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samedi 16 novembre 2019

Vincennes 2019 : toujours la même rengaine.

Au début, tout va bien...
Cela fait maintenant quatre fois que je participe au Hip'Poker Tour se disputant dans l'enceinte de l'hippodrome de Vincennes le temps d'un week-end. Cela fait quatre fois que je n'arrive pas à atteindre le jour 2 de l'édition. Tout commence à chaque fois en fin de matinée, dans la grisaille de novembre. Et tout se termine toujours trop vite dans l'après-midi, dans l'anonymat et l'indifférence du peloton. Cette année, quelques timides rayons de soleil ont réussi à poindre au début du tournoi, réchauffant quelque peu l'ambiance frisquette du grand hall de l'hippodrome envahi pour l'occasion par les tables de poker. D'année en année, l'événement organisé par le PMU suscite un engouement croissant. Presque 500 joueurs pour cette édition-ci. Avec un croupier pour chaque table. Ca commence à en faire, du monde. Et en deux jours, tout doit disparaitre... un seul gagnant au final. Alors les blindes augmentent vite... et rester serein avec son stack nécessite de le faire grandir en permanence pour ne pas se laisser déborder par la structure.


















Marée basse.

Pour ce qui est de ma performance brute au cours de cette édition 2019, j'ai ferraillé plus longtemps que les fois précédentes, certes. Mon élimination aux alentours de la 140e place pour 485 participants m'a permis de rester en lice bien au delà de la moyenne. Sauf qu'au poker de tournoi, on ne joue pas pour être au dessus de la moyenne. On doit jouer pour la gagne, en principe, lorsqu'on est un joueur ambitieux. Ou bien pour atteindre la table finale, à défaut. Dans le pire des cas, atteindre les places payées constitue une consolante... mais pour ce faire encore faut-il faire partie des 12% de survivants qui ne repartiront pas les mains vides. Vu que je visais la gagne, j'ai pris quelques risques calculés... et j'ai perdu LA rencontre (50/50) qu'il ne faut pas perdre dans ces moments-là : AK vs JJ preflop pour un énorme pot de plus de 40 blindes.

Bien sûr, en fin de journée, il y eut le traditionnel cocktail dinatoire situé sous la belle verrière du 3e étage et réservé aux qualifiés PMU Poker. L'endroit est idéalement choisi pour profiter des joies des courses hippiques disputées en nocturne et insuffler le virus du turf aux amateurs de cartes. A la vérité, avec un verre à la main droite et un petit four dans la main gauche, on ne peut que passer un bon moment dans de telles conditions, pour peu que l'on ait quelques connaissances à qui parler de tout et de rien (mais surtout de rien, c'est à dire de poker). Mais tout ceci ne me suffit pas. Ne me suffit plus. Cela fait longtemps maintenant que je rentre bredouille des tournois live que je dispute. Et ça commence à devenir pesant. Ceci étant, on tâchera de revenir l'an prochain pour y faire parler la poudre. Car je n'abandonne jamais. Et l'événement demeure sympa. Alors rendez-vous en 2020.

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