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dimanche 22 mars 2015

Eclipses et marées chez PMU Poker

Ce week-end un brin spécial nous aura apporté en l'espace de quelques heures non seulement le printemps, mais aussi et surtout une éclipse solaire et une marée du siècle, coup sur coup ! C'est donc un équinoxe de printemps particulièrement mouvementé et riche qui vient de se produire, annonciateur des beaux jours après deux événements presque apocalyptiques. Toutes proportions gardées, il en va un peu de même avec mes challenges poker actuels... et tout particulièrement ceux disputés sur la plateforme poker du PMU ces jours-ci.

L'éclipse, tout d'abord, car je dois ici avouer qu'après avoir pris un départ stratosphérique à la Paris Poker Ligue, voici mon élan stoppé puisque mes lumières se sont subitement éteintes en plein coeur de la compétition... j'accumule les déconvenues en n'ayant pas été fichu de marquer le moindre point tout l'hiver durant, tant et si bien que je suis désormais talonné au classement général par deux adversaires. Malchance, fautes de concentration, mauvais timings, déserts de cartes, excès de confiance à l'approche de la bulle, erreurs stratégiques : j'ai du faire face ces dernières semaines en disputant ce championnat à tous les cas de figure déplaisants qu'un joueur de poker peut rencontrer en jouant à une table. A tel point que si cette mauvaise passe décide de se poursuivre ce printemps, ce ne sera pas une éclipse partielle que je vais devoir supporter, mais bel et bien une éclipse totale et calamiteuse. Le package pour Las Vegas promis au vainqueur de la compétition me tendait pourtant les bras il y a quelques semaines encore tellement mon avance était confortable... et voici qu'il assombrit mon champs de vision désormais. Si je ne remporte pas cette Paris Poker Ligue, je serai inexcusable et impardonnable : ce serait alors l'irruption d'une nuit d'encre en plein jour. Je crois que j'arrêterais d'écrire pendant quelques temps. Il ne me reste plus qu'à prier pour le retour du soleil car là, il me semble que j'ai épuisé toutes les autres voies de recours possibles contre la fatalité et les alignements astraux défavorables. Qui vivra verra... ou pas. Par ailleurs, pour ce qui est de ma timide tentative de me frotter au gratin des compétiteurs dans le cadre de la promotion ProDream depuis un mois, organisée par le PMU là encore, j'ai vraiment l'impression d'être entré dans une zone de pénombre : vu le calendrier de ce format de compétition, il fallait vraiment avoir du temps pour s'y consacrer à plein régime 7 jours d'affilée et espérer se qualifier pour les phases finales, et je n'ai été en mesure de tenter ma chance que pendant 2 des 5 semaines de compétition. Et ces timides incursions dans le monde de la haute compétition ont été désastreuses : je ne suis pas parvenu à m'adapter de la meilleure des manières au style de jeu proposé par mes adversaires, je n'ai de ce fait jamais été en mesure de jouer la gagne, et j'y ai même laissé quelques plumes sur le plan financier. Je ne pense pas que mes adversaires aient été meilleurs que moi : c'est essentiellement moi qui ai été pire qu'eux. Enfin bref. On ne peut pas gagner tous les challenges disputés. Mais être contraint d'endurer les affres d'une éclipse lorsqu'on s'est entiché des rayons chatoyants et bienfaiteurs de l'astre solaire, c'est vraiment vécu comme une calamité absolue. Il ne faut donc pas que cela dure trop longtemps, sinon gare à la déprime...

Mais tout n'est pas sombre pour autant car la grande marée prélude à une nouvelle vague de succès semble annoncée, malgré tout ! Car je m'apprête à disputer ce mercredi 25 mars le PSG Poker Live pour la 3ème année consécutive, avec le fol espoir d'atteindre cette année encore la table finale... voire de faire mieux que ma seconde place de l'an passé. Comme cela avait été le cas pour les éditions 2013 et 2014, les qualifications pour cette compétition ont été particulièrement ardues et éprouvantes, j'ai d'ailleurs bu la tasse sans discontinuer. Ce n'est que lors du tout dernier tournoi qualificatif que j'ai enfin pu émerger ma tête hors de l'eau et respirer une goulée d'air, en obtenant une miraculeuse seconde place afin d'être en droit d'espérer un repêchage de dernière minute (puisque seul le premier de cet ultime tournoi était directement qualifié). Et il faut croire que le Dieu du Poker n'avait pas prévu la noyade pour moi à cette occasion, puisqu'il a finalement décidé de me réanimer en m'accordant une chance de briller dans l'enceinte du Parc des Princes et de reprendre même quelques couleurs grâce aux succulents et désormais mythiques petits fours du Parc des Princes

Mais en ce jour de grande marée, pour passer du statut de noyé repêché in extremis (tel Boudu sauvé des eaux) à celui de surfeur capable de réaliser le hold-up parfait (comme dans Point Break Extrême Limite), il me faudra remporter ce tournoi de gala dans un premier temps pour quitter mes oripeaux de vagabond et endosser le rôle - et le costume simpliste - du surfeur californien irrésistible sur sa déferlante, puisqu'un package pour Las Vegas est promis au vainqueur. Et qui sait ? A Vegas tout deviendrait alors possible, y compris surfer sur une immense vague de succès... après tout, n'y ai-je pas déjà croisé Pamela Anderson, la starlette de la série Alerte à Malibu ?