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samedi 11 février 2023

Ce blog a 10 ans !

Incroyable ! Ce blog a désormais dix ans d'âge !!! Cela fait donc dix longues et belles années que je relate ici mes aventures et mes états d'âme dans cet univers si particulier qu'est le poker.

Au total, la bagatelle de 424 articles, comptes-rendus et brèves ont été mis en ligne, ce qui nous donne une quarantaine de publications en moyenne par an. Et si le rythme des premières années était plus soutenu qu'il ne l'est actuellement, je continue à battre le fer vaille que vaille, année après année. Si les affres de la procrastination n'étaient pas venues me tirailler un peu trop souvent à mon goût, j'en aurais pondus bien d'autres : mon historique est entrecoupé de dizaines d'articles commencés mais non publiés, tandis que mon cerveau conserve dans ses recoins de multiples idées jamais formellement exprimées, ainsi que des tas d'états d'âmes jamais partagés à ce jour.

Il me reste des tas de choses à dire. Et je l'espère aussi des tas de palpitantes aventures à vivre. Le tout, sans rien débourser, c'est l'un de mes credos depuis mes débuts : ne jamais dépenser mon propre argent. Pas de gestion de cagnotte sur la corde raide, pas d'aspirations fantaisistes de lorgner vers le professionnalisme sachant tous les écueils qu'une telle vie génèrerait. C'est d'autant plus facile pour moi de demeurer humble que l'argent ne me fait pas rêver et que strass et paillettes suscitent au mieux mon indifférence : je ne sais pas si c'est une chance ou une malédiction, toujours est-il que tel est mon ressenti vis-à-vis du poker. J'ai l'âme de l'artisan plutôt que celle de l'investisseur.

Je fais partie des rares personnes qui jouent non pas pour passer le temps, non pas non plus pour gagner de l'argent, mais par défi intellectuel exprimé sous une forme ludique. A ce titre le poker coche bon nombre de cases favorables : des adversaires innombrables aux quatre coins de la France et même d'ailleurs, prêts à en découvre avec moi et motivés au point d'accepter d'y laisser quelques plumes. Aimant jouer et gagner dans une atmosphère d'humilité, de partage et de bonne humeur, cela explique pourquoi mon immersion dans le poker s'est en bonne partie faite au travers de sites communautaires, et cela explique aussi pourquoi j'ai créé et entretenu ce blog entre février 2013 et aujourd'hui. Certes, entretemps, la mode des blogs est passée et le plus grand nombre se repaissent désormais de publications via d'autres sources réputées plus modernes telles que les posts Instagram, les échanges sur Discord ou bien encore les streams sur Twitch... mais il en faut pour tous les goûts et je demeure fervent défenseur du simple plaisir des mots couchés par écrit quand bien même mon blog génère une audience confidentielle au regard de ce que d'autres font. Passion et rigueur sont mes deux leitmotivs s'agissant de ce blog.

Au poker, au final, on ne fait que de se raconter des histoires par cartes interposées, et il faut bien des volontaires pour les traduire avec des mots intelligibles, ces histoires de cartes. Ce blog n'en est au final que l'un des vecteurs de communication. Tel Mercure, je suis le messager du Dieu du poker et ce blog ressemble furieusement à sa paire de sandales ailées. La bonne nouvelle, c'est que de telles sandales s'usent beaucoup moins vite que des sandales communes frottant le sol. Alors je poursuis inlassablement ma course (mon vol plané, devrais-je dire...). Encore quelques années de bons et loyaux services et ma place au Panthéon sera assurée.

jeudi 9 février 2023

Cachez ce solde que je ne saurais voir !!!

Lorsqu'il s'agit de décortiquer les stratégies commerciales des opérateurs, il convient de toujours garder à l'esprit que l'immense majorité des joueurs sont perdants, alors même qu'au quotidien on leur vend certes du divertissement, mais également et surtout du rêve ! Là réside tout le paradoxe du monde du poker en ligne, la frontière entre rêve et cauchemar étant poreuse.

Mettre l'accent sur le part de rêve est chose aisée (achat d'espaces publicitaires, sponsorisation de joueurs, organisation de tournois de gala, médiatisation de tournois via un support TV ou un quelconque flux de type stream, couvreurs en charge d'alimenter la presse spécialisée, etc.). Voilà pour le côté pile.

Examinons maintenant le côté face. Comment faire en sorte d'atténuer la phase de "cauchemar" que constitue la gestion des pertes ? Une solution a été trouvée il y a quelques temps et dupliquée par tous. Car s'il y a bien une constante que j'ai pu observer s'agissant des pratiques des opérateurs de poker en ligne depuis 10 ans que je gravite dans ce milieu, c'est qu'ils se copient allègrement leurs idées les plus marquantes les uns sur les autres ! C'est ainsi que profitant de l'incroyable passivité de l'ANJ (Autorité Nationale des Jeux) en matière de prévention des addictions et de protection effective des joueurs, les opérateurs en ligne ont dégainé un bluff digne des meilleurs prestidigitateurs, en permettant au joueur de faire disparaitre son solde de son interface. Purement et simplement. Un tout petit clic à effectuer et pouf... le joueur n'est plus embêté par la vision déprimante de son pécule fondant comme neige au soleil. Et tant pis pour lui s'il tombe à zéro plus vite que prévu. Se voiler la face a toujours des conséquences à moyen-long terme.

A titre personnel, je ne me suis jamais hasardé à prendre habitude aussi vilaine que celle-là. J'ai une vision ultra-rigoriste des choses en la matière et ne choisis de livrer que des batailles qui ne me feront jamais perdre la guerre quoi qu'il advienne. Depuis 10 ans que je joue, je n'ai JAMAIS eu besoin de recharger mes comptes poker. Que des retraits. Jamais de dépôts. Mais je suis l'exception qui confirme la règle.

Je ne saurais dire lequel des opérateurs de poker en ligne a le premier instauré pareil subterfuge, ni même situer avec exactitude le jour où cet habile tour de passe-passe a été inauguré. Toujours est-il que l'ensemble des opérateurs ont désormais emboité le pas au diabolique pionnier qui a osé bluffer l'ANJ (anciennement ARJEL) sur cet aspect-là. Vous êtes fiévreux ? Pas de panique, il vous suffit de jeter votre thermomètre contre la paroi et votre mal s'en trouvera aussitôt atténué. Le docteur est d'accord. "Cachez ce solde que je ne saurais voir ! "

La médiocrité de ce milieu hostile et sauvage qu'est le poker ne cessera décidément jamais de m'étonner. Mais ne le répétez surtout à personne...



lundi 30 janvier 2023

Un dimanche sanglant

Ce dimanche, je viens de vivre une session compliquée sur le plan émotionnel. Une fois n'est pas coutume, je me suis inscrit à beaucoup de tournois en commençant ma session dès 17h00 et jusque tard le soir... avec un résultat final cauchemardesque et un bilan négatif matérialisé par une perte à trois chiffres comme il ne m'en arrive quasiment jamais. Tout y sera passé au cours de la soirée, rien ne m'ayant été épargné. Poisse et malheur. Tristesse et frustration : au bilan (sanglant) de ma session dominicale nous avons pu expérimenter des bulles, des pré-bulles, un bad beat improbable en table finale, ainsi que pas moins de trois erreurs critiques de mon ordinateur ! Excusez du peu.

Les freezes et autres erreurs critiques de mon vénérable ordinateur, parlons-en. Il faut les vivre pour comprendre l'ampleur de ma frustration. 3 au cours d'une seule et même soirée, cela fait beaucoup. Mais il faut comprendre que mon vénérable ordinateur est un vétéran de 14 ans d'âge fonctionnant encore sous Windows 7. Entre le moment où j'appuie sur le bouton (re)démarrer et celui où les applications poker que je lance dans la foulée sont enfin opérationnelles, il me faut patienter pas moins de 4 à 5 minutes en moyenne. Sans compter le temps nécessaire à la réorganisation des tables, moment toujours délicat à gérer avec le stress ! Trois erreurs critiques au cours de la même soirée, c'est vraiment trop. L'une d'elles m'a tenu éloigné des tables 11 fichues minutes d'affilée ! Impossible de rester serein après ça. Ca altère à coup sûr ma qualité de jeu pour le reste de la session. Pourtant, après scan antivirus complet et défragmentation du disque dur une fois ma session terminée (opération longue et ennuyeuse), rien d'anormal n'a semblé poindre. Et pourtant, je possède bel et bien un ordinateur atteint d'une forme de maladie d'Alzheimer.

Conséquence de ces freezes à répétition du soir, j'ai malencontreusement loupé la reprise d'un de mes tournois pour lesquels j'étais grassement pourvu en jetons. Je ne me suis rendu compte qu'une heure plus tard de la bourde, me reconnectant enfin à la table alors qu'il me restait deux blindes et que les places payées approchaient... sans que je ne puisse les atteindre au final. Rageant.

Mais ce n'est pas tout : pour couronner un dimanche bien sanglant, il me fallait aussi mon lot de bad beats. J'en ai notamment essuyé un bien improbable en table finale de l'un de mes tournois, alors qu'il ne restait plus que 5 joueurs en lice, que j'étais second en jetons avec une confortable profondeur de jetons et qu'une victoire dudit tournoi aurait à elle seule suffit à amortir ma soirée. Au lieu de ça on termine la session dans le rouge vif.

Le poker est aussi cruauté. Le poker est aussi souffrance. Le poker est aussi frustration. Ces condiments épicés font pourtant pleinement partie de la recette qui fait son succès. En ce dimanche sanglant, j'ai l'impression d'avoir renversé plusieurs moulins à poivre sur mon plat du jour et avoir dû tout ingurgiter malgré les éternuements et les larmes. Affreux !



jeudi 26 janvier 2023

La poisse à l'état pur (maladie orpheline d'un soir)

La nuit dernière, je viens de vivre une soirée poker particulièrement cocasse : de mémoire de Fredyl, cela faisait des années que je n'avais pas connu pareille déveine aux tables. Je me demande même si ce n'est pas carrément la soirée la plus dégueulasse qu'il m'ait été donné de vivre d'un point de vue statistique.

Tous mes gros pots de début de soirée perdus lamentablement. Les uns à la suite des autres. Encore et encore. Et encore. Ad nauseam. Pourtant, je l'ai déjà relaté ici par le passé, se prendre des échecs cuisants de la sorte  lorsque que les probabilités sont largement en notre faveur constituent un signal positif. Jouer ses gros pots à tapis avec 90%, 80%, 70% ou même seulement 60% de chances de les remporter, cela signifie que les décisions prises sont particulièrement bonnes. Peu importe le résultat, sur le long terme. Sur le très court terme, en revanche, cela peut s'avérer pénible à vivre.

Lorsque le Dieu du poker a décidé d'intervenir arbitrairement pour favoriser ou défavoriser un joueur, on n'y peut rien. La malchance est une maladie orpheline avec laquelle le joueur de poker doit apprendre à vivre. Pas de cure, pas de traitement, pas de guérison possible. Uniquement des phases de rémission et des rechutes. Sans jamais la moindre logique, ni la moindre explication.

Pour en revenir à la nuit dernière, j'ai donc été victime d'une phase de poisse à l'état pur, qui m'a effrayé et amusé tout à la fois. Pour couronner le tout, alors que ma session était déjà marquée du sceau de la totale malchance, j'ai été victime d'un 1 outer à la river en table finale d'un tournoi qui allait potentiellement me rapporter gros. Une seule carte dans le paquet pour me crucifier et la voilà qui tombe. 98% de chances de gagner un pot, ce n'est pas 100%. Il faut l'accepter. Ca, c'est pour le côté effrayant de ce jeu lorsque la poisse s'invite sur mon épaule. Le côté amusant de tout ceci, c'est que malgré un déficit d'EV abyssal et ma malchance chronique du soir, j'ai continué à produire mon A-Game et ai ainsi terminé la soirée largement bénéficiaire sur le plan financier. Tout est bien qui finit bien. Mais dieu que cette soirée fut pénible à vivre d'un point de vue statistique, avec une poisse omniprésente tout du long.

Bien jouer au poker, c'est accepter d'embrasser régulièrement les lèvres amères de son destin sans sourciller ni même cligner des yeux. Qu'on se le dise.



mercredi 18 janvier 2023

La FDJ revient sur le marché hexagonal via Parions Sport Poker

Après un mariage peu heureux avec Barrière Poker il y a une douzaine d'années du fait d'un retard à l'allumage fatal contre une concurrence qui occupait déjà le terrain, voilà que La Française des Jeux refait irruption - tout en douceur ceci étant - sur le marché du poker en ligne. Nouvelle licence, nouvelle marque, la particulièrement mal nommée Parions Sports Poker En Ligne.

Il faut dire que lorsque la décision avait été prise de stopper l'aventure menée en partenariat avec Barrière fin 2013 le marché était à l'époque atone. Par ailleurs, la FDJ n'était pas seule décisionnaire du développement de son produit. C'était la marque Barrière qui était mise en avant, pas celle de la FDJ.

Nous sommes désormais en 2023 et le marché du poker en ligne se porte plutôt bien. La culture poker s'est progressivement démocratisée dans les foyers français. Le confinement imposé par l'actualité sanitaire a eu pour effet d'attirer de nouveaux joueurs, désireux à l'époque de contrer efficacement l'oisiveté qui leur était imposée. Alors la FDJ s'est dit pourquoi pas, d'autant que les autres opérateurs de poker en ligne bénéficient tous d'un effet de synergie poker/paris sportifs.

Je viens de me créer un nouveau compte, et cela m'a fait tout drôle. Ma dernière création de compte remonte à l'époque Europoker. Tout ceci ne nous rajeunit pas. Il n'en demeure pas moins que fêter l'arriver d'un nouvel acteur et créer dans la foulée un nouveau compte est toujours porteur d'espoirs. Espoirs de belle promotions alléchantes. Espoirs de veine. Espoirs de belle victoires.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la FDJ a décidé de jouer la carte de l'humilité en remettant les pieds sur le marché du poker en ligne. Pas de logiciel développé en propre par la FDJ pour développer son offre puisque celui qui a été retenu au final est le même que celui de Betclic. Seul le design change, ce qui est au final décevant. J'ai déjà eu le loisir de m'apesantir par le passé sur les faiblesses dudit logiciel, inutile de revenir ici dessus.

Je n'ai jamais caché mon affection toute particulière pour le club de football du Paris Saint-Germain, et le fait est que la FDJ a conclu un partenariat avec le club en reprenant le flambeau d'Unibet, qui lui-même l'avait repris des mains du PMU. Le nouveau partenariat entre le club et l'opérateur a été conclu jusqu'en 2025. De là à penser qu'il y aura prochainement sur Parions Sports Poker une promotion poker permettant de gagner des places pour les matches du PSG il n'y a qu'un pas...





jeudi 12 janvier 2023

2023 : entre résilience et nostalgie

Une nouvelle année calendaire est là, 2023, et de nouveaux espoirs font leur apparition car cette année sera symboliquement importante pour moi dans mon parcours de joueur passionné : le cap des dix ans de jeu est atteint. Dix ans de blog, aussi. Ca commence à chiffrer, mine de rien !

Mon manque d'assiduité aux tables ces derniers mois constitue l'occasion de me ressourcer mentalement, de désapprendre certaines prises de décision que je prenais peut-être à tort de façon quasiment automatisée et de redécouvrir certains aspects du jeu avec un oeil sinon totalement neuf, du moins partiellement requinqué.

Je regrette quelque peu ma période naïve (jusqu'en 2015), époque bénie où après avoir découvert les mécanismes de ce jeu je compensais avec brio mon manque de technique pure par davantage de fraîcheur et de punch que l'ensemble de mes adversaires. Avec le temps, j'ai lissé mon style de jeu au point d'y perdre ce qui était une composante essentielle de ma personnalité aux tables, à savoir ma créativité. Car si la technique académique pure est indispensable pour réussir en cash game, il n'en est pas de même en tournois MTT, où il est tout à fait possible de déployer avec succès une forme d'art naïf, pour peu que le style de jeu proposé soit cohérent.

2023 constituera également pour moi l'occasion de parler des gens qui m'ont influencé dans ce monde impitoyable qu'est le poker. Certains bénéficient d'une notoriété qui s'eténd hors du microcosme du poker, tandis que d'autres sont de parfait inconnus noyés dans l'immensité du monde du jeu. Tous auront eu le mérite de contribuer à me faire surfer sur la vague poker, d'une manière ou d'une autre.

Alors c'est dit : on va mettre l'accent sur la résilience en cette nouvelle année, tout en savourant à leur juste valeur les souvenirs nostalgiques, notamment via ce blog qui m'accompagne depuis dix ans maintenant.


samedi 31 décembre 2022

2022 année transparente

Voilà, 2022 est derrière nous et le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été d'une grande assiduité aux tables. Ma patience et ma motivation auront été mises à rude épreuve, car les quelques occasions que j'ai eu de briller n'ont pas été saisies. Certes, je n'ai pas perdu d'argent, mais n'en ai pas gagné non plus : l'encéphalogramme est désespérément plat. 

Je pourrais maudire mon hypothétique malchance, mais je doute qu'elle existe vraiment... et puis le manque de chance est l'excuse facile brandie par les joueurs qui ne se remettent pas en question. Alors si l'on met de côté la part de hasard, que se passe-t'il donc dans ma tête pour que je me retrouve englué dans pareil bourbier à espérer un dégel prochain ? Sans parler de lassitude, force est de constater que le poker s'avère être à bien des égards une activité  non seulement chronophage et mais également éprouvante sur le plan mental, et le temps file sans que je sois en mesure de renouer avec mes performances d'antan.

Disons simplement que j'ai progressivement redéfini mes priorités. J'ai zappé moult soirées qui auraient pu s'avérer excitantes à défaut de s'avérer toutes lucratives. Betclic m'a expulsé manu militari pour manque d'activité. Le forum poker de Winamax m'est mystérieusement devenu inaccessible sans que j'éprouve la moindre envie d'aller rouspéter auprès de leur service client. Je consomme beaucoup moins de vidéos pédagogiques. Pour couronner le tout, je n'ai toujours pas terminé mon challenge PLO automnal. Bref, je respire de moins en moins poker. Preuve en est que ma motivation est atteinte. On est toutefois encore bien loin de la fin de mon aventure poker. J'ai toujours envie d'en découvre face à un pool d'adversaires français dont le niveau aura sans doute progressé au fur et à mesure des années, de telle sorte qu'il faille batailler âprement pour tirer son épingle du jeu. Alors tout demeure possible. Il me suffit de continuer à vibrer pour que la magie puisse opérer. 

2022, une année à oublier. La suite au prochain numéro.

mardi 27 décembre 2022

Fin de parenthèse "Mondial 2022"

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours adoré le football, sport populaire par excellence. Et à l'occasion de cette coupe du monde 2022 au Qatar, le passionné que je suis s'est goinfré de matches plus que d'accoutumée. Avec les performances des bleus, le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai largement eu mon quota d'émotions au cours du mois qui vient de s'écouler.

Quel lien avec le poker, me direz-vous ? Eh bien, il s'avère qu'il y a un prix à payer lorsque l'on choisit de se laisser emporter par ses passions (et que l'adrénaline ainsi que l'endorphine irriguent le cerveau à plein régime). Elles exigent une attention de tous les instants. Sachant que bon nombre de matches se sont disputés sur les mêmes créneaux horaires que ceux de mes sessions de poker habituelles derrière mon écran d'ordinateur, j'ai fait le choix de systématiquement privilégier la coupe du monde au détriment du poker. Mais ce n'est pas tout : il y a des soirs, surtout en fin de compétition, où il n'y avait plus de matches programmés mais où j'ai délibérément choisi de ne pas lancer de session de poker, puisque sentant mon influx nerveux déjà entamé par ailleurs.

Le poker étant au final un labeur du même acabit que celui de Sisyphe - à savoir un éternel recommencement - je préfère jouer dans de bonnes conditions mentales et m'accorder des pauses spontanément lorsque le besoin s'en fait sentir. Tel aura été le cas à l'occasion de cette coupe du monde de football, qui une fois n'est pas coutume, se sera jouée à une période totalement inhabituelle de l'année.

Après une compétition où la France aura particulièrement brillé, son plus brillant élément Kylian Mbappé, aura été le premier bleu à reprendre le chemin de l'entrainement au sein de son club, devançant bon nombre de ses petits camarades mondialistes. La parenthèse qatari se referme : retour au quotidien. Il en va de même pour moi. Cette semaine, je reprends les hostilités aux tables de poker de la même manière que la Ligue 1 de football redémarre après plus d'un mois d'interruption. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que je me sens particulièrement frais et dispos. Alors gare à ceux qui croiseront mon chemin au cours des jours à venir !
 

 

lundi 19 décembre 2022

Un pokerthon 2022 sans réussite mais avec une réelle dose de plaisir

Lorsque je suis éliminé d'un tournoi live, quelle que soit son importance, je dois toujours faire face à un processus de décompression plus ou moins pénible. Cette édition 2022 du Pokerthon au théâtre de la Garenne-Colombes qui s'est déroulée il y a quinze jours de cela ne fait pas exception à cette règle, et ce en dépit de l'absence de réel enjeu.

Allons à l'essentiel, j'ai passé un bon moment... mais il n'aura pas duré aussi longtemps qu'escompté. Une fois le processus d'inscription validé et la petite donation effectuée en faveur du Téléthon, j'ai pu entrer dans le vif du sujet, non sans avoir échangé quelques amabilités avec une ou deux têtes connues.

 

Je suis éliminé aux alentours de la 150e place, peu après la pause déjeuner. Sachant qu'il y avait 264 participants, on ne peut pas dire qu'on aura fait de vieux os. L'avantage d'avoir vécu pareille élimination, c'est que j'ai pu rentrer chez moi dare dare afin d'aller regarder un joli match de coupe du monde de football à la télévision (ou tout du moins sa seconde mi-temps). Nonobstant cette élimination précoce, j'aurai tout de même eu droit à ma dose de plaisir au cours de cette journée sans même m'être inscrit au tournoi sit and go des repêchés. Aucun regret, ma journée fut belle !

 

Le plaisir constitue la pierre angulaire de mon investissement personnel dans le poker depuis maintenant dix ans. Et face à des joueurs amateurs mais sérieux et impliqués, cela demeure pour moi agréable en toutes circonstances de participer, même lorsqu'il s'avère que l'ambiance à table n'est pas folichonne. Ceci dit, ma plus grande satisfaction, je l'ai surtout éprouvée grâce à mes lectures du jeu au cours de cette journée : lorsque je me suis amusé à imaginer les mains possibles que détenaient les autres protagonistes à la table, j'ai fait mouche à peu près à chaque fois ! Toutes mes analyses comportementales - je dis bien toutes - qui s'avèrent être les bonnes, je crois bien que c'est la première fois que cela m'arrive en tournoi live. D'un point de vue purement intellectuel, j'ai été comblé. Aucun doute quant au fait que mon jeu du moment soit plus affûté que jamais.

La diabolique cruauté de ce jeu, c'est qu'on a parfois beau être en pleine forme, on ne peut strictement rien y faire et la sortie de piste s'avère inévitable. Certains scenarios semblent comme écrits à l'avance, et comme tout un chacun, j'en ai été cette victime sans pour autant mal jouer ni essuyer de revers de fortune notable. Il était écrit que je ne brillerais pas ce samedi 3 décembre. On tâchera de faire mieux la prochaine fois. En attendant, je suis malgré tout heureux, à mes yeux le plaisir étant plus important que le succès.

samedi 3 décembre 2022

En route vers le Pokerthon 2022

A l'instant où je rédige ces quelques lignes, je m'apprête à me rendre au théâtre de la Garenne-Colombes afin d'y disputer l'édition 2022 du Pokerthon.

L'an dernier, à pareille époque, j'avais livré une prestation en demi-teinte. Mais l'ambiance y avait été des plus chaleureuses, avec des camarades de table des plus agréables. Le poker, c'est évidemment des cartes qui se rencontrent. Mais c'est aussi des rencontres humaines.

L'objectif du jour, en ce samedi 3 décembre 2022, consistera simplement à m'amuser. Pour tout le reste, advienne que pourra...

mercredi 30 novembre 2022

Betclic et moi : un divorce entre surprise et indifférence

Il y a quelques semaines de cela, j'ai reçu un e-mail insolite de la part de Betclic en plein milieu de la nuit (3h du matin un samedi) m'informant que ma demande de retrait avait été validée (sic) et que je recevrais la somme sur mon compte bancaire dans un délai de 1 à 5 jours ouvrés. Un mail pas tout à fait conforme à la réalité des faits...

N'ayant pas demandé le moindre retrait et la somme indiquée correspondant à la totalité de mon solde créditeur sur Betclic (un peu plus de 600 euros tout de même), j'ai eu à mon réveil une poussée d'adrénaline, redoutant que mon compte n'ait été piraté et mes coordonnées bancaires frauduleusement changées au profit d'un tiers, d'autant qu'il m'a alors été impossible de me connecter à mon compte Betclic, que ce soit via la plateforme poker ou via le site internet : impossible de dialoguer en direct via leur plateforme dédiée. C'est non sans inquiétude que j'ai contacté par un email classique le service client de Betclic afin de signaler cette anomalie puisque n'ayant rien demandé de mon propre chef, contrairement à ce qui était indiqué dans leur mail.

Certes, ma présence sur Betclic s'inscrivait en pointillés depuis quelques temps déjà pour diverses raisons (peu de promotions, un logiciel moins confortable que ceux proposés par la concurrence...), mais je m'y connectais pour y jouer un ticket gratuit de temps à autre. Logiquement, je n'étais donc pas sous le coup de la fermeture automatique de compte inactif depuis un an révolu. J'ai d'ailleurs souvenir d'y avoir très brièvement joué courant septembre.

Pourtant, à ma grande surprise, c'est cet argument que m'a sorti le service client de Betclic le lundi - c'est à dire le surlendemain - pour justifier de la désactivation définitive de mon compte joueur suite à une période d'inactivité de 12 mois. Rassuré quant au fait que mon compte n'ait pas au final été piraté, c'est donc avec sérénité que j'ai donc attendu que la somme atterrisse bel et bien sur mon compte bancaire. Mon inquiétude n'aura duré que 48h. C'est donc au final un moindre mal, d'autant que Betclic m'offre la possibilité de procéder à une réinscription. Dans l'immédiat je n'en ressens ni le besoin, ni l'envie. On verra dans les prochains mois si je change d'avis.

En attendant, je ne saurais trop conseiller aux équipes de Betclic d'être plus précises dans le libellé de leurs messages à l'attention des clients dont les comptes sont automatiquement clôturés.

Au revoir, Betclic ! Et merci pour tout.


 

jeudi 17 novembre 2022

Wipt Lille 2022 : le choix de l'esquive !

Il y a cinq ans de cela, je m'étais qualifié pour l'étape lilloise du Wipt organisée par Winamax et m'y étais rendu avec la curiosité d'aller batailler dans l'enfer du nord contre le peuple chti. Le tournoi avait été organisé dans une vaste halle industrielle reconvertie, à quelques km de Lille... et mon expérience s'était soldée par une sortie de piste assez rapide au goût de cuisant échec. Cette année, l'idée m'a fortement titillé d'y retourner, d'autant que les trajets en bus pour m'y rendre coutent une bouchée de pain (10€ l'aller simple) et que l'événement se déroulera cette fois-ci en plein centre ville, non loin du terminal de bus !

Je me suis qualifié gratuitement (et sans trop d'effort) pour éventuellement y disputer l'édition 2022. Restait toutefois à savoir si l'envie d'y aller était là ou pas. Car depuis ma qualification, j'ai beaucoup gambergé. Oui, non, oui, non, oui, non... Je me suis laissé le temps de la réflexion. A la vérité, mes deux récentes expériences à Vincennes et à La Villette ont étanché ma soif de jeu sur le court terme. Mon sphinx a beaucoup rugi au cours de ces deux week-ends d'octobre. 

Ce n'est donc que ce matin, à J-2 de l'événement qui se tiendra à Lille Grand Palais, que j'ai pris la décision de renoncer au déplacement. Sans regrets ni remords, car je ne me sens pas en phase pour aller batailler contre eux le temps d'un week-end. Je vais donc snober les joueurs lillois pour cette année. Je conserve mon influx nerveux pour d'autres événements futurs... pour peu que le Dieu du poker veuille bien les cocher sur mon calendrier.

mercredi 9 novembre 2022

Wipt La Villette 2022 : un day 2 aux airs de déjà-vu...

Une fois la fin du day 1 prononcée et les jetons rangés dans les sachets, je ne m'attarde pas et décide de rentrer au plus vite me reposer tandis que d'autres joueurs plus vaillants découvrent les joies du bingo loufoque animé par un génial olibrius aux faux airs de Saul Goodman. BINGO ! Un heureux veinard décroche ainsi gratuitement son buy in pour la grande finale qui aura lieu dans quelques mois sans avoir le moindre effort à faire cartes en main.

Dimanche, le réveil sonne. Changement d'accoutrement pour moi. Je revêts un T-shirt usé à manches longues qui me rajeunit de quelques années. Je me sens bien. Le jour s'est levé avec une heure de retard (comme moi la veille), si bien que j'arrive cette fois-ci à La Villette nettement en avance. Sur les coups de 10h, les portes de La Grand Halle sont de nouveau ouvertes aux survivants ainsi qu'aux repêchés de la veille. J'exhibe fièrement mon bracelet argenté à l'entrée et vais flâner quelques instants à l'étage du côté de la petite cafeteria puis, poursuivant mon chemin sur la passerelle, du coté de la boutique Winamax. Les articles exposés sont chouettes : on peut les acheter en sonnantes et trébuchantes en lieu et place des habituelles transactions en miles sur le site internet de la plateforme.

Nous sommes encore 255 joueurs à la reprise effective du tournoi. La configuration est exactement la même que la veille... même table et mêmes adversaires que la veille au soir. Les premières places payées sont immédiatement à notre portée ; 250 joueurs sont récompensés de la manière suivante : un buy in direct pour la grande finale (d'une valeur de 500 euros chacun) pour les 42 premiers et des clopinettes plus ou moins acides pour les 208 autres.

La pré-bulle saute dès la deuxième main disputée. C'est loin d'être la liesse à ma table, tout le monde a surtout en tête les 42 premières places, celles qui envoient vraiment du rêve. L'ambiance reste cordiale. Certains présents à cette table iront jusqu'au bout. Reste à savoir lesquels. Mes mains de départ sont nettement moins sexy que celles de la veille. Et pourtant, je surnage. Je monte à 300.000 jetons alors qu'il reste 150 joueurs sur les 2.500 de départ.

La table casse un peu avant la pause déjeuner. J'implore la demoiselle du floor qui m'accompagne à ma nouvelle table de ne pas me jeter dans un traquenard. Clémente, cette dernière esquisse un sourire tandis qu'elle me laisse découvrir un merveilleux panorama. La plage est dorée, aucun aileron de requin à l'horizon ! Je me sens béni. Las ! Trois minutes plus tard, le marchand du temple de la veille avec lequel j'ai entamé la journée, celui qui a raté de peu une carrière de poissonnier toute tracée se retrouve immédiatement à ma gauche, avec un stack qui dépasse le million de jetons. Deux fois encore, il me mettra en difficulté alors que mon jeu était meilleur que celui de mes adversaires sur le point d'être éliminés. Lui, il prospère encore et fait le ménage à table à ma place. Pour compenser mon début de tristesse il m'offre un bonbon.

Il reste à peine plus de 100 joueurs au moment de la pause déjeuner et c'est pour moi l'entrée dans la zone rouge. Je sirote un jus d'orange sans plaisir et avale un jambon beurre au goût fade en maudissant mon manque de réussite ainsi que mon désert de cartes du moment.

Avant la reprise, je croise Pierre Calamusa, alias LeVietFou devant les marches qui conduisent aux WC. Il sifflote le sourire aux lèvres, après avoir manifestement brillamment réussi son grand oral puisqu'une MasterClass était prévue en fin de matinée. De tous les ambassadeurs de la marque au W, c'est probablement celui qui a le mieux compris les tenants et aboutissants de sa fonction.

Mon élimination surviendra peu après le retour de la pause déjeuner vers 14h30, contre ce maudit bonimenteur, dans des conditions quelque peu rocambolesques. Je pousse mes 8 fragiles blindes avec un Roi-Valet suité vulnérable alors qu'il est au bouton avec son puissant As-Roi et ses deux millions de jetons. Et puisqu'il est au bouton, la distribution lui incombe : il dévoile les trois premières cartes du flop avec une certaine désinvolture ; désinvolture qui s'accentuera sensiblement après qu'il ait révélé un T provisoirement salvateur pour moi. Sa désinvolture se mue alors en tempête, et la 4e carte claque bruyamment (une brique ne change rien à la situation), et il abat alors la 5e carte comme une tornade... la carte va ainsi directement rejoindre le muck en désordre constitué par les main de départ couchées par tous les autres. La carte ne s'est pas retournée du tout. Il y a un léger doute, mais le dealer au tempérament volcanique extirpe du tas une carte - probablement la bonne mais sans certitude - qui s'avèrera être bénéfique pour lui, puisqu'elle lui permet de toucher couleur river. Je demeure interdit et ne dis rien. Un joueur à la table fait la moue et prend la parole pour dire que le coup ne s'est pas tout à fait disputé dans les règles et qu'il faudrait peut-être appeler le juge-arbitre (floor), ladite 5e carte du board ayant directement rejoint le muck en désordre sans qu'elle ait été retournée. Il y a un réel début de flottement à la table, mais étant bon perdant et ayant un certain code de l'honneur, je renonce à demander l'arbitrage et me lève pour quitter les lieux.

Sur le petit carton que me remet un des membres de l'organisation, il y est écrit que je termine à une honorable mais peu glorieuse 94e place. On y était presque, cette fois encore. Mais on repart avec des clopinettes. Cette fois encore. La fois de plus. Mais pas la fois de trop. Etonnamment, cette seconde journée de compétition à La Villette aura furieusement ressemblé à ma seconde journée du Hip'Hop Poker Tour vécue il y a trois petites semaines de cela du côté de l'hippodrome de Vincennes. La performance XL était à portée de main... et la sortie de piste survint tout proche du but, dans un cas comme dans l'autre dans des conditions un peu particulières. Enfin, bon, c'est le jeu...

Tout à ma déception, je me décide aussitôt à ne pas trainer pour rentrer, et regarde avec intérêt le stream de la table TV où le WIP CarbonRH (ancienne gloire des jeux vidéo) fait un carnage en carbonisant à petits feux ses adversaires au fur et à mesure que la vraie bulle approche, celle des 43 derniers survivants. Parmi les joueurs qui récoltent le précieux sésame pour la grand finale, j'entraperçois au moins 3 des joueurs de ma table de la veille au soir contre lesquels j'ai bataillé à la reprise. Il est aussi un peu là, mon lot de consolation... car je suis content pour eux. Quant à moi, ma tristesse est là. Mais elle sera vite oubliée. Ce jeu est un éternel recommencement. Et je l'aime.


 

vendredi 4 novembre 2022

Wipt La Villette 2022 : On passe entre les gouttes du day 1

La météo était excessivement clémente sur Paris en ce samedi 29 octobre 2022. Pour l'occasion, j'ai étrenné un nouvel habit de gala, ample et confortable, me sentant à mon aise au moment de me rendre à La Villette pour y rencontrer les passionnés de poker qualifiés sur Winamax.

Arrivé au pied de la Grande Halle de la Villette peu après 10h15, je constate avec dépit que la file d'attente pour l'enregistrement s'étend sur plus d'une centaine de mètres au dehors du pavillon. Pas le temps de maugréer : les enregistrements se font à la vitesse de l'éclair (Winamax ayant prévu les choses en grand avec pas moins de 12 personnes au comptoir). En quinze ou vingt minutes à peine, mon intronisation dans le grand temple du poker amateur hexagonal est validée !

La bagatelle de 2.500 joueurs se sont réunis autour de 440 tables (pas moins !) pour raviver la flamme du Wipt éteinte depuis 5 ans déjà. Ca en fait, du monde, et ça ce met à discuter dans tous les sens au moment où l'accès aux tables est autorisé par l'organisation ! Le brouhaha de la salle est intense, les voix des uns et des autres s'entendent parfois bien au-delà des tables voisines, de telle sorte que la salle est déjà animée d'une vie qui lui est propre, avec un bruit de fond presque aussi intense que celui de la corbeille au Palais Brongniart de la belle époque. J'adresse pour ma part une prière muette au dieu du poker en m'asseyant à ma table, la numéro 209, en espérant qu'il parvienne à l'entendre dans le brouhaha ambiant. Je récupère mes cadeaux, à savoir un paquet de cartes et un tapis de souris, puis les haut-parleurs se mettent à cracher une musique atroce déchirant les tympans, tandis que survient la présentation en grande pompe de l'ensemble des joueurs emblématiques de Winamax, chacun disposant même de sa courte musique personnalisée d'une douzaine de secondes de pure souffrance auditive.

Place ensuite au jeu. Je dispose de 20.000 jetons. A ma première table, une brochette de joueurs peu ou pas aguerris venus de divers coins de l'hexagone. Ils manient les cartes avec une main certes malhabile, mais l'ambiance est incroyablement bonne. Je me crois déjà au paradis, d'autant que le seul adversaire potentiellement problématique sera le premier à partir, éliminé par un authentique surfeur des montagnes jurassiennes (ou vosgiennes ?) qui semble avoir fait un périple par le Mexique, tellement sa peau est mordorée et tellement ses cheveux hirsutes aux tresses asymétriques ont été blondies par l'écume de l'océan. J'éjecte un second joueur au bout d'une petite heure (il sera donc l'un des tout premiers à pouvoir s'enregistrer au tournoi des sit and go de repêchage), et notre table casse aussitôt.

Seconde table expresse, à peine une ou deux orbites, le temps de glaner quelques oboles de ce de là et je suis affecté à une nouvelle paroisse. J'ai déjà doublé ou triplé mes jetons de départ. La pause déjeuner assez tardive offre un court répit à la foule encore compacte.

Je vais demeurer assez longtemps à cette troisième table ! De nouveau une table composée de gens très sympathiques. A ma droite, l'animateur du Club Poker Radio, répondant au doux pseudo de Shishi. Il finit par me reconnaitre au bout de quelques minutes, et un respect mutuel s'installe entre nous. Moult personnalités du monde du poker viennent spécialement à notre table le saluer. La joueuse sponsorisée par Winamax Gaelle Baumann est située à la table d'à côté et les deux s'encouragent mutuellement dans leur quête rédemptrice.

A ma gauche, un joueur d'une gentillesse et d'une douceur telles que je décide de hausser mon agressivité d'un cran contre lui. Un cruel bad beat contre un autre de nos adversaires lui sera fatal. Pour ma part, j'élimine un joueur, deux joueurs, trois joueurs, quatre joueurs, tant est si bien que je franchis le seuil psychologique des 100.000 jetons.

Quatrième table de ce jour 1. Deux dames à ma table (en chair et en os) ! Les deux premières de la journée alors qu'il est déjà plus de 18h. Les joueurs semblent commencer à fatiguer. Je culmine à plus de 250.000 jetons en profitant d'un début de passivité ambiante. Il m'avouent que l'illustre Moundir était assis là, à ma nouvelle chaise il y a peu encore. Il ne leur a pas laissé un bon souvenir, loin de là. En parallèle, un baratineur-né dynamite la table avec une gouaille plus que suspecte. Il m'infligera en distribuant les cartes un premier bad beat douloureux. Ce ne sera malheureusement pas le dernier. Ma marche en avant s'en retrouve entravée, et je me mets à végéter, mais garde confiance malgré tout, le niveau de la table n'étant pas très relevé. Il ne reste en tout et pour tout que 255 survivants au moment de remballer les jetons dans les sacs sur les coups 20h00. Les dégâts, bien que sévères, ont été contenus. Je conserve 157.000 jetons pour la seconde journée, celle du dimanche...

mardi 18 octobre 2022

On ira à La Villette

Après le Hip'Poker Tour du PMU (annulé en 2020 et 2021 pour cause de tempête sanitaire), c'est au tour du WiPT de Winamax de renaître de ses cendres en cette fin d'année 2022. S'agissant du Winamax Poker Tour, l'interruption aura été encore plus longue que celle du PMU, du fait de déboires judiciaires initiés par des casinotiers peu complaisants face à la grande parade nuptiale annuelle de Winamax avec le monde du poker amateur. Tout semble être rentré dans l'ordre, et Winamax a donc repris sa vieille recette qui a contribué à son succès : des qualifications dans les grandes villes de France avec en tête de gondole l'étape parisienne à la Villette.

Mes précédentes (et rares) incursions dans le temple du poker improvisé que devient la Grande Halle de La Villette le temps d'un week-end n'ont pas fait de moi un joueur comblé, loin s'en faut. 2 qualifications pour 2 éliminations cruelles mathématiquement parlant, dont la première face à la légende belge Davidi Kitai. Cela m'avait probablement affecté plus que je ne l'aurais cru, puisque par la suite j'ai négligé pendant quelques années les qualifications pour cette boucherie l'événement, alors même que ces qualifications en ligne sont pourtant largement accessibles pour qui sait faire preuve de patience et d'abnégation.

Toujours est-il qu'il y a quelques jours, je me suis qualifié sur le site de Winamax pour l'événement qui se tiendra à La Villette le week-end de ce 29 octobre 2022. De quoi aller de nouveau faire mumuse avec des jetons sans pression aucune. Juste pour le plaisir. Alors je serai présent samedi 29, avec l'espoir de faire rugir mon sphinx assoiffé de victoire face à une cohorte de joueurs (près de 2.000) qui viendront des quatre coins de la France pour en découdre. Avec quel accoutrement, je ne sais pas encore. Mais je serai là, c'est une certitude.

mardi 11 octobre 2022

Hip'Poker Tour 2022 (2/2) : oiseau(x) de mauvais augure du day 2

Après avoir vécu une première journée de tournoi presque parfaite, le plus dur restait à faire lors de la seconde journée, décisive. 

Ma nuit de sommeil fur courte. C'est néanmoins apaisé que je refais le chemin qui me mène à l'hippodrome en ce samedi 7 octobre ensoleillé avec l'espoir de réellement vibrer, sachant que les deux premiers repartent avec un package pour un tournoi live PMU.

Je flâne quelques minutes devant les jolis manteaux d'automne des arbres dans l'arboretum situé juste devant l'hippodrome, m'extasiant devant les beautés de dame nature et ses couleurs chatoyantes en cette période de l'année. En sortant, je tombe sur une nuée de corbeaux qui interrompt ma communion avec la nature. Je me demande si je dois y voir un signe devant ces oiseaux de mauvais augure.

Une fois le petit déjeuner avalé (offert par le PMU), le tournoi stoppé la veille dans le hall du RDC reprend cette fois-ci dans les salons du 3e étage, juste à côté de la verrière habituellement réservée aux VIP. Il ne reste alors plus que 4 tables et le tiers des joueurs disposent de moins de dix blindes. Un joueur est revenu avec moins d'une seule blinde. On entraperçoit la coupe posée sur la table d'apparat destinée à recevoir les ultimes finalistes.

Rien de particulier à signaler : le joueur qui disposait d'une demi-blinde saute immédiatement. D'autres lui emboitent vite le pas. L'ambiance est feutrée, presque pesante, la pression semble devoir s'installer, d'autant plus que les flops se font rares. Je décide d'ouvrir quelque peu mon jeu alors qu'il ne reste plus que 3 tables. Les éliminations s'enchainent vite tellement les blindes deviennent rares. Il ne reste que deux tables lorsque je me retrouve mathématiquement engagé dans un coup que j'ai voulu grattouiller et que je perds logiquement en y laissant pas mal de plumes.

Mon élimination de ce tournoi survient une ou deux orbites plus tard en bataille de blindes contre un joueur richement pourvu qui implore pourtant bruyamment la croupière pour qu'elle m'inflige un bad beat alors que le pot fait à peine plus de dix ou onze blindes et qu'il lui en reste pléthore, tandis que moi je joue mon tournoi. Je lui rétorque poliment que son comportement est discourtois, il me renvoie dans les cordes en jacassant et usant d'un langage plus que familier à mon encontre. Il touche son kicker tant supplié et éructe de joie. Tout à sa liesse, il ignore alors qu'il vient d'hypothéquer son karma (il échouera en 3e position, aux portes du package). Après vérification de son palmarès en live, je constate que sa fiche de résultats est vierge : Gaetan B. est un joueur peu aguerri. Je lui pardonne donc bien volontiers ses croassements sur ce coup-là, quand bien même sur l'instant l'envie de lui caresser la joue sans tendresse m'ait effleuré l'esprit.

Mais à la vérité, la gifle mentale, elle est pour moi. Groggy, je décline aussitôt la proposition du staff d'intégrer le Sit And Go des recalés, alors qu'il reste pourtant une ultime place de libre. Je m'éclipse peu après la pause déjeuner et suis au loin dans mon train le stream de la table finale assuré par les équipes techniques du PMU. Le lauréat du tournoi, un solide gaillard prénommé Etienne arborant un sweat aux couleurs du célèbre club parisien des Darshan était déjà le chip leader à l'entame de ce day 2. Tout est donc bien qui finit bien.

Merci au PMU d'avoir organisé l'événement et à l'année prochaine peut-être pour de nouvelles aventures, cette fois-ci jusqu'à la photo finish !


lundi 10 octobre 2022

Hip'Poker Tour 2022 (1/2) : le soleil brille au day 1

Le Hip'Poker Tour et moi, ça ne s'était jamais réellement bien passé jusqu'à ce jour. Après deux années de mise en veille forcée pour cause de pandémie, le PMU a eu la bonne idée de raviver la flamme vacillante de ce chouette tournoi de gala se disputant dans les entrailles de l'hippodrome de Vincennes. Le week-end fut ensoleillé en ces vendredi 7 et samedi 8 octobre, à tel point que le thermomètre flirta allègrement avec les 20 degrés celsius, ce qui ne fut pas le cas par le passé. J'ai encore souvenir d'une édition 2018 frigorifique.



Une fois l'enregistrement effectué et l'habituel discours du staff présentant officiellement les nouveaux poulains de l'écurie, à savoir Julien Martini (un joueur titré WSOP au regard carnassier) et les deux Quentin (Roussey et Guivarch), le tournoi démarre peu avant 11h00. Nous avons droit à 36 tables avec croupiers, au format 8 Max, pour un total de 281 joueurs présents. Pratique : les tables sont aisément identifiables avec un astucieux système de ballons colorés gonflés à l'hélium. Parmi la foule, je distingue quelques silhouettes vaguement familières, sans reconnaitre personne à l'exception d'un joueur et du couvreur habituel du Club Poker - Steven - endossant cette fois-ci le costume du joueur lambda.

A ma table, la moyenne d'âge dépasse les cinquante ans, de telle sorte que j'ai l'illusion de me croire jeune. Première main que je reçois : les as ! Merci monsieur le croupier. Je récolte des clopinettes mais je veux croire à un signe du destin. Le soleil darde la table de ses rayons éblouissants et c'est avec compassion que le staff du PMU distribue des lunettes de soleil colorées aux malheureux qui ont les rayons dans les yeux. 

Je prends le temps d'observer mes adversaires et leurs styles respectifs, et déploie un jeu à base de solidité, patience, en misant sur le profilage de mes adversaires qui s'affine progressivement. Le plan fonctionne à merveille. Mes adversaires défaits quittent la table les uns après les autres. Sur les coups de 16h30 lorsque ma table initiale casse, je réalise que j'étais le dernier survivant du coup d'envoi de 11h. Mon stack de jetons a fière allure alors pourtant que je n'ai aucun sang sur les mains tellement j'ai joué propre. Il reste 70 joueurs en lice et le brouhaha initial a lentement laissé la place au cliquetis des jetons dans ce vaste hall.

Il est 18h lorsque je suis réaffecté à une nouvelle table. Et là, je me retrouve juste à la gauche dudit Steven, le couvreur survolté qui martyrise sa table dans des proportions que je ne découvrirai qu'un peu plus tard dans la soirée. Je suis richement pourvu en jetons, mais lui, à ce moment-là c'est Crésus sous stéroïdes. Les premières dotations (sous la forme de paris gratuits et autres tickets de tournois) approchent doucement. Par contraste avec le camarade Steven, le reste de la table semble léthargique, assommé par son règne qu'il imprime d'une main de fer. Je parviens à doubler mon stack contre lui sur une bataille de blindes spéculative. C'est la première fois que je risque mon tournoi. Je ne saurai que quelques minutes plus tard que mon adversaire est en mode berseker furieux et qu'il doit bientôt partir, quel que soit l'état de son stack.

La pause dîner est là. Les petits fours proposés sont de qualité, et un buffet idéalement situé sous la verrière au troisième étage, juste devant le poteau d'arrivée des courses hippiques nous permet de nous changer les idées pendant plus d'une heure. J'échange quelques amabilités avec un membre du staff du PMU et grille mon pari gratuit distribué par une hôtesse sur un canasson distancé dès l'amorce de la dernière ligne droite. Les courses de chevaux, ça n'a jamais été mon truc.

Sur les coups de 20h30 le tournoi de poker reprend. La bulle approche, c'est le moment de gratter les blindes des joueurs tétanisés par la perspective de rentrer bredouilles si près du but. Le nouveau boss de la table, c'est moi avec mon gant de velours. La bulle a beau avoir éclaté, ma dynamique n'est pas enrayée, bien au contraire. Il est près de 22h quand vient l'heure des bilans de day 1. Après avoir débuté la journée avec 15.000 jetons comme tout un chacun, je termine avec un stack culminant à 280.000 jetons et me retrouve ainsi parfaitement positionné au comptage des jetons : 3e sur 29 survivants. De quoi avoir quelques espoirs pour la journée du lendemain. Je vais ainsi me coucher avec la satisfaction du devoir accompli. Le soleil a parfaitement brillé tout au long de ce vendredi et mon niveau de jeu aura été lui aussi à son zénith...



 

vendredi 30 septembre 2022

Renouvellement de mon équipement

Il y a quelques jours de cela, j'ai décidé de moderniser un peu mon arsenal informatique, ce qui devrait me permettre de retrouver un peu d'allant lorsque je me retrouve assis derrière mon ordinateur lors de mes sessions poker nocturnes. Nouveau clavier, nouveaux hauts-parleurs, nouvelle multiprise de courant et surtout... nouvel écran.

Nouvel écran, nouveau clavier, nouveau son

Mon ancien clavier Microsoft était légèrement abîmé au niveau de son support, ce qui n'était pas très gênant, mais pas optimal non plus. J'ai opté pour un petit clavier gamer premier prix avec rétro-éclairage comme en atteste la photo. Rebelote s'agissant de mes hauts-parleurs : les anciens fonctionnaient encore très bien, si l'on excepte toutefois une certaine fragilité au niveau de la connectique. Mon ordinateur se retrouve désormais flanqué de deux hauts-parleurs pourvus de jolies leds colorées, quand bien même le son soit un peu moins agréable à entendre au niveau des aigus mais meilleur au niveau des basses.

Tout ceci relève de l'anecdotique. Car le vrai changement substantiel, celui qui influe vraiment sur mon confort de jeu lors de mes sessions poker, c'est au niveau du moniteur qu'il se situe. J'ai acquis un moniteur Philips de 27 pouces, sensiblement plus grand que mon vénérable écran Samsung au format 4/3 de vingt ans d'âge, mais toujours vaillant ! J'ai choisi un nouveau modèle assez peu énergivore avec l'option confort des yeux, histoire d'être un peu plus à l'aise pendant mes sessions.

L'investissement est minime, mais change positivement pas mal de choses, puisqu'il m'est désormais possible d'afficher en simultané douze tables de poker (au lieu de seulement neuf précédemment). C'est un réel progrès. Oh, si un joueur professionnel me lit, il va probablement sourire sachant que les joueurs les mieux équipés avec des écrans de mastodonte sont capables d'en afficher davantage. Nulle naïveté de ma part, puisque le poker rime pour moi avec plaisir ; par conséquent, me lancer dans la course effrénée de la performance avec des écrans XXL capables d'afficher vingt tables ne m'a jamais traversé l'esprit. Douze tables affichées en simultané, c'est vraiment bien et me permet de mixer optimisation, concentration et confort de jeu.

Après avoir disputé quelques sessions de poker en ligne, s'il est vrai que mon nouvel écran donne pleinement satisfaction, je dois reconnaître que je ne suis pas encore totalement à l'aise avec mon nouveau clavier, dont la sensibilité n'est pas exactement la même que le précédent ; idem au niveau de l'ergonomie. Je tâtonne encore avec les touches, mais c'est juste une question d'habitude. D'un point de vue global, mon confort de jeu augmente, et c'est là l'essentiel.

A présent se pose la question du renouvellement prochain de mon unité centrale, puisque ma tour actuelle a atteint l'âge vénérable de 14 ans, un âge bien supérieur à la durée de vie moyenne d'un tel équipement. Mais bon, vu que je suis à la fois écolo et pragmatique, pas besoin de l'envoyer au recyclage manu militari alors que tout fonctionne encore (à peu près) correctement.


mardi 20 septembre 2022

Qualification pour le Hip'Poker Tour 2022

Crise du Covid-19 oblige, les événements live dits de gala avaient malheureusement disparu des agendas mis en place par les plateformes de poker en ligne afin d'achalander et de fidéliser leur cheptel de joueurs. Fort heureusement, les choses reprennent petit à petit leur cours normal, et c'est ainsi que le PMU a décidé de rétablir le Hip'Poker Tour à l'hippodrome de Vincennes, qui devrait réunir dans les 300 joueurs le vendredi 7 et le samedi 8 octobre.

Le poker live me trotte dans la tête...

Ca tombe bien : je viens de décrocher à l'instant ma qualification en ligne sur PMU Poker dès ma première tentative (en terminant 14e du tournoi de qualification alors qu'il y avait 50 sièges à pourvoir ce soir). Cela fait vraiment une éternité que je n'ai pas joué au poker en présentiel... et ça commençait à me manquer. Alors ce sera l'occasion de dépoussiérer mon sphinx fétiche pour qu'il puisse veiller férocement sur mes jetons. A la vérité j'hésite encore à ramener mon sombrero péruvien, qui est d'ordinaire réservé au poker live de compétition. J'aviserai le moment venu.

Une chose est sûre : grâce à ma qualification, je serai bien présent à Vincennes ce 7 octobre pour pousser des jetons dans une ambiance conviviale (puisque dépourvue de toute pression financière). Puis, si tout se déroule comme prévu - à supposer que le PMU n'ait pas taillé dans les budgets - je devrais même pouvoir déguster quelques petits fours à la pause dînatoire en prime. De quoi reprendre un peu du poil de la bête en cette période de disette pokéristique absolue.

Il va enfin y avoir un peu d'action. Et c'est tant mieux !


jeudi 15 septembre 2022

Lancement du challenge PLO automnal 2022.

Afin de vibrer un peu en cette période de léthargie pokéristique dans laquelle je me trouve actuellement englué et de sortir par la même occasion ce blog de sa torpeur, j'ai décidé de me lancer un petit challenge automnal en Pot-Limit-Omaha.

Le Omaha étant la variante poker la plus pratiquée derrière l'indétrônable No Limit Texas Holdem, en multipliant les diverses plateformes françaises je ne devrais avoir aucun mal à abattre un volume respectable, de telle sorte que l'échantillon de tournois disputés soit conséquent et permette - en lissant la variance - d'avoir un aperçu à peu près fidèle de mon degré de forme du moment.

300 tournois à disputer, avec un coût d'entrée compris entre 1 et 10 €.  Sans réentrées et avec le moins possible de formats KO. Le tout étant à disputer sur la période automnale. Ceci, afin de conserver un maximum de compacité et de visibilité vis à vis des résultats du challenge.

Bien que je sois plutôt performant sur cette variante, je me fixe un objectif raisonnable de 25% de ROI (retour sur investissement). Le but d'un pareil challenge n'est bien évidemment pas le profit financier, qui sera forcément modeste au regard des sommes investies, mais bien d'avoir un zeste de motivation en plus lors de mes sessions et de prendre au final du plaisir à me fixer un objectif et à m'y tenir. Je joue pour m'amuser. Mais je le fais avec le maximum de sérieux possible. Tout un paradoxe.