pas totalement indifférent. Cet arrêt programmé de Marketluck et de BankOfPoker suscitera l'indifférence voire le dédain au sein de la communauté poker hexagonale. Mais mon cerveau a pour habitude de raisonner par comparaison et je considère que le poker est une passion ayant besoin d'un maximum de combustible pour entretenir la flamme auprès du plus grand nombre sur le long terme. Le combustible en question, c'est une offre de poker qui soit à la fois diversifiée, médiatisée et structurée. Or, un segment marginal de cette offre diversifiée s'éteint. Dans ces conditions, la cessation de cette offre de poker gratuit en ligne constitue une mauvaise nouvelle pour le poker, quand bien-même elle n'émeuve pas grand monde aujourd'hui. La flamme du poker continue de briller. Mais elle a besoin d'un apport régulier en combustible. Sinon un jour, elle vacillera.







mardi 4 avril 2017

Le bourbier de mars

Un tigre dans mon moteur. Et pourquoi pas un poisson rouge ?
En ce moment, je me sens comme embourbé dans la gadoue. Que je joue bien ou que je joue mal, pas moyen de m'extraire de la masse à mes tables de poker en ligne. A tel point que je me suis aventuré sur le terrain du cash game, histoire de travailler mes automatismes de jeu avec un stack conséquent, en attendant de retrouver de meilleures sensations. A terme, ça peut tout à fait être profitable en tournoi de potasser sa technique de la sorte en cash game en jouant avec un maximum de profondeur. 

Pour ce qui est des variantes, j'ai mis la pédale douce car j'ai l'impression de m'être un peu trop dispersé ces temps derniers et je ne veux pas que mon niveau en hold'em en pâtisse. Pour autant, difficile de résister au plaisir d'un petit PLO8 (Omaha hi-lo), ma discipline de prédilection : en fin de session, le soir lorsque mes tournois n'ont pas été bien loin, j'aime me programmer un ou deux duels en Omaha hi-lo histoire d'aller me coucher avec la satisfaction d'une victoire, quand bien même elle soit chiche.

Pour le reste, je n'ai absolument rien à signaler. La réussite n'est pas au rendez-vous. J'ai essuyé des pertes (non significatives) au cours du mois de mars et quelques pépins de santé (mineurs) me confèrent provisoirement un petit côté ronchon qui n'est pas le plus à même de me rapprocher de mon A-game. En espérant qu'avril me soit plus favorable. Parce que là, c'est vraiment l'enlisement. J'ai beau avoir un tigre dans mon moteur, l'heure n'est tout simplement pas au rugissement. Même surnager s'avère difficile. Mais bon, enlisée ou non, la roue va finir par tourner. Ce n'est pas comme si j'avais un QI limité à 90 et un abonnement à vie à la poisse. Le bourbier va finir par s'assécher. Alors à un moment ou à un autre, le moteur vrombira et je parviendrai à tracer mon chemin à toute berzingue. D'ailleurs, quand bien même tous les chemins mènent à Rome, cette dernière ne s'est pas faite en un jour. Il en va de même au poker. Patience et solidité mentale sont deux piliers sur lesquels bâtir solidement sur le long terme. Alors on éponge les pertes et on repart de l'avant. Bientôt. Calmement.


mercredi 29 mars 2017

Jouer contrarié

Ce blog constitue pour moi un bon moyen de canaliser mes émotions et mon adrénaline en lien avec le poker. Les envies de rédiger me viennent d'ailleurs le plus souvent après avoir vécu des émotions fortes (bonnes ou mauvaises) et après m'être repassé certains moments-clef dans la tête. C'est dans de tels moments que j'ai la plume qui me chatouille. Mais pour ce qui est de canaliser mes émotions et petites contrariétés liées à la vie de tous les jours, c'est une toute autre paire de manches.

La contrariété et le stress génèrent une telle perte de lucidité que cela aboutit parfois à des pulsions proches de la frénésie destructrice. Les Etats-Unis d'Amérique, contrariés et meurtris par l'attaque surprise de septembre 2001 se sont lancés dans une lutte impitoyable contre le terrorisme international. Mais pas seulement. Car cette soif de revanche leur a fait commettre au passage bon nombre de bourdes ayant pour effet d'éloigner pour longtemps ce pays du chemin de la vertu et de l'exemplarité à travers le monde. L'Irak a ainsi été mis à feu et à sang, alors que les prétendues armes de destruction massive prétexte à pareille intervention n'existaient pas. Dommages collatéraux.

Vais-je prendre la bonne décision ?
Heureusement pour moi, mes soucis personnels sont bien plus anodins pour le destin de la planète. Mais ils ont tout de même un impact sur mes sessions poker. Il y a deux jours de cela, j'ai entamé une séance de jeu en étant très contrarié. Pour diverses raisons n'ayant rien à voir avec le poker, mais qui ont eu pour effet d'influer de façon substantielle sur ma qualité de jeu du fait de leur trop grande accumulation en un court laps de temps. Pour un peu, ça en serait presque amusant à observer tellement je pouvais palper les effets de la dégradation de mon jeu. Presque, seulement, car sur le plan des résultats, c'est dévastateur ; et je ne suis pas masochiste.

Au poker, le A-Game, cet état second permettant aux bons joueurs de prendre intuitivement un maximum de bonnes décisions au regard de la situation rencontrée (cartes, positions, adversaires, momentum) s'obtient par un mix de dynamisme et de discipline. Il s'agit d'un cocktail d'agressivité mâtiné de patience. Tout est dans le dosage. Mais les déséquilibres émotionnels ne sont jamais loin et feront immanquablement rater la recette. Un joueur démoralisé jouera trop passivement les coups et laissera passer sans s'en rendre compte les multiples opportunités de briller, tandis qu'un joueur contrarié exprimera sa frustration du moment via un excès d'agressivité qui risquera de le conduire dans le fossé à tout moment, accentuant encore sa frustration lors des mains suivantes et alimentant une spirale négative.

A titre personnel, j'ai la chance d'être assez peu perméable à ces fluctuations mentales néfastes. Mais je suis humain. Et j'ai donc pu expérimenter d'assez près le phénomène lors de mes toutes dernières sessions de jeu : jouer en étant contrarié a ainsi multiplié les d'erreur dans le calibrage de mes mises puisque je projetais bien malgré moi une partie de ma frustration sur les joueurs adverses venant se mettre en travers de mon chemin. Quand bien même ces derniers n'aient rien à voir avec la source originelle de la frustration. Un manque de discipline palpable mais difficile à endiguer sur le moment.

Face à une telle situation négative, il faut pouvoir évacuer l'amertume le plus vite possible par des moyens plus appropriés. Il existe de multiples façons saines et constructives afin de se défouler efficacement lorsqu'on est contrarié par l'impuissance du moment à résoudre les difficultés rencontrées. Faire du jogging, pratiquer un sport à en transpirer de partout, prendre des vacances au soleil, aller crier seul dans la forêt ou au bord de la mer devant le ressac des vagues, prendre une longue douche, etc. Voilà des méthodes efficaces afin de se défouler et repartir du bon pied. Il y en a bien d'autres. Mais s'assoir à une table de poker en prenant ses adversaires pour des punching balls virtuels ne constitue définitivement pas un exutoire efficace lorsqu'on ressent les effets de la contrariété (au même titre que se gaver de nourriture, boissons alcoolisées ou toute autre activité générant une addiction). Ou alors c'est un exutoire qui risque de coûter cher.

Au poker, on se bat aussi et surtout contre soi-même. A fortiori lorsqu'on a un tant soit peu de talent. Le mental et le moral sont déterminants dans l'obtention des résultats tout autant que la technique et la chance. Je souhaite continuer à vivre ce jeu comme un art, source intarissable de plaisir intellectuel et d'orfèvrerie ludique. Alors demain, c'est décidé, je ferai 10 fois le tour du parc. Ca m'évitera d'aller envahir l'Irak pour rien.


Note pour plus tard : jouer au poker en étant contrarié est contre-productif pour les finances.


samedi 25 mars 2017

Jeter la main gagnante en toute connaissance de cause

LA MINUTE TECHNIQUE DE MONSIEUR FREDYL - chapitre 1


Ce blog de poker n'a pas réellement vocation à parler de technique, mais de temps en temps, il faut bien en parler un peu, d'autant qu'en l'espèce l'anecdote est croustillante. Il m'est en effet arrivé aujourd'hui quelque chose de rare : JETER VOLONTAIREMENT LA MAIN GAGNANTE à la river lors d'un gros pot ! Et ce, sans qu'il soit aucunement question de favoritisme ou de collusion. Comment ai-je bien pu en arriver là ?



Fredyl en cash game vs un écervelé :

PREFLOP : Je suis à une table de cash game micro-limites et je suis muni d'une belle main de départ : AS-DAME. J'ai 250 blindes en stock, en bataille de blindes contre un adversaire ultra-profond qui dispose de 300 blindes. Il limp le coup, et je décide d'effectuer une petite relance. Le pot au flop fait donc 6 blindes. 

FLOP : Suite à un flop ultra favorable proposant un premier AS, puis un second AS et ensuite une carte quelconque (un SEPT), j'effectue une petite mise de continuation, que mon adversaire paie sans broncher. Le pot fait à ce moment-là 10 blindes. 

TURN : A la turn, une DAME apparait, m'offrant un merveilleux full. J'effectue une petite mise de 4 nouvelles blindes, payées par mon adversaire. Le pot fait 18 blindes. 

RIVER : la cinquième et dernière carte est... une nouvelle DAME. A ce moment-là, mon adversaire fait tapis pour 300 blindes (soit plus de quinze fois le montant du pot !!!). Avec cette DAME à la river, n'importe quel AS en main lui donne de ce fait un full de valeur équivalente au mien. Si je paye la mise adverse et accepte de mettre mes 250 blindes sur la table, il y a plus de 99 % de chances que le pot soit ainsi divisé en deux parts égales... mais mon calcul doit tenir compte du rake (la commission prélevée par l'opérateur sur le pot étant de 6.5%). 

DECISION : Sachant que ledit rake pour un pot de 500 blindes serait de 32 blindes, effectuer le call ici m'appauvrirait au final de 16 blindes tandis qu'en renonçant volontairement au pot je n'en perdrais que 9 ! C'est la raison pour laquelle je me suis résolu à jeter cette main, pourtant gagnante, sans l'ombre d'un remord. J'aurais perdu davantage en partageant le pot plutôt qu'en abandonnant le coup. C'est paradoxal mais c'est comme ça ! Mon adversaire était un joueur peu au fait de la notion de rake, sinon il se serait bien évidemment abstenu de commettre pareille fantaisie erreur mathématique en faisant tapis de la sorte.

MORALITE : Faire tapis à la river pour un montant indécent déconnecté de la taille réelle du pot alors que les chances pour que ledit pot soit au final partagé constitue une hérésie mathématique à une table de cash game. A bannir absolument. Le but en cash game n'est pas de générer du rake gratuit mais bien du profit exclusif. Dans un tel cas de figure, une relance calibrée raisonnablement est la seule alternative mathématique acceptable.



Autre cas de figure théoriquement possible : en tournoi (ou en sit and go) :

A bien y réfléchir, en tournoi, je ne vois qu'un seul autre cas de figure où il peut s'avérer profitable de jeter en toute connaissance de cause la main gagnante à la river sur un pot conséquent. Et encore, je ne suis pas persuadé que ce second cas de figure soit moralement acceptable. 

Il s'agirait de jeter la main gagnante à l'entame d'un palier de paiements, alors qu'on a une emprise sur la table et que l'on assèche de façon homogène l'ensemble des tapis de ses adversaires en raison d'une situation bancale selon laquelle aucun de ses adversaires ne souhaite prendre de risque afin de ne pas être le prochain sortant. Lorsque de tels cas de figure surviennent, il est très intéressant pour le cheap leader de la table de continuer à ponctionner ses adversaires. L'élimination du prochain joueur à la table risquant de rompre cette situation de fait où le racket de l'ensemble des joueurs de la table est tacitement autorisé, un cheap leader extrêmement rusé et aguerri pourra ainsi volontairement jeter une main gagnante afin de ne pas éliminer prématurément l'un de ses adversaires, de telle sorte que l'équilibre précaire à la table puisse continuer à lui profiter dans la durée : mieux vaut parfois ponctionner régulièrement des sources de profit dociles que d'en confisquer une autoritairement.



Jeter en toute connaissance de cause la main gagnante à la river ne constitue donc pas toujours une bourde imputable à un mauvais clic. Ni même un cas de collusion. Mais c'est néanmoins un cas de figure rarissime assez amusant à raconter... Quant à le vivre, c'est autre chose ! Le fait que les opérateurs de poker prélèvent du rake sur un pot splitté en cash game me parait une pratique inéquitable à bien des égards... mais l'Etat français ne se gênant pas pour imposer sa dîme exorbitante de 2% sur chaque centime misé, on comprendra que les opérateurs de poker en ligne rechignent à faire le moindre effort en la matière. Car in fine, les joueurs sont toujours les dindons de la farce.


lundi 13 mars 2017

Un peu de cash game pour changer

Je ne suis pas du tout un fervent adepte du cash game poker. J'en fais un peu de-ci de-là, lorsque j'ai envie de laisser au repos pendant quelques temps mon instinct de compétiteur de tournois ou lorsqu'une promotion organisée par une plate-forme de poker en ligne nécessite un passage par les tables de cash game afin d'être validée.

Car il ne faut pas croire : jouer les compétiteurs d'opérette à coup de tournois de poker en ligne génère une certaine usure mentale dès lors que les résultats du moment ne soient pas à la hauteur des espérances. Alors aller jouer un peu de cash game (ou de poker gratuit) sans pression peut constituer un bon compromis afin d'entretenir le plaisir de jeu sans pour autant sombrer dans la mauvaise addiction du joueur avide de se refaire après une mauvaise passe. 

Par ailleurs, sachant qu'il est d'usage chez bon nombre de plate-formes de mettre en place ponctuellement des promotions intéressantes - avec bonus et autres dotations additionnelles alléchantes - nécessitant de sortir du pré carré habituel poker, chasser les promotions poker de la sorte constitue aussi l'occasion de s'essayer à des disciplines (cash game classique, speed poker, sit and go...) auxquelles je ne m'adonne que de façon occasionnelle. 

C'est ainsi que parfois, pour peu qu'on y mette un peu de bonne volonté, ces "exercices de style" consistant à jouer dans des formats poker habituellement relégués au second plan - voire carrément négligés - peuvent générer quelques bonnes surprises, permettant un plaisir de jeu renouvelé (auquel on ne s'attendait pas forcément) avec en prime la faculté de peaufiner sa technique de jeu sous un nouvel angle.

Je pense qu'une pratique assidue du cash game et du speed poker constitue l'équivalent du solfège pour le musicien qui fait ses gammes. La technique d'un joueur de poker pourra ainsi y être affinée pour ce qui est des calculs d'équités et de cotes mathématiques et même s'il est vrai que certains musiciens particulièrement doués n'ont pas besoin de connaitre leur solfège pour composer des mélodies parmi les plus harmonieuses, d'un point de vue poker cela ajoute quand même une précieuse corde supplémentaire à son arc lorsqu'on est un joueur plus ambitieux que la moyenne. Quand bien même je sois un joueur plus intuitif que méthodique, il n'est pas à exclure que ma pratique accrue de cash game et de speed poker de ces derniers temps influe à terme sur ma façon de jouer mes tournois, en y réincorporant un zeste de théorie en plus ; encore faut-il que cette influence soit in fine positive : le fait d'ôter quelques cailloux à son jardin ne doit pas avoir pour effet d'en faire une jachère. Je vais donc scruter dans les prochaines semaines et les prochains mois mes performances en tournois et voir si les petites graines du bourbier ambiant y poussent plus efficacement. Sait-on jamais...

Le cash game à grande vitesse, ça décoiffe




jeudi 2 mars 2017

Février tronqué : dépendance au sentier et hibernation

Tout le monde le sait, le mois de février est le plus court de l'année. Un jour lointain, lorsque l'humanité aura un peu de temps à perdre - si j'ose dire - il faudra qu'elle pense à raboter deux mois de 31 jours du calendrier annuel actuel afin de pouvoir rajouter deux jours à février et d'équilibrer un peu les choses. 

Car février est le laissé pour compte des almanachs. On appelle cela la dépendance au sentier : un ensemble de décisions passées influant fortement sur les décisions futures. C'est le poids des habitudes ; des particularités historiques ont cessé depuis belle lurette d'être optimales ou rationnelles mais perdurent vaille que vaille car les changer impliquerait un coût ou un effort d'adaptation trop importants, alors même que ces changements seraient bénéfiques à terme.

Février et ses 28 jours 1/4 !! Personne ne s'en offusque, mais moi qui ai un sens profond de la logique, cela m'égratigne depuis l'enfance. Il n'y a que les salariés payés mensuellement qui se réjouissent. Ils sont légion en France. Las ! Que n'ai-je pas choisi d'écrire un blog intitulé "Fredyl à la conquête du bon sens" ? L'injustice faite à février y serait longuement développée. Mais je m'égare. Je suis censé parler de poker sur ce blog-ci.

Toujours est-il que les chances d'obtenir une performance poker significative pendant un mois de 28 jours sont plus faibles que les autres jours de l'année ; de même que les chances d'écrire davantage d'articles de blogs que les autres mois sont également plus faibles. Logique imparable. Si j'ajoute à cela le fait que j'aie joué au cours de février avec une bien inhabituelle intermittence, on comprendra aisément que je ressemble actuellement bien plus à un ours sortant péniblement de sa phase d'hibernation qu'à un joueur talentueux en pleine réussite. Le nombre de mes tournois joués est famélique et mes performances notables inexistantes. Je me sens tout maigrichon, titubant, les yeux éblouis par l'excès de luminosité au moment de sortir de ma tanière hivernale. Il va falloir reconstituer mes stocks de graisse au plus tôt.

Il ne s'est donc rien passé de significatif en février (à une petite exception près) et je demeure toujours dans le rouge depuis le début de l'année, les pertes excédant les gains de manière significative. Ce n'est pas à cette cadence-là que j'arriverai à quoi que ce soit de significatif en 2017 : si tous les chemins mènent à Rome, ceux qui mènent à Vegas ne s'empruntent pas à reculons ! Qu'on se le dise. Aussi, je vais tâcher de me retrousser un peu les manches, afin de sortir les as qui y sont blottis et d'abattre de bien meilleures cartes sur la table. Le tout sans tricher. Comprenne qui pourra.






mardi 28 février 2017

Confusion de jetons : un mauvais rêve

La nuit passée, j'ai fait un rêve relatif au poker. Un rêve plutôt désagréable probablement imputable à un challenge au long cours sur lequel je m'échine depuis quelques jours et qui implique que je sois amené à fréquenter les tables de cash game en ligne : ne faisant pas partie des joueurs les plus aguerris en cash game et me heurtant au mur de la variance, je suis en plein doute vis-à-vis de mon jeu dans cette discipline particulière, au point d'en conclure de façon empirique que le calibrage de mes relances n'est probablement pas le plus adapté à la discipline. Or donc, dans ce rêve, je me retrouvais à une table en live, croisant le fer contre des adversaires goguenards en raison d'une trop grande timidité du montant de mes mises et relances, justement. 

Rêve très peu plaisant, donc, car j'étais en quelque sorte devenu la tête de turc de la table, cible de multiples railleries et blagues adverses du fait de mon excessive prudence à table. Recevant une main potentiellement intéressante en position de big blind, je me retrouve à hésiter une énième fois sur le comportement à adopter face à une relance de 1.000 (2 fois la blinde) de la part d'un adversaire qui me charrie sur ma passivité tandis que deux autres s'esclaffent : malgré une main tout juste décente je décide alors de sur-relancer en prenant quatre jetons de 500 et en les posant énergiquement sur la table, pour une sur-relance correspondant au double de la relance initiale de l'adversaire qui se gaussait de moi. Mais le brouhaha à la table cesse aussitôt sans que je comprenne immédiatement pourquoi car en fait, ce ne sont pas quatre jetons de 500 (soit 2.000 jetons au total) que j'avance sur la table, mais 4 jetons de 5 000 (ce qui fait 20.000 jetons !), par mégarde. Cruelle confusion de ma part car ma main n'est nullement exceptionnelle et c'est dès lors une bonne partie de mon stack qui se retrouve engagée dans ce coup. 

Dans ce rêve, je confonds donc des jetons de façon grossière : à partir de cet instant, mon regard se noircit car ayant malencontreusement posé sur la table un montant dix fois supérieur à ce que j'avais envisagé, je suis obligé de simuler une main premium. Je conserve un buste droit et immobile, tel une statue. Même un Dominik Panka des grands soirs n'aurait pas fait plus statique que moi à cet instant. Le chambreur couche sa main au bout d'une longue hésitation, non sans montrer une belle paire de valets au passage. Mes adversaires me regardent alors d'un autre oeil : ces derniers cessent de me chambrer, et l'ambiance à la table passe d'un extrême à l'autre : un climat de tension s'invite alors pour la suite de la partie. Les regards deviennent sombres de part et d'autre. Cette erreur de manipulation aura bien malgré elle rebattu les cartes.

Comme toujours, une interprétation d'un tel rêve n'est pas des plus aisées. Quoi qu'il en soit, l'image que l'on donne à table est aussi importante que les cartes que l'on joue et le calibrage de ses relances constitue un vecteur important dans la perception qu'à autrui de son niveau de jeu. Que ce soit en plein connaissance de cause ou à notre insu.

A contrario, ce rêve de confusion de jetons me donne un idée de feinte vicieuse à mettre en place. Un jour, en live, je tenterai de faire le même move que dans ce rêve, mais en toute connaissance de cause : avec une paire d'as en main, contre un adversaire orgueilleux ; je ferai alors en sorte de prendre une mine affligée, comme s'il s'agissait d'une erreur grossière de jetons de ma part. En espérant un call. Parfois en live, les joueurs fatigués se trompent de la sorte (les coverages poker en attestent), aussi je me dis que ceci pourrait faire office de ruse efficace un jour prochain. A méditer. Je suis un stratège. Même quand je dors.


lundi 20 février 2017

Vibrez, vibrez, il en restera toujours quelques ondes...

Bien que me caractérisant comme un homme de l'ombre, je suis un enfant de la Ville Lumière. Ceci explique en grande partie pourquoi en tant qu'amateur de football, j'entretiens depuis ma tendre enfance une relation passionnelle avec le Paris Saint Germain. Pas plus tard que ce dimanche, j'ai été gracieusement invité au Parc des Princes afin d'assister au match opposant le PSG à Toulouse... piètre résultat nul 0-0 mais peu importe. J'ai vibré. Car j'aime le football dans sa beauté sauvage, dépouillée, passionnelle.

Le fait est que depuis mes débuts au poker il y a quatre ans, j'ai pu disputer et remporter bon nombre de tournois de poker en ligne dont la dotation ajoutée consistait en des places pour des matches de football. Que ce soit à Paris, à St-Etienne, à Bordeaux, à Marseille, au Stade de France... ou bien encore à Rio De Janeiro. Le poker m'a littéralement abreuvé de football. Et continue à le faire, au gré des intermittentes mélopées dont seule Dame Chance détient la clef de sol.

Et justement, lundi 13 février se déroulait sur Winamax un tournoi de poker de cet acabit, garantissant aux meilleurs deux places pour le match de championnat qui opposera le 26 février au Stade Vélodrome l'équipe de Marseille au Paris Saint-Germain, sachant que Winamax est cette saison encore partenaire du club phocéen. Et me classant parmi les premiers de ce tournoi, j'ai donc gagné deux places pour aller assister au match. Du bonheur en perspective !

Je suis allé voir du football au bout du monde. Marseille, c'est la porte à côté, en comparaison de ce que j'ai pu faire par le passé. Oui mais voilà : un tel déplacement en direction de Marseille depuis la capitale nécessite une certaine souplesse dans l'emploi du temps ainsi qu'une logistique opérationnelle que je ne possède désormais plus. Je ne suis plus un homme libre. Pour qu'elle puisse s'exprimer sans entrave, ma liberté nécessiterait deux ingrédients que je suis contraint de rationner : du temps libre, et de l'argent disponible. Sachant que je ne suis plus le détenteur de la carte IDTGV illimité comme j'ai pu l'être par le passé, le déplacement reviendrait relativement cher (TGV+hôtel), ou alors serait long (covoiturage) et/ou pénible (bus+hôtel). Dans de telles conditions, après avoir passé en revue toutes les hypothèses sans qu'aucune ne donne satisfaction, c'est la mort dans l'âme que je vais devoir faire l'impasse sur ce petit déplacement : j'espère ne pas insulter le Dieu Du Poker en renonçant avec nonchalance à l'un de ses bienfaits.

diapason, vibrations et mélodie secrète...
Vibrer devant un match à enjeu me procure des sensations incroyables. Mais pour cette fois, pas de diapason, ni de caisse de résonance à l'occasion de cet OM-PSG malgré les deux places gagnées pour le match. Je regarderai la rencontre à la télévision, en sourdine. En faisant même probablement en parallèle un ou deux tournois de poker en ligne... tant pis pour le risque de torticolis ! Mais d'autres occasions de vibrer viendront à moi, inexorablement. Demain, le mois prochain, l'année prochaine ou dans dix ans : les échos sont légion, tapis entre les gouffre et falaises. Car la foi transporte les montagnes et je suis parcouru d'ondes magnétiques puissantes qui m'annihilent souvent mais qui me subliment parfois. Et car je suis né pour vibrer. Je ne veux pas mourir sans avoir vu le PSG brandir le trophée de la Champions League... ou sans avoir remporté un jour un tournoi de poker majeur... ou sans avoir vécu un tremblement de terre (rayer la mention inutile).

Je suis un véritable pérégrin du football. Dieu sait que ce jeu me fait vibrer. Outre les stades que j'ai pu visiter grâce à la magie du poker, le hasard de mes déambulations d'homme libre a fait que je me suis même retrouvé un soir à la Bombonera de Buenos Aires voir jouer Boca Juniors, dans un cadre surréaliste et une ambiance indescriptible, tassé par la foule dans les tribunes populaires tel un parisien dans le métro un soir de grève. C'était dans une autre vie, un soir de juin 2011. Le grand Martin Palermo faisait ses adieux au football et le dieu vivant Diego Maradona était même venu lui offrir l'accolade sur la pelouse à la fin de la rencontre. 



Les grandes équipes ne meurent jamais. Parce que la ferveur des masses fait vibrer les individus. Ce soir-là, j'ai compris que les performances sublimes trouvent souvent leur source dans la ferveur ultime. Vibrez, vibrez, il en restera toujours quelques ondes.

Ma passion pour le football n'est pas prête de se tarir. Ce blog poker non plus. Qu'on se le dise.


jeudi 2 février 2017

Janvier mois de malheur !

Il fallait bien que cela arrive un jour : j'ai fait un mois absolument catastrophique d'un point de vue financier. Janvier 2017 aura donc été mon plus gros mois perdant depuis mes débuts au poker en ligne. Le précédent mois morose remontait à ... janvier 2015. Mais la perte avait été toute relative comparée au gouffre que je suis parvenu à creuser au cours du premier mois de 2017.

Perdre davantage en un mois que ce que gagne sur la même période un honnête homme vivant de son labeur me semble tout à la fois choquant et immoral. Et pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence : le poker opère au quotidien une redistribution des richesses sur des bases en grande partie inéquitables. A fortiori lorsque sont organisés par les plateformes de poker en ligne des événements particuliers avec des tournois plus richement dotés que d'ordinaire... mais dont les droits d'entrée sont en retour sensiblement plus élevés que ceux disputés d'ordinaire.

Hors de question de penser que je suis devenu mauvais du jour au lendemain, d'ailleurs mon logiciel de suivi de mes performances, Xeester, est fort heureusement là pour me signifier avec sa froideur statistique que sur le plan purement théorique (calcul d'EV) je n'ai pas particulièrement mal joué. Tout juste ai-je été un peu moins inspiré que d'ordinaire. Un peu moins en forme, également. Mais j'ai surtout été particulièrement malchanceux ! C'est bien simple, tout le long de ce mois de janvier, j'ai été incapable d'atteindre ne serait-ce que les places payées de la douzaine de tournois majeurs dont le droit d'entrée était compris entre 50 et 300 euros. Que ce soit en Hold'em, en Omaha, Omaha hi-lo, Omaha five ou Horse, j'ai été mis en échec à chaque fois. Voilà comment on creuse un déficit important en un laps de temps réduit : trop d'oeufs mis dans le même panier, un zeste de malchance... et patatras !

Certes, l'argent perdu sera regagné tôt ou tard. Je ne suis pas inquiet. Mais cette débâcle survient alors même que j'ai décidé d'accroitre la part de risque dans la gestion de ma cagnotte poker, et pour le moral c'est assez éprouvant de devoir en passer par là dès à présent. Enfin bon, il y aura des lendemains meilleurs. On oublie janvier 2017 et on passe à autre chose. Vite...


samedi 28 janvier 2017

Tea Time

Sur internet, lorsqu'on dispute un tournoi de poker en ligne, il y a une pause obligatoire de 5 minutes toutes les heures. Tous les joueurs assidus le savent : les cinq dernières minutes de l'heure en cours servent d'échappatoire utile afin de décompresser de l'adrénaline des tournois, reposer ses yeux quelques instants, satisfaire un besoin naturel, s'alimenter un brin ou bien encore s'hydrater. Et c'est une excellente chose pour éviter la zombification des joueurs, car le jeu peut s'avérer addictif, si l'on n'y prend pas garde.

I love this game...
Lorsque je joue, j'ai pour coutume de me faire chauffer un thé à la pause de 21h55 ou bien à celle de 22h55, c'est selon. Un Tea Time bien éloigné des horaires anglais standards, mais que je trouve fort utile au regard des impératifs qui sont les miens lors d'une session nocturne de poker. Le cerveau humain a besoin de maintenir un taux d'hydratation satisfaisant pour fonctionner correctement. Par ailleurs, ce même cerveau, lorsqu'il est mis à haute contribution, est bien plus énergivore qu'on ne le pense et consomme à ce titre pas mal de sucres. Ceci explique pourquoi je m'accorde un thé légèrement sucré presque chaque soir où je joue ! Dans tous les cas de figure, se lever de son siège pour aller dans la cuisine prendre une boisson chaude constitue également un bon moyen d'évacuer la pression, en oubliant l'espace d'un instant les coups de malchance et les erreurs commises devant son ordinateur.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, l'endurance constitue une qualité à ne pas négliger si l'on est en quête de performance au poker. C'est encore plus vrai lorsque l'on joue en live. Mon objectif lors d'un tournoi de poker est de parvenir au bout du bout. Même en sachant que les risques d'élimination précoce sont importants, je me mets toujours dans la peau du joueur qui va aller chercher la victoire finale, tard dans la nuit. Visualiser ses objectifs, c'est bien. Se donner les moyens de les atteindre, c'est mieux ! Pour ce faire, il convient donc de prolonger un haut degré de vigilance le plus longtemps possible, et je trouve qu'en ce sens, la théine apportée par un thé sucré constitue un renfort de poids dans cette quête de performance dans la durée.

Ne l'oublions pas, c'est en toute fin de tournoi que l'écart se creuse au niveau des dotations : à un tel moment de la partie, commettre une erreur imputable à la fatigue ou au sommeil est extrêmement préjudiciable. Il n'est pas rare non plus (surtout dans le cadre de petits tournois) que certains joueurs s'endorment devant l'écran ou partent se coucher alors même qu'ils disposent encore d'un matelas conséquent de jetons : il s'agit là d'argent bêtement perdu. Mon instinct de compétiteur et ma sainte horreur du gaspillage ont toujours su me préserver de pareille faiblesse jusqu'à ce jour, même s'il ne faut jamais dire jamais. Nul n'est à l'abri d'un coup de fatigue lorsqu'il joue. Un petit thé à la pause permet donc de diminuer les risques de relâcher sa vigilance en fin de tournoi. Attention toutefois à ne pas prendre ledit thé trop tard dans la nuit, sinon gare aux complications fâcheuses au moment du coucher !

On ne va pas se mentir : hydrater et alimenter en glucides son cerveau lors d'une pause constitue un facteur certes secondaire dans la quête de performance, mais je considère qu'il ne doit pas pour autant être négligé dès lors que l'on veuille éviter les erreurs liées au manque d'endurance. C'est la raison pour laquelle je recommande la prise d'un thé (ou d'un café) lors d'une pause les soirs de tournoi. Le diable se cache dans les détails. Le bon joueur de poker aussi.


dimanche 22 janvier 2017

Gérer la fatigue du moment

Afin d'éviter tout risque de saturation mentale au poker - surtout lorsque la réussite n'est pas au rendez-vous - il convient d'observer des petites périodes de pause, afin d'éviter d'entrer dans une spirale infernale de type fatigue/erreurs/lassitude/pertes.

des erreurs qui m'ont coûté cher !
Et justement, des erreurs inhabituelles imputables à la fatigue à la fois mentale et physique, j'en ai déjà commises une ou deux à l'occasion des Winamax Series qui se sont disputées dans la première quinzaine de janvier. C'est bête à dire, mais je suis tombé malade il y a une dizaine de jours et tousser à longueur de journée n'a pas amélioré ma concentration. Toute cette histoire de fatigue serait bien entendu anecdotique si les erreurs commises n'avaient pas justement eu lieu pendant des tournois aux enjeux financiers bien supérieurs à la moyenne. Si l'on ajoute encore à cette triste équation un brin de malchance, il n'est pas difficile de comprendre que je commence l'année avec une petite ardoise, ce qui est toujours pénible à vivre. Rien de bien alarmant toutefois. Ce serait trop beau si mon chemin n'était qu'une marche en avant ininterrompue ; il faut savoir accepter et encaisser les défaites (à défaut des bénéfices). Mais il faut aussi savoir en tirer quelques enseignements utiles pour la suite.

Sachant que je ne suis pas au top de ma forme, j'ai décidé de faire une mini-pause dans ma pratique du poker en ligne, le temps de recharger mes batteries : un peu moins de sessions, un peu moins de tables de variantes ouvertes en simultané. Et accessoirement un peu plus de sommeil. On ne se rend pas compte à quel point le sommeil constitue un pilier fondamental dans l'élaboration des performances de longue haleine. Les ambitions pour l'année sont élevées, ce n'est pas idéal de la commencer en état usé. Mais une année, c'est long, et les quinze jours écoulés ne seront bientôt plus qu'un lointain souvenir. Alors au dodo pour diminuer la fatigue physique !

Pour ce qui est de l'usure mentale, j'ai beau être un véritable adepte des variantes poker, cela fait quelques temps déjà que j'ai constaté qu'à sessions égales, ma fatigue mentale accumulée au Omaha est bien supérieure à celle du Hold'em dès lors qu'il faille considérer tout ceci sous l'angle d'une pratique multi-tables. Le fait est que rajouter encore d'autres variantes (Omaha five et Omaha hi-lo notamment) à mes sessions du soir a probablement accru ce phénomène d'usure préjudiciable tant à la qualité de mon jeu qu'à ma concentration. J'avais déjà exprimé ici il y a peu mon désir lancinant de regoûter au plaisir perdu des tournois de longue haleine Deepstack Hold'em, c'est pourquoi très prochainement je m'y attellerai à nouveau, car bien que plus longs dans la durée, ces tournois seront probablement moins éprouvants sur le plan mental tout en correspondant à mes envies du moment.

Du dodo aujourd'hui et des tournois Deepstack Hold'em demain. Voilà un remontant bien incongru pour gérer ma fatigue passagère. Mais quelque chose me dit que ça devrait produire son petit effet positif bien au delà de ce qu'on imagine de prime abord.

Note pour plus tard : jouer au poker en étant malade et fatigué est contre-productif pour les finances.