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mercredi 22 juin 2016

Mon tic de désappointement

Le poker est une discipline qui génère énormément de frustration, et ce n'est pas toujours évident de rester zen en dépit des coups du sort qui parfois s'accumulent en un laps de temps relativement court, au mépris des probabilités. Et cette frustration, il convient de ne pas la laisser s'accumuler car sinon, elle finit par entraîner le joueur dans une spirale de mauvais choix qui vont dégrader son jeu aussi sûrement que des grains de sable s'insinuant dans une mécanique au point de la gripper.

Ainsi que je l'ai déjà mentionné sur ce blog à quelques reprises, j'ai la chance d'être très peu perméable à la frustration, qui n'a me semble-t-il pas d'incidence négative sur mon jeu. Il n'en demeure pas moins que j'ai fini par me rendre compte que j'avais adopté un petit tic de désappointement lorsque les bad beat se succèdent à une fréquence supérieure à la normale : je soulève ma souris d'un ou deux centimètres, et je la laisse retomber contre le tapis. 

ma chute de souris : deux centimètres mais pas plus !!

E. Gulbis : casser le matos, il connait !
Je ne suis pas mauvais perdant. Mais je suis un compétiteur féroce et forcené tout à la fois, ce qui parfois laisse quelques traces. Au début, je croyais naïvement que mon tic était consécutif à une simple maladresse, la souris me filant entre les doigts à l'occasion d'un clic anodin. Mais j'ai fini par me rendre compte que ce phénomène survenait systématiquement à l'occasion de coups malencontreusement perdus. Ceci reste malgré tout un tic tout à fait raisonnable comparé à certains excités qui n'hésitent pas faire pleuvoir les insultes, cogner les murs au point de s'en briser les orteils ou phalanges, ou bien encore à torturer le matériel de façon bien plus violente et déraisonnable : chez certains joueurs de poker sous pression, y a des modems, des PC, des ordinateurs portables ou des tablettes numériques qui ont tendance à voler en éclats à l'occasion de sessions de poker malheureuses.


une soupape de qualité !
Mon tapis de souris Winamax a toujours jusqu'ici pu amortir le choc somme toute infime occasionné par cette micro-chute, mais depuis que j'ai identifié cette mauvaise manie qui s'empare de moi les soirs de déveine, je redoute qu'un jour prochain ma souris optique ne soit endommagée au point de venir perturber ma fin de session. Car tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse... et tant va la souris au tapis qu'à la fin elle est KO. En attendant cet hypothétique jour funeste, je continuerai selon toute vraisemblance à titiller de la sorte ma souris, histoire de continuer à évacuer mes frustrations à moindre frais. Tout en douceur. Toujours. C'est ma soupape de sécurité à moi. Et elle a l'avantage d'être indolore.



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