Le Hipt Vincennes organisé par le PMU fêtait cette année ses 10 ans d'existence. Sauf malchance ou incompatibilité calendaire, je suis là presque tous les ans. Si je ne m'abuse, c'est la 7e fois que je participe à l'événement. Et le moins que l'on puisse dire c'est que chaque nouvel épisode s'avère sensiblement différent dès lors qu'on le compare aux précédents.
Cette année, en marge de l'événement, pas de déambulation lascive préliminaire par l'arboretum de Vincennes comme j'ai coutume de le faire, pour cause de fermeture temporaire. Nul besoin de m'emmitoufler dans un sweat ou autre au vu des températures particulièrement clémentes et des rayons de soleil épars réchauffant la verrière de l'hippodrome. Pas de sphinx non pour protéger mes jetons : je suis venu cette année en toute discrétion, anonyme parmi les anonymes. Je reconnais une ou deux têtes mais guère davantage.
Nous étions ainsi un peu plus de 300 joueurs sur la ligne de départ du HIPT Vincennes en ce vendredi 2 octobre 2026. Le PMU a eu la bonne idée d'inviter les membres d'un club en ligne 100% féminin (un contingent de 40 joueuses), ce qui est à mon avis une excellente idée. La mixité imposée n'est pas toujours une fin en soi, mais dans un cadre ludique, elle apporte un zeste de raffinement particulièrement bienvenu.
Dès ma table de départ, il y a d'ailleurs 4 femmes. Changement de table au bout d'une heure à peine et bis repetita : 4 dames à ma table là encore... dont une qui se retrouve côte-à-côte avec son conjoint : sous mes yeux ébahis, je la vois se faire caresser le dos en plein pendant un coup. Le croupier râle un peu de la situation sans y mettre fin pour autant. L'ambiance est bon enfant, pas de quoi les soupçonner de collusion, d'autant que ce n'est encore que le début du tournoi. Quoi qu'il en soit, mon tapis de départ progresse tranquillement sans que je sois mis en danger.
A la pause déjeuner, j'ai déjà doublé. Dès la reprise je suis affecté à une nouvelle table, masculine cette fois-ci. Désert total de cartes, mais j'ai du jeton en stock. Je ne m'inquiète pas, ça fait partie du jeu. Une nouvelle réaffectation de table me confère de l'espoir, mais la disette demeure et je commence à ressentir les effets de l'inexorable érosion. Deux changements de table plus tard, et je me retrouve avec Laurent, le légendaire Webmaster de Club Poker, assis à ma droite. C'est chouette, on discute ensemble mais pas le temps d'en profiter : cinq minutes avant la pause dinatoire, nous ne sommes plus qu'une soixantaine de joueurs encore en lice et afin de ne pas dépérir, je risque mon tapis pour la première fois avec 44 en main. En face mon adversaire possède A9. Mon 50/50 qui se finit mal. Me voilà éliminé dès mon premier tapis payé. C'est la jeu ! La bonne nouvelle concomitante à mon élimination du tournoi, c'est que les petits fours du PMU sont prêts et que le timing est parfait pour me gaver de victuailles sans avoir à attendre.
C'est donc la panse bien remplie que je quitte l'hippodrome à la tombée de la nuit. J'aurai vécu une belle journée de poker, avec la satisfaction d'avoir vibré, d'avoir joué, d'avoir profité. Tout simplement. Pas besoin de beaucoup plus pour être heureux.
I love this game.